30 août 2010

Partie de cartes en Vaucluse

 

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Une bouteille couillue, sévèrement aubunée même! 60% grenache, 40% aubun, un vieux cépage vauclusien qui n'est quasiment plus planté actuellement. Il est censé donner naissance à des vins peu colorés et de qualité moyenne, mais, pour cette fois, c'est raté. Le vin a de la matière et de la concentration et une légère pointe de carbonique le rend bien frais et digeste. Comme une petite pique basse qui vous fend le chasse-cœur.

 

Le Roaix* de cœur, il se cache au lieu-dit Piquebas, chez Olivier Tropet. Grâce à lui et son travail  bio très proche de la nature, le domaine Pique-Basse a une belle carte à jouer.

 

Vin étonnant, non?

 

Olif

 

*Roaix, c'est une petite appellation de Côtes-du-Rhône-Villages, entre Rasteau et Séguret. Pas trop mal situé, finalement. Olivier Tropet a repris en 2000 le domaine de ses grands-parents.

 

 

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24 août 2010

Le sens de la gravitude...

 

 

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Chinon 2008 Les Graves, Fabrice Gasnier

 

La gravitude, c'est un coup de cœur estival et aigü pour ces Graves de Chinon 2008, produites biodynamiquement par Fabrice et Sandrine Gasnier sur les coteaux de Cravant. La gravitude, ce sont de jeunes vignerons (moins de 40 ans), la quatrième génération sur le domaine, et de jeunes vignes (moins de 20 ans), sur un terroir granitique, l'idéal pour obtenir une belle maturité de fruit sur les cabernets. La gravitude, c'est l'absence de poivron, au nez comme en bouche, ce qui en soi n'est pas grave, au contraire. La gravitude, c'est un joli vin de fruit, discrètement épicé et plein de fraicheur. La gravitude, c'est la Graves attitude, c'est boire à grandes lampées ce beau Chinon, découvert chez un Passeur de vins genevois qui passe aussi des vins d'autres régions, y compris de la Loire, grâce à un goûteur de vins genevois, à la pointe de ce qui se fait dans les autres régions, y compris la Loire.

 

 

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La gravitude ne doit en aucun cas déclencher une crise de tristitude. Ce serait grave, en plus d'être triste.

 

 

 

 

Olif

 

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19 août 2010

Dard et Ribo, c'est beau la vie!

 

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Pour les grands et les petits, une friandise de Crozes-Hermitage 2008 à se rouler par terre dans le bac à sable, comme au bon vieux temps des caprices enfantins. Pas d'arôme de fraise Tagada ni de Dragibus, plutôt du Tropifruit rouge bien emballé, 100% naturel, que l'on sirote volontiers tout seul, sans rien ni personne pour l'accompagner, de peur de le gâcher ou de n'en avoir point assez. Ça se croque comme de rien, c'est désarmant de fraicheur, non dénué de profondeur et réjouissant de bonheur. Le vin idéal pour voir la vie en Crozes...

 

 

Les murs peuvent désormais s'écrouler.

 

 

 

 

 

 

Olif

 

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17 août 2010

Allez, Rouliers jeunesse!

 

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Les Rouliers 2008, Chenin, Vin de France, Richard Leroy

 

Un nez très mûr, gorgé de fruits jaunes, de pêches et de mirabelles, celui d'un chenin récolté à belle maturité malgré un millésime extrêmement compliqué pour Richard du fait de gelées tardives. Rendements ridicules, qualité inversement proportionnelle. Largeur en bouche, tension acidulée, belle longueur, une structure maitrisée par un élevage millimétré, jamais envahissant. Le chenin dans sa magnificence, le chenin comme je l'aime.

Je ne sais pas pourquoi, mais ce soir, j'ai eu envie de dire aussi: Merci, Richard Leroy, merci!

 

Chacun sa route, chacun son chenin!

 

Souvenirs...

 

 

 

Passe le message à ton voisin.

 

Olif

 

P.S.: bon, je sais, tout le monde n'apprécie pas ce style de vin. Mais personne n'est forcé. De toutes façons, il y en a très peu, de ce millésime-là! Autant le laisser aux aficionados.

 

 

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16 août 2010

C'est beau un Laville, la nuit!

 

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Château Laville Haut-Brion 1983, Graves

 

La série des bouteilles de l'été se poursuit et on saute gentiment du coq à l'âne, du rosé du languedoc un peu en désordre à un Graves blanc  bien rangé. Trop bien rangé, puisqu'il ne sera désormais plus possible de le trouver sous ce nom-là, suite à l'absorption complète, à partir du millésime 2009, de la marque Laville Haut-Brion par La Mission Haut-Brion blanc, voilà qui en dit long sur la philosophie des Dillon. Un genre de revanche  personnelle pour MHB, un grand cru classé dans la ville? Laville sera désormais le grand clu classé dans La Mission Haut-Brion! Un cru que je n'avais jamais dégusté auparavant, même s'il jouissait pourtant jusque là d'une belle et grave réputation. Ce 1983 a été complètement absorbé par la famille Olif à l'occasion d'un tête à tête amoureux, lors d'une  morne et pluvieuse soirée anniversaire estivale où j'avais réservé une salle de restaurant entière pour Madame, s'il vous plait. Une des rares bouteilles m'ayant tapé dans l'œil sur une carte des vins assez classique. Qu'est-ce que cela pouvait bien valoir, à part 90€ sur table, 1€ du point Parker, somme toute un ratio fort raisonnable? Une bien belle bouteille, en fait. Le nez, évolué, truffe un peu de façon agréable, mais la bouche possède encore beaucoup de peps, de fraicheur et de longueur. De quoi accompagner haut la main un  joli menu du marché (carpaccio de corégone, suivi de poissons de roche façon bouillabaisse, made in Haut-Doubs) parfaitement exécuté par Philippe Feuvrier. L'Auberge de la Roche, une belle adresse de la périphérie mortuacienne, au milieu de la campagne, méritoirement étoilée, où l'on retrouve l'ambiance de la cuisine d'antan au travers d'une cohorte de mise-en-bouche et d'un chariot de desserts à l'ancienne, tous plus savoureux les uns que les autres.

 

Auberge de la Roche

Chez Feufeu

Lieu-dit Pont-de-la-Roche
25 570 - Grand'Combe Châteleu


Fermeture hebdomadaire le dimanche soir, le lundi et le mardi soir.

Tél : 03 81 68 80 05

Site Internet : Auberge de la Roche - Philippe Feuvrier

 

Olif

 

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15 août 2010

Le Dsrdéore

Ctete cvéue d'Anthony Tortul du diomnae de la Sorga, mlliiséme 2008 est un rsoé ébolaré à ptrair de muvrdèore lgoucenadein. Un vari rsoé un peu braré, mias vnueix à suhoiat, aevc de la tniitcoé et de la vuuiger, due à un cuoïha de gaz, viroe à piene puls. Un rsoé puor l'itsnnat un peu en dsdoérre mias qui ne dnmeade qu'à se remrette en pclae. L'été vneu, il ne se frea pas piré puor êrte bu. Et ce d'atnuat qu'il n'est pas buuaecop suorfé.

 

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Il praait que l'on puet lrie snas pobrlème un txtee dnot les ltetres snot mglnaeéés à ptiarr du mmonet où la peièmrre et la drèinere snot rtseées en pclae. Un grnee de dodrrése ogisrané, falmnineet.

 

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Oilf

 

 

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02 juillet 2010

Plus Cava, moins Cava!

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Le Vin Cœur des bulles, Chardonnay Brut Nature Reserva 2005, Casa Pardet

 

Pour se donner du cœur au ventre et fêter le départ en vacances, la bulle festive et tonique de ce Vin Cœur des bulles sort vainqueur. Une cuvée spéciale élaborée en Espagne mais ramenée de Belgique, gentiment offerte par Hans Wijnfolie, et ouverte de bon cœur. Un Cava, ça va, deux Cava, ça va aussi. Ben oui. Même si ça n'a apparemment même pas le nom de Cava. C'est Brut Nature, bio, biodynamique, sans aucun additif, ni sulfite ajouté. Et ça ne sent pourtant pas la m...!

 

Les années se suivent et se ressemblent désormais toujours un peu. Désireux de faire son petit buzz médiatique annuel, avant la sortie de sa compile vinique estivale pour acheteur automnal en supermarché, notre Michoubidou national nous sert une nouvelle fois la soupe au sujet du vin "nature", un brouet  toujours aussi détastable. A Derenoncourt d'idées sur la bioconnerie, Michel B. a décidé de faire monter au créneau "une grosse pointure" du monde du vin. Loin de moi la volonté de donner des leçons de vinification à Stéphane, ni de lui reprocher ses goûts en matière de vin, j'aimerais juste rebondir sur son sens du raccourci, de la généralisation et de la provocation. Grâce à lui, j'ai enfin compris pourquoi Michoubidou ne peut pas sentir les vins sans soufre: ils puent! Pas autant, toutefois, pour rester dans la généralisation abusive, que la majorité des Grands crus classés du Bordelais, qui franchissent une fois de plus avec le millésime 2009 les limites du bon goût et de la bienséance, se foutant royalement et nauséabondement de la gueule de l'amateur moyen, qui va hypothéquer 15 jours de son salaire pour encaver 1/2 bouteille de son vin quotidien. Hormis, entre autres, Pavie-Macquin, exception notable et raisonnable dans ce panier de crabes girondin. Comme quoi, les généralisations ...

 

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A Ferdinand 2008, La Glacière

Or donc, les vins "mal élevés", ceux sans soufre dedans, ne tiennent pas la route. "Quand ça marche, c'est de la chance ou un miracle". Personnellement, quand je pense à Ferdinand, je dis nan! Pas réussi à y trouver la moindre trace de la cour de la ferme dont il est issu. Et les vins de la Glacière ne sont certainement pas aussi célèbres que ceux de Thierry Allemand, les seuls à éventuellement trouver grâce aux yeux de Stéphane Derenoncourt. Dur de juger objectivement et réellement les progrès effectués dans ce domaine lorsque l'on a fini par se mettre à dos l'ensemble des vignerons œuvrant pour un véritable renouveau qualitatif de ce type de vin, aussi bien à la vigne qu'à la cave. De la part de tous ces critiques soit-disant bien pensants, un minimum de modestie, sans aller jusqu'à la grande humilité d'un Pierre Overnoy, pourtant mille fois mieux placé pour s'exprimer sur le sujet, ferait du bien à tout le monde.

Ce qui est certain également, c'est que la croisade michoubidesque anti-nature est loin d'être terminée. Il est certainement difficile pour lui d'admettre qu'il se gourre profondément et que ces vins se vendent mieux et plus cher que ceux qu'il essaie régulièrement de mettre en avant dans la même gamme. Question de crédibilité, probablement, et de fonds de commerce. Quand l'ego et l'économie (l'égonomie?) prennent le pas sur l'idéologie...

 

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Olif

 

P.S.: bon, je ne me suis pas vraiment forcé pour écrire ce billet. Pas beaucoup de temps non plus, aussi, mais Michoubidou aurait probablement été tellement déçu si j'était resté coi.

 

P.S.2.: que les pro ou les anti viennent argumenter tout leur sou, me vilipender ou m'aduler, moi, je pars en vacances. Ce modeste billet n'est, une nouvelle fois, qu'une ode à la tolérance. Que ceux qui aiment se sulfiter le palais à gogo ne se privent pas, il n'est certainement pas question de les en empêcher, je ne prétends nullement avoir raison. Mais s'ils pouvaient ne pas vouloir sans arrêt prouver leur supériorité sur les autres (et réciproquement), ça doublerait mes vacances et le vin ne pourrait qu'en sortir vainqueur, comme ce joli pétillant espagnol, Cœur des bulles.

Large soif à tout le monde, portez-vous bien.

29 avril 2010

Moussamoussettes moussaillonnette!

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Ça y'est! Déjà 17 ans et des brouettes et, enfin, Melle Olifette est devenue citoyenne. Ou presque. Elle n'a pas été dépistée comme analphabète, Dieu soit loué! Mais elle a survécu à cette immersion en milieu militaire pendant une journée, sans nous revenir complètement traumatisée. Pour la réconforter, pas mieux qu'un petit verre de Moussamoussettes, de René Mosse. Un mix de Cabernet franc, de Grolleau et de Gamay, si je ne m'abuse, naturellement pétillant, à la ravissante couleur orangée et à la bulle excitante, dont le principal mérite, et pas des moindres, est de glisser et se laisser siffler tout seul, même par les jeunes moussamoussaillonnettes épuisées par leur journée citoyenne.

 

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Ayez le réflexe citoyen: buvez Moussamoussettes!

 

Olif

 

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01 avril 2010

Poison d'avril...

... même pas drôle en plus!

 

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On se doutait bien que l'hiver 2009-2010 n'en était pas à sa dernière farce, mais de là à se réveiller sous 10 cm de neige bien lourde et humide et enfiler à nouveau un pull sur le tee-shirt! Heureusement, un Jean Pull du domaine des Soulanes a suffi, du tricoté main 2008, un jus bien frais des Côtes Catalanes apte à réchauffer bien des cœurs.

Vivement le mois d'août, qu'on sorte les vins de printemps!


Olif


P.S.: et demain, c'est Vendredi saint. Du poisson deux jours de suite, on n'est pas habitués à ça, dans nos montagneuses contrées.

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31 mars 2010

Le mois du Gibolin tire à sa fin!

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Mars, c'est connu, c'est le mois du gibolin. Ultime chance de déguster un vin de saison, ultime chance de déguster Ultime, du Clos Milan, millésime 2004. Grenache noir et syrah, élevage de 24 mois en fût neuf. Carafage préalable et dégustation sur deux jours, pour avoir la pluie et le beau temps en même temps. Il faut au moins ça. Le nez marque encore un peu le fût le premier jour, mais la matière et dense. Les tanins s'assagissent, ça vire un peu animal noble le lendemain (fourrure), c'est toujours aussi dense, concentré et charnu. Un gentil gros monstre qu'on a envie d'apprivoiser, mais qu'il faudra laisser en cage encore quelque temps.


Henri Milan, il est un peu fâché avec l'AOC, en laquelle il croyait beaucoup et qui s'est transformée en machine à niveler par le bas. Et il le crie bien fort. A l'écrit chez le Vindicateur et à l'oral chez Rézin, l'importateur privé québecois bien-nommé. Faisons-nous-en l'écho avec véhémence!




Olif


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P.S.: on me sussure que j'aurais confondu gibolin avec giboulée. Au temps pour moi, fût-il aussi variable! Je ne recommencerai plus, promis. D'ailleurs, mars tire à sa fin.

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