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Buvons heureux en attendant la mort

C'est le grand confinement, jamais ma génération (et les suivantes) n'a risqué à ce point sa vie et, peut-être, vu la mort d'aussi près. C'est le moment idéal pour effectuer un repli sur soi-même et revenir aux fondamentaux, question lecture comme question pinard. La fin du monde est peut-être pour demain, en ce qui nous concerne, alors essayons de lire heureux et de dégommer nos meilleures quilles avant qu'il ne soit trop tard et que le diable ne nous emporte!

"Vivons heureux en attendant la mort", grand classique parmi les classiques desprogiens, qu'il était grand temps de relire in extenso pour mieux profiter de mes derniers instants, avant que la Camarde ne pointe le bout de son nez dans le mien, via une petite bestiole microscopique insidieusement introduite dans mon petit nid douillet par le pire ennemi qui soit en cette période de distanciation sociale. J'ai nommé le voisin. Il n'est pire promiscuité que celle du voisinage. "Un bon voisin est un voisin mort", si l'on en croit Diogène (cité par Desproges), lui qui serait décédé étouffé par une touffe de poils après une période d'hyper activité sexuelle avec une voisine de Renan Luce. Mais je m'égare. "Le voisin est un animal nuisible assez proche de l'homme", nous assène de façon fort juste Pierre Desproges. Sauf peut-être mon voisin Bernard, que tout le monde appelle Bernie, et qui reste globalement un bon voisin. Trust me!
 

 

 

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Pour savourer au mieux les envolées desprogiennes, il ne faut pas hésiter à les accompagner de ce qu'il y a de mieux dans la cave. Les bouteilles d'exception, les plus rares ou les plus chères, mais surtout les meilleures, parce qu'il n'y a plus aucune certitude sur celui ou celle susceptible de les boire. Et ce serait bien dommage qu'elles finissent à prix d'or dans un gosier usurpé par le biais d'une vente aux enchères posthume. Mais, sachons rester simple et ne pas succomber à l'étiquette. Buvons du petit vin, d'une petite région viticole, issu d'un obscur cépage que personne ne connaissait et dont personne ne voulait il y a peu. Ploussard ou poulsard, l'important, c'est d'en boire. Déconfinons de la cave celui de de la maison Pierre Overnoy, le maître Yoda du vin naturel, millésime 2015. Il fera bien l'affaire! Et buvons heureux en attendant la mort ! »

 

 

 

 

P.S.: Mi-livre mi-raisin, c'est un chouette salon parisien qui accorde pages et cépages. La prochaine édition se tiendra les 12 et 13 décembre 2020 à La Bellevilloise.

 

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