09 juin 2009

Bulles roses...

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Rosés bis, le sujet est toujours d'actualité. Plus brûlant, de plus en plus controversé. Même si l'Europe a tranché! En faveur du vrai rosé, le seul, le meilleur, celui qui n'est pas coupé. Tant mieux, peut-on se réjouir. Pour l'image du produit, surtout. Parce que ce n'est pas ça qui va améliorer la qualité des mauvais rosés, ceux qui se vendent un peu partout en France sous diverses étiquettes, parfois soit-disant prestigieuses.


Pour fêter ça, ajoutons-y "Des bulles, des bulles, des bulles..., puis plus rien!". C'est pas moi qui le dis, c'est Clarika. Et ça vaut le coup d'être écouté, elle a du peps aussi, Clarika!

Bouteilles dégustées à des moments différents (sauf en ce qui concerne les deux premières, bues successivement), non à l'aveugle, en ce qui me concerne, pour le plaisir, mais pas en compagnie d'Herbert Léonard.

- Champagne L'Alchimiste 2004, David Léclapart: robe soutenue, groseille, nez sur la fraise, une pointe de réduction, bouche vineuse, harmonieuse, arrondie, portée par la finesse de la bulle, finale fraiche. Un vin d'artiste, alchimiste à ses heures, un pur rosé de macération. Le nez peut dérouter mais la bouche est une véritable merveille. Un beau vin de Champagne, biodynamique, qui ravira l'amateur exigeant et le bon apôtre.

- Champagne D de Devaux: robe saumonée, pâle, bulle fine, nez frais, acidulé, avec un petit côté agrumes. Bouche vive qui s'arrondit à l'aération, bulle acidulée. Classique dans son expression, il rassure l'amateur occasionnel par son côté droit et linéaire. 53% de Pinot noir (dont 11% de vin rouge), 47% de Chardonnay, produit en terre auboise, la maison Veuve A. Devaux ayant été cédée en 1987 aux producteurs de l'Union auboise. Un rosé de coupage, mais ce n'est pas vraiment ce qui fait la différence avec la cuvée précédente. Apprécié pour sa netteté et sa vocation de vin rosé d'apéritif.

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- Champagne Cuvée rosée Veuve A. Devaux: robe rose soutenu, nez un peu éteint à l'ouverture de la bouteille. Expression plutôt linéaire, simple, avec une pointe d'amertume. L'entrée de gamme rosée de la maison Devaux, 70% Pinot noir (dont 15% de vin rouge) et 30% Chardonnay).


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La véritable alchimie du rosé l'emporte sur le coupage, haut la main, mais surtout parce qu'il s'agit là de deux conceptions différentes de la Champagne. Biodynamie et terroir versus production coopérative de qualité. Les deux ont leur place sur le marché et sur la table.

Poursuite de l'exercice dans les semaines à venir, avec les bouteilles qui restent, au fur et à mesure de l'envie d'ouvrir des bulles roses...

Olif


Commentaires

Finie la couperose ?

Un ptit coup de Cerdon ce soir à la casa. J'espère que c'est pas trop technique (vin pétillant gazeifié). Un vin bien agréable signé Claude Buffard, à Cerdon.

Laurent

Ecrit par : laurent | 09 juin 2009

En principe, c'est plutôt Pet'Nat, les bons Cerdons. Donc pas trop technique. Celui qui remporte un franc succès à la maison, y compris auprès des enfants (qui sont déjà grands, je m'empresse de rassurer les ligues de vertu!), c'est celui d'Alain Renardat-Fache, très nature: assemblage de poulsard et gamay pour la gourmandise, ou pour finir la soirée, quand le Champagne commence à saturer les papilles!

Ecrit par : olif | 09 juin 2009

Bonsoir,
Moi, le meilleur pétillant sans prétention (hors champagne) que j'ai gouté, c'est le "Blanc Charmant" de Guy Blanchard, vigneron bio à Montbelley (71)...Mais c'était une toute toute toute petite cuvée...y en a plus!

Ecrit par : Isabelle Perraud | 09 juin 2009

Je note autant ton premier champagne que le cerdon...
Rien à voir, si ce n'est la couleur, as tu goûté le rasteau vdn rose ?

Ecrit par : Tiuscha | 10 juin 2009

Du Rasteau rose? Diable! Voilà qui m'intrigue! Je vais me mettre en chasse!

Ecrit par : olif | 10 juin 2009

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