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Dives bouteilles ...

  • Veni vidi vici vini circus

    Le salon Vinicircus à peine terminé, les messages de remerciement affluent du monde entier, écrits par des participants des larmes plein les yeux et les doigts encore plein de beurre Bordier.

     

    "Putain putain, c'était vachement bien!" Arno

    "Ouin!" Isidore, buveur de lolo pur jus

    "Du courage, il en faut indéniablement, pour venir ici!" Isabelle Saporta

    "Ils ont des chap(iteaux) ronds, vivent les bretons!" Célestine

    "Super!" Didier

     

    Vinicircus, le 14ème du nom, a vécu. Vive le prochain, qui ne pourra jamais décevoir, si l'on se réfère à l'énergie qui anime l'armée des 80 bénévoles qui s'affairent pendant une semaine pour en faire le plus beau festival de vins natures de Bretagne et du monde, ratés assumés inclus.

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  • Retour(s) de Loire (2)

    Résumé de l'épisode précédent: revenu fraîchement de Loire, l'auteur n'en est toujours pas revenu. Une belle occasion de faire un retour sur ce qui s'est passé là-bas, avant son retour. D'où le titre du billet, avec un (s) entre parenthèses dans "retour". On commence par une expiation, bien avant le 24éme salon de la doutre, qui (ôtez-moi d'un doute) ne s'est tenu que la semaine d'après, à l'hôtel des Pénitentes. Penitenziagite!

     

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  • Retour(s) de Loire (1)

    Petite parenthèse dans mon hibernation jurassique, les salons de Loire sont pour moi l'occasion d'aller prendre la température angevine et vérifier que sa douceur légendaire ne soit pas un v(a)in mot. Température buccale, me dois-je de préciser aux esprits mal tournés encore perturbés par la triste affaire d'Aulnay sous Bois, puisqu'il s'agissait d'aller tâter du jus, d'Anjou ou d'ailleurs. Pendant ces 4 jours, du vin il y eut pléthore. Dispatché dans moult salons off, pour ce qui me concerne. Il y a déjà un moment que je ne suis plus très in, ni (sal)on. Un on dont les organisateurs se félicitent toujours du succès, tant mieux pour eux. Mais pour qui veut goûter à la crème, mieux vaut godiller hors-piste, même si les offs sont bien balisés depuis longtemps.

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  • Calendrier de l'Avin 2016: il était une fois en Belgique, une fois...

    De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves, c'est désormais bien connu. Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague où planter de la vigne, ils n'ont pas hésité à relancer leur viticulture disparue au XIXème siècle, misant à fond sur le réchauffement climatique qui ne fait que commencer. Avec l'envie, pour certain, de revenir à des pratiques saines, afin de rendre le sol vivant et le vin naturel. En utilisant des cépages naturellement résistants, parce que les vignerons belges ne sont pas des surhommes non plus!

     

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  • Calendrier de l'Avin 2016: il était une fois en Belgique, une fois...

    De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves, c'est désormais bien connu. Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague où planter de la vigne, ils n'ont pas hésité à relancer leur viticulture disparue au XIXème siècle, misant à fond sur le réchauffement climatique qui ne fait que commencer. Avec l'envie, pour certain, de revenir à des pratiques saines, afin de rendre le sol vivant et le vin naturel. En utilisant des cépages naturellement résistants, parce que les vignerons belges ne sont pas des surhommes non plus!

     

    La suite, c'est sur Oenos.

  • Le chasselas, en quête de ses origines

    Véritable cépage emblématique de la Confédération Helvétique, qui n'en possède néanmoins pas l'exclusivité, le chasselas est pluriel (et pas uniquement parce qu'il prend un "s" à la fin). Il en existe autant de variétés et de noms que d'endroits où il est cultivé. Mais d'où viens-tu, petit raisin doré chéri de nos tables ou de nos verres? De Chasselas, en Bourgogne? De Moissac? De Pouilly sur Loire? D'Orient? D'Égypte? Ou tout bêtement de l'arc lémanique et, plus précisément, de Suisse voisine? Du canton de Vaud, même, pourquoi pas? Soyons fous!

    Fondu enchaîné sur la baie de Lausanne, il fallait bien un film pour tenter de répondre à cette question métaphysique, helvète et underground, puis de diffuser son histoire à l'intention des générations futures. Une histoire de cépage, pour toujours? Oui. Chasselas forever ...

    Et nous en profiterons pour répondre à une autre question, subsidiaire, que jamais personne n'avait eu l'idée de se poser jusque-là: le chasselas est-il ovipare?

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  • Abécédaire ligérien

    Allons enfants de la patrie du vin, le jour de Loire est arrivée. Même pas un jour, quasiment une semaine, exclusivement dédiée au vin, d'une manière générale. Celui de Loire, évidemment, mais de manière désormais non exclusive. Pour les pros, mais plus uniquement non plus. Si les différents salons leur sont en théorie réservés, de nombreuses autres animations sont destinées au grand public, en partenariat avec la ville d'Angers. Rencontres-dédicaces avec des auteurs, séances d'accords mets-vins, initiation à la taille dans les vignes de la ville d'Angers...

    Au cœur du dispositif, le salon des vins de Loire, créé en 1987 et maintenant largement débordé sur les ailes par des offs prenant de plus en plus d'ampleur. Motivant même le déplacement à eux seuls. Greniers Saint-Jean (avec une renaissance des appellations élargie), salons des Pénitentes, Anonymes, sans oublier la divine extension troglodytique saumuroise. Un salon des vins de Loire pourtant en légère érection depuis l'arrivée en son sein de la levée de la Loire, qui truste l'attention de nombreux dégustateurs patentés. Et, ce encore plus, depuis l'accueil des biodynamistes de Demeter, en provenance de toutes régions. Désormais grignoté de l'intérieur, le salon des vins de Loire résistera-t-il? Ou se transformera-t-il en un méga Millésime (bio?) du nord, comme certains le prédisent volontiers? Avec pignon sur offs? L'avenir nous le dira, mais ça n'a pas fini de jaser dans le tuffeau.

    Déclinaison alphabétique de quelques moments marquants lors de cette petite semaine en Loire, sous une météo peu clémente (l'image de la cathédrale Saint-Maurice d'Angers datant de l'édition 2015).

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  • Accord par biais détourné

    En quelque sorte, c'est un défi, que m'a lancé le Taulier, alias Jacques Berthomeau, scrutateur quasi exhaustif du petit monde du vin et de l'alimentation sur internet. Aux aguets de tout ce qui se trame dans son domaine de prédilection, il a créé, parmi les premiers, un petit espace de liberté dédié à "l'extension du domaine du vin". Un blog maintenant dinosaure, mais loin d'être fossilisé.

    Dans le numéro du janvier 2016 du magazine Régal, égaré dans les neiges du Jura, il a repéré une recette de morbier fourré au confit d'échalotes. Comme si une seule raie ne lui suffisait pas, à ce fromage au lait cru. Et il m'a sollicité pour l'accorder dans le plus simple appareil. Pas facile!

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  • L'Avin de l'année 2015

    Décembre, mois de l'Avent, mais ça, c'était avant. Décembre, mois de l'Eva, mois de le vin, mois de l'Avin. Mais pas de l'Evin, qui vient de se voir assouplir sa loi, ni de l'ovin, ça c'est plutôt à Pâques. D'ailleurs, Eva, le mouton de Pauillac, c'est le cadet de ses soucis, elle boit plutôt Loire et nature. En 2015, elle n'a pas trop été à l'Œnos, même si elle a été à la noce. Œnos, son nonos, ce qui le fait avancer, c'est le vin. Ce qui n'a certainement pas manqué à l'Eva cette année. Enfin, je pense. Ce qui lui a manqué, ce serait plutôt le temps d'écrire, entre les ajustements de la robe de mariée et les tweets pendant qu'elle bosse.

    Décembre, donc, c'est le mois du calendrier de l'Avin, et, derrière chaque petite porte, il y a un chouette canon débouché par un blogueur, un facebooker ou un tweetos. Une fois la dernière bouteille ouverte, le 24 décembre, l'Avin s'autodétruit jusqu'au prochain. Après l'Avin, c'est Noël, on peut continuer à boire, encore plus qu'avant. Pour faire passer la dinde et tout ça.

     

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  • L'Avin de l'année 2015

    Décembre, mois de l'Avent, mais ça, c'était avant. Décembre, mois de l'Eva, mois de le vin, mois de l'Avin. Mais pas de l'Evin, qui vient de se voir assouplir sa loi, ni de l'ovin, ça c'est plutôt à Pâques. D'ailleurs, Eva, le mouton de Pauillac, c'est le cadet de ses soucis, elle boit plutôt Loire et nature. En 2015, elle n'a pas trop été à l'Œnos, même si elle a été à la noce. Œnos, son nonos, ce qui le fait avancer, c'est le vin. Ce qui n'a certainement pas manqué à l'Eva cette année. Enfin, je pense. Ce qui lui a manqué, ce serait plutôt le temps d'écrire, entre les ajustements de la robe de mariée et les tweets pendant qu'elle bosse.

    Décembre, donc, c'est le mois du calendrier de l'Avin, et, derrière chaque petite porte, il y a un chouette canon débouché par un blogueur, un facebooker ou un tweetos. Une fois la dernière bouteille ouverte, le 24 décembre, l'Avin s'autodétruit jusqu'au prochain. Après l'Avin, c'est Noël, on peut continuer à boire, encore plus qu'avant. Pour faire passer la dinde et tout ça.

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  • Il était une fois l'autre vin du Jura...

    Il était une fois en Suisse, dans le Jura, massif montagneux plissé franco-suisse et partie francophone de l'ancien évêché de Bâle initialement rattachée au canton de Berne. De peur d'être bernés par les germanophones, les Jurassiens ont regagné officiellement leur souveraineté en 1979 et abouti à la création du dernier-né des cantons de la Confédération Helvétique, celui du Jura, que d'aucuns verraient bien s'émanciper encore plus et redevenir l'antique Rauracie. Rare aussi à cette époque-là, cantonnée à une production artisanale et personnelle, la vigne va également se déployer sur les plus beaux coteaux du canton. Notamment à Montsevelier, grâce à l'initiative de Martin Buser.

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    Il est encore loin le temps où les évêques de Porrentruy percevaient une dîme annuelle de 500 000 litres de vin, mais Martin Buser y travaille, en replantant notamment des cépages résistants qui lui permettent de tirer définitivement un trait sur les traitements chimiques. Solaris, saphira, cabernet cortis (plutôt que cabernet jura, incomplètement résistant), souvignier, colonisent ainsi les parchets, en plus du chasselas. Mais pas une once de savagnin, ce qui rend totalement improbable la confusion avec les vins du Jura français. Au total, chez la grosse poignée de vignerons jurassiens, une trentaine d'hectares, répartis sur les communes de Buis et Alle (là où il y a d'l'Ajoie!), Montsevelier, Vermes et Moutier.

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  • Oh! je voudrais tant que tu te souviennes (2)...

    Deuxième étape de cette immersion dans le vin naturel, Lyon. Embarquons pour le Salon Rue89 des vins naturels! Changement de décor, mais toujours en bordure de Saône. Après les Subsistances, place à l'Embarcadère, espace d'évènements superbement rénové et adapté pour la circonstance.

    Cinquante vignerons natures débarquant quai Rambaud, ça va être dur de les encercler, comme disait John.

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  • Oh! je voudrais tant que tu te souviennes (1)...

    Le vin naturel fait péter. C'est ce que semble vouloir nous signifier le petit oiseau gracile et délicat qui siffle du cul au bord d'un verre, celui d'Hiraku, nouveau venu dans le paysage des salons viniques. De là à en déduire que les francs buveurs de l'AVN contribuent à augmenter l'émission des gaz à effet de serre, grevant ainsi le bilan carbone du vin naturel, il y a un pas de sept lieues que je me garderai bien de franchir, laissant naturellement aux grands spécialistes et analystes de la mondovinisation le soin d'extrapoler à outrance. 

    Le vin naturel va tout faire péter. C'est le message de la deuxième édition, fort réussie, du salon Rue89 des vins naturels, qui s'est tenu à Lyon les 1er et 2 novembre. Manifestement. Et ce n'est pas Antonin Iommi-Amunategui qui dira innocemment le contraire, lui dont le petit livre rouge s'est arraché comme des petits pains. Natures, bien sûr.

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  • Les flyers morts des salons de l'automne...

    L'automne viticole tient salon, c'est devenu une habitude. Une fois les raisins coupés, pressés, encuvés, entonnés, vinifiés, le vigneron reprend son bâton de pèlerin pour aller retrouver ses copains sur les chemins pavés de plus ou moins bonnes intentions et tenter de vendre son vin, aux particuliers, aux cavistes, aux restaurateurs, aux sommeliers. En novembre, les flyers morts des salons d'automne se ramassent à la pelle, les souvenirs aussi,  les regrets pas sûr...

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  • Zwanze Jura tour 2015

    Cantillon: célèbre brasserie bruxelloise où l'on peut courir la gueuze et, une fois par an, faire la Zwanze.

     

    Gueuze: boisson fermentée pétillante élaborée à base de lambic, que l'on peut boire à Bruxelles, tandis que le Manneken-Pis, ou bien partout dans le monde, même si le manneken a fini de pisser.

     

    Lambic: au masculin, le lambic est une bière claire, de fermentation spontanée et naturelle, sans bulles, élevée en fût pendant une à trois années, qui sert de base à l'élaboration de la gueuze. À ne pas confondre avec l’alambic, au masculin aussi, qui sert à distiller, y compris la bière.

     

    Zwanze : forme d’humour gouailleur typiquement bruxellois, une fois, qui a donné son nom à une bière en édition limitée de la brasserie Cantillon. Le jour du Zwanze Day, sonnant l’heure mondiale de la consommation de la Zwanze, pas question de rigoler ! Interdiction de boire un verre avant 21 heures, heure bruxelloise.

     

    Une fois ces quelques définitions posées en préambule, le lecteur lambda comprendra sans doute mieux les enjeux du Zwanze Day, attendu aussi  fébrilement que le jour du beaujolais nouveau, dans le monde entier. Sauf que c'est jour de bière, que ça se passe en septembre et que, finalement, ça n'a pas grand chose à voir.

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  • Vini Circus mon amour...

    Breizh-moi encore, plus fort! Aaah! Oh! oui, la Bretagne toute entière, on l'aime. Avec ses autoroutes gratuites, son odeur de lisier dès qu'on y entre, puis celle des embruns au fur et à mesure qu'on se rapproche de la mer, son beurre salé parfois bien pimenté, ses galettes de sarrazin, sa bière de froment, ses chapeaux ronds et ses bonnets rouges, ses petites pointes ou ses gros caps, ses huîtres et ses petites maisons de pierre, ses réserves ornithologiques et ses guaneiges éternelles.

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    Et Vini Circus, son festival des vins natures, qui justifie à lui seul le déplacement.

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  • Le vin de la semaine

    Quand il ne fait pas du vin le dimanche en Languedoc, Émile Hérédia travaille encore la semaine dans son vignoble de Montrieux, en Vendômois. "Vendez-moi, vendez-moi!" lui semblait-il entendre toutes les nuits dans son sommeil.

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  • À la table de l'Avin avec Léandre...

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    En ce 17ème jour de l'Avin, il est plus que grand temps de dégainer un vin pour accompagner les plats festifs de Noël. Un grand vin du Jura, pourquoi pas? Un grand vin rouge du Jura? Chiche!

     

    ....

     

    La suite, c'est sur Œnos.

     

    Olif

  • À la table de l'Avin avec Léandre

     

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    En ce 17ème jour de l'Avin, il est plus que grand temps de dégainer un vin pour accompagner les plats festifs de Noël. Un grand vin du Jura, pourquoi pas? Un grand vin rouge du Jura? Chiche!

    Ce vin, c'est un vin de France du Jura, un vin de table de Noël, un assemblage de vieux cépages jurassiens non agrées, qui revendiquent néanmoins leur ancrage local hors l'étiquette où ils sont non grata. Ce vin, tu pourrais avoir envie d'ouvrir en grand ton portefeuille pour en acheter plein. Sauf que ce vin, c'est une rareté, limite introuvable. Tes deux testicules n'y suffiraient pas à l'acquérir. Alors, ta bourse, tu peux d'ores et déjà la refermer, en faisant bien attention de ne pas te coincer le scrotum dans la fermeture-éclair. Ce vin, c'est un cadeau. Celui d'un couple de restaurateurs bien accueillants. Un cadeau du ciel et de la nature. Et d'abord un cadeau de la famille Pignier, qui a voulu retrouver l'esprit de ceux élaborés par le grand-père Léandre, à qui il est dédié.

    Ce vin, tu pourras largement le savourer à table, avec Léandre ou toute autre personne de bonne compagnie. À Noël, avec Noël évidemment, avec Lucien, Aglaé ou Sidonie. Mais pas avec David, qui ne le mérite en aucun cas et qui peut bien aller se faire cuire un œuf dans la quatrième dimension plutôt que de le goûter.

    Ce vin, c'est un vin rouge comme tu en as sûrement rarement bu et n'en boiras pas souvent. Ce vin, c'est un vin rouge du Jura. Ce vin, c'est mon vin de l'Avin.

     

    Olif

  • Vini Birre Ribelli Bruxelli

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    C'était au temps où Bruxelles vroumait, c'était au temps où Bruxelles se rebellait. Vroum! C'était pas plus tard que la semaine dernière, à l'heure où j'écris ces lignes. C'est dire si c'est déjà loin. Vini Birre Ribelli, le salon nature qui manquait à Bruxelles et à la Belgique toute entière. Bien sûr, il y eut Olne (sweet Olne), le salon qui sera désormais au bon goût de Liège, puisqu'il va emménager Outremeuse en 2015. Il y aura maintenant le salon du vin et de la bière rebelles. 80 vignerons, 13 brasseurs, un peu moins de 100 rebelles à l'are. Hilares pour la plupart. Associer vins et bières dans un même esprit rebelle ne fut possible que grâce à la ténacité, que dis-je, la pugnacité de Patrick Böttcher, super héros belge et apotheker à ses heures perdues, bien secondé par l'irrésistible Jean Hummler, roi du Moeder et du lambic, de Fontainas à Saint-Gilles. Initialement orienté vers les vins naturels italiens (d'où son titre en version originale non sous-titrée), le salon s'est gonflé de la présence de vignerons français venus en nombre se délecter de croquettes de crevettes et de cuberdons, en plus de la pasta et du risotto. Un vaste melting potes avec quand même pas mal d'Alsaciens, même si la monomanie de l'Apotheker est devenue schizophrène, déchirée entre Italie et Alsace. Ses énormes capacités d'absorption ne l'ont pas non plus empêché de convoquer, cachet de l'Hôtel de la Poste-Tour&Taxis faisant foi, Languedoc, Roussillon, Loire, Bordeaux, Beaujolais, voire Jura, à la grande tablée du vin nature et/ou naturel, si tant est que ça existe. Une grande famille du vin et de la bière, qui va du vin bio au biodynamique en passant par le nature, de la gueuze à la bière conceptuelle, élaborée dans une optique d'accord avec les mets. Bref, ce week-end là, à Bruxelles, pincez-moi si j'ai rêvé, il y en avait pour tous les goûts.

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    Crédit photo: quelqu'un qui n'est pas dessus...

    La grande leçon à tirer de ce gigantesque barnum birro-vino-transalpin fut la facilité à passer de la dégustation du vin à celle de la bière (et réciproquement), du vin français au vin italien. Un véritable plaisir et en aucun cas un problème. Beaucoup de découvertes à faire (trop?), deux jours pleins n'y ont pas suffi. Il y avait pourtant largement de quoi développer son côté rebelle et même d'en débattre.

     

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     Crédit photo Florence Andrieu

    À deux reprises, même. D'abord une doublette italienne célébrée pour sa Résistance naturelle (Giovanna Tiezzi Pacina et Stefano Bellotti) et encadrée sur les bords par le grand maître de cérémonie en personne. Et puis une triplette emmenée par un Laurent Mélotte en grande forme, qui nous a appris qu'en Belgique, le simple fait de mettre un moine sur une étiquette faisant vendre des milliers de bouteilles de trappiste, une bière largement galvaudée, très peu naturelle et encore moins rebelle. En France, avec le même moine, on n'arrive d'ailleurs qu'à vendre du camembert Président...

     

    Instavini, instabirre, instaribelli

    En quelques clichés Instagram pris sur le vif, retour, de façon non exhaustive et totalement subjective, sur quelques éléments marquants de cette première édtion de Vini Birre Ribelli, que l'on peut déjà taxer de réel succès.

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    Premiers vins dégustés et premier coup de cœur pour les vins de la Tenuta Grillo. Dont ce Sancho Panza, un fiano de Campanie vinifié dans le Piémont par Guido et Igiea Zampaglione. 

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    Un peu de whisky pirate dans ce monde de vins et de bières rebelles grâce à la présence de Jean Metzger, avec en avant-première, un échantillon élevé en fût de vin jaune, au nom et à l'emballage astucieux, et ce magnum ultra-limité, élevé en fût de Rasteau. Uberach uber alles!

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    Grâce à la Mousse à Zigui, finis les mèches rebelles et les épis de travers. D'après Pierre Guigui, il paraît qu'elle peut même faire revenir l'être aimé.

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    La bière des Franches Montagnes (BFM), celle qui te cause dans le poste quand tu la bois! Plus particulièrement cette bière de saison, La Saison, même s'il n'y en a plus (de saison).

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    Délicieuses fleurs de terroir chez Brigitte et Vincent Fleith avec, en bonus, une intéressante comparative de pinot noir avec et sans sulfites ajoutés.

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    Gros coup de cœur pour le Vino di Anna, une boisson volcanique qui te lave l'intérieur tellement ça glisse tout seul, blanc comme rouge, et même le rosé.

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    Gueuze jaune, version 1. Lambic Cantillon élevé pendant 3 ans dans un fût de jaune de Stéphane Tissot, une couleur et un décolleté incroyables! La version 2, goûtée le lendemain à la brasserie, a juste bénéficié d'une finition jaune de 4 mois. Peut-être tout aussi efficace.

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    En avant chtout! La Franche fait sa Révolution, façon stout. Et cha décoiffe! Ah! cha ira, cha ira...

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    Le blanc de France Crispeels, au nom qui claque bien. Ultraviolet, Peau rouge et Petit diable ne sont pas en reste. Du vin qui réveille, comme le nom du domaine l'indique.

     

    Before, after, extras...

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    Un salon de ce calibre et un tel déplacement, ça se prépare longtemps à l'avance. Une fois en condition, les choses sont tellement plus faciles. Après les moules-frites jurassiennes, les moules frites façon Nordzee. Sans frites, mais bel et bien frites. "Fritti", a cru bon de préciser, en italien dans le texte, la poissonnière de la mer du Nord, histoire de ne pas tromper le chaland.

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    Les Brigittines de Dirk Myny trop petites pour accueillir la foule ayant répondu présent à la première soirée vigneronne, un petit groupe s'est expatrié du côté d'Orphyse Chaussette après l'apéritif collectif.

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    Rien à regretter, si ce n'est la séparation d'avec le gros de la troupe, grâce à la cuisine ensoleillée du sudiste Philippe Renoux, expatrié à Bruxelles, lui, depuis une bonne dizaine d'années maintenant.

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    Cerise sur le gâteau, la visite de la brasserie Cantillon le lundi matin valait le détour, même s'il s'agissait d'une révision, en quelque sorte. Toujours le même plaisir, j'en ai bien peur, et trois magnifiques gueuzes en dégustation, dont une sublime 2006 au vieillissement harmonieux.

     

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    Tous dans le bus ou dans la caravane pour un after vigneron à Ixelles, au Garage à manger, un concept bien plus séduisant qu'un pique-nique sur une aire d'autoroute. Tartare de saumon à la betterave, sandwich à la choucroute, gaufre au cuberdon, autant de petits bonheurs miniatures arrosés des restes du salon.

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    Un after vigneron ne serait rien sans les prolongations à la bière et c'est à Saint-Gilles, au Moeder Lambic originel, que Vini Birre Ribelli s'est clos en apothéose. Les rebelles pouvaient aller se coucher le cœur et l'estomac sereins, après avoir siroté quelques bières, dont deux petites merveilles de gueuze, millésimées 2008 et 2010. Déjà prêts à en découdre à nouveau l'année prochaine, j'en ai bien peur...

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    Olif