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Les Vendredis du vin

  • VDV#71: mets du gras!

     

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    C'est vendredi, c'est poisson, de préférence bien gras pour ce nouvel opus des VDV, sur lesquels j'ai fait l'impasse depuis deux mois, sans même un traître mot d'excuse. Vendredis maigres, l'envie s'émousse parfois. Vendredi gras, ça nous change du mardi. À la place des crêpes, une bonne grosse envie de cassoulet. C'est David Farge, plus connu sous le nom d'Abistodénas, champion du monde du manger de saucisse de Toulouse en buvant du vin de Gaillac sur la blogosphère, qui a suggéré ce sujet d'actualité, à condition que l'hiver s'installe un peu. Le gras, c'est la vie, la mort aussi un peu parfois d'après les cardiologues, mais, faut-il pour autant s'en priver?

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    "J'aime pas le jambon, j'aime que la couenne", chantaient sur un air disco les Fatals Picards, bien avant l'Eurovision. "Mets du gras, étale-z-en bien, mets en par-là, du bon gras". De la graisse d'oie qui lubrifie le bon cassoulet, de Toulouse, Casteldaunary ou d'ailleurs. Du bon beurre praliné qui éto(u)ffe le Meursault de l'ancien temps. Un temps que les vendredistes burgondes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, où le beurre et la noisette étaient le gold standard jusqu'à l'écoeurement de chardonnays soit-disant bien nés. De la boue bien grasse qui rend le coup de pédale difficile au jeudiste vététiste, profitant d'une ultime(?) après-midi douce et ensoleillée, pas si courante fin novembre dans le Haut-Doubs.

    Le repos du guerrier montagnard, c'est évidemment une cuisine roborative, fromagère et charcutière, qui appellera par contraste un blanc tranchant ou un rouge digeste, pour mieux faire glisser le tout, en attendant la froidure et l'hiver, pour de vrai. Charcuteries, patates, Mont D'or et poulsard d'Arbois, pas sûr qu'aucune autre gastronomie régionale ait fait mieux pour associer le gras à la vie. À l'exception du cassoulet toulousain, évidemment.

     

    Olif

     

    P.S.: les occasions de se réchauffer, sans avoir à recourir au vin chaud, ne devrait pas manquer, en cette début décembre.

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    Les vins du coin auront 10 ans les 6 et 7 décembre prochains. Au menu, du vin (du bon) et du son (du gros). 50 vignerons de Loire et François Hadji-Lazaro de Pigalle. Un anniversaire à ne pas manquer, évidemment!

     

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    Ceux qui préfèreraient porter sur les fonds baptismaux l'évènement franco-italien superlatif de cette fin 2014 choisiront Thalys pour voir Bruxelles bruxeller à l'Hôtel de la Poste Tour et Taxis. Vini Birre Ribelli, le plus gros et gras salon de cette fin d'année, pile poil dans la thématique des VDV.

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  • VDV#68: diabolo jeune!

     

     

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    VendredisduvinÀ la demande de Tiuscha, cuisinière hors pair et blogueuse tous azimuts, de Saveur Passion et du blog des news de la vallée du Rhône, la 68ème édition des Vendredis du vin impose de mettre sa casquette à l'envers pour parler vin avec un jeune, celui que l'on a à la maison ou, à défaut, un autre, rencontré dans la rue, voire à la sortie de l'école, sans être nu sous un grand imperméable. Pas question de laisser l'éducation de nos générations futures à l'ANPAA, ça ne va pas, non? Un palais, ça se prépare dès le plus jeune âge et cela peut permettre de ne pas laisser les jeunes s'enfiler n'importe quelle boisson dans le gosier, de façon totalement ludique et irresponsable. C'est bien connu, les djeuns sont influençables et ont généralement la mauvaise habitude de se gaver de sodas. Pour ne pas trop les traumatiser d'emblée à grands coups de Mouton-Rothschild ou de Cheval Blanc, il est recommandé de les accoutumer progressivement au jus de la treille. Pour cela, rien ne vaut une bonne limonade, celle du Domaine des deux Ânes. Limod'Ânes, un diabolo carignan ou grenache, selon les années, avec une superbe étiquette signée Rémy Bousquet, qui débouchonne chez lui pendant que ça bouchonne à Paris.

    Après une telle entrée en matière, ils son fin prêts pour attaquer n'importe quelle bonne bouteille qui leur tombera sous la main. Et ils laisseront la piquette au vestiaire. Et peut-être même aussi le Mouton...

     

    Olif

     

    P.S.: Vade retro Satanas et Diabolo, voilà qui ne nous rajeunit pas non plus!

     

     

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  • VDV#67: rencontres du troisième type au fond à gauche

     

     

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    VendredisduvinÀ la demande du belgo-suisse allemand amateur de bières rebelles et de vins libres, la 67ème édition des Vendredis du vin impose de sortir de sa tanière pour aller à la rencontre des énergumènes qui font du vin. Des gens parfois comme nous, comme vous, mais pas toujours. Pour les rencontrer, il faut savoir sortir de sa cave pour aller dans la leur, et ne pas rechigner à marcher dans les vignes. Aller dans le vignoble, là où l'on a plus de chances de voir ce genre de bestiau, ou, pour les Parisiens, fréquenter les tasting mondains et autres laboratoires du vin, à moins que l'on ne préfère des manifestations bobo de moindre envergure avec vignerons potentiellement allergiques aux sulfites. Plutôt que de tout bêtement dévaler 4 à 4 les escaliers de sa cave, au risque de se fracasser la cheville ou la tête en ratant une marche ou en buvant les dernières bouteilles de grand cru classé de Bordeaux ou d'ailleurs, que l'on n'a pas manqué d'acheter lorsque l'on était jeune et con, totalement ignorant de ce qui fait la réelle qualité d'un vin.

    «Par ces bouteilles, souvenir de vos voyages dans la galaxie du glou, faites-nous revivre vos rencontres du 3e type avec ces vignerons qui ont fait du monde du vin, votre passion indestructible».

    Voilà ce qu'il nous a dit en substance, l'apothicaire italo-austro-hongrois-brusseleir, ex alsacomaniaque, dont on ne sait plus bien quelle a pu être sa véritable nationalité un jour, si jamais il en a eu une. Force est de reconnaître qu'il me suffirait de recopier ici une bonne moitié de ce blog, dédié essentiellement à mes pérégrinations dans le vignoble, parce qu'il y a belle lurette que je suis convaincu que la vérité n'est pas dans le verre, mais dans l'œil du vigneron, voire dans sa tronche, ce qui nécessite de partir à la découverte autant que faire se peut. Mais je ne la jouerai pas petit bras et vous aurez droit à de l'inédit, du tout frais et du récent. Batifoler dans le vignoble, afin d'y rencontrer le troisième type au fond à gauche, n'est donc pas un exercice qui m'est trop difficile. Mon type à moi ne ressemble pas à E.T, même s'il lui arrive parfois d'avoir les yeux globuleux et le téléphone rivé à l'oreille pour appeler à la maison. Non, l'objet de la quête de ces VDV, c'est "l'intra-terrestre", ce type au teint basané, à la peau rugueuse, aux yeux rougis par le soleil, parfois chaussés de lunettes noires, qui a du mal à se passer de mettre les mains dans le sol de sa vigne pour creuser son sillon et révéler son terroir.

     

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    Le troisième type de la photo (celui qui est juste devant les deux filles, que l'on croirait issues du tableau figurant plus haut, après qu'elles aient déchaussé leurs verres) semble sorti tout droit d'un film d'espionnage. C'est pourtant un vigneron. Son nom est Bouchet. Jean-Philippe Bouchet. Un amour(re) de vigneron rencontré de prime quelques mois plus tôt sur un salon breton festif et retrouvé, peu de temps après dans la cave d'un domaine voisin, lors d'un autre salon où il était invité. Un gars bien sympa, Jean-Phi, quoique un peu collant en fin de soirée. Mais un vainqueur. Un vrai, si l'on en croit Ingrid, sa douce moitié, que l'on est bien content d'avoir rencontré aussi. Tout aussi photogénique, voire beaucoup plus, mais souvent en mouvement et plus difficile à saisir dans l'objectif, c'est regrettable.

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    Quand il est au service, Jean-Philippe enchaîne les aces. Plop! Plop! Appliqué, le geste sûr et alerte, il vrille les bouchons sans trembler. Le vin atterrit dans les verres avec une grande précision, même avec les lunettes sur le front. Entre Jean-Phi et Ingrid, il y a de l'amour, mais il y a aussi des mourres. Le Clos des Mourres est né de leur union et de leur passion pour le vin et la salade: 5 hectares dans le secteur de Cairanne, auxquels il faut désormais ajouter 10 hectares de vignes et de cave, situés à Vaison la Romaine.

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    De biens jolis vins (NoVice, Tandem, Origines...), avant de finir Pompette. Blanc (grenache, clairette et bourboulenc) ou rouge (aubun et tempranillo, un assemblage qui vous prend à la fois aux burnes et aux tempes), remarquables par leur fraîcheur, leur flouté et leur buvabilité qui n'a rien de sudiste.

     

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    Le quatrième type rencontré ce jour-là s'appelle Édouard Fortin. Il écrit sa propre histoire avec une nouvelle cuvée Solidarité, faite de raisins en provenance du Rhône sud, pour pallier encore un peu à la destruction criminelle de toute sa récolte 2013 dans l'incendie qui a détruit la cave de Robert Curbières à l'automne. Solidarnosc, Édouard!

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    Rencontres vigneronnes de tous types, donc, le week-end de la Pentecôte au domaine Gramenon. Du vin dans les safres, sans oublier un petit salut à "Mémé san", les grenaches centenaires du domaine, rencontrés également à plusieurs reprises dans le verre, version grands formats et vieux millésimes, grâce à la générosité de Michèle Aubéry.

     

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    Olif

     

     

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  • VDV#66: assis sur le bord de la route 66...

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    Roussillon : vignoble aux roux sillons (chez les vignerons qui labourent, tout du moins).

    Entre Tech et Agly, le vignoble du Roussillon ne marche pas sur la Têt, il l’enjambe. Ces trois fleuves côtiers des Pyrénées-Orientales délimitent schématiquement trois grandes zones géographiques au sein de ce gigantesque amphithéâtre catalan. Du calcaire des Corbières aux schistes de Collioure et Banyuls, en passant pas les alluvions de Rivesaltes, les marnes feuilletées de Maury et les îlots granitiques de Lesquerde, la diversité du paysage et des sols est grande. Ici, le grenache est roi, mais il n’est pas seul. Décliné en trois couleurs, noir, blanc et gris, il donne naissance à toute une gamme de grands vins secs mais aussi à des vins doux naturels, à Banyuls, Rivesaltes ou Maury. À ses côtés, on cultive la majorité des autres cépages méditerranéens : carignan, syrah, mourvèdre, muscat et quelques raisins spécifiques, comme le macabeu ou le lledoner pelut, qui donnent des vins secs à forte personnalité.

    Durement touché par la crise viticole, un vent nouveau, qui n’est pas la tramontane, souffle depuis quelque temps sur le vignoble, grâce à la vague d’installation de jeunes vignerons, souvent orientés vers une viticulture propre et/ou une vinification naturelle. Tout heureux de récupérer à bas prix de vieilles vignes plus ou moins abandonnées sur des terroirs d’exception, ils créent une saine émulation qui profite également aux autochtones de référence, implantés parfois depuis longtemps, et garants de la transmission du patrimoine.

    Passé en peu de temps d’un productivisme effréné à une viticulture exigeante et qualitative, le vignoble du Roussillon est en quête d’une véritable reconnaissance auprès des amateurs de vins. Les vignerons du Roussillon savent pertinemment qu’ils produisent le meilleur vin de la planète, il ne leur reste plus qu’à le démontrer et le faire savoir.

     

    Vendredisduvin

    Le Roussillon, c'est la route 66, celle des P.O., que notre bienaimée ex-présidente à vie des Vendredi du vin nous a demandé de suivre. La mienne s'arrêtera dans le 34, ce dernier vendredi de mai, avec un bref passage à Lisson pour saluer Iris, mais j'ai le sentiment que mon cheminement devrait me ramener rapidement dans le 66, tant j'aime creuser ce Roussillon vinique, entre terre, mer et montagne, qui me colle (ioure) à la peau et dont il ferait beau voir que je sois banni (yuls) un jour!

    Mais fi des jeux de mots à deux balles. Le Roussillon, dites-le avec des fleurs, parce que les vins de là-bas, Oh! que c'est bon!

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    Sous la protection naturelle du Canigou, la grande montagne pyrénéenne qui n'est pas faite pour les chiens, le Roussillon a des atouts à faire valoir. À condition de ne pas rester pas assis sur le bord de la route 66 (avec le blues et les cigales) ...

     

     

     

     

    Olif

     

    P.S.: le 1er juin, tous ceux qui ne voudraient pas boire le bouillon collectivement seraient bien aviser de glisser jusqu'à Clisson, cœur du Muscadet, pour s'en jeter un petit verre dans une céramique de premier choix.

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  • VDV#65: get droopy, get bubbly, get lucky, get chalky, get burpy, get apens!

     

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    Vendredisduvin 65èmes VDV, youpi! Parmi les nombreux sujets potentiels tirés au sort pour ce nouvel opus des Vendredi du vin, il a été retenu celui d'une jeune vendrediste du Var, Sandrine Liégeois, qui, en l'absence de son grand frère Jean-Pierre, se questionne sur la notion de phylactère. Phil? Hey, Phil?* Non, pas Connors. Ni Hacter. En un seul mot. Comme ça se prononce. Alors, vois-tu, chère Sandrine, plutôt que de lire et ranger dans ta pinardo-bibliothek Céline, Bukowski ou Philippe Roth, il te serait sans doute profitable de plonger avec délectation dans le vaste monde de la bande dessinée franco-belge, qui n'est pas dénué d'humour, loin de là, ce qui ne gâte rien. Signé Get Gai-Luron. Youpi! Get droopy!

    Si l'on en croit Wikipédia, l'origine du phylactère remonte à la plus haute antiquité. Mais, à force de jouer avec les amulettes, le mot a pris feu et son sens a changé.

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    Passons rapidement sur l'item n° 5 (non, le phylactère qui nous intéresse n'est pas une bourse servant à conserver, à l'abri de la dessication, les reliques d'un saint avec ou sans slip) pour nous consacrer exclusivement à l'item n°2. D'où il découle qu'il s'agit d'un moyen graphique pour figurer des paroles dans une bande dessinée. Le phylactère est donc une BULLE! Pas du genre de celles que l'on fait dans son bain, vides de texte, ou alors juste un petit prout discret. Non, une bulle qui a du sens. Ou pas, tout dépend si c'est l'idiot du village qui s'exprime. Nous voici donc au cœur du sujet qui nous préoccupe en ce vendredi d'avril. Il va être temps de se découvrir d'un fil (Phil? Hey, Phil?* Running gag, désolé!). Ça s'arrose, alors on fait péter le liège. Ou la capsule. Ou la rondelle.  Buvons du vin de phylactère avec du caractère, youpi! Get bubbly!

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    Des bulles dans le vin, on en trouve un peu dans toutes les régions viticoles, volontairement ou pas. Celle qui en met le plus possible, c'est évidemment la Champagne. Un champagne sans bulles, c'est comme un grand cru classé de Bordeaux sans bois, ça n'existe pas. À moins qu'il ne soit éventé. Ou alors, c'est qu'il est clair. Un vin clair, c'est un vin de Champagne tranquille, à la fraîche, décontracté du gland, avant qu'il ne se mette à travailler, donc à buller. Pas de bulles, donc hors sujet VDV? Si ce n'est qu'avril est le moment privilégié de l'année pour y goûter. L'événement est devenu rituel, quasi fondamental, grâce aux vignerons de Terres et vins de Champagne. À tel point que pas moins de 7 autres regroupements de vignerons leur ont emboîté le pas. Des grands jours champenois, pour les bulleurs, les chanceux et les crayeux. On y reviendra ultérieurement, mais l'occasion était trop belle de leur faire un petit clin d'œil. Get lucky!

     

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     "BAM, quand le champagne fait BAM, tout avec lui dit BAM!" Clin d'œil pétillant de Mélanie Tarlant, sur une musique de Daft Punk. Get chalky!

     

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    La particularité de la bulle, c'est qu'elle est remplie de gaz. Quand un phylactère est écrit en très gros et très gras, on comprend que le personnage parle fort et éructe. Il en va de même lors de la consommation de boissons pétillantes, qui ont la particularité de procurer le don de roter. Exactement comme ce 100% terret bourret languedocien à la bonne grosse bulle bien fine, concocté par Émile Hérédia et Anthony Tortul. Don Quirotte est un pet'nat bien sonore, particulièrement exquis néanmoins. Get burpy!

     

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    Quand il n'est ni champagne, ni pétillant naturel, le vin à bulles peut être mousseux. Mais point moussant, évidemment. Raté pour le bain! Cet aligoté à la chute joliment stylisée se déguste sans bruit, mais avec fureur. Chut...Derain. Il n'est pourtant pas près de la fermer, Dominique Derain, récemment piégé par l'administration et quasiment rayé de l'AOC! Get apens?

     

    Olif

     

    * Mais où vais-je donc chercher tout ça?

     

    P.S.: merci au grand Marcel Gotlib pour l'ensemble de son œuvre, en rétrospective jusqu'à fin juillet au musée d'art et d'histoire du judaïsme, rien que ça, s'il vous plaît, mazette. Bienvenue dans ses mondes!

     

    P.S.2: on me sussurre dans l'oreillette que la petite Sandrine n'est pas du Var et qu'elle ne s'appelle pas Liégeois. Il semblerait qu'elle soit essentiellement liégeoise. Oufti! Et au temps pour moi. Quant à Jean-Pierre, ce ne serait donc pas son frère, mais le nom du beau-père à Marcel Gotlib. Quelle dérision!

     

    P.S.3: cette histoire de bulles ne serait pas totalement exhaustive sans Michel Polnareff. Alors voilà! Get polky!

     

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  • VDV#64: quel vin pour demain?

     

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    Vendredisduvin 64èmes VDV! Le précédent Vendredi du vin, c'est comme si c'était hier. Et le prochain, c'est déjà aujourd'hui, en attendant celui du mois prochain, autant dire demain! Fallait-il pour autant confier la présidence de celui-ci au plus célèbre dégustateur en pataugas du littoral breton? Comme si ses virées gastronomiques en VTT ne lui suffisaient plus, voilà que le Doc Adn pratique désormais l'escapade temporelle. Et qu'il se pose des questions métaphysiques sur le devenir du jus de la treille dans le futur. Que boira-t-on demain? Du vin divin ou ... du vin Devil? Dans quel breuvage le Doc va-t-il bien pouvoir faire tremper son dentier quand il sera vieux, qu'il perdra ses cheveux et aura 64 ans?

     

     

    Plutôt que de me livrer à une dissertation économico-ennuyeuse sur les enjeux de la viticulture du XXIIème siècle, au risque de voir somnoler en moins de deux minutes le lecteur du Blog d'Olif, qui préfère, et de loin (on le comprend aisément), boire un bon coup au jour le jour, sans se préoccuper d'autre chose que d'avoir son verre plein (de bon vin évidemment), je vais me contenter d'aller à l'essentiel, de façon très pragmatique. Quel vin pour demain? La question est néanmoins bonne. Merci Doc Adn de l'avoir posée. La réponse, quant à elle, sonne comme une évidence. Le vin de demain, c'est celui que j'ai remonté de la cave ce soir et dont je n'aurai pas fini la bouteille d'une traite. Même si, du fait d'un paradoxe spatio-temporel particulièrement complexe à expliquer, il se transformera illico en vin du jour moins de 24 heures après. Vite, redescendre à la cave chercher une autre bouteille de vin pour demain, quitte à ce que ce soit la même. Le vin de demain, un vin inaccessible! Impossible de l'approcher, il fuite en avant et change chaque jour.

    Comme il en fallait tout de même bien un, pour illustrer mon propos, le vin du vendredi de demain sera biodynamique, évidemment, celui que je suis descendu chercher à la cave ce jeudi soir. Danaé 2004, de Pascal Lambert, du bon jus de cabernet franc sur sol argilo-calcaire, qui ne poivronne pas, pour faire plaisir au Doc qui en raffole, et surtout du vin de Chinon, à la mémoire d'une vendrediste ligérienne qui nous manque cruellement et terriblement. Tchin, Anne!

     

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    Olif

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  • VDV#63: éloge de la Patience 2008

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    Vendredisduvin 63èmes VDV, on les aura attendus longtemps, ceux-là! Grâce à Maïlys, nouvelle secrétaire perpétuelle des Vendredis du vin, on va pouvoir se faire un petit trip vinique dans le temps. Les impatients sont donc à la fête, voilà une bonne occasion d'ouvrir une de ces  bouteilles qui mûrit lentement dans la cave. Depuis trop longtemps, sans doute, il va falloir y remédier. Comme si cela servait encore à quelque chose d'entasser des vieilleries dans des rayonnages poussiéreux!

     

    Éloge de la patience, donc. Qui se mue en impatience de déboucher cette bouteille qui affiche clairement ses intentions sur l'étiquette. Patience! Ce vin, élevé longuement en fût, il fallait l'attendre. Un peu. Premier millésime de Céline Beauquel, du Clos Romain. Un des éléments du triptyque inox-bois-terre cuite, celui qui, sans doute, a demandé le plus de temps à se fondre. Ma patience a eu ses limites, le vin de Céline aussi. J'ai savouré toute la bouteille. C'était très bon, on ne peut pas faire plus bel éloge.

     

    Olif

     

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  • VDV#62: compagnonage vinique

     

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    VendredisduvinDéjà les 62èmes Vendredis du vin, comme le temps passe! Je me revois encore, jeune et fringant blogueur imberbe, farfouiller dans ma cave à la recherche d'une poignée de vins titrant moins de 12°C à la demande de Laurent Baraou, bien avant qu'il n'alterdéguste sur GlouTV en compagnie de Monsieur Septime.

    62, comme le Jaune du Jura. Si c'est pas un signe du destin, ça! Et voilà que Véro, du Mas Coris, nous demande de nous allonger sur son divan pour nous aider à trouver le compagnon de notre nouvelle année, celui du tournant de notre vie, celui qui nous booste dans les moments difficiles ou tout simplement celui qui est toujours à nos côtés pour nous réconforter.

     

    - Alors, Docteur Véro, voilà...

    - Dites 33!

    - ....?

    - Pardon, dites 62, plutôt, c'est pour les VDV.

     

    Pas trop le temps pour une psychanalyse du jurassique, à l'heure de partir dans la Loire. Et je ne vais pas tout dévoiler non plus. Mais, pour m'aider à surmonter le mal du pays, je ferai sans doute le plein de savagnin à la veille d'être parti et je me gaverai de ploussard mardi soir en rentrant. Le vin du Jura, l'autre versant du vin, à l'instar des montagnes du Jura. Et peut-être même bien que j'en emporterai une ou deux bouteilles en Anjou, tiens!

     

    Olif

     

    P.S.: Dévoilé, Savagnin 2005 ayant fait six ans de fût chez Stéphane Tissot. Comme un jaune, donc, sauf que ... il n'a jamais pris le voile! Du fait d'un millésime trop riche et d'un degré naturel trop élevé. Un profil étonnant, complètement différent de celui du jaune. Et, pour le coup, il s'est mué en blanc. Dites 75, pas 62!

    P.S.2: VDV à l'arrache, parce que plein de choses, ..., parce que. Bref, j'ai fait court. Mais j'ai bon quand même, Madame Véro?

     

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  • VDV#61: Il était une fois, la dernière lubie de Francis Lubat...

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    Il était une fois ... un vigneron qui est allé au bout de lui-même. Œnologue de formation, après avoir fait ses preuves dans plusieurs maisons, il décide de se poser là où il est né, ou presque. À Taron, 64, Pyrénées-Atlantique, Sud-Ouest. Pas loin de Madiran. Francis Lubat est son nom. Un battant, qui dès le départ, décide de travailler autrement. Il jette son dévolu sur une propriété de 8 hectares, en location, dont les vignes ont 80 ans de moyenne d'âge. Du tannat, comme dans l'appellation voisine. Pas d'engrais dans la vigne, broyage de l'herbe et des sarments. Un rendement moyen de 40hl/ha, des raisins vinifiés sans assemblage, en parcellaire, pour respecter le millésime. Ni filtration, ni SO2 pendant l'élevage. Juste un chouïa à la mise en bouteilles. Nous sommes en 1996. Francis est quasiment un extra-terrestre dans sa région d'origine. Le vin nature n'a alors aucune existence officielle. Et même encore maintenant, c'est dire. Mais pour l'époque, c'est un peu plus compliqué. Bénéficiant généreusement de l'appellation Vin de table sans même avoir à la demander, Francis, rejoint par 5 autres vignerons des PA, réussit à obtenir le label Vin de Pays des Pyrénées-Atlantique en 2004. Un encouragement loin d'être suffisant, car finalement peu porteur. 2006 sera finalement la dernière récolte de Francis Lubat, qui jettera l'éponge, en vue de nouvelles aventures.

     

    Vendredisduvin

    Un conte véridique pour célébrer ces 61èmes Vendredis du vin, cornaqués par Abistodénas, authentique sudiste occidental et sans doute adepte de Sergio Leone. Il était une fois dans le Sud-Ouest... L'histoire aurait définitivement pu s'arrêter là, si, par un beau jour de l'an 2013, soit 7 ans après le départ de Francis Lubat vers de nouveaux horizons, un lecteur du Blog d'Olif n'avait décidé de me conter lui-même cette belle histoire à la triste fin. Et de m'envoyer personnellement un des derniers ours blancs survivant à l'extinction du domaine Bordes-Lubat. Une bouteille de 2006, 100% tannat à goûter pour le plaisir, pour lui donner mon sentiment sur ce vin, pour me donner l'impression d'avoir participé moi-même, personnellement, ne fût-ce qu'une fois, à cette belle aventure. Une bouteille débouchée non sans une réelle émotion. La robe est toujours d'un bel éclat, ayant résisté brillamment au temps. Un nez fruité, sur de petites notes de cassis, et une bouche fondue et parfaite, légèrement acidulée et particulièrement séduisante. Un vin à point, très harmonieux, frais et hautement buvable. Du tannat à la peau bien tannée et aux tanins civilisés, dont on aurait volontiers suivi l'histoire pendant quelques années supplémentaires. Il était une fois le domaine Bordes-Lubat...

     

    Olif

     

    P.S.: merci à Luc Périssé, fidèle du domaine de la première heure, de m'avoir permis de tremper mes lèvres dans ce précieux nectar empreint d'une certaine nostalgie. Et, accessoirement, de m'avoir transmis le minimum d'éléments pour conter cette histoire à mon tour. Il est le dépositaire des derniers exemplaires existants du domaine Bordes-Lubat. Tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur le domaine, sur ce vin, peuvent le contacter par mail (en cliquant sur son nom).

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  • VDV#60: O2

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    Vendredisduvin

    Comme un bouffée qui vient ranimer les Vendredis du vin, alors même qu'ils ne sont pas encore morts. Oxygène! Lui, Président, c'est Guillaume GD Wines. Un communiquant qui ne manque pas d'humour. À l'affût de la moindre découverte concernant le vin, entre autres, mais aussi la communication. Lui, Président, il va falloir s'oxygéner. À prendre au sens large. Peut-être tout simplement prendre le large. Sortir de l'esprit étroit du monde de certains buveurs/dégustateurs de vins qui ne savent pas évoquer ce doux breuvage autrement que le nez pincé, en apnée, le petit doigt en l'air quand ce n'est pas dans le cul de leurs contemporains, en se pavanant comme de vieux paons décatis, resservant à l'envi leurs sempiternels sermons* sur ce qu'ils pensent être la meilleure façon de faire du vin, à grand renfort de technologie et d'additifs censés limiter les dégâts irrémédiables que pourraient occasionner ces deux petites molécules en forme de 95C pas sexy pour un sou, et, surtout, avec toujours le même mépris pour toute une frange de vignerons et d'amateurs qui ont l'outrecuidance de ne pas se gargariser de la même façon qu'eux en expirant.

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    L'oxydation, voilà l'ennemi! La réduction aussi, d'ailleurs. Trop d'oxygène au contact du vin ou pas assez, même problématique pour l'œnologue, toute la science du vin n'étant finalement qu'une bête histoire d'oxydo-réduction. À ce propos, est-ce qu'un vin peut-être grand dans la réduction? Je dirais oui, une fois qu'il s'est épanoui au contact de l'oxygène. Que penser alors des victimes des Jivaros ayant chopé la grosse tête?

    Et est-ce qu'un vin dans l'air du temps est susceptible de s'oxyder? L'air est constitué de 78% d'azote et 21% d'oxygène. Le temps est, quant à lui, composé d'un certain nombre de jours, d'heures, de minutes, quand ce n'est pas celui qu'il fait. L'air du temps, c'est un certain pourcentage d'arvine, de pinot blanc et de marsanne. En élevage long, au contact des 21% d'oxygène de l'air humide d'une cave valaisanne tenue secrète et gardée jalousement par un Abbet spécialiste en mécanique des fluides. Un vin à inspirer à pleins poumons, un vin de méditation, apte à faire comprendre la vie, la mort et tout le bazar. Indestructible, grâce à Foxygen!

     

     

     

    Olif

     

    * Dedjieu! Cette fois, l'attaque vient de Suisse, l'Italie ayant botté en touche. De source sûre. Les amateurs de vins exquis sont définitivement poussiéreux, ne se complaisant pas dans le naturel.  La Confédération va-t-elle perdre définitivement sa neutralité et se faire sauvagement attaquer depuis le Jura français voisin par une sauvage bande de naturistes? Pas de quoi se retenir de respirer pour autant.

    http://www.khalisi.com/comics/asterix/personae/pepe.gif

     Copyright Astérix en Hispanie

     

    Car, finalement, rien de bien nouveau sous le soleil lémanique. Le pétard est juste tombé dans le grand lac, mettant néanmoins en rogne fugace quelques esthètes oenophiles genevois. Monseigneur Michou bêle encore, en langue romande cette fois, et c'est de moins en moins compréhensible. Malgré le soutien de l'aristocratie du vin helvétique.

     

     

    P.S.: merci à Franck "Tweetawine" qui m'a involontairement fourni l'idée de cette bouteille des VDV, n'ayant pas réussi à remettre la main sur le vin auquel j'avais pensé en premier.

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  • VDV#59: wine and music!

     

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    Vendredisduvin

    C'est le temps de l'amour, le temps des coprins et de l'aventure. Celle des Vendredis du vin, qui se poursuivent encore et toujours. Grâce, cette fois, à la présidence de Lolita, même si ce n'est pas un hasard. L'amour du vin, Lolita, elle le pratique régulièrement. C'est une Winelover qui aime ton wine. Son wine, elle le boit en music, parfois en dansant, voire même en bikini au bord de la piscine quand la météo le permet. Au cœur de la branchitude parisienne, il lui arrive (parfois) de s'ennuyer à boire des vins que certains bobos trouvent habituellement plutôt fun. Elle réclame alors des vins classiques pour se remettre dans le droit chemin. C'est ennuyeux. Mais pas du Bordeaux non plus, hein? Faudrait voir quand même à ne pas tomber dans le coming out BCBG.

     

     

     

    Le temps des coprins désormais venu, place à celui de l'aventure dans la casserole. Avant de courir dénicher un vin et une chanson qui puissent s'accorder avec ce convivial moment gastronomique et le magnifier. L'amour fusionnel du vin, du coprin et de la musique, il faut le chercher, entre autres, chez Mélaric, Mélanie et Aymeric entrelacés au cœur du Puy-Notre-Dame, un domaine en passe de devenir une valeur sûre du Saumurois, et, évidemment, chez Jacques Dutronc et Françoise Hardy, du temps où ils étaient encore amoureux ensemble. Quand ils chanteront le temps du Clos de la cerisaie, et gais vendredistes et facebookers moqueurs, seront tous en fête, pour célébrer cet accord wine-music un poil tiré par les cheveux.

     

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    Comme si ce premier accord complètement tordu ne suffisait pas, je n'ai pas eu à forer bien loin pour en trouver un deuxième, finalement guère mieux. Migmatite, gamay sur granit du domaine de la Madone, Forez du nord, everybody gonna love this wine today. Née sur un sol d'éboulis granitiques constitués d'argiles et de mica, voilà une cuvée joliment poivrée et fruitée qui constitue un accord patronymique de choix avec la nouvelle recrue du télé-crochet pour ménagères de moins de 50 ans aimant pousser la chansonnette devant leur écran en se trémoussant derrière leur table à repasser les kilos de beau linge séché après avoir été passé une première fois à la machine, j'ai nommé: Mika. Dans cet accord contre nature, le beau gamay bio versus le beau gars à bouclettes, le mica du Forez l'emporte haut la main, de toute Bonnefoy, et on ne se privera pas de siffler la bouteille en ayant coupé le son de YouTube au préalable.

     

     

     Olif

     

    P.S.: et pour tous ceux qui, comme moi, non nostalgiques des cuisines des années 50, ne goûtent pas très fort Mika, je rappelle qu'il ne faut pas se laisser harponner par les sirènes des foires au wine des supermarchés. Un piège déjà pressenti fin des années 70 par The Clash, punks visionnaires qui viennent tout juste de sortir une superbe intégrale dans un beau et ludique coffret collector, non disponible au supermarket, mais uniquement chez les bons disquaires.

     

     

    P.S.2: pour shoper happily, sans être perdu dans le supermarché, rien ne vaut l'acquisition d'un exemplaire de Tronches de vin, 22€ chez les bons libraires.

     

     

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  • VDV#58: SuperVigneron!

     

     

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    ©Gotlib et Éditions AUDIE

     

    Vendredisduvin

    Les VDV, c'est en toute logique le dernier vendredi du mois, mais il a fallu s'y prendre plus tôt pour l'occasion, vacances d'été obligent. Après 57 éditions, soit près de 5 ans d'existence, il est de plus en plus héroïque de trouver un président mensuel. Ce qui n'est pas sans apporter son lot de cheveux blancs à notre dévouée secrétaire générale perpétuelle. Une chance, Tom Delanoue, du blog 1098 (comme le nombre de bouteilles dans sa cave? la pression barométrique qui règne sous son crâne? le millésime de son année de naissance? on ne le saura pas de Citeaux!), gavé depuis sa plus tendre enfance de comics, nous a sorti de sa manche, de sa cape ou de son chapeau, des vendredis super héroiques. Un thème un peu strange, au départ, il faut bien le reconnaître. J'ai bien vibré un chouïa dans ma jeunesse en lisant les premières aventures de Daredevil, de Spiderman, ou du Surfer d'argent. Je me suis même senti tout Chose à la lecture invisible des aventures brûlantes et élastiques des 4 Fantastiques. Et puis, difficile de s'y retrouver dans la pléthore d'histoires à vertu commerciale, de spin-offs, de dessinateurs et de scénaristes. Alors j'ai lâché l'affaire, un peu réactivée avec l'adaptation plus ou moins heureuse de bon nombre de tous ces super-héros en blockbusters cinémascopiques. Comment faire le lien avec le vin, au final? Plutôt nourri à l'école franco-belge, j'ai mis du temps à trouver l'angle d'approche de ces VDV, si ce n'est éventuellement au travers de la lutte finale de Super Dupont contre Bruce Lee, contée avec maestria par the Marcel Gotlib, et qui a vu la victoire incontestable du karatéka par infarctus du myocarde fatal chez son rival franchouillard, consécutif à la sortie d'un camembert du frigo et à la consommation d'un verre de Pommard 69 avec des glaçons. Mais point de camembert au congélo chez moi, pour ne pas risquer l'excommunication de Normandie. Et je bois généralement mon Pommard comme le whisky. Sec, sans glace. Sauf quand j'ai piscine, évidemment. Ou alors, c'est qu'il m'a tuer...

     

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    ©Gotlib, Rhâ-Gnagna

     

    Alors, j'ai levé mon verre vers le ciel. Et c'est là que j'ai vu une grosse tache noire qui se rapprochait de moi à une vitesse grand V. Était-ce un oiseau? Était-ce un avion? Un effet oculaire dû à l'abus de jus de la treille? Ou plus simplement une goutte de vin dans mon œil, suite à un remuage de verre trop vigoureux? Non, rien de tout cela, c'était SUPER VIGNERON(NE)! Pas besoin d'aller bien loin pour dénicher la bouteille de mes VDV, elle était là, sous mon nez!

     

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    Un verre du Plô 2003, superbe grenache collector de cette chère Iris de Lisson, qui vient tout juste de lancer sa dernière offre "primeur", permettant d'acquérir quelques flacons à prix concurrentiel pour une bonne cause, la survie de ce petit bout de vignoble héroïque, arraché à la forêt de châtaigniers, qu'il faut désormais défendre contre l'appétit vorace de hordes de suidés fort malengroins et indélicats, grands amateurs de bons raisins bien mûrs et pas trafiqués, ce qui serait néanmoins plutôt à mettre à leur crédit, prouvant ainsi qu'ils ont quand même bon goût.

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    Super Iris s'apprêtant à prendre son envol depuis la colline de Lisson pour faire ses courses au marché d'Olargues, là-bas, dans la vallée. Peut-être y trouvera-t-elle un slip rouge pour compléter sa panoplie?
     

    Dans le genre super héroïne, Iris, c'est Captain Germanica matinée de Wonder Lisson Woman. Il eût pourtant mieux valu qu'elle descende en droite ligne d'Obélix, super faire-valoir de héros gaulois, afin d'être mieux armée en vue de la digestion d'une demi-quatorzaine de sangliers au petit déjeuner.

     

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    Dans le genre SuperVigneron, on en a un aussi, dans le Jura. Un type doté d'un super pouvoir: celui de changer le raisin en bon vin. Un truc finalement loin d'être à la portée du premier vigneron ordinaire venu. Un de ses vins, biodynamique et sans sulfites, est même capable de sortir "vin de l'année" dans la très rigoureuse sélection du B&D*, qui n'est pas la moitié d'un guide et qui n'a pas non plus la réputation de badiner avec le vin naturel. Il n'y a guère qu'un Hulk gorgé de savagnin gros vert pour réussir ce genre de tour de force! Son nom est Ganevat, Fanfan Ganevat. Un gentil colosse chauve et souriant. Un bath man, véritablement. Un peu comme Bruce Wayne, sauf que lui est obligé de se déguiser pour ça.  Et que, tout Batman qu'il est, il n'y connait pas grand chose en vin du Jura.

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    Les Chalasses VV 2011, vin auréolé au sein d'une gamme irréprochable, particulièrement réussie dans le millésime 2011, paraît pourtant un peu fermé à ce stade. Les Grands Teppes 2011, habituellement plus en retrait dans sa jeunesse, se livre déjà pleinement, avec un supplément de tension et de nervosité. Et puis, le Savagnin Chalasses Marnes Bleues 2011 est une petite merveille de pureté et de précision. Un très très grand vin, sans aucun doute.

    2012 sera par contre une année de très petits volumes. Une récolte de misère d'une qualité pourtant exceptionnelle. Peut-être le plus grand trousseau Plein Sud jamais produit jusqu'à présent, un poulsard de l'Enfant terrible qui se boit au goulot et un pinot noir (Julien et En Billat assemblés) d'une finesse et d'une élégance rares, à faire pâlir de jalousie bien des voisins d'en face.

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    ©Mme Olif

     

    Le Jura a bel et bien son SuperVigneron, il en a même plein d'autres. Nous voilà parés pour un avenir super héroïque!

     

     

    Olif

     

    P.S.: la presse jurassienne a été particulièrement réactive pour saluer la performance de SuperVigneron dans la Bible* du vin. Y associant pour l'illustrer (après autorisation), des photos du Blog d'Olif, s'il vous plaît, mazette! C'est la fête au village! Ce vigneron-là a des super pouvoirs, je vous dis! La photo du "patron" n'est pas de mon fait, par contre.

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    ©Le Progrès


    *B&D: la Bible. Co-écrite par les plus grands dégustateurs français du monde (dont le "patron"), et rééditée chaque année à l’occasion des Foires aux vins**, dont elle constitue l’outil indispensable à l'épanouissement de l’amateur de vins atteint de fièvre acheteuse récurrente courant septembre.

     

    **Foire aux vins : écoulement diarrhéique de bouteilles de vin en grande distribution. Une épidémie saisonnière, initialement automnale, qui permet également la vente d’un grand nombre de bibles (voir B&D) auprès d’amateurs de vin touchés de plein fouet par une irrépressible fièvre acheteuse.

     

    P.S.2: le traitement, pour échapper à la tourista de guides et de bouteilles en GD, c'est de se procurer Tronches de vin. Cet ouvrage de référence, truffé de SuperVignerons, est toujours disponible dans les bonnes librairies ou chez les bons cavistes, sans nécessité de prescription médicale. Non remboursé par la Sécurité Sociale, par contre.

     

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    Crédit photo: Au fil du vin libre, Strasbourg


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  • VDV#57: l'Italie au naturel...

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    "Vous prendrez bien un petit verre pour les VDV?"

     

    ...et la Belgique, aussi, un peu. Antipasti et pro pasta au menu, avant un cornet de frites et des croquettes de crevettes le lendemain. Le match Italie-Belgique de ces 57èmes Vendredis du vin s'est soldé par la victoire des deux équipes sur le score sans appel de 47 vins naturels italiens qu'on ne boira surtout pas avec Monseigneur Michou. Cela ne nous dérange pas plus que cela qu'il nous les laisse. S'il n'aime pas ça, il n'arrivera malheureusement pas à en dégoûter les autres. Un article maladroit, mal venu, publié malencontreusement dans le Gambero Rosso* ce printemps, et qui lui a valu les foudres de bon nombre de vignerons italiens parfaitement fréquentables. Ce qui a, du coup, nécessité un acrobatique rattrapage aux branches via moult communiqués du B&D, pour que sa Sainteté du vin non naturel ne soit pas définitivement grillé en terre transalpine (de cheval), c'est pourtant tout le mal qu'on aurait pourtant pu lui souhaiter.

     

    Le sang du moine Cantillon, ex-monomaniaque alsacien reconverti aux charmes des vins libres, en particulier italiens, ne fit que 33 ou 45 tours avant qu'il ne se décide à user de sa présidence éphémère des VDV pour rendre gloire à la Vespa pratiquée en mode naturiste, tout en plantant moult banderillas dans le dos de sa Monseigneurité, meilleur dégustateur français du monde, mais pas de vin italien, il faut croire. Et des autres vins sans doute non plus, j'en ai bien peur. Et ce n'est pas un belgicisme, pour une fois, une fois (celui-là, c'en est un, par contre).

     

     

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    Vendredisduvin

    Les VDV, c'est théoriquement le dernier vendredi du mois, mais on a anticipé. Le Président des Brusseleirs avait lui aussi pris les devants, annonçant son copieux sujet aux vacances de printemps afin de laisser le temps aux participants de le préparer, voire de se préparer, pour ceux qui avaient choisi l'option Bruxelles pour se gaver d'Italie une fois, j'en ai bien peur (là, c'est un belgicisme!).

     

     

    Le véritable rendez-vous des Belges, ce fut deux petites heures après Thalys, mais on n'allait quand même pas se priver d'un petit café en attendant la correspondance à la Gare du Nord.

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    D'autant, qu'une fois à Bruxelles-Midi, on allait rentrer directement dans le vif du sujet. Direction Rue Basse (Blaese pour les Flamandophones, même pas roses). Chez Massimo, au Studio 126, atelier déco-cave à boire et à manger. Tenue par un véritable œnologue formé dans une vraie école italienne d'œnologie, en plus: Massimo Coletti, le roi du Prosecco bien secco.

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    Une dégustation gentiment orchestrée autour d'une dizaine de vins italiens gracieusement mis à disposition par Massimo et l'enoteca Cantucci, une cave belge à vins naturels italiens, parmi lesquels je retiendrai un Paski 2010 de la Cantina Giardino, au magnifique accord vino-ungulaire, ainsi qu'un Vino bianco bien orange de l'Azienda Trinchero (voir la photo en en-tête).

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    Une dégustation globalement très homogène et passionnante, qui est venue se marier divinement avec des planchettes de charcuterie, fromages, saumon et sardines de premier choix. Rien que du naturel, en fait!

     

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    Déjà 16 heures! Il est temps de filer au 90 rue du Page. "Je ne suis pas Ixelles que vous croyez!" nous a négligemment fait remarquer le sieur Basin en tapotant sa montre pour nous signifier un po 'in ritardo sur l'horaire initialement prévu et ce, avant qu'il ne fasse la tronche. 

     

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    En guise d'apéritif, une dégustation des vins de la Tenuta di Valgiano, en présence de Laura di Collobiano. Le Rosso 2010, à dominante de sangiovese, complété par syrah et merlot, est une petite merveille de fruits, au grain de tanin très fin et délicat et à l'expression enjouée, très naturelle.

     

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    Après avoir dégommé quelques quilles hors sujet et un morceau de vieux Comté Petite d'octobre 2011 (fruitière de Bouverans), il était temps de se caler le ventre avec des antipasti et la Pasta. Au Caffe al Dente, évidemment. Un petit coin d'Italie délocalisé à Uccle, où il fait bon venir en Fiat 500 chromée boire un Limoncello quand le thermomètre belgicain flirte avec les températures de la botte.

     

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    Crédit photo Caffè al dente

     

    À défaut de limoncello, il est possible de goûter à l'occasion plus d'une quarantaine de vins naturels italiens. Au décours d'une soirée privée, évidemment, orchestrée par le grand apothicaire bruxellois, maitre d'œuvre des Brusseleirs, cette horde sauvage constituée dans le seul et unique but de faire pâlir d'envie tous les autres participants aux Vendredis du vin, au vu du nombre de flacons débouchés à chaque session. Force est de reconnaître que les Brusseleirs ont grands yeux et grand ventre, et qu'il est dur de les suivre sur leur terrain. Un double match à l'extérieur (Italie à Bruxelles) qui a été arrêté par décision de l'arbitre, au bout d'une trentaine de flacons débouchés, une petite dizaine ayant dû rester aux vestiaires. La cause: des joueurs au bord de l'asphyxie vinique. Et pourtant, certains sont plutôt aguerris!

     

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    Démarrée sur un rythme peut-être un peu lent, mais finalement satisfaisant pour bien apprécier les vins et les antipastis servis en même temps, la dizaine de blancs servis fut un plutôt beau moment, relativement homogène. Les stars blanches de la soirée sont venus de Sicile, avec un décoiffant SP 68 2012 d'Ariana Occhipinti, ou le muscat d'Alexandrie transcendé, et un Cos Rami 2011 de Giambattista Cilia et Giusto Occhipinti. Cos, le meilleur Rami de l'homme, quand il n'est pas d'Estournel.

     

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    Crédit photo Brigitte Marien pour les Brusseleirs

     

    Côté rosso, le rythme s'est un peu accéléré, sous l'impulsion d'un Patrick Böttcher survitaminé, qui trouvait que nous avions mené un peu trop la dolce vita bianco... Un train de sénateur jusque là, peut-être, mais qui a laissé aux vins le temps d'être goûtés et appréciés (ou pas). Vu le nombre de vins rouges à déguster, c'était une nécessité de passer la surmultipliée. Même s'il aurait sans doute fallu restreindre la play-liste et se concentrer sur le meilleur. Les 5 premiers vins ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable, hormis le Il Frappato d'Arianna Occhipinti, servi en apéritif rouge. Il fallu attendre le Massa Vecchia Le Querciola 2009, dans une version non bouchonnée, pour vibrer à nouveau. Suivi du Macchiona 2006 de la Stoppa, du Tenuta di Valgiano 2010 déjà goûté l'après-midi, mais en magnum cette fois, du Colombaia, du Fonterenza et enfin du Poggio Cuccule 2008 de Caspri, une des grandes bouteilles de la soirée, au coefficient de torchabilité digne d'un pinot noir alsacien de Patrick Meyer, conseiller du domaine à l'époque.

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    Crédit photo Brigitte Marien pour les Brusseleirs

    Pause Dinavolo 10 avec le fromage, histoire de passer à l'orange après tout ce rouge, dont aucun n'était vert. Et retour au rouge, tant les vins naturels sont tous Teroldego entre eux, et encore plus ceux d'Elisabetta Foradori.

     

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    Crédit photo Brigitte Marien pour les Brusseleirs


    Une dégustation planifiée crescendo, c'est une évidence, avec à suivre un Pacina 2008 de belle facture, suivi d'un Brunello de Montalcino 2005 Il Paradiso de Manfredi évolué et asséchant (une déception, tant il avait été annoncé comme un vin immense, peut-être même le meilleur vin du monde), puis d'un magistral Barolo 2008 de Rinaldi, qui constituera le parfait point final à la dégustation. 7 bouteilles resteront aux vestiaires, par arrêt de l'arbitre, dont un Barbareco Pajé 2003 de Luca Roagna. Un banc 4*, digne de celui des meilleurs clubs du Calcio!

     

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    Et puis, comme en Belgique, tout doit finir par un bon cornet de frites pour accompagner des Gambero grigio**, d'une gourmandise exquise, le dimanche midi, avant de prendre son TGV à la Gare du Midi. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour changer des pâtes! Merci Friture René.

     

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    Olif

     

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    * Revue italienne sur le vin et la gastronomie, aux relents de crevette avariée, parfois.

    ** En italien dans le texte, cette croquette belge à base de crevettes grises, toujours d'une qualité extra, se mange très chaude jusqu'à s'en brûler les doigts, la gorge et l'œsophage. En Belgique, on l'appelle tout simplement "croquette de crevettes".

     

    P.S.: pour un compte-rendu exhaustif (et même plus) de cette mémorable session des VDV, prière de se rendre à l'Apotheek Böttcher, là où le bon vin naturel italien est remboursé par la Sécurité sociale.

     

    P.S.2: pour ne pas être en reste et jouer aussi les prolongations, la délégation jurassienne à ces 57èmes VDV a remis le couvert à deux ou trois reprises. Avec le Barbaresco Pajé 2003 de Luca Roagna, en mode repêchage, d'une fraîcheur étonnante sur le noyau de cerise, puis un Barbaresco Crichët Pajé 1998, au nez envoûtant de chocolat au kirsch avec une fine touche d'épices, et enfin un Dinavolo 2008 de Giulio Armani, somptueux vin orange, non mais allo quoi, pas l'opérateur téléphonique, idéal avec un plateau de fromages.

     

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  • VDV#56: trou de mémoire...

     

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    Vendredisduvin

     C'est le dernier vendredi du mois. Un mois de mai bien pourri sur lequel il tarde à beaucoup de monde de tirer un trait. C'est Vendredi du vin et j'ai failli oublier. Modestement, je n'en ai encore manqué aucun et celui-là a failli passer à la trappe. Oublié et modeste, c'est justement la thématique choisie au hasard Balthazar par Jeff Heering, Brusseleir dans l'âme, qui n'aurait pas aimé que le mois de mai soit finalement oublié des vendredistes bruxellois. Sans compter que, sans présidence ni sujet de VDV, les Brusseleirs n'auraient modestement pas su quoi boire lors de leur pantagruelique rencontre  mensuelle, qui renvoie en cour de récré n'importe quel autre participant plus modeste à ce grand raout vinique, fier et content d'arriver avec sa belle, unique et jolie bouteille collant à la thématique du mois.

     

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    Alors, pour tenter d'égaler a minima la performance la prouesse récurrente de ces Belges un peu fous, j'en  ai bien peur, ce ne sera pas d'un seul cépage oublié et modeste dont je voudrais parler aujourd'hui, mais au moins d'une quinzaine. Tous réunis dans la même bouteille, j'espère que l'on saluera la prouesse, digne d'un VDV Brusseleir minimaliste. Béclan, mézy, gueuche, gouais, gamay blanc, portugais bleu, enfariné..., les autres je les ai oubliés. Certaines âmes bien pensantes auraient d'ailleurs bien voulu qu'ils soient définitivement éradiqués, et ce dès 1772 au Parlement de Besançon, mais ce patrimoine ampélographique a été sauvé de l'oubli total, grâce à l'obstination et la persévérance de jeunes vignerons, qui n'hésitent pas à reprendre les micro-parcelles de ces petits papys qui vinifiaient, souvent pour eux-mêmes, un vin rouge de pays un peu rustique, certes, mais gouleyant et préservé des nombreux travers de l'œnologie moderne. Du rouge qui ne tache plus tant que cela, pour un peu que l'on apprécie les vertus d'un vin réellement authentique.

     

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    Le Ratapoil, Étienne Thiébaud, Fanfan Ganevat, le domaine Pignier..., tous ont choisi de préserver ces vieux cépages de la disparition, n'hésitant pas à en replanter, sous le manteau parfois, afin que la richesse viticole du Jura soit préservée. Et pour démontrer que tous ces cépages modestes, honnis, méprisés peuvent donner naissance à des vins simples rustiques mais de grande qualité. S'en passer serait misère...

     

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    Olif

     

    P.S.: les vendredis de la peinture, ça commence aussi aujourd'hui. Michèle Aubéry, du domaine Gramenon, expose ses toiles pendant un mois à la Pointe du Groin. Ce n'est pas à Cancale que ça se passe, mais chez Thierry Breton, à Paris, dans le Xème. 

     

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  • VDV 55: le contrepied girondin

     

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    Vendredisduvin

    Soyons footballeurs! Des Vendredis du vin pour sportifs décérébrés baballe au pied ou supporters du PSG, c'est la thématique choisie par le Bicéphale buveur, ancien international de l'équipe lusitanienne dans les années 50, réincarné en Bigfoot bressan pour le plus grand bonheur (?) des vendredistes plus ou moins concernés par la chose footbalistique.

     

    "Le foot le foot le foot le foot le foot, on ne voit plus que ça!" Carton rose, Monsieur l'arbitre Bicéphale, carton rose! Parce que, finalement, c'est plutôt d'actualité. Et que, de surcroît, ce sport-là, on n'en a rien à foot.

     

     

    Une manière élégante de prendre le contrepied du sujet des VDV en ouvrant un vin ordinaire pour moi, vinifié plutôt naturellement, avec le minimum de sulfites. Du vin de France qui prend néanmoins le contrepied de sa région d'origine, que beaucoup s'enorgueilliraient d'afficher en grand sur l'étiquette. Du vin de quelque part, élevé  autrement que l'immense majorité de ses pairs, dans un coin de Gironde qu'il ne s'autorise plus à revendiquer. Un joli contrepied de nez à l'establishment qui continue d'ergoter sur le pourquoi du comment du vin nature, contestant son existence même, tout en admettant l'intérêt de réduire légèrement les doses de soufre afin qu'il n'y en ait plus trop, mais quand même largement suffisamment. Lamery, le vin de France Autrement, élaboré par Jacques Broustet dans le 33490, pas très loin des vestiaires de l'équipe de l'estuaire, celle qui porte un maillot de la même couleur que son vin. Pff!, ce qu'il ne faut pas faire pour ne pas prononcer le nom de Bordeaux et ne pas s'attirer les foudres de la DGCCRF! Une bouteille qui fait plaisir à boire par ses tanins ultra frais, une approche bordelaise différente (Autrement, quoi!) pour un Vin de France hautement recommandable.

     

    Olif

     

    P.S: à court d'inspiration sur le vin contrepied, j'avais imaginé tacler le Bicéphale avec un vin contrepet. Humour et à peu près, la fiente de l'esprit qui vole ne m'a jamais plus procuré plus d'angoisse que celle du gardien de but au moment du pénalty.

    Le seul, l'unique, le véritable contrepet de lapin, c'est celui de l'Ami Chenin, que beaucoup citent sans l'avoir jamais goûté. Le Goût de mon blanc n'a pas encore fini de faire jaser!

     

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  • VDV#54: soyez joueurs!

     

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    Vendredisduvin

    Soyons joueurs! Des Vendredis ludiques autour du vin, c'est le challenge proposé par Anne Graindorge, la vibrionnante nouvelle présidente des VDV, le temps d'un petit jeu de colin-maillard avec bouteille.

     

     

     

     

    Dégustation à l'aveugle: manière de déguster, avec des chaussettes, des lunettes noires et une canne blanche. Certains n'y voient goutte, d'autres en braille.


    Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Jouer à colin-maillard tout seul, ce n'est pas drôle, mais il y a des variantes. Il n'est pas impossible de trouver dans ma cave des bouteilles improbables, parfois clandestines, offertes par des groupies ou des admirateur(e)s, sous le futile prétexte que je donne parfois l'impression de m'intéresser à la chose. Cette chose, c'est le vin, évidemment, tous les esprits bien placés l'auront aisément deviné.

     

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    Pour ce qui est de deviner ce qu'il y a exactement dans cette bouteille, par contre, il faudra se lever tôt. Vin de contrebande, non étiqueté, petite production familiale, réservée à la famille et non commercialisée. Pas si mal que ça, finalement. Un accent à couper au couteau, quelques touffes de poil aux pattes, des notes rancio sur un fruit kirsché, une sucrosité tout de même assez présente. Même pas besoin de chaussette pour masquer l'étiquette. Il n'y en a pas. Mais alors, jouez donc, amis lecteur(e)s du Blog d'Olif! Qui saura me dire ce qu'il y a exactement dans cette bouteille et d'où elle provient? Parce que moi, je n'en ai pas la moindre idée..! Enfin si, un peu. Mais comme c'est moi qui fixe les règles, j'ai le droit de tricher.

     

    Olif

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    P.S.: le week-end du 6-7 avril, Olne, sweet Olne tiendra une nouvelle fois salon. Cette année, ça se passera dans le nouveau hall omnisport de la ville. Malgré la proximité de la ville, ça ne devrait pas trop sentir le liège, juste un peu le herve affiné à point chez les vignerons très natures. Et on y croisera sans doute quelques tronches de vigneron(ne)s.

     

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    P.S.2: plus au sud, à Bédarieux, c'est Christine Cannac qui invite en coup de vin. Mais il faudra néanmoins prendre son temps, car on devrait également y croiser quelques tronches sudistes.

     

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    P.S.3: Et le 8 avril, tous en Beaujolais, pour la désormais célèbre Beaujoloise et son pendant bio la Biojolaise, ainsi que la petite dernière la Beaujol'Art. Bien Boire en Beaujolais, tout un programme! Et toujours des tronches...

     

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  • VDV#53 et vins oranges: Veni, Vini Vivi, Vici!

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    Vendredisduvin

    Marre du rouge, du blanc ou même du rosé? Passe à l'orange! Sans être verbalisé. Grâce à Sand la Blonde, de la Pinardothek, oufti! Elle n'est pas blonde pour de vrai, en fait (enfin, je ne suis pas allé vérifier sous son chapeau), et elle ne trempe pas sa plume dans le sirop de Liège. Les Vendredis du vin lui ont inspiré cette thématique mécanique: orange, ô des poires. Et des scoubidous s'il le faut, pourquoi pas?

     

    Le vin orange, cet inconnu en vogue, n'a rien à voir avec celui que fait ta belle-mère, en faisant macérer une orange non traitée au dessus d'un mélange d'alcool et de sucre. On n'est quand même pas là pour boire du Cointreau, oufti? Quasi indissociable d'une vinification en amphore, comme le pratiquent les Géorgiens, les Slovènes ou les Italiens, il est le résultat d'une macération pelliculaire des raisins blancs. Une pratique qui fut abandonnée par l'œnologiquement correct, mais vite récupérée par le marché des lessives domestiques, dans le but d'obtenir des vins blancs plus blancs que blancs.

    J'en ai déjà goûté un certain nombre, depuis quelque temps, des français, des rhodaniens, des jurassiens, et des italiens, surtout. Des jaunes oranges, même, avec ce savagnin cuvé 1992, élevé 6 ans sous voile par Stéphane Tissot, amoureux de longue date des vins de Radikon. J'aime ce nez souvent envoûtant, riche et puissant, cette dimension tannique sur un blanc et puis cette bouche surprenante, souvent en contraste, très sèche et très vive.

    Des vins oranges, il y en avait un certain nombre à la Dive. Des Géorgiens, des Italiens, des rhodaniens aussi, chez Philippe Viret le pape de l'amphore en France, des alsaciens, chez Stéphane Bannwarth, qui a importé des qvevris géorgiennes pour les enterrer dans le Bas-Rhin et les remplir de gewurtztraminer et de pinot gris... De quoi largement baigner dans l'orange de façon mécanique.

     

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    Et puis, la semaine d'après, sur les bords du lac de Neuchâtel, sous un ciel bleu, devant une eau bleue, sur des terres blanches de neige, des vins oranges, aussi. Veni Vinivivi, vici! 1er salon des vins naturels à être organisé en Suisse. En voilà une bonne nouvelle! De l'avis des vignerons et des exposants venus de France plus ou moins lointaine, une organisation sans faille, propre en ordre, avec ponctualité et tout le bazar. Les Italiens et les Espagnols n'avaient sans doute aucune raison de se plaindre, je ne leur ai pas posé la question. Quant aux Suisses, ils auraient sans doute aimé, pour le fun, qu'un grain de sable vienne troubler le bon ordre établi, mais il n'en a pas été question, comme à l'habitude. Descendu de ma montagne sur un chariot chargé de paille, j'ai bien failli ne pas m'arrêter à l'orange. Mais j'ai vite fait marche arrière, pour ne pas perdre le bénéfice de quelques points sur mon permis de boire.

     

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    Olivier Pittet fait partie de la génération novatrice des vignerons valaisans. Installé depuis 2004, à la tête de 6 hectares, il n'exerce pas encore son métier de vigneron-encaveur à plein temps. Vignoble totalement enherbé, hautes densités de plantation, petits rendements, il se démarque de la majorité de ses confrères de Fully. Passionné par les vieux cépages, il est parvenu à sauver de l'extinction la grosse arvine, en couvant les 4 derniers pieds encore connus dans le vignoble. Parce que, évidemment, si l'on connait très bien la petite arvine, cela veut dire implicitement qu'il en existe une plus grosse! De la grosse arvine, il n'y en a pas la queue d'un grain, dans ce Vin orange, issu d'une macération longue de marsanne et pinot gris. Pas nom plus le moindre petit bout d'une amphore, mais un élevage en fût de mélèze, un contenant largement utilisé il y a longtemps de cela en Valais, avant de tomber bêtement en désuétude, tant il est intéressant, car ne boisant pas les vins. Un vin réellement étonnant, au nez surmaturé sec et puissant, mais à la bouche plutôt stricte. Un finale explosif pour une gamme globale très séduisante, mention particulière aux Racines de Fully, de vieux gamays hautement buvables et recommandables.

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    Et puis, ultime escapade sur la lune, un vin bleu m'attendait quelques tables plus loin. Luna Blu 2010, à ne pas consommer avant 2017, selon Bertrand Habsiger, vigneron à Caspri. Yes you Toscane, mais c'est quand même déjà ultra bon et ultra orange!

     

    Ultra Orange, justement, tiens!

     

     

    Olif

     

    P.S.: Vinivivi fut un immense succès, apparemment. Il faut croire qu'il y avait une demande helvétique pour ce type d'événement. Ce fut l'occasion pour moi de découvrir les vins du domaine de Chèrouche. Le Valais au naturel grâce à Marc Balzan et une totale redécouverte de certains cépages autochtones, vinifiés de façon minimaliste. Un gros coup de cœur, qu'il faudra aller confirmer sur place bientôt, c'est tout le mal que je me souhaite!

     

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    Et puis l'occasion aussi de croiser à nouveau la plus belle barbe souriante de Fully, une belle et vraie tronche de vin, qui sait être sérieuse pour la photo!

     

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  • VDV#52: (R)assembler, vin collectif

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    Vendredisduvin

    Les blogueurs, ces farouches individualistes forcenés, ont-ils tendance à se la jouer trop perso, d'une manière générale? Pas lorsqu'ils participent aux Vendredis du vin, cette réunion collective mensuelle, en tout cas. Tous unis autour d'une même cause, ils partagent leurs bouteilles virtuellement avec leurs co-religionnaires. Le P'tit blanc, sans se hausser du col qu'il n'a pas, a voulu nous ramener à la grande aventure humaine et nous faire parler de vin coopératif, d'œuvres collectives et d'utopies concrètes. Tout petit déjà, sans doute, il préférait les sprints du peloton aux courses contre la montre individuelles. Et ce, bien avant que Lance ne joue aux fléchettes dans la chambrée, avec le cul de ses co-équipiers pour cible.

    Le vin conçu comme un sport co? Oui, ça existe. De la vigne au chai, tout peut se faire en équipe, à la coop ou pas. Même quand on n'est pas sur place, tiens!

     

     

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    Attention, le vin peut (R)assembler..! (R)assembler, vin collectif, c'est le projet un peu fou de Renaud Berthoud, du Mazet des CroSes, une vente en souscription d'un genre nouveau: impliquer les participants à l'élaboration du vin qu'ils ont pré-acheté. À deux reprises, des échantillons prélevés sur fût ont été adressés aux 24 souscripteurs. On a pu goûter, regoûter, assembler, jouer à la dinette pour certains et donner notre avis. Sur ce qu'on goûtait, sur la proportion de l'assemblage, sur l'étiquette, sur plein d'autres choses. On ne s'est pas leurré non plus, hein? Les avis furent parfois divergents et il a fallu trancher. Renaud l'a fait, évidemment. Parce que c'est lui le seul et unique vigneron, d'abord. Et qu'il était le plus à même de juger de l'évolution du vin. Mais, dans la mesure du possible, il a tenu compte des sensibilités. Au final, ce vin collectif 2009, composé de 30% merlot, 30% cabernet-sauvignon, 25% grenache et 15% syrah a été produit à 2000 exemplaires. C'est un joli reflet de l'état d'esprit du Mazet, je trouve. Un vin (d'un joli coin) de France, éparpillé façon puzzle, qui a fini par se reconstituer dans une bouteille.

     

    On peut se le procurer chez Vinivert ou sur Vins Étonnants, deux belles adresses collectives pour acheter du bon vin.

     

    Olif

     

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  • VDV#51: À mon dernier VDV...

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    Vendredisduvin

    Les Vendredis du vin, cette fois, c'est fini. Ce seront les derniers avant la fin du monde et du mois de décembre! Seuls les rares blogueurs ayant planté leur tente au sommet du pic de Bugarach pourront encore poster deux ou trois tweets avec leur téléphone portable, avant que ne disparaisse également la dernière antenne-relais de ce monde soit-disant civilisé. Prêt pour le grand chaud vinique concocté par le ShowViniste. Paré pour l'effroi du néant, dans l'espoir d'une réincarnation. Pourvu que ce ne soit pas en bon vivant ...

     

    A mon dernier VDV
    Je veux voir mes compères
    Eva et Antonin
    Morgon et la Pipette
    En guise de tronches de vin
    A mon dernier VDV
    Je veux voir mes copains FB
    Et le gratin de la blogosphère
    Et puis le buveur Bicéphale
    En guise de curé
    Et je veux qu´on y boive
    En plus du vin de messe
    De ce vin si joli
    Qu´on buvait en Arbois
    Je veux qu´on y picole
    Après quelques vins jaunes
    Un BIB de Beaujol'
    Venu du sud de Beaune
    Puis je veux qu´on m´emmène
    En haut de l'ebuzzing
    Voir les autres vomir
    En avalant leurs doigts
    Et puis, je veux encore
    Lancer mon verre au ciel
    En criant : "VDV est mort!"
    Une dernière fois

    A mon dernier VDV
    Surtout pas de grand cru
    Je veux courir tout nu
    Dans les Grands Vergers
    A mon dernier VDV
    Je ne veux pas boire soufré
    Levuré ou enzymé
    Ou même trop boisé
    Quand j´aurai dans la panse
    De quoi noyer la Blogosphère
    Je briserai mon verre
    Pour faire le silence
    Et twitterai à tue-tête
    Au vin nature qui s´avance
      Tous ces beaux jus en transes
    Qui font peur aux wine-critiques
    Puis je veux qu´on m'emmène
    En haut de l'ebuzzing
    Voir le Baron qui chemine
    Lentement vers son compte-rendu
    Et là, debout encore
    Je boirai de l'Arbois
    Sans crainte et sans remords
    Une dernière fois

    ...

     

     

    Mille excuses au Grand Jacques, le seul, l'unique, le vrai, pour avoir ainsi gâché son ultime gamelle. Ce sera la dernière fois, VDV est mort, avec le reste du monde. Cette ultime goulée d'Arbois lui est entièrement dédiée.

     

    N'empêche, l'éternelle question demeure: y aura-t-il de la neige en décembre, avant la fin du monde?

     

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     Pour l'instant, la réponse est oui!

     

    Olif

     

    P.S.: cet Arbois trousseau Grands Vergers 2005 de Michel Gahier est un petit bonheur de trousseau, épicé, dense et croquant, qui permettra de passer le pied alerte dans l'autre monde.

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  • VDV#50: cinquante 50

     

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    Vendredisduvin

    Les Vendredis du vin en chiffre, c'est 67 mois d'existence, 1492 participants différents (pas la peine de vérifier, j'ai dit ça complètement au pif), 458899 bouteilles dégustées (je les ai toutes comptées une par une), et ceci en partie grâce à l'arrivée des Brusseleirs. Les chiffres, c'est aussi l'affaire de Laurent Baraou. À l'origine de cette manifestation internautique, en compagnie de Liza Roskam, de Vinorati,  il a ouvert le bal avec moins de 12, il enchaine un pas de danse avec un coup de 50, à l'occasion de son cinquantenaire à lui tout seul et de la 50ème des VDV.

     

    50 cl ou rien, voilà qui est un peu fort de café, surtout pour les 50 Brusseleirs, qui ne sauraient se contenter d'1cl par personne, là où un magnum suffit à peine à étancher leur soif inextinguible de tout ce qui est liquide, fermenté, à bulle, à mousse, ou même pas. Ils ont d'ailleurs fait savoir leur mécontentement au Président en sélectionnant un grand nombre de flacons, comme à leur habitude, mais des grands contenants de 150cl sur lesquels ils ont fort discrètement et astucieusement barré le chiffre 1.

     

    Il est paradoxalement curieux de constater que les vignerons français font rarement les choses à moitié. Ils font des demies, certes, mais une demi-bouteille, c'est 37,5cl, un contenant généralement réservé à la restauration, sauf cas particulier. Mais, même pour un repas frugal et peu arrosé, il faut reconnaître qu'à deux convives, c'est clairement insuffisant, à moins d'avoir invité le Président de l'ANPAA à déjeuner. 50cl, c'est généralement un format plutôt réservé aux vins "bizarres", aux oxydatifs du troisième type, aux curiosités pleines de vilains défauts ou, alors, aux vins liquoreux, des gourmandises sucrées que l'on est censés consommer avec gourmandise et modération, non pas en raison du taux d'alcool, mais plutôt de la quantité de sucre de certains de ces vins, capable de plonger en coma acido-cétosique n'importe quel humain en bonne santé, même pas diabétique au préalable. 50 cl, finalement, ce n'est jamais que la moitié d'un litron, 100 bons centilitres, la véritable mesure que l'on n'aurait jamais dû abandonner pour quantifier le pinard. Les Helvètes, fort pragmatiques, ne rechignent pas à utiliser ce format entre-deux, qui rend le prix du flacon plus doux, même si, rapporté au déci (pour décilitre, évidemment, mesure traditionnelle du verre de vin commandé au comptoir helvète), le coût est certainement plus élevé. Il faut croire que, là-bas, la manipulation des chiffres et des nombres (notamment sur les billets de banque) y est un sport national. Beaucoup de vins y sont donc conditionnés en 50 cl (ou 500 ml, ou encore 0,50 l), qu'ils soient rouges, blancs, moelleux, liquoreux, oxydatifs, ou pas.

     

     

    Ce ne sont donc pas moins de 50 flacons de 50 cl que j'offre ainsi à Laurent Baraou, pour beaucoup venant de Suisse voisine, dont plusieurs cartons de 6 pour arriver à bon compte. L'essentiel reste de participer et aussi de faire la nique aux Brusseleirs... Parmi eux, du blanc (Petite Arvine 2004 et 2007 de Romain Papilloud (impeccablement salines), Arvine 2004 de Christophe Abbet, Marsanne Grain d'Or 2007 de Marie-Thérèse Chappaz,...), du rouge (Cornalin de Vétroz 2004 et 2007 de Romain Papilloud, juste à point, Côte Rotie 2006 Élégance de Jamet, forcément élégante, ...), de l'oxydatif (Évidence et Fleur de Damoiselle de Claude Courtois (une grosse, très grosse bouteille, que ce 99, malgré la petitesse de son format), Savagnin ouillé 2003 de Pierre Overnoy, L'air du Temps 2001 de Christophe Abbet, Poil de Lièvre de Mas Foulaquier, Fine gueule de loup du Loup Blanc, Hyper Bole 2002 du domaine René Rieux (clin d'œil au Président Lolo), ...), du liquoreux (Volupté 2004 de Romain Papilloud, Malvoisie de Gérald Besse, Maria Juby 2003 de Patrick Baudouin, Tokaji du Château Deresla, Barréjats 2001 en Sauternes, un vieux grenache noir de la Tour Penedesses, ...) et aussi du bizarre. Comme ce Suyquiême 2004 de Fanfan Ganevat, une sélection de grains nobles de vieux cépages jurassiens, vendangés en décembre 2004. Équilibre demi-sec (après probable nouveau départ en fermentation en bouteille, comme en témoigne le soulèvement du bouchon, la coulure de la cire et la légère baisse de niveau), avec une pointe de gaz persistant, des arômes de fruits secs sur une base acidulée et, au final, un vin très fin, gracile, sur le fil, judicieusement conditionné en bouteille de 50 cl.

     

    Olif

     

     

     

     

     

     

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