22 avril 2012
Terres et vins de Champagne 2012: bulles meunières...
4ème édition du salon Terres et vins de Champagne, et ces drôles de zèbres champenois, des vigneron(ne)s amoureux(ses) de leurs terres, ne sont toujours pas à courts d'idées. La Champagne qui bouge, celle du vin et des terroirs, arborait cette année fièrement un maillot à rayures. Quand ce n'était pas un string ou un écharpe. Il a fallu le voir pour le croire.

En prélude à Terres et vins, les vignerons ont donné du grain à moudre à quelques privilégiés, invités à vagabonder le long de la Marne, sur les traces du meunier. Le pinot, bien sûr, pas celui qui dort. Tous dans le bus, direction la vallée de la Marne, en passant par tous les plus beaux villages champenois du monde, notamment Mareuil sur Aÿ, à l'exception de quelques-uns non situés sur le trajet (Merfy, au hasard). Avec trois haltes désaltérantes du côté de Chavot, Mareuil-le-Port et Œuilly, après l'accueil champenois traditionnel, plein de bulles, évidemment.

À Chavot, juste à côté de l'église, un fossoyeur bigleux a manqué son coup et donné un grand coup de pioche dans les vignes. Mais au grand bal des Quat'z'arts champenois, Aurélien Laherte avait fait les choses comme il faut. Pas de cercueil dans le trou soigneusement creusé au préalable, mais un aperçu du sous-sol champenois crayeux où le meunier se vautre avec délectation, dans la craie, et pas dans la farine.
Arrivés à bon port du côté de Mareuil (pas sur Aÿ, mais Le Port), vue plongeante sur le village de Festigny et sa forêt de chataigniers coiffant le vignoble, avec, dans le verre, deux pinots meunier du domaine Bérèche, l'un clair, l'autre champagnisé. La terre, le vin, les bulles, la Champagne...
Étape suivante, Œuilly, pour un dégorgement d'Antan et dans le sens du vent, au domaine Tarlant. Une véritable leçon, délivrée par un Maître, ravalant définitivement au rang d'amateur les vidéo-blogueurs qui cherchent à faire leur intéressant.
Goûtée en plusieurs versions, récemment dégorgée ou sur un millésime plus ancien, et en plein vent, la Vigne d'Antan du domaine Tarlant est un véritable hymne au pinot meunier, d'antan comme d'aujourd'hui.
Destination finale de cette randonnée en autocar au cœur de la vallée de la Marne: Fleury la rivière, pour une potée champenoise autour du feu, au milieu des vignes, en musique et au bord d'un étang. Évidemment arrosée de moult flacons de Champagne et Coteaux champenois, de chacun des vignerons de l'association.
Avec quelques raretés liquides particulièrement impressionnantes, comme ce Coteaux Champenois Trépail rouge 2002 de David Léclapart, Minéral 1992 de Pascal Agrapart sur un vieux Comté sorti d'on ne sait où, ou encore ce Marc de rouge de Bouzy 1967 de Benoit Lahaye pour finir de remonter le temps.
Cette soirée fut également l'occasion de remettre le Prix Terres et vins de Champagne à Jordi Melendo, ambassadeur espagnol du Champagne, qui s'est vu également offrir en cadeau une magnifique bouteille de Cava. Avec quelques bulles champenoises pour comparer, évidemment.
Le lendemain, tout le monde avait rendez-vous au Castel Jeanson pour goûter aux vins clairs 2011 et à leur version champagnisée des millésimes antérieurs. 2011, une année compliquée qui fut plutôt bien négociée par tous ces vignerons soucieux du travail de leurs terres et de la qualité de leurs vins de Champagne. Des vins globalement de belle et bonne qualité, élaborés par des vignerons de plus en plus tentés par la biodynamie pour valoriser leurs sols.
Une sortie champenoise terminée en apothéose par un apéritif crépusculaire en after, sur les toits d'Aÿ, où il ne fallait pas être paresseux pour y grimper. Le (la) Champagne, c'est comme la montagne, ça vous gagne!

Olif
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09 avril 2012
Gourmandises de Pâques
©Librairie Armand Colin, Paris
On ne fête pas Pâques sans casser des œufs, c'est une évidence. Pâques gourmand, Pâques facétieux, Pâques aux tisons, pacotille... Se replonger dans ses lectures d'enfance et retrouver avec une joie empreinte de nostalgie ce bon vieux Sapeur Camember, né le 29 février 1844 et déclaré en mairie de Gleux-les-Lure (Saône supérieure). Fils d'Anatole Camember et de Polymnie Cancoillotte, les aventures de François-Baptiste-Ephraïm, futur sapeur facétieux, ont été contées, il y a déjà fort longtemps de cela, par Georges Colomb, alias Christophe, un des pères de la BD moderne. Pour avoir une idée du menu de ces Pâques 2012, dont le nom de tous les plats commençait par un C, il faut apprendre l'orthographe avec Mam'selle Victoire, future épouse du sapeur, à l'accent alsacien prononcé.
Des cuernouilles et du chigot, donc, l'occasion d'ouvrir plein de vins commençant également par un C: du Champagne, du Chura et du vin de Craves.
- Blanc de Blancs Brut Nature, Laherte Frères: un joli Champagne, tonique, à la bulle fine, très désaltérant.
- Champagne Tarlant Cuvée Louis, en magnum: le Champagne en magnum, c'est grand! Et petit à la fois, car quand c'est du Louis, on a vite tout bu.
-Arbois La Mailloche 2000: premier millésime de cette désormais célèbre cuvée parcellaire reprise par Stéphane Tissot, qui en a entamé tout de suite la conversion bio. Le nez fumé et épicé est toujours bien présent, la trame reste très fraiche et le vin n'a pas encore pris une ride.
- Côtes du Jura En Barberon 2000: une parcelle située sur la commune de Bréry, plantée de chardonnay et de pinot noir. Le chardonnay dégusté ici est le premier vin blanc sans soufre vinifié par Stéphane Tissot. Le nez est très fin, grillée et épicé, la trame reste très droite, la finale est épurée. Superbe! C'était la dernière bouteille.
- Château Pape-Clément 1986: Bordeaux pour le gigot, obligé, et ces bouteilles-là, pieusement et longuement conservées en cave, méritent d'être bues. Le nez est un peu évolué, champignonneux (bouchon imbibé, dont l'extrémité interne est malencontreusement restée dans la bouteille), les tanins sont fondus mais ont su conserver une pointe de fraicheur. Il était néanmoins temps de le boire.
- PMG 1999, moûts de raisins passerillés: le cœur de presse de Spirale, ultra-liquoreux à consommer avec un dé à coudre. Malgré tout ce sucre, ce n'est pas sirupeux, enfin, pas plus que cela, et l'équilibre est royal. Les notes de coing de sa jeunesse ont disparu, pour évoluer sur les fruits secs, dont les dattes. Léger virage oxydatif, donc, qui lui sied à merveille. Un vin pour gourmands.
Olif
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P.S.: en parlant de gourmands, il parait que ceux-ci ne lisent plus assez. Confrontée à des difficultés financières, la remarquable librairie cave à bières/vins/whiskies de Besançon "Les Gourmands lisent" va essayer de nous faire tourner la tête lors d'une soirée de soutien co-organisée avec l'association Citoyens clandestins. Lecture, théâtre, chants, dégustation, pour petits et grands et pour une bonne et belle cause.
Ce sera le vendredi 13 avril, 20 rue Mégevand à Besançon.
P.S.2: le week-end prochain, le dégustateur pourra reprendre son bâton de pélerin, direction la Champagne, le Beaujolais ou Montpeyroux. Au choix, car il sera difficile matériellement de pouvoir enchaîner les trois.

23:00 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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25 novembre 2011
VDV#41: 4 vins de mariage et 1 d'enterrement

Grâce à Stéphanie UMDV (Un mets, dix vins), ce vendredi, on bulle. Sérieusement, sans faire les idiots, parce que c'est pour un grand évènement. Le mariage, sans déconner, faut pas rigoler avec ça. Pas un petit PACS vite fait entre deux portes, non une grande et belle cérémonie, avec Monsieur le Maire, Monsieur le Curé, les enfants de chœur, des filles et des garçons d'honneur, une grande robe blanche, une redingote et une cravate qu'on ne remettra jamais plus, des grains de riz, des cloches, une calèche tirée par un attelage de chevaux comtois pour parader en ville -soyons fous-, un concert de klaxons pour clamer sa joie et bien emmerder les riverains, une voiture balai "Just married" pour fermer le cortège et un pot de chambre peu ragoûtant à écluser à 5 heures du matin dans la chambre nuptiale envahie par une bande de soulots avinés tenant à peine debout et chantant à tue-tête. Oui, le mariage, c'est sérieux. Surtout l'apéritif. C'est à peu près le seul moment où les convives vont être tant soit peu à même d'apprécier ce qu'il y aura dans leur verre. Sauf évidemment la mariée, en larmes et peut-être déjà enceinte, se mouchant sans arrêt dans son bouquet de fleurs, et la belle-mère en extase devant sa fille et sa belle robe blanche, même si elle n'en finit pas de se demander ce qu'elle peut trouver à cet avorton aussi élégant dans son costume trois-pièces qu'un pingouin avec un palmier dans le cul, à la dérive vers les tropiques sur son iceberg miniature.
1 mets, 10 vins, 4 vins de mariages et 1 d'enterrement, voire plus si affinités. La mise en bière, c'est celle de la vie de garçon (éventuellement de jeune fille, mais y a-t-il encore de vraies jeunes filles jusqu'au mariage?). Réglons leur tout de suite leur cas, aux funérailles. Ce petit con ne sait pas encore ce qu'il perd, il fanfaronne, voudrait encore une dernière fois voir toutes les filles du monde à ses pieds. La bouteille qui va bien pour fêter cet évènement, je n'en vois pas 50. The Péteux, from Alice et Charles, du domaine de L'Octavin, histoire de tirer définitivement un trait sur son passé de pseudo Dom Juan arrogant. Le 2011, fraichement dégorgé, est un peu plus sec que la version 2010. Il n'en gouleye pas moins, de quoi en boire des sapines avant de sombrer dans les bras de Morphée, mais pas ceux de Julie, Sabine, Rebecca, Charlotte ou Wilfried.
Place au grand jour. Il fait beau, la table est dressée dans le jardin. Répondant à l'appel du ventre, les invités commencent à arriver, suivant patiemment en cortège le jeune couple de mariés qui n'arrête pas de roucouler en chemin. Les belles dames pestent parce que leurs talons hauts se plantent dans la pelouse, rendant périlleux le déplacement jusqu'au buffet. Les enfants courent et piaillent dans tous les sens tandis que les messieurs commencent à partir de francs éclats de rire en tapant sur l'épaule de leurs voisins. Ils réclament à boire. "On a soif!"
À partir de là, les bulles coulent à flots! De la bulle douce et un peu sucrée pour les dames, afin de leur éviter de mettre de la liqueur de pêche dans le Champagne non dosé, et d'autres, un peu plus sauvages et colorées, pour les amateurs d'émotions fortes. Forcément, du poulsard! Sur leur petit nuage, les yeux dans les yeux, la mariée sert un verre de Champagne de Benoit Lahaye à sa grande brute nature. Il lui répond du tac au tac avec un Pétillant naturel de raisin du domaine de la Tournelle: "On zoue?". Et les voilà partis au domaine des Grottes pour gagner leur Petit coin de Paradis.
Le plus difficile est à venir. Rester Fidèle, toute sa vie, y compris à Vouette & Sorbée. Une cuvée rare et un peu chère pour un mariage de 200 personnes, mais après la nuit de noces, en comité restreint, pour reprendre des forces, ce pourrait être une bonne idée.
Autre option possible et ultime solution de rechange en ce qui me concerne, retour en Jura pour découvrir cette bulle d'exception récemment sortie de la cave et du cerveau bouillonnants de Stéphane Tissot: BBF! BBF, pour Bvieilles Bvignes Françaises? Non, ça c'est Kroug! BBF pour Bonne Bourre les Fiancés? Désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher. BBF pour Bonnes Bulles Forcément? Ça coulerait de source, mais ce n'est pas ça non plus. BBF pour Bénédicte et Btéphane Ftissot? Non, retire tes doigts de ta bouche quand tu parles. BBF pour Blanc de Blanc élevé en Fût, alors! Du Crémant du Jura extra-brut haut de gamme, et pas de l'Alka-Seltzer. Élevage en fût, puis 52 mois sur lattes. Bulle fine, du gras et de la fraicheur, un vin complexe et riche, peut-être trop pour un apéritif de mariage, mais c'est drôlement bon. Un peu plus cher qu'un Crémant standard, évidemment. Mais quand il s'agit de passer un moment inoubliable...
Vivent les mariés!
Olif
09:21 Publié dans Les Vendredis du vin | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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27 août 2011
Sorbée aux petits fruits rouges
L'été, quand il fait chaud, rien de tel qu'un petit sorbet pour se rafraîchir les idées, ouaip! Vouette et Sorbée. Lever dès potron-minet, rosé du matin et Champagne de l'Aube, dont la qualité et la notoriété ne sont désormais plus à démontrer. Rosé de saignée, 100% pinot noir. Non coupé, mais il a quand même bien fallu le vendanger. Récolté en 2004, dégorgé en 2007. Arômes de petits fruits rouges fins et élégants, soutenus par une bulle très fine, bel équilibre entre vinosité, vivacité et acidulé. Sorbée, c'est la légèreté, pas de lourdeur et aucun additif. Rafraichissant, même sans passage au congélo. Le repos en cave de quelques années a permis à celui-ci de se révéler pleinement. À la veille des vendanges champenoises 2011, il se goûtait magnifiquement. Un signe, j'espère!
Bertrand et Hélène Gautherot, alias Monsieur Vouette et Madame Sorbée, on ne les présente plus. Depuis moins de 10 ans qu'ils se lèvent de bon matin, dès l'Aube, après avoir repris le domaine familial à Buxières sur Arce, ils ont hissé leurs bulles naturelles au sommet de la Champagne biodynamique, dynamique tout court. La Champagne et le Champagne qu'on aime, tout simplement.
Olif
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20 avril 2011
1911-2011: la belle Révolte champenoise
Si on m'avait dit un jour que j'appellerais à la révolte vigneronne champenoise et que je ferais une course de fûts dans les rues d'Aÿ la nuit... Pas facile à manier, un fût! Surtout après une journée de dégustation. Vigneron, c'est un métier.
Terres et Vins de Champagne, c'est fini, donc, et cette troisième édition fut un moment de pur bonheur. Et pas uniquement parce que le Blog d'Olif fut lauréat du prix des vignerons de Terres et vins, récompensant sa "ferveur champenoise" . Dire que les vignerons champenois ne m'en ont même pas voulu d'avoir essayé de fabriquer mon propre Champagne à partir d'un vin clair lambda!
1911, la révolte gronde en Champagne. Après 3 millésimes de disette, les vignerons moustachus champenois crient famine. Pour continuer à produire du Champagne, dont les ventes explosent, les gros négociants font venir frauduleusement des moûts de toute la France. Leurs vins destinés à l'export rejoindront le caniveau, au cours d'opérations commando rondement menées par la fronde vigneronne. Dans le même temps, les vignerons aubois, relégués en seconde division champenoise, tentent de raccrocher le premier wagon. Ce sera chose faite en 1923 et c'était pas trop tôt! Sur la grande qualité des Champagnes de l'Aube, on lira avec grand intérêt le beau dossier qui leur est consacré dans le n°100 de la revue Le Rouge & le Blanc.
Plus d'une semaine que je me préparais intensivement en vue de cet événement dédié aux authentiques vignerons champenois soucieux de préserver leurs terroirs et de les mettre en valeur. Je pouvais rejoindre Aÿ en toute sérénité. L'épreuve a débuté la veille du jour J, en fait, au cours d'un dîner-atelier en comité restreint, où les chefs étoilés champenois ont préparé 18 bouchées en accord avec un vin pré-sélectionné de chacun des 18 vignerons présents. Une prouesse technique au cours de laquelle la plus grande bouteille de la soirée par la taille fut sans contestation possible le Jéroboam de Millésimé 2005 de Francis Boulard et fille, par ailleurs la plus longue au service. Elle a merveilleusement été accompagnée par un Homard/Tartelette au chocolat, exhausteur des notes épicées de ce Champagne.
L'autre bouteille qui a marqué certains esprits, dont le mien, fut le magnum de 1982 de Pascal Agrapart, servi avec une morille fraîche fourrée à la volaille. Grand vin, grande bouchée, grand accord, même s'il y en eut beaucoup d'autres.
À ce stade, on était toujours dans la préparation, mais la grande journée de Terres et vins pouvait désormais commencer sereinement. Beaucoup de visiteurs attendus, les compteurs ayant dû être bloqués autour de 400, pour que les vignerons ne soient pas dépassés par le succès de leur événement. Dégustation de vins clairs, puis de vins champagnisés, un exercice toujours aussi didactique et enrichissant. Certains vignerons moustachus allaient même jusqu'à présenter des vins clairs encore troubles pour justement le semer, le trouble, et ajouter à la difficulté. De qui se Mocque-ton(neau)?
Trois vins clairs par vigneron, suivi de 3 versions champagnisées, soit, théoriquement et en pratique, 108 vins dégustés sur la journée. Divers terroirs, styles différents, dosages variés (de zéro à brut "modéré") pour un ensemble qualitatif global extrêmement homogène.
Parmi les vignerons, un petit nouveau, le poil hérissé car venu dès l'Aube, producteur de rosé et de "Champagne de deuxième zone": Olivier Horiot, vigneron aux Riceys. Ses vins de la parcelle "En Barmont", colorés et tranquilles, sont épatants. Le Rosé des Riceys 2003, aux jolis arômes de griotte, servi la veille sur une bouchée de Canard/Griottine, se goûtait fort bien et possédait encore une fraîcheur surprenante pour le millésime.
La cerise sur le gâteau champenois fut donc la remise du prix Terres et vins de Champagne au Blog d'Olif. Le prix Terres et vins, c'est un peu comme un Wine Blog Trophy, mais en mieux, parce qu'il vient du cœur et qu'on l'arrose au Champagne. Alors, sûr qu'on va continuer à parler du vrai bon Champagne de vigneron dans cet espace dédié au bon goût, y compris (et surtout) le mien.
Longue vie à Terres et Vins de Champagne et à tous les vrais bons vignerons champenois, sympathiques et accueillants, même quand ils sont "révoltés et en colère".
Olif
P.S.: le dimanche de Pâques, n'oubliez pas la grande chasse aux œufs au gamay organisée par les vignerons de la BiojoLeynes!

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16 avril 2011
Prépa Terre et vins de Champagne, acte 2: l'épreuve de vitesse!
Une dégustation du calibre de celle de Terre et Vins de Champagne nécessite une véritable préparation, en plusieurs étapes. Après le travail de demi-fond, l'épreuve de rapidité avec le 110 mètres Lahaye. Guy Drut nature! De l'effervescence sans comprimé, pas une seule dosette de sucre, ni même de Stévia.
Benoît Lahaye, Brut Nature
Un Champagne sautillant, au fruité réjouissant et à la bulle fine et claquante, disponible dans toutes les bonnes crémeries, y compris celles qui vendent vraiment du fromage. Une excellente mise en bouche pour l'épreuve d'endurance champenoise qui commencera à partir de dimanche soir pour certains. Vivement!
Terre et Vins de Champagne, ce sera lundi 18 avril pour tous, en deux étapes, matin et après-midi, pros et amateurs. L'occasion de saluer le grand esprit d'ouverture des vignerons champagnards, qui, dès la première édition, n'ont pas fermé la porte aux amateurs.

Olif
P.S.: la semaine prochaine, ce sera Pâques et il faudra déjà penser à reconstituer son bas de Leynes dans le Beaujolais. C'est pas une vie!

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01 mai 2010
Il n'y a que Aÿ qui m'aille!

Plutôt que de se gargariser à grands coups de soit-disant grandes cuvées, plus ou moins pailletées d'or, quand il ne déplore pas que le Champagne soit réservé à une élite de trop bien nantis, l'amateur éclairé autant qu'avisé ferait mieux de venir faire un tour à Aÿ au mois d'avril pour découvrir la Champagne qui bouge dans le bon sens et se délecter des meilleurs champagnes de vignerons, ceux qui osent encore mettre les mains et les pieds à la vigne et qui vous regardent droit dans les yeux lorsqu'il s'agit d'émettre un avis sur leurs petites bulles élaborées avec soin et surtout le plus grand des amours.
Le Champagne n'est pas qu'un produit de luxe et la Champagne n'est pas qu'un vignoble passé au napalm. Face à cette armada luxueuse de grandes maisons qui proposent des cuvées de base à déguster le petit doigt en l'air, la mimique crispée et les fesses bien serrées, 17 vignerons irréductibles, parmi d'autres, jouent pour la deuxième fois la carte de la pédagogie. Pour éclaircir les idées des pros comme des amateurs et leur faire découvrir le miracle du Champagne. D'abord du vin clair, le millésime en cours, en l'occurence 2009, puis du Champagne, afin de mesurer le chemin parcouru, du raisin à la bulle, avant et après champagnisation. Ce pétillant événement printanier a pour nom Terres et Vins de Champagne et il s'est déroulé au Castel Jeanson d'Aÿ. L'étape parfaite sur le chemin du retour, en cas de virée belge autant que printanière. Petite après-midi tranquille, en mode gustatif tout aussi tranquille, juste avant de passer en mode moins tranquille, donc à la bulle, puis à la bulle et enfin à la bulle. Les vins clairs de 2009 impressionnent d'une manière générale par leur fruité et leur maturité. Ils n'attendent que la deuxième fermentation, qui viendra leur apporter pétillance, tonicité, vivacité et fraicheur. Ces vins-là s'apprécient et se boivent, la rareté de certaines cuvées étant leur seul luxe. Sur le salon, en quelques heures, seulement 7 vignerons éprouvés, ce qui fait déjà une quarantaine de cuvées dégustées, la moitié en vins clairs, l'autre en vins champagnisés. L'exercice est pourtant déjà éloquent. Dans les deux cas, il s'agit de vrai vin, et ce n'est pas le moindre des compliments. Un réel plaisir de retrouver là Benoit Tarlant, David Léclapart, Aurélien Laherte, Raphaël Bérèche, Francis Boulard (aussi fier, à juste titre, de ses vins que de la présence de Delphine à ses côtés), Alexandre Chartogne, Franck Pascal et tant d'autres. Une journée à l'organisation exemplaire, globalement saluée par tous les participants pour son caractère passionnant, ludique et pédagogique en même temps.
Après un intermède touristique à Hautvillers, le berceau du Champagne d'un certain Dom Pérignon, là où la plupart des habitations arborent fièrement une enseigne en ferronnerie à l'effigie du métier de l'occupant (beaucoup de vignerons ou d'ouvriers travaillant à la vigne, forcément, mais pas que, et je cherche d'ailleurs toujours la plaque du gynécologue du canton!), passage-éclair à Epernay pour une mousse en terrasse, d'origine plutôt belge aux entournures, honte sur nous et pardon à toute la Champagne. Et finalement, retour à Aÿ, pour participer au repas vigneron du soir. Fromages du Bon Manger, bien bons à manger, et charcuterie au menu, les reliefs de la journée. Mais un repas royal, du fait de la qualité des produits et de la convivialité de l'instant. Tout en (re)dégustant (à la borgne pour certains, à l'aveugle complet pour d'autres) un vin de chaque vigneron de la journée (ou presque), servis par le Monsieur Loyal champenois, Benoit Tarlant himself. Parmi les grands moments, de façon non exhaustive, le Blanc de Rose de Jean-Baptiste Geoffroy (déjà coup de cœur personnel l'an dernier), Entre Ciel et Terre de Françoise Bedel, Reflets d'Antan de Raphaël Bérèche, Les Clos d'Aurélien Laherte, L'Artiste 2005 de David Léclapart, Vénus 2004 de Pascal Agrapart, Les Barres d'Alexandre Chartogne et, pour la dernière et bonne bouche, la cuvée Louis de Benoit Tarlant. A signaler également, en marge de toutes ces bulles, un épatant Coteaux Champenois rouge de Jean-Baptiste Geoffroy, dont la finesse de texture m'a laissé complètement baba.
Pour la deuxième année consécutive, comme pour célébrer la qualité de cet événement, un immense ciel bleu se déployait au-dessus de la Champagne. Un ciel d'un bleu très pur, miraculeusement non affecté de trainées blanches, sans retombées de cendres volcaniques pour autant.
Décidément, qu'elle est belle, la Champagne des vignerons, celle de la terre et du vin, celle de Terres et Vins!

Crédit photo: Victor Pugatschew
Olif
P.S.: que la moutarde me monte au nez et le rouge au front si quelqu'un estime être dépositaire avant moi de l'intitulé "Il n'y a que Aÿ qui m'aille". Je n'en ai trouvé nulle trace sur le Web.
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21 mars 2010
Devoir de mémoire...
Petit meslier, arbane, fromenteau, ... Pour ne pas les oublier complètement. Ils sont quelques vignerons à cultiver le souvenir, à le raviver, même, en replantant ces vieux cépages sur des parcelles qui leur sont exclusivement dédiées.
Le nez révèle tout la richesse de ces vieux cépages. On sent la maturité du fruit, l'équilibre, qui s'exprime pleinement et sans extra-brutalité. La bulle est fine et vive, une tension acidulée apporte fraicheur et élégance. Extra-brut, mais d'une grande douceur au palais. Les Clos, un Champagne très ouvert que l'on n'oublie pas de si tôt. Tout comme le domaine Laherte Frères, à Chavot, qui incarne, en compagnie de toute la clique des vignerons Terre et vins de Champagne, un pan du renouveau champenois. D'ailleurs, on y sera, à Terre et vins, pour la deuxième année consécutive. Et on se réjouit à l'avance. Aÿ Aÿ Aÿ!
Olif
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18 janvier 2010
Noël aux Jardins...
Noël était en avance, en 2009, aux Jardins de Saint-Vincent. Le compte-rendu de la soirée, lui, par contre, est très en retard. Tout le monde ce soir-là était pourtant sur son 31 24 15. Le jardinier lui-même, Stéphane-Saint Vernier-Planche avait vêtu son joli costume rouge et sa barbe blanche. Noël avant l'heure dans les verres. Dégustation à l'aveugle complet, comme il se doit, avant les douze coups de minuit.
- Champagne Initial brut, Selosse: mousse crémeuse au service, puis bulle fine. Fruit mûr et solaire, miel et abricot. Un vin riche porté par une belle acidité, l'onctuosité initiale laissant la place à une belle tension et de jolis amers finaux. Un beau Champagne vineux, avec une bulle véritablement au service du vin.
- Côtes du Jura Poulsard Vieilles Vignes 1976, Alain Labet: un rouge pour suivre, à la robe encore brillante, colorée, mais légèrement tuilée. Poulsard sur le visuel, sans aucun doute. Le premier nez est puissant, intense, complexe, sur des notes de cuir, de pamplemousse, d'agrumes, de menthol. La bouche est riche et fraiche, acidulée, avec une certaine rondeur due à l'alcool encore bien présent. Seule la longueur fait un peu défaut, la finale étant un peu asséchante et végétale. Somme toute, ce vin est sur l'âge et tient encore debout. Ploussard de Pupillin, c'est possible, mais tout faux, en fait! Poulsard du Sud-Revermont d'Alain Labet! Pas mal, pour un petit rouge du Jura! La classe, même!
- Arbois-Pupillin 1999, Emmanuel Houillon: retour au blanc avec ce vin aux jolies notes de moka évoquant un vieux Champagne. Légèrement pétrolé, une pointe d'iode, du pamplemousse et une petite touche anisée. Complexité et évolution, tout le monde part sur une grande bouteille, d'autant que la bouche suit sans problème. Minérale, acidulée, épicée, une trame tendue toute en longueur, avec une finale sur des amers d'une grande pureté. Personne n'a reconnu le Chardonnay de Viandrix. Mais c'est une grande bouteille, c'est certain! On aurait presque pu le prendre pour un Montrachet!
- Montrachet 1997, Morey-Blanc: la robe est d'un beau doré soutenu, brillante. Le premier nez est pregnant, sur le moka et les épices, toujours fruités, avec une petite note de champignon, limite truffe.La bouche est ample en attaque, puissante, riche et longue, revenant sur l'acidité dans une finale salivante et tonique, aux accents d'écorce d'orange. Grandiose! On aurait presque pu le prendre pour un Chardonnay de Viandrix! Il s'agit d'une bouteille provenant de l'activité de négoce de Pierre Morey, ex-régisseur du domaine Leflaive.
- Côte Rôtie 1995, Domaine Jamet: le premier nez est lacté et chocolaté, Ovomaltine© pour certains. 8 secondes pour le prendre! La bouche possède une trame végétale avec des tanins un peu durs et séchants en finale. Une petite déception, pour un vin néanmoins plus que correct, peut-être simplement dans une mauvaise phase.
- L'air du Temps 2003, Christophe Abbet, Valais: une bouteille magique dont le sorcier Abbet a le secret. Pralin, orange amère confite, rondeur de l'alcool magnifiquement affiné par l'élevage oxydatif. Un équilibre magique, improbable, intemporel, bien dans l'air du temps.
- The Picrate, Eric Calcutt, Oxygène: une bouteille collector et mythique pour amateurs avertis et extravertis. Un premier échantillon légèrement défectueux conduit à l'ouverture d'une seconde bouteille. Beaucoup d'acidité volatile pour équilibrer ce vin riche en alcool, aux notes de poire william, loin d'être consensuel. Ce soir-là, j'avoue ne pas l'avoir très bien goûté, mais c'est un véritable OVNI.
Ensuite, les lumières se sont éteintes, le Père Noël est passé, tout le monde a ouvert ses cadeaux puis s'est fait la bise, en se donnant rendez-vous l'année prochaine. Histoire de voir si les Jardins sont toujours à la même place...
Olif
19:44 Publié dans Les séances de dégustation, côté Jardins! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : jardins de saint-vincent, selosse, champagne, côtes du jura, domaine labet, overnoy-houillon, montrachet, morey-blanc, arbois, arbois-pupillin, côte-rôtie, jamet, christophe abbet |
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26 décembre 2009
Noël à l'arrachée...
Table de fête. Gougères au Comté, toasts au pistou, Champagne Les Rachais 2004 de Francis Boulard. Les agapes vont bientôt commencer. Après ce véritable vin de Champagne au fruité mûr et à la minéralité perçante. La bulle un peu sauvage à l'ouverture se transforme en catalyseur élégant, fin et tonique. Après une telle entrée en matière, Noël 2009 ne peut-être qu'une fête inoubliable. Une bouteille notée Bravo Francis, sans la moindre hésitation.
Olif
P.S.: des quilles, il y en a eu d'autres, évidemment, de tous les genres et de tous les styles. On reviendra dessus un peu plus tard, une fois qu'elles seront bien digérées. Et la bûche aussi.
P.S.2: ah! j'oubliais. Bonne récupération de Noël et bonne préparation de Nouvel An à tous!
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20:08 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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02 août 2009
Bulles roses... (bis)
Suite et fin, il fallait bien achever l'écheveau dans lequel je me suis intriqué.
- Champagne Dufour, Divins plaisirs brut: robe rose soutenu, bulle fine, un Champagne plutôt vineux, avec ce qu'il faut de tonicité pour le rendre frais et agréable.
- Champagne Tarlant Rosé nature: un rosé non dosé. Bulle profuse, s'assagissant après un court passage en carafe. Magnifique nez, frais et complexe, mêlant agrumes, petits fruits rouge, de l'écorce d'orange. La bouche est plus "straight", vive, acidulée, à la finale un peu serrée.
-Papagena, Vin mousseux de qualité, domaine de l'Octavin: quand il s'est agi de le boire, celui-là, on s'est pas pas gênés, papa! Belle robe rose à reflets orangés, bulle tonique, caractère vineux marqué avec une belle fraicheur acidulée. La photo de groupe nous plonge dans une extrême confusion, puisque l'on s'est gourré de bouteille lors de la prise de vue. La bouteille à la fois ventrue et effilée, c'est Papageno, le Crémant du Jura à base de Chardonnay. Tout aussi bon! Mais pas rose. Donc hors sujet.
-Rosé des Riceys Veuve Devaux: Les Riceys, c'est THE rosé de Champagne, mais sans bulles. Tranquille, limite hors sujet, donc, mais il est rose et pas mal quand même. Vineux et sérieux, un rien guindé, à la finale un peu abrupte, accusant un léger déficit de longueur. Un rosé non coupé, pourtant, 100% Pinot noir, à réserver pour la table, une fois qu'il aura quitté la balustrade.
Fin de la période rose, mais l'été n'est pas fini. Le farniente se poursuit, veuillez nous excuser pour la parution très aléatoire de notes sur ce blog.
Olif
14:28 Publié dans Dives bouteilles ... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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09 juin 2009
Bulles roses...
19:31 Publié dans Dives bouteilles ... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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10 mai 2009
Francis Boulard, le Champenois qui aime les petites fleurs jaunes
La Route 44
(2me Mille)
D'après M. Robert GUILLON (pardon à lui!) / Air : La Riviera
I
""...
Et qu' plein d'bonne fortune
On bouff ' du pissenlit dans les Rachais !
Les bulles s'affolent
On est bien vit' boul'versé
...
REFRAIN
Sur les bords d'la Route Quarant' quat'
On reçoit une flûte dans les patt's
Et si vous montrez votr' poitraille
Vous risquez d' déguster un Maroilles !
...
II
Mais y a Cauroy les Hermonville
Où l'on vient se retaper
Ca c'est un' bath ville
On trouve chez Boulard ... des bulles pour s'abreuver
On se r' fait la fiole
L'palais se trouve vite rassasié
Quand on est mariole
...
III
Mais faut qu' ça finisse
Ca n' peut pas toujours durer,
Saluer l'ami Francis
Un jour ou l'autre, faut s'en aller ...
...
Après avoir fait sauter les bouchons
Plus d' Rachais, d'Petræa, d'Comète, de Mailly
On aura retrouvé son Pays.
Mais vivement l'retour
Au Vendangeoir Luxembourg !
''Mai 2009"
22:45 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
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24 avril 2009
VDV 23: c'est l'printemps!
Voici donc la 23ème session des Vendredis du vin, session pour laquelle il va falloir se trouver en phase avec le cycle des saisons, qui, pour la première fois depuis bien longtemps, semble vouloir être respecté un peu. Après un hiver particulièrement réussi dans le Haut-Doubs, les petites fleurs et les petits oiseaux sont à l'heure. On a craint le pire, mais en moins d'un mois, chronomètre en main, la neige a fond
u, le ciel a bleui, l'herbe a verdi, les pissenlits ont jauni et le vin a rosi. Le Printemps est là! Vive lui!
Comme une envie de bulles, depuis ce retour de Champagne. L'occasion de fêter le printemps en se remémorant l'un des vins les plus séduisants dégusté lors du récent salon Vins et terroirs de Champagne. Des bulles rosées, puisqu'il s'agit du Blanc de rose 2006 de Jean-Baptiste Geoffroy. Joli nom pour un vin extra, exceptionnel même, un rosé de saignée, assemblage de 60% Pinot Noir et de 40% de Chardonnay. Pas un vin de coupage pour autant, puisque les deux moûts ont été vinifiés ensemble. C'est finalement le chardonnay qui a plutôt été travaillé comme un jus de raisin rouge, si l'on veut bien. Ce Champagne rosé, c'est de la soie, de la dentelle, du taffetas. Une rose éclose au petit matin et qui ne perd pas cette vesprée son teint au vôtre pareil. Elégance des arômes, pétale de rose et pomelos (rose, cela va de soi), finesse de la bulle, tendresse de la bouche, délicate nervosité de la finale (oxymore and more). Un vin résolument printanier, dans lequel on mord (and more) avec gourmandise. Une bouteille pas encore commercialisée, il faudra savoir patienter quelque temps pour en acquérir un exemplaire.
Rosé, Champagne...! Au vu des articles précédents, c'est ce qui s'appelle avoir de la suite dans les idées! Il va falloir peut-être que je passe à autre chose un de ces jours! Languedoc, peut-être, pourquoi pas?
Olif
07:18 Publié dans Les Vendredis du vin | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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20 avril 2009
Aÿ, aÿo ...

22:23 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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13 avril 2009
Printemps 2009, on va déguster! (2)





21:13 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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16 février 2009
Un rosé en hiver
Rosé zéro, une bulle en tutu rose dans un monde d'extra-brutes vêtues de blanc, à déguster par - 16°C sur une terrasse enneigée pour une sensation ouatée. Signé Benoit Tarlant, le plus disco-fun de tous les producteurs champenois, ce Champagne rosé non dosé est une véritable bombe! Un bouchon qui vous pète à la figure, une bulle fougueuse, vive et tonique, néanmoins fine et élégante, une bouche acérée, tendue, légèrement tannique, qui s'amadoue beaucoup à l'aération, se dompte et s'apprivoise. Carafage recommandé, pour le plus grand plaisir des papilles de tous ceux qui voudraient boire un verre ... de boisson ... de Champagne ... rosé ...
Champagne étonnant, non?
Olif
P.S.: finalement, l'hiver angevin, c'était quand même de la rigolade à côté de ce que nous réserve février dans le Haut-Doubs. A force de le réussir, cet hiver, il va finir par nous en faire baver!
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| Tags : rosé, benoit tarlant, champagne |
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01 janvier 2009
Réveillon neigeux, Nouvel An radieux!

Bonne et heureuse année 2009!
Olif
12:34 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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