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Quartiers livres

  • Le goût retrouvé du guide des vins

    Antonin Iommi-Amunategui (à écrire comme ça se prononce, c'est-à-dire difficilement) est en passe de devenir le grand sherpa du vin naturel. Celui qui trace sa route devant, le sac à dos bourré jusqu'à la gueule de bons gros canons bien nature, entraînant dans sa suite une bande de trekkers assoiffés, qui ne demandent qu'à gravir l'Everest du Jajaland à grandes enjambées, afin de parvenir au sommet, là où l'air est moins sulfité. Après le Glou Guide, ouvrage gouleyant qui recense 150 pépites naturelles à petit prix, voilà qu'il enchaîne, en publiant dans sa propre maison d'éditions, Nouriturfu, un guide de vin dont vous êtes le héros. Quand je dis vous, ça peut être tout le monde. Tout celui qui le lira, en fait. Y compris Robert Parker, Michel Bettane, ou Jean-Pierre Hachette, pour peu que ce dernier s'appelle comme ça. Une sacrée gageure!

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  • Le goût amer du vin de Bordeaux

    À peine retrouvé, voilà que le goût du vin de Bordeaux s'est empreint d'une grosse amertume. En pleines vendanges bordelaises, en plein "plan pauvreté" macronesque, Les raisins de la misère risquent d'être difficiles à avaler pour certains. Un ciel bien sombre sur des paysages supposés idylliques, que ce récit d'Ixchel Delaporte, documenté par 18 mois en immersion dans "le couloir de la pauvreté", traverse. Au pays du luxe et des grands crus classés. Ce couloir du luxe, un brin clinquant et surfait, se calque sur les mêmes limites géographiques que celui de la pauvreté de façon surprenante. Un paradoxe? Il faut croire que non.

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  • L'appel du vin nature

    Que n'a-t-on déjà pas écrit sur le vin nature? Et qui n'a déjà pas écrit sur ce sujet? Plein de gens, finalement. Une brèche s'est ouverte il y a une petite décennie. Elle est en train de s'élargir. Faut-il pour autant s'y engouffrer et entraîner toute une foule de suiveurs qui n'auront pas nécessairement de la suite dans les idées? À moins de finir par les convaincre que la vérité est ailleurs que dans le monde du vin conventionnel? L'appel du vin nature? I want to believe...

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  • Le goût retrouvé du vin

    Retrouver le goût. Réapprendre à cultiver la vigne, à vinifier, sans user d'artifices, de cochonneries en tous genres, pour pallier à des déséquilibres induits par un productivisme effréné. Réapprendre à déguster et à boire, retrouver les arômes originels d'un vin produit avec le minimum d'intrants. Revenir aux fondamentaux. Pour le plaisir, pour la simplicité, pour le bon sens. Le goût retrouvé du vin, celui du vin nature, c'est une évidence. Celui du vin de Bordeaux, également. Pourquoi pas? Même si, à l'approche des foires aux vins de la rentrée, c'est loin d'être gagné! Heureusement, quelques auteurs se sont penchés sur la question. Des livres à ranger soigneusement dans le cartable, pour les lire et relire en toutes occasions.

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  • En vrac ou bien rangé

    Quand la canicule t'accule sous la tente, rien ne vaut une lecture rafraîchissante sur un sujet aussi désaltérant que le vin. Alors, cet été, j'ai lu, j'ai bu, j'ai vaincu. Des nouvelles, des contes, des recettes, des blogs, bientôt un guide. Tout ça à base de jaja. Et ça m'a donné soif.

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  • L'idole des jaunes

    C'est l'histoire d'un grand Arbois, oublié dans une cave depuis le siècle des Lumières. 1774, ça en fait, des lustres! C'est l'histoire d'un inestimable trésor qui s'est arraché à prix d'or au cours d'une vente aux enchères mémorable, lors de la Percée 2011 qui eut lieu dans la bonne ville d'Arbois. C'est l'histoire d'un vin qui a connu Louis XVI, vécu la Révolution, participé aux travaux de Pasteur, survécu à plusieurs guerres mondiales. C'est l'histoire d'une bouteille de vin  jaune  qui devrait être débouchée à l'horizon 2027, pour être bue par quelques privilégiés, helvètes ou sympathisants. C'est l'histoire de l'Arbois Jaune 1774, vin des Lumières, qui vient de paraître aux Éditions Cabédita.

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  • Lecteurs heureux...

    "Qui n'a pas écrit sur le vin naturel?", ai-je pu lire en commentaire d'une publication Facebook qui se réjouissait de la parution de ce roman de Christian Authier chez Flammarion. Romancier et essayiste, Christian Authier est également l'auteur d'un petit ouvrage culte sur Éric Callcut, ex-producteur de Picrate et vigneron porté disparu depuis le début des années 2000 (réapparu depuis, dans sa bagnole et sur Facebook, mais pas dans les vignes).

    Christian Authier a donc déjà écrit sur le vin naturel, depuis plusieurs années. Il ne surfe pas sur une mode ou une tendance. C'est un univers qu'il connait bien et qu'il apprécie. Et là, c'est sous la forme d'une histoire romancée, qu'il infiltre à nouveau ce milieu pour mieux le décrire. Des heures heureuses en perspective!

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  • Sa place sur terre

    On l'a déjà lue dans ses vignes et dans sa cuisine. On sait donc de quoi elle est capable quand il s'agit de transformer le raisin, en boisson ou en plat, puisqu'elle nous l'a raconté dans ses deux précédents ouvrages. Dans les vignes, chronique d'une reconversion et Recettes de ma vigne. On savait qu'elle avait eu une autre vie, avant, dans le milieu journalistique. Une vie qui l'a conduite dans le Languedoc pour être une correspondante de Libération à Montpellier. Libérée, elle l'est, depuis qu'elle a abandonné le journalisme pour devenir vigneronne. Mais qu'est-ce qui a bien pu la pousser à cette reconversion? Récit d'un avant, sur fond de terrorisme, de 11 septembre, de djihadisme, de faits-divers sordide. Catherine Bernard, ou le préquel d'une conversion...

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  • Sous les sapins les vignes du Jura...

    Jura, le seul vignoble dont on a fait une montagne . Ça ne fait pas un pli. Sur les sommets, du calcaire. En pied de coteau, des éboulis, des marnes, des vignes. À une altitude n’excédant pas 400 mètres. Et dire qu’au jurassique moyen, ici, c’était les Bahamas...

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  • De la vigne aux platines, puis au canapé...

    Rock et pinard, l'accord minéral par excellence. Fabien Korbendau et Christophe Mariat l'ont osé. Il fallait avoir les reins solides. Raison pour laquelle, sans doute, l'un des deux est néphrologue. Marier un album, un vin et un auteur pour un triolisme parfait, De la vigne aux platines l'a fait. Et c'est l'un des derniers bijoux de papier (ré)édité par les Éditions de l'Épure, avant Recettes pour un ami de Jean Cocteau et Raymond Oliver. Même s'il y en a eu plein d'autres (ne serait-ce que De profundis gustatibus, que ma modestie légendaire m'interdit de porter au pinacle).

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  • Biodynamie-ennemie, et bien plus encore...

    Cette fois, ça y est, la rentrée littéraire est définitivement de sortie, au rayon gastronomique et culinaire, aussi bien du côté solide que liquide. De quoi occuper grandement la sieste de la belle Meera, le petit minou de la maison (qui ne vient pas de Lorraine), néanmoins amatrice de bonnes feuilles, y compris celles qui volètent au vent sous l'effet du foehn automnal et qu'elle cherche inlassablement à attraper. Mais, même quand Meera dort, rien de ce qui se passe dans son univers ne saurait lui échapper.

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  • Biodynamie-amie, et bien plus encore...

    2017. Année où les vendanges ont pris de court les candidats au prix Goncourt et où les vignerons risquent fort de se retrouver au chômage technique avant même la venue des premiers frimas et la sortie du beaujolais nouveau.  Rarement vendanges auront été aussi précoces. Et aussi courtes, pour un certain nombre de domaines. La faute au gel printanier qui a laissé sur le carreau un paquet de bourgeons cryogénisés par ce léger dérèglement du réchauffement climatique. Si le printemps fut frais, l'été a été chaud. Et l'automne s'annonce torride, avec une rentrée littéraire vinique qui prend des allures d'ouragan que Mme Irma, voyante de son état, n'a même pas vu venir.

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  • La main dans le ressac (et les pieds aussi)

    Ce n'est pas à proprement parler un livre de plage, mais c'est sans conteste le livre culinaire de l'été du plagiste à marée basse. Celui qu'on ne risque pas de voir traîner sur les nattes huileuses et ensablées des vacanciers enduits de crème solaire, dont la principale activité estivale consiste à déplacer sa serviette sur la plage au gré des marées, un coup vers le haut, un coup vers le bas. On devrait néanmoins le retrouver dans toutes les poches des chasseurs/cueilleurs/pêcheurs qui arpentent les littoraux de France et de Navarre lorsque la mer se retire, tel un adepte du coïtus interruptus un soir propice à l'éclosion mensuelle des œufs de sa partenaire. Un bouquin qui permet de prendre de la hauteur quand la lune joue à l'attraction.

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  • Conchyophilie vinique

    Caviste de son état, blogueuse par passion, écrivaine parce que le papier, c'est encore mieux que le web, Sandrine Goeyvaerts sort son deuxième opus chez Hachette et nous en conte des vertes et des pas mûres. Les perles d'une caviste, ce ne sont pas celles qui ornaient son cou lors de la remise des trophées de la RVF, où elle s'est vue remettre celui d'homme de l'année, catégorie Meilleur blog, en 2014. Un traumatisme qui, une fois passée la joie de la nomination, la hérissera à jamais contre le sexisme dans le monde du vin, qu'elle ne cessera plus jamais de combattre à grand coups de #womendowine.

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  • Littérature d'entre deux tours

    Pour tenter de survivre à une campagne électorale un poil flippante, rien de tel qu'un bon canapé, un bon livre et un bon chat. Du vin, de l'air, garder le contact avec les vignerons et assurer l'héritage, afin de mieux contenir la petite bête immonde qui monte.

    De la nouveauté, avec deux maisons d'édition toutes jeunes, dont l'une fait même ses premiers pas. Bienvenue à Nouriturfu sur le grand marché des bonnes feuilles consacrées à tout ce qui se mange et qui se boit, qui publie la version française du dernier livre d'Alice Feiring, la grande spécialiste new-yorkaise du vin naturel et pourfendeuse de la normalisation du vin, qui s'en est allée explorer les origines du vin nu dans son berceau historique, la Géorgie.

    Et gloire à la maison Tonnerre de l'Est, en âge de marcher toute seule puisqu'elle est née en 2011, qui se consacre à l'édition d'ouvrages d'art essentiellement dédiés à l'approche biodynamique dans le vin, en publiant les plus belles feuilles de vignes de vignerons emblématiques comme Jean-Pierre Frick, Olivier Humbrecht ou encore Christophe Beau. Tout un programme qui n'a rien d'électoral, mais néanmoins susceptible de réunir bien des suffrages.

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  • Rentrée litre (et raire)

    C'est la rentrée. Des classes, des vendangeurs, la rentrée littéraire et vinique  Et c'est déjà la foire, aussi. Lisons, vendangeons, buvons. Soyons fous, achetons s'il le faut. Mais intelligemment, pas n'importe où. Pas n'importe quoi. Tout savoir sur le vin, avant de le boire, avant de l'acheter, c'est possible. Notamment grâce à la Pinardothek. Jamais en carafe avec Sandrine Goeyvaerts, la caviste liégeoise à la langue bien verte, oufti! Et, évidemment, jamais en foire aux vins, si l'on respecte un tant soit peu le produit. On fera donc sans difficulté l'impasse sur les différents guides d'achats qui fleurissent comme des moisissures à l'approche des grandes messes médiatiques célébrées à grands coups de fausses bonnes affaires par une grande distribution jamais en reste d'opérations commerciales, quand il s'agit d'écouler à grande échelle des palettes de vins plus ou moins bons qui permettront de vendre au moins autant de palettes de papier toilette pour torcher cet écoulement diarrhéique de liquides embouteillés à profusion pour endiguer la fièvre acheteuse des troupeaux de moutons consuméristes rendus accros aux bonnes notes, coups de cœur et autres médailles distribuées à la louche par  des jurés de pacotille ou des gourous du vin se targuant de leur soi disant expertise, mais dont l'objectif premier est de fourguer leur propre camelote de papier.

    Plutôt que de feuilleter un catalogue entres les rayons de supermarché, on préfèrera lire entre les vignes et se tourner vers d'autres ouvrages, qui prennent le temps d'aller à la rencontre des vignerons, de leurs vignes, de leurs vins.

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