16 août 2010

C'est beau un Laville, la nuit!

 

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Château Laville Haut-Brion 1983, Graves

 

La série des bouteilles de l'été se poursuit et on saute gentiment du coq à l'âne, du rosé du languedoc un peu en désordre à un Graves blanc  bien rangé. Trop bien rangé, puisqu'il ne sera désormais plus possible de le trouver sous ce nom-là, suite à l'absorption complète, à partir du millésime 2009, de la marque Laville Haut-Brion par La Mission Haut-Brion blanc, voilà qui en dit long sur la philosophie des Dillon. Un genre de revanche  personnelle pour MHB, un grand cru classé dans la ville? Laville sera désormais le grand clu classé dans La Mission Haut-Brion! Un cru que je n'avais jamais dégusté auparavant, même s'il jouissait pourtant jusque là d'une belle et grave réputation. Ce 1983 a été complètement absorbé par la famille Olif à l'occasion d'un tête à tête amoureux, lors d'une  morne et pluvieuse soirée anniversaire estivale où j'avais réservé une salle de restaurant entière pour Madame, s'il vous plait. Une des rares bouteilles m'ayant tapé dans l'œil sur une carte des vins assez classique. Qu'est-ce que cela pouvait bien valoir, à part 90€ sur table, 1€ du point Parker, somme toute un ratio fort raisonnable? Une bien belle bouteille, en fait. Le nez, évolué, truffe un peu de façon agréable, mais la bouche possède encore beaucoup de peps, de fraicheur et de longueur. De quoi accompagner haut la main un  joli menu du marché (carpaccio de corégone, suivi de poissons de roche façon bouillabaisse, made in Haut-Doubs) parfaitement exécuté par Philippe Feuvrier. L'Auberge de la Roche, une belle adresse de la périphérie mortuacienne, au milieu de la campagne, méritoirement étoilée, où l'on retrouve l'ambiance de la cuisine d'antan au travers d'une cohorte de mise-en-bouche et d'un chariot de desserts à l'ancienne, tous plus savoureux les uns que les autres.

 

Auberge de la Roche

Chez Feufeu

Lieu-dit Pont-de-la-Roche
25 570 - Grand'Combe Châteleu


Fermeture hebdomadaire le dimanche soir, le lundi et le mardi soir.

Tél : 03 81 68 80 05

Site Internet : Auberge de la Roche - Philippe Feuvrier

 

Olif

 

Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.

13 juillet 2010

État de Grasse…

 

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Entorse aux escapades océaniques estivales habituelles, la famille Olif a décidé de se faire dorer la pilule sur la Côte d’Azur. Un peu en retrait de la mer quand même, histoire de garder de la hauteur.

 

Escale papale

Comme un genre de miracle routier ! Une fois réalisé que Châteauneuf-du-Pape se situe exactement au milieu d’un axe en zig-zag qui relie le Haut-Doubs à la Côte d’Azur, le choix de s’y arrêter fut vite fait. Pas dans l’intention d’y buller, non, juste pour se restaurer en cours de route et tenter de conjurer le Sorgues chez Josette et Gérard Alonso, admirables  et renommés aubergistes, amoureux du bon boire et du bien manger, à base de produits frais et de vins naturels. Repas pris dans la cour du restaurant, à l’ombre d’un platane, un pur moment de félicité gastronomique, arrosé de vins pas tous bien élevés mais sachant néanmoins se tenir à table. Festif Fête en bulles de L'Angevin, vivant Vie on y est 2009 de Gramenon sur un excellent filet de rouget, éblouissante Vieille Julienne 2004 sur un sublime pigeon à la cuisse rose. Sans parler du reste et de tout ce qui s'en suivit ou précéda.

 

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Grasse : parfum de vacances

Une fois parvenus à Grasse, on est vite mis au parfum. Gallimard, Fragonard, Molinard et tout le bazard ! Il y a l’embarras du choix pour faire fuir les mauvaises odeurs, y compris celle des belles-mères de Grasse, près de Nice, comme le chantait Boby Lapointe dans son saucissonnage équin n°2. Amusants travaux pratiques au Musée International de la Parfumerie, où le visiteur joueur peut s’amuser à reconnaître à l’aveugle un certain nombre de composés aromatiques, pas toujours recommandables, mais utilisés néanmoins par les maîtres parfumeurs. Sulfureux!

 

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Grasse : tant qu’il y a du vin, il y a des Spar

Monter, descendre. Le Pays Grassois n’est pas économe, question dénivelé. Monter des marches, descendre des traverses. Monter en température, descendre des litres et des litres. D’eau et autres boissons, avec ou sans bulles. Pas n’importe quoi pour autant. Du bon, du frais, du vrai, du pas trop sulfité, du vin parfumé, aux bonnes effluves naturelles.

L’Espace Vins du Spar de Grasse jouit d’une flatteuse réputation auprès des gens de glou, amateurs de bons vins authentiques. Une info de dernière minute obtenue grâce à l’escale avisée en pays avignonnais, coquin de Sorgues. Cette épicerie grassoise est justement tenue par un homme de glou. Et fort en gueule, aussi. Mais dans quel quartier de la ville se trouve-t-elle ?  Ô rage, où est ce Spar ? Grâce à Google, l’antre de l’une des deux têtes pensantes de Glougueule, le blog bien nommé, fut vite localisé, quartier de la gare. Le dimanche soir, c’est encore ouvert et c’est la cohue. Le pillage en règle de l’Espace vins ne fut pourtant guère difficile. Philippe Quesnot, en homme avisé, n’est pas derrière la caisse enregistreuse. Je l’imagine plutôt en train de faire les gros yeux derrière un verre de bon glouglou, ce qui me semblerait plus judicieux en ce début juillet si chaleureux. Lors du second passage pour remplissage du frigo, nous fûmes pris la main dans le caddy. Depuis deux jours une bouteille de Cerdon manquait à l’appel et, en fin limier, l’épicier savant avait fait parler les empreintes digitales ! Condamnés à visiter l’espace « ticheurte » au 3ème sous-sol, nous sommes ressortis lingés pour l’été. Néanmoins à prix d’ami, il faut le souligner.

 

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Du Cerdon dans le Gourdon

Gourdon, sur les hauteurs de Grasse, en surplomb des gorges du Loup, à une heure matinale, idéale pour une petite randonnée en altitude, sur le plateau de Cavillore. L’arrière-pays niçois, faut pas nous raconter de salade, c’est quand même bien joli ! Pas de Cerdon dans la gourde pour autant, il ne fallait pas traîner en chemin, afin de ne pas être assommé par le soleil estival. Entre une flore particulièrement développée, grâce à un mois de juin bien arrosé, de jolis panoramas sur les gorges, quelques vieilles pierres et une poignée de cerises dans la gorge, maraudées par inadvertance, mais avec volupté, la matinée fut bien remplie. Un moment réjouissant, valant tout le Cavillore du monde.

 

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Estivale de Cannes

Journée cannoise et shopping rue d’Antibes, obligé. Puis photo en haut des marches, 12 ans après un premier passage familial. Comme le temps passe ! Georges y a été cloné, l’occasion aussi de prendre la pose en sa compagnie.

 

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A l’heure de midi bien sonnée, à deux pas de la Croisette, au hasard, le long d'un trottoir, une Trattoria engageante. La Libera, du même nom qu’une belle adresse fréquentée à Alba l’année précédente. Pourquoi pas ? Bonne pioche ! Belle adresse itou, goûteuse et sincère, avec un serveur épatant, au véridique accent italien, étonné par notre gentillesse jurassique naturelle, inversement proportionnelle à celle de la population autochtone. Et des plats justes, simples et bons, accompagnés d’un Arneis de belle facture, aussi bon que là-bas, dis !

 

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Pour le reste, dur de trouver un petit carré sympathique où étendre sa serviette, de Cannes à Antibes. La Côte d’Azur, il ne faut surtout pas vouloir s’y baigner. Tout y est bétonné, civilisé, aseptisé. Pas très nature, tout ça! Allez ! On y a quand même bien trempé un pied, face au Château Grimaldi d’Antibes. Il faudra bien pouvoir justifier nos vacances à la mer.

 

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Plus près de toi, Mon Dieu !

Pour cette deuxième randonnée du séjour, direction Bar sur Loup. Un joli pléonasme, en fait. En Méditerranée, le bar s’appelle loup. Mais du côté de l’Atlantique, le Loup s’appelle quand même le Loup. Pas celui qui a fait sa réapparition dans le Mercantour, non. Un Loup qui coule dans des gorges, de la Colle jusqu’à Tourette. De quoi faire un joli tour si on n’a pas de la colle sous les chaussures. A Bar sur Loup, il n’y a pas de poissonnerie. Mais, à Bar sur Loup, on peut prendre le Chemin du Paradis, une vieille voie empierrée qui monte au ciel jusqu’à Gourdon. De quoi filer le bourdon quand on regarde l’altimètre. Mais les 520 mètres de dénivelé positif, puis négatif, s’avalent sans même se flageller. Pas un seul coup de gourdin avant Gourdon. Son paradis, on le gagne en arrivant tout là-haut, pour profiter de la vue sur les gorges du Loup, installé à la terrasse d’un bar. La boucle est bouclée.

 

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You are so … Nice !

Impossible de passer par les Alpes-Maritimes sans se rendre à Nice. D’autant que l’heure des soldes a déjà sonné. Pendant que des Rosbeefs bien saignants se promènent en bord de mer, les Froggies coassent rue Massena à la recherche d’une bonne affaire. Le boire et le manger, pas question de le brader pour autant, ni de laisser sa part aux anges qui font trempette dans la baie.

 

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La Part des Anges est une boutique de la rue Gubernatis qui ne laisse pourtant rien s’évaporer. Tout y est bu, sans laisser perdre la moindre goutte. Le jeudi soir, malheureusement, la table est close. On vous y oriente alors volontiers vers le ViniVore, les collègues de l’avenue de la République. Les dévoreurs de vin sont ici aussi à la fête. Large choix de vins à prix cave, carte à manger aussi courte qu'appétissante, renouvelée tous les jours, accueil exceptionnel. Une adresse de choix, so Bubbly, so Nice.

 

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Dans la nuit tombante, les Anglais n’étaient plus censés se promener. Ils devaient sortir leurs guitares et jouer en plein air et à guichet fermé, dans un Théâtre de Verdure, à deux pas de la Baie des Anges. Ils se sont fait porter pâles et n’ont même pas pris l’avion depuis Paris. Sacré Peter ! Mais qu'importe, l'air était doux (herty?).


Glouglou, la dream -Alpes mari- team

Il faisait beau, il faisait chaud. Les bouteilles se sont succédées à un rythme effréné. Du vin pour dessoiffer, du vin pour déguster, du vin pour se régaler. Éclectisme volontaire, où l'on pourra juste  (éventuellement) regretter l'absence de Bellet, le régional de l'étape, néanmoins rapporté en souvenir. À  goûter dès que possible, par curiosité. Pour le reste, entre le Côtes du Jura ouillé 2008 de Laurent Macle, joliment fruité, à boire vite par plaisir, et le simple et plaisant Coteaux d'Aix rosé 2009 L'Alvernègue du Château Bas, la tendance fut au vin de glou, avec pour principal fournisseur, outre les vins ayant fait le voyage, le Spar de Grasse, parce qu'une pareille adresse se suffit à elle-même. Gros coup de cœur et large soif pour le Vin de Pays de Vaucluse 2009 d'Élodie Balme, assemblage de merlot, carignan et grenache, qui se boit aussi vite que bien, malgré sa robuste constitution. Pour le reste,  parmi les belles satisfactions et les grands bonheurs de ces vacances, un sans-faute grâce au gourmand et fruité Calice 2009 de Jean-Philippe Padié, au réjouissant et friand Vin de Jardin 2009 de La Grange aux Belles, au Bourgogne aligoté 2009 de Céline et Laurent Tripoz, d'une grande et belle acidité, au trop bon Cousin Oscar et son Petit Cochon Bronzé, de Jean-Marie-Rimbert, à la jolie Coume Marie 2006 de la Préceptorie de Centernach. Comme une incongruité parmi ce panel de vins de soif à petit prix, un imposant Meursault-Charmes 2000 des Comtes Lafon vint nous démontrer à quel point la simplicité n'a pas de prix, enfin pas celui-là. Luxuosité de l'élevage, richesse des arômes, légèrement contrefaits par le bois, malgré une grande précision et une classe folle. Un poids, deux mesures, ou l'inverse.

 

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État de grâce, clap de fin. Un séjour royal parfaitement symbolisé par un verre de Cerdon au bord de la piscine. Topless!

 

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Cerdon royal, photo extraite du making-of de la vidéo désormais culte, selon BourgogneLive

 

Olif

28 mars 2010

Come-back dans l'arène...

On en parlera longtemps dans les chaumières. Le fameux sommelier-caviste arboisien Stéphane Planche a repassé son bel habit de sommelier et l'a repassé à nouveau. Le temps d'un service au non moins fameux restaurant La Chaumière, à Dole du Jura, loin de la Bretagne, et sans accent circonflexe sur le "o". Une belle adresse située dans un immense parc aux portes de la ville, doublée d'un hôtel *** en cours de rénovation, et tenue par Nathalie et Joël Césari, qui ont quitté leur établissement du centre-ville, Les Templiers, pour se sentir plus au large. La cuisine est toujours aussi précise et raffinée, récompensée par un macaron Michelin et qualifiée de "ludique et cool" par le savoureux guide Omnivore, les lunettes du cuisinier sont toujours aussi classe.

 

 

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Une soirée clé en mains très orientée "nature", évidemment, sans cravate, avec une recherche d'accords entre des mets fins et des vins qui ne le sont pas moins, mais peut-être un peu difficiles d'accès. Le véritable rôle du sommelier? Papillonner et virevolter de table en table, prêcher la bonne parole nature, apporter quelques éléments de compréhension au sujet des vins, essuyer quelques revers chez les réfractaires, s'amuser des fausses-pistes avec ceux qui  s'y croient (et croient avoir trouvé à chaque fois les vins), consoler les déçus qui s'attendaient à une soirée vins du Jura.

 

 

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Après plusieurs salves de mises en palais, arrosées de Ze Bulle (zéro pointé), version rouge, du domaine de La Tour Grise, un pétillant "système D", regazéifié au gaz de la source, procédé désormais breveté, la soirée peut commencer.

 

 

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Le maquereau s'est fait traité de thon et il n'a pas moufté. Probablement une mère maquerelle, d'ailleurs. La cuisson basse température rend le filet onctueux et goûteux comme pas permis, le jus de persil et les herbes insolites relèvent bien le tout, le sorbet au chutney rafraichit tout ça. Pour ne pas trop dérouter les fidèles du restaurant, le vin servi en accompagnement est un Rully 1er cru 2007 Les Margotés de Vincent Dureuil-Janthial. Du classique cousu main, bien fait mais sans grande émotion, que je situais dans le Jura à première vue. Tout faux!

 

 

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Les langoustines snackées à la poudre de champignons sont juste excellentes. Ce qui est déjà plus que très bien. Mais pas hallucinogènes pour autant, malgré la colorée cuvée Vall Pompo 2006 de Bruno Duchêne. On aborde ici l'univers passionnant des vins sans soufre. Le nez, très ouvert sur un mode oxydatif, est intense et plutôt agréable. La bouche est large, arrondie par l'alcool, mais sans déséquilibre.  C'est large, long, acidulé et minéral en finale, c'est bon. On pense à Barral, mais pas assez de volatile (c'est de l'humour!). Pourquoi pas Jura, alors? Il doit forcément y en avoir un! Perdu, c'est Collioure!

 

 

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L'agneau, excellent au demeurant, est un peu plus difficile à appréhender. Un plat yin et yang, dans lequel l'orange et le lait caillé peinent à trouver leur place, face à la tapenade olive-réglisse et la petite sauce servie à part pour lier le tout. Un contraste superflu, qui n'a pourtant pas embarassé le Rouge de Causse du Petit Domaine de Gimios, frais et tendu, limite un peu austère, m'ayant évoqué, non pas le Jura, mais une syrah du Rhône par ses arômes de tapenade, justement. Pourtant, c'est Tutti frutti.

 

 

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Avec le damier de carrés de chèvre, carottes et olives gélifiées, l'accord se fait dans l'évidence avec le Sancerre Skeveldra 2007 de Sébastien Riffault. Dur de trouver le sauvignon derrière ces belles notes bien mûres et minérales. Même en évoquant la Loire, on part sur un autre cépage. Le fromage aurait pourtant dû délivrer un indice.

 

 

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Dessert en deux parties, jouant sur les oppositions. La gelée de pomelos est un délice, même quand on n'est pas fan de pamplemousse, tout comme la tarte fine au chocolat, très fine, très chocolat. Pas tenté le mix des genres, juste la succession des assiettes. Le Sylvaner Moelleux 2003 de Jean-Pierre Frick a bien officié tout du long. Minéralité marquée, sucrosité modérée, acidité équilibrée. Une VT qui ne peut être revendiquée, pour cause de cépage reconnu insuffisamment noble. Un vin que j'ai situé évidemment en Alsace, plus particulièrement chez Frick, mais en penchant pour un riesling. Sacré roturier, va!

 

 

Ave Cesari, nourrituri te salutant!

 

 

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Oui, merci Joël Cesari, de nous avoir si bien nourri, et merci Stéphane Planche de nous avoir si bien abreuvé. Les soirées thématiques à La Chaumière, c'est très souvent et régulièrement, généralement en présence d'un vigneron-invité. Le 30 avril, ils seront deux: Fanfan Ganevat et Bruno Schueller. Ça va dépoter dans La Chaumière!

 

 

La Chaumière

346, av. du Mal Juin
39100 DOLE - FRANCE
Tél+33(0)384707240 - Fax+33(0)384792560

 

 

Olif

17 décembre 2009

Mangeons et buvons nature à la Capitale


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Les week-ends viniques parisiens se suivent et ne se ressemblent pas. Après la grand-messe populaire célébrée en grandes pompes Porte de Versailles par les Vignerons Indépendants, après le Tasting élitiste et bling-bling du Carrousel du Louvre, place au vin nature, à boire autant qu'à déguster à l'Espace Beaujon. Un salon de poche à la bonne franquette sans master-class, ni atelier gourmet, ni concours du cracheur d'or. Même pas beaucoup de crachoirs, juste du vin et de la convivialité. Et aussi un peu de foie gras à la table de Catherine et Gilles Vergé, pour marier quelques vins du Mâconnais en prévision des fêtes de fin d'année. La majorité des vignerons est encore éparpillée dans les rues de Paris que les plus pressés des amateurs poussent déjà la porte du rez-de-chaussée, tandis que pour le théâtre, c'est l'escalier au fond à droite.


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Des retrouvailles et des découvertes, c'est parti pour quelques impressions furtives et une poignée de coups de cœur. Séance de rattrapage tout d'abord avec François Blanchard, du domaine du Grand Cléré, dont il fallait absolument que je regoûte les vins après une première expérience mitigée. Un sauvignon 2007 qui ne sauvignonne pas, mûr et dense, et un cabernet franc 2006 qui ne poivronne pas, à l'extraction bien mesurée, tous les deux très séduisants. Impeccable pour une mise en bouche et un domaine à suivre de très près. Du côté des Griottes, Patrick Desplats propose blancs et rouges sur deux millésimes différents (2005 et 2007), ainsi qu'une Petite gâterie plutôt sympathique, en tout bien tout honneur. Le chenin de la cuvée Caroline se décline en deux versions, sèche ou liquoreuse, toutes deux réalisées sur un mode oxydatif. Le premier fût de cette cuvée a d'ailleurs été ensemencé avec un fond de verre de vin jaune du Jura. Juste à côté, Fred Rivaton est arrivé. Sans se presser. Insufflant un air de tramontane dans la pièce. Ses deux cuvées de blanc 2008 (Vieilles vignes, 100% maccabeu, et Blanc bec, assemblage de maccabeu, carignan blanc et grenache) sont impeccables, minérales et tendues, avec un soupçon de gras et d'enrobage sur Blanc bec. Et les rouges, Gribouille en tête, ne sont pas en reste! Un gros coup de cœur.

 

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Et vous, que faites-vous de votre talent? Euh..., du vin! C'est une chance!

 

En face, se trouve Elise Brignot. Des bruits courent qu'elle quitterait Montlouis. Pas encore, car elle a toujours des vins en élevage et des stocks à la vente. Mais les vignes ont bien été vendues cette année. Elise a d'autres projets, ailleurs, mais pour l'instant, il est encore l'heure de goûter Format raisin, Oui mais non ou encore Les Poires molles. Ainsi qu'un liquoreux somptueux produit en petite quantité et dont je n'ai pas mémorisé le nom.

 

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Format, raisin, Oui mais non, Poires molles, les cuvées à Elise.

 

Translation au Sud et à l'Ouest, du côté de Buzet, en compagnie de Ludovic Bonnelle, du domaine du Pech. On ne badine pas au Pech!  Et on ne se laisse pas facilement abuser. Quoique... Toutes les cuvées ne sont désormais plus présentées à l'agrément, elles devraient pourtant être l'honneur de l'appellation, que ce soit Le Pech abusé ou La Badinerie du Pech, des rouges solides et francs du collier.

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Plus au Nord, on trouvera le duché d'Uzès et le domaine Lous Grezes, de Trees et Luc Lybaert. Une gamme conséquente, à l'accent flamand, dont un fort joli chardonnay minéral et frais, Les Elles, qui donne envie d'aller barboter dans la mer en maillot de bain jaune. Que des noms de baptême sympathiques pour des cuvées qui ne le sont pas moins.

 

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"T'inquiètes, M'man!" C'est l'injonction de Jean-Marie Vergé à sa Catherine de mère, installée à la table à côté. Une manière de s'affirmer vis à vis d'une mère qui a du mal à ne pas couver sa progéniture, mais qui la laisse néanmoins voler de ses propres ailes. Que du rouge chez Jean-Marie, pour ne pas faire d'ombre aux blancs parentaux, du bon Gamay du Beaujolais, fruité et gourmand, un 2009 qui n'a rien de Nouveau et qui se laisse boire néanmoins à grandes lampées. T'inquiète, Catherine, il goûte bien, le rouge du fiston!

 

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Catherine et Gilles Vergé, ils se trouvent à la table juste à côté, proposant à la dégustation une bonne demi-douzaine de blancs du Mâconnais. D'abord deux 2004, s'ouvrant sur de la réduction, durs à goûter ce soir-là, avant un Mariage blanc particulièrement heureux, puis un Mâcon 2001 développant une jolie aromatique de vieux vin ouillé et, enfin, un réjouissant vin de table du Mâconnais "Élevé au grand air". Trop facile pour un terroiriste jurassien!

 

 

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Retour en Touraine, pour une deuxième belle découverte: les vins de Touraine de Joël Courtault, vigneron à Thésée. Sauvignon, Gamay et Cabernets biodynamiques déclinés à la mode nature, véritables petits fragments de terroir, frais et digestes, qui ont bien des choses à dire et ne le taisent pas.

 

 

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Impossible de partir sans en reprendre une petite tranche! Justement, Philippe Jambon vient tout juste d'arriver. Jambon blanc 2003 et 2004, Une Tranche 2008, Bataille 2007 et Roche Noire 2006* goûtent à la perfection, à peine déballés du carton. De la grande quille zéro-zéro! Merci Mr Jambon.

 

 

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Boire nature, c'est une chose, mais quand le miam est de la même veine, c'est encore mieux. Au Verre volé, l'assiette n'y est pas. Volée. Le culte du produit, servi sans chichi, de manière respectueuse. Cuissons chiadées, couteaux bien aiguisés, carpaccio de pot-au-feu bien assaisonné, andouillette Meurdesoif particulièrement goûteuse, purée maison savoureuse et verres bien remplis, en blanc comme en rouge.

 

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Attention, Chenin méchant! Mais pourtant drôlement bon! Mordant et acéré, mais en même temps mûr et séducteur, avec une pointe de carbonique, plus ou moins marquée d'une bouteille à l'autre, ce 2007 de Nicolas Reau ne se laisse pas facilement tenir en laisse. La seule manière de l'apprivoiser, c'est de le siffler! L'Échappée belle vers le Bout du Monde d'Édouard Lafitte, qui, elle, se laisse écluser en moins de temps qu'une péniche ne met à descendre le canal Saint-Martin.

 

 

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Une péniche à écluser, spectacle idéal pour digérer en sortant du Verre volé.


Paris, Paris carbure! Paris épure! Paris biture! Mais Paris nature!

 

 


Olif

 

 

 

* Oui, Laurentg. Roche Noire 2006 et son fabuleux terroir de roche volcanique, la vérité si je manganèse (private joke).

 

** Buvons encore plus nature avec Mr Septime, de Mistelle.fr.

 

 

 

06 décembre 2009

Marc Faivre, l'aubergiste accueillant de Malbuisson

C'est l'histoire d'une auberge dans une petite cité balnéaire située au bord d'un lac de montagne. C'est l'histoire d'une famille qui a toujours cultivé le sens de l'accueil. C'est l'histoire d'une auberge accueillante qui a su s'adapter et évoluer avec le temps, passant de la bonne cuisine familiale à une cuisine gastronomique revisitant les produits régionaux, goûteuse, inspirée et exécutée avec brio. C'est l'histoire d'un chef étoilé qui a su garder les pieds sur terre et qui n'a pas pris la grosse tête. C'est l'histoire de Marc Faivre et de Catherine, son épouse. C'est une belle histoire et nous avons de la chance d'avoir une telle adresse pour bien nous accueillir dans le Haut-Doubs. C'est l'histoire du Bon Accueil de Malbuisson (25).

 

Accueil

Photo © Estèbe, au légendaire sens du cadrage, légèrement décalé vers la gauche.

 

Arrivé sensiblement à mi-parcours, professionnel et familial, Marc Faivre a eu envie de regarder derrière lui. Pour juger du chemin parcouru, justement, mais les yeux résolument tournés vers l'avenir, afin d'évoluer, de progresser, tout en valorisant ses acquis. Ce bilan personnel, il fait l'objet d'un livre édité par Les Presses du Belvédère. Un livre écrit par le jovial André-Hubert Demazure et illustré avec talent par le photographe Jack Varlet. Perfectionniste et anxieux, malgré son sourire enjoué, Marc Faivre a souhaité faire un livre à son image, avec une volonté évidente de partage. Pas moins de 50 recettes, toutes emblématiques de la maison, sont répertoriées dans l'ouvrage, entrecoupées de portraits de ses meilleurs fournisseurs. L'occasion de tester sa version personnelle du Râble de lapin au savagnin ou de la Gourmandise glacée à la pistache, caramel au lait, deux des plus grands classiques de la maison, présentés depuis le début de l'aventure accueillante, et dont l'absence à la carte déclencherait un tollé de la part d'une clientèle fidèle, exigeante et parfois conservatrice.

Et c'est avec un plaisir non dissimulé que l'on suit Marc Faivre faire son marché à la Ferme du Rondeau, à la distillerie Guy ou au Fort Saint-Antoine et remplir sa cave chez Fanfan Ganevat ou encore chez le Puf.



 

 

Toutes les recettes figurant dans l'ouvrage ont été réalisées spécialement pour être soumises à l'objectif de Jack Varlet. Sans tricherie aucune et avec un grand souci de perfectionnisme. L'œuf de la photo de couverture, il a fallu le pocher 7 fois avant d'avoir trouvé l'aspect le plus photogénique et réussi le cliché idéal!

 

 

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Le Chef a-t-il pour autant livré tous ses secrets? Loin de là! Il y a la recette et il y a celui qui l'exécute. Une exécution parfois capitale, dans les mains de cuisiniers peu expérimentés. Ainsi, cette vision olifienne d'une véritable petite tuerie pourtant enfantine à réaliser: les Pommes de terre coulantes au Mont d'Or et au Vin jaune. Celles-ci sont mangeables, forcément, mais à des lieues de celles qui nous ont été proposées lors du déjeuner de présentation du livre à la Presse et au(x) blogueur(s), en présence des 2 auteurs, de l'éditeur et du couple vedette. N'est pas Marc Faivre qui veut! Ni Jack Varlet pour prendre la photo, d'ailleurs!

 

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Photographie réalisée à l'aide d'un téléphone portable. Amateur je suis et je resterai, ayant oublié tous les devoirs et mon appareil-photo à la maison lors de ce déjeuner!




Olif

22 novembre 2009

Plus belle la vie marseillaise...

 

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La famille Olif, prise la main au Panier, c'était cette année à la Toussaint, après une première tentative avortée l'année dernière. Plus belle la vie sous le soleil marseillais, sans mistral, avec une température quasiment estivale. En voiture, à pied, en bus, en bateau, un condensé de Canebière, sans canette de bière ni de Pastis, mais avec de gros morceaux de bouillabaisse dedans et quelques vraies belles adresses à ne pas manquer.

 

 

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Avant toute chose, brûler un cierge à Notre Dame de la Garde, la Bonne-Mère, pour s'assurer d'un bon séjour. Point de trombes d'eau ni d'inondation cette année. Ouf! Juste une accumulation d'ordures après notre passage, mais ce n'est pas de notre faute, juré! Le Vieux Port pas encore englué sous des tonnes de sacs-poubelles, on s'y promène aisément avant de gagner le quartier du Panier et ses petites ruelles en pente. Petite pause déjeuner préalable au Vinonéo, en terrasse. Une carte bistrot bien sympathique, où à chaque plat correspond un vin servi au verre. Justesse des accords, qualité de l'assiette, service agréable, une petite adresse tout à fait recommandable.

 

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Dans un style plus "nature", le soir, on ne laissera pas sa part aux anges. Un endroit remuant, sans réservation, mais où l'on sait vivre et attendre sa place à table, assis au zinc, devant un verre s'il le faut. Il le faut. Ardoise courte, cuisine  simple et goûteuse, façon bistrot, large choix de belles quilles, même s'il faut parfois pousser le serveur dans ses retranchements. Une adresse quasiment incontournable, à deux pas du Vieux Port!

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Nature morte de Saint-Pierre, la part des anges.

Dernière mission impérative lors d'un séjour phocéen, manger une bouillabaisse. Une bonne, évidemment. Pas simple, pourtant, de manger une bonne bouillabaisse à Marseille! Il y a les endroits qui en font à toute heure de la journée, pièges à touristes à tarifs prohibés. C'est de la bouillabaisse. Et puis il y a les institutions, du type Fonfon, prises d'assaut le samedi soir (réservation préalable et précoce indispensable), ou encore Chez Aldo, sur le port de la Madrague.  Pas donnée non plus, mais on sait qu'elle est faite juste pour vous, lorsque l'on vous présente les poissons avant cuisson. Chez Aldo, on ne se fait pas prier pour y aller, même quand il n'y a pas de bouillabaisse. Parce que Chez Aldo, on y boit du bon vin nature de la tribu Alonso, servi par le Benjamin de la famille soi-même. Une belle carte des vins, qui se met progressivement mais sûrement en place, pour bousculer les habitudes stéréotypées de la clientèle en matière de boisson. Lors d'un premier passage le soir de notre arrivée, le Grand Blanc 2007 de Revelette, frais, minéral et tendu, a fait merveille sur une salade de poulpe puis des seiches à la plancha, impeccablement grillées.

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Avec la bouillabaisse du surlendemain, repêchée in extremis juste pour nous, suite à un désistement de dernière minute, un Mâcon-Chaintré 2005 de L'Ancestra s'avèra indispensable. Forcément! Ce n'est pas le tout de manger, il faut boire, aussi! Et bon de préférence.

Si le Marseillais a parfois la rage au volant, il a par contre le Vin Sobre. Un de ces endroits dont on raffole et que l'on n'aurait jamais connu sans la complicité d'un comparse blogueur local. La grand merci à Fred pour la découverte et pour la  superbe bouteille de Gevrey-Chambertin Lavaux Saint-Jacques 2006 de Philippe Pacalet qu'il avait mis dans sa poche. Au Vin Sobre, on peut donc y amener ses bouteilles pour les faire goûter, mais on peut aussi profiter de celles qui sont déjà ouvertes sur place. Et on ne va pas faire la fine bouche devant un Rachais 2004 de l'ami Francis Boulard, ni un Lassaigne millésimé 2002. Heureux Marseillais de bénéficier d'une telle adresse!



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Marseille, c'est aussi la mer, le bâteau, le château d'If et les îles du Frioul. Une destination difficile à se refuser lorsque l'on joue aux touristes. On a joué aux touristes. Sans regrets ni remords. Et on reviendra à Marseille, un jour ou l'autre. La bouillabaisse me manque déjà. Peuchère!


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Olif

27 septembre 2009

Le Jura comme si vous aviez envie d’y aller!

 

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Depuis le temps que je fréquente la communauté web du vin, j’ai déjà eu l’occasion de répondre à pas mal de sollicitations concernant les bonnes adresses jurassiennes. Il en figure un certain nombre, éparpillées sur ce blog. Ce billet constitue une version réactualisée de ce billet-là, toujours d'actualité par certains des commentaires parfois très avisés qui y font suite.

Pour permettre à tous ceux susceptibles d’être intéressés d’y accéder plus facilement, voilà qui devrait faire l‘affaire, un genre de mini-guide Olif du Jura viticole, gastronomique, touristique et hôtelier. Un truc complètement subjectif et non exhaustif, à enrichir au fur et à mesure de mes propres découvertes ou de celles des autres, mais qui devrait permettre à tout un chacun de programmer au mieux son séjour dans cette belle région qu’est le Jura, et de ne pas passer à côté de quelques adresses incontournables.

A boire, à manger, à dormir, à visiter, à découvrir, à déguster, le Jura version Olif, où je vous encourage à venir piocher ce qui vous fait envie, si jamais vos pas ou vos roues vous guident vers ces petites montagnes d’une grande richesse touristique, là où naissent les légendes.

Je vous le propose en permanence dans une version incomplète, « en construction ». Il sera à jamais inachevé mais modifié régulièrement par la suite, dès que j'aurai 5 minutes ou encore lorsque l'on m'en fera sentir courtoisement le besoin.

 

A manger


Jean-Paul Jeunet , Arbois (39)
Le chef le plus étoilé ** de toute la région propose dans son établissement une cuisine raffinée et de haut vol. On ne pourra  plus bénéficier des conseils avisés de Stéphane Planche, désormais caviste aux jardins de Saint-Vincent à temps plein et très occupé le reste du temps aussi. L'Hôtel-Restaurant ferme ses portes début Décembre pour réouvrir le premier week-end de Février à l'occasion de la Percée du Vin Jaune.

9 rue de l'Hôtel de Ville 39600 ARBOIS
Tél. : 03 84 66 05 67

 

La Balance, Mets et Vins, Arbois (39)
Prix plus que corrects, cuisine soignée et inventive de Thierry Moyne avec belle recherche sur les accords mets-vins, notamment avec la formule sommelier, qui pour 15 euros par personne, vous donne la possibilité de boire 5 vins au verre suivant la sélection du moment, en accompagnement du menu, de l'amuse-bouche au dessert.
Une adresse à  recommander à  tous les visiteurs de la cité de Pasteur qui n'ont ni l'envie, ni les moyens de s'offrir un repas gastronomique ** chez Jean-Paul Jeunet.

47 rue de Courcelles 39600 ARBOIS
Tél.: 03 84 37 45 00

 

Château de Germigney, Port-Lesney (39)

Un établissement Relais et Châteaux, étoilé au Michelin, qui revit depuis quelques années grâce à Pierre Basso-Moro, jeune chef provençal débauché par un richissime décorateur suisse. Une annexe façon bistrot, le Bistrot de Pontarlier, permet une déclinaison simplifiée de cette cuisine ensoleillée.

Rue Edgar Faure 39600 PORT-LESNEY
Tél. : 03 84 73 85 85

 

Dsc02466_1 Auberge Le Grapiot, Pupillin (39)
Une petite auberge de campagne, à la cuisine simple et raffinée en même temps, goûteuse, élaborée par Samuel Richardet, un jeune chef qui a fait ses classes au château de Germigney avec Pierre Basso-Moro. Excellent rapport qualité-prix.

Rue Bagier 39600 PUPILLIN
Tél.: 03 84 69 56 05

 

 

Le Comtois, Doucier (39)
Un peu à l’écart de la route des vins, mais idéalement situé au cœur du pays touristique des lacs et des cascades. Délaissée depuis plusieurs années par Christophe Ménozzi, cette adresse mérite encore probablement le détour mais je n'y suis pas retourné depuis un bail.

Le Bourg 39130 DOUCIER
Tél.:  03 84 25 71 21

 

Le Moulin de la Mère Michelle, Les Planches près Arbois(39)
Dans un endroit idyllique, cette vaste maison peut accueillir les groupes et les séminaires.

Les Planches 39600 ARBOIS
Tél. : 03 84 66 08 17

 

Pour ceux qui s’aventureraient un peu plus haut dans la montagne, quelques belles adresses à ne pas manquer, entre deux randonnées sur les sommets jurassiens:

 

L’Alchimie, Pontarlier (25)

AlchimieInitialement Gourmandine, ce restaurant pontissalien a changé de nom en même temps que de propriétaire, il y a quelques années. Un nom qui lui convient fort bien, puisque la cuisine de Pierre-Ivan Boos, inventive, colorée, est une véritable alchimie des saveurs qui fait appel aussi bien aux produits régionaux qu'aux épices les plus exotiques.
La carte des vins s'affirme avec le temps par une sélection de qualité, en Jura notamment (Camille Loye, Fanfan Ganevat), parfois résolument novatrice (les vins du domaine Viret, qui ne figurent pas sur beaucoup de tables de la région!).
Vainqueur du trophée du meilleur jeune chef régional dans le guide Champérard 2006 et une * au Bottin Gourmand 2006.

1 av Armée de l'Est 25300 PONTARLIER
Tél.:03 81 46 65 89

 

 

Au Bon Accueil, Malbuisson (25)

Un des meilleurs rapports Q/P de tout le Haut-Doubs, ce restaurant étoilé au Michelin est également recommandé par le Guide du Routard.
La cuisine de Marc Faivre est précise, chaleureuse, mariant avec le plus grand bonheur les saveurs de la mer et de la montagne, d'une incroyable fraîcheur et d'une extrême gourmandise.
Belle carte de Jura, évidemment, qui permettra d'accompagner le râble de lapin au savagnin, un des musts de la maison, d’une Bardette de A. Labet ou d‘une cuvée Florine de J.F. Ganevat, par exemple. Pour les vraiment gourmands, le grand dessert, succession d'un pré-dessert, d'un dessert et d'un post-dessert.
Les prix, tant au niveau de la carte ou du menu que des vins, sont plus que raisonnables.
Si un jour vous venez goûter au charme de la petite station balnéaire du Haut-Doubs, au bord du lac Saint-Point et à  proximité de Métabief, été comme hiver, ne manquez pas cette adresse!

1 r Source

25160 MALBUISSON
Tél.: 03 81 69 30 58

 

L'Auberge des Montagnards, Chez Walter, Chaon (25)

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Une petite auberge de village, à la bonne franquette, dirigée avec poigne par l'ami Walter, grand chasseur devant l'éternel. De bons produits, cuisinés de façon traditionnelle et goûteuse. On y mange en saison (mars et avril) les meilleures grenouilles du Haut-Doubs, dans le plus pur respect de la tradition (beurre clarifié, sel et poivre du moulin). En automne, le gibier est roi, chassé maison.

6, Rue Centre Chaon
25160 Montperreux
03 81 89 42 19

L'Anversis, Lamoura (39)

Sans doute la plus belle carte de vins du Jura au pied des pistes! Pas encore testé personnellement (fermé le midi en période estivale), mais cela devrait être chose faite dès cet hiver, lattes aux pieds.

L'ANVERSIS, bistrot de montagne
Sylvie et Bernard Robbe
239 chemin de l'Anversis - La combe du Lac
F-39310 Lamoura (Haut-Jura)

Tél.: +33 (0)38 441 20 91

 

A boire


Les jardins de Saint-Vincent, Arbois (39)
JardinsTHE caviste d’Arbois! Stéphane Planche, par ailleurs sommelier au restaurant Jean-Paul Jeunet, est de ces hommes qui vous font partager leur passion avec un plaisir non dissimulé. Aux Jardins, tous les sens sont en éveil et on y goûte moult flacons, du Jura et d’ailleurs, tous des vins authentiques de vignerons passionnés amoureux de leur métier. Une visite s’impose, forcément!

49, grande rue 39600 ARBOIS
Tél.: 03 84 66 21 75

 

Essencia, Poligny (39)
Une petite boutique au coeur de la vieille ville de Poligny, où l'on vient pour acheter son fromage etDsc02471_1 d'où l'on ressort avec un carton de vin sous le bras. Une véritable caverne d'Ali Baba sur laquelle veille jalousement Philippe Bouvret, parfois exclusif dans ses choix (en Jura, seul Fanfan Ganevat trouve grâce à ses yeux!), mais réellement passionné. Le plus grand des trésors se trouve à la cave, une formidable collection de liquoreux et de vieux vins, avec, entre autres, une verticale d'Yquem qui remonte le temps jusqu'en 1889! Un endroit à ne pas manquer!

24, Place Notre-Dame 39800 POLIGNY
Tél.: 03.84.37.08.46

 

Epicuréa, Poligny (39)
L'autre adresse proposée par Philippe Bouvret, en plein centre de Poligny. Immanquable! Vins et fromages à volonté, pour tous les épicuriens du monde.

 

Au Bon Echanson, Pontarlier (25)
Caviste traditionnel et indépendant, Philippe Chapon a développé tranquillement mais sûrement une belle carte de vins des différentes régions de France, en se positionnant dans les plus beaux domaines. Belle sélection de Bourgogne et de Bordeaux, avec, pour ces derniers, achat possible en primeur.

66, rue de la République 25300 PONTARLIER

 

Fromagerie Petite

En lieu et place du Trou de Souris, la vitrine de la Fromagerie Petite, au centre de Pontarlier, qui propose un large choix de fromages régionaux, mais pas exclusivement. Quelques vins également, dont la production de Fanfan Ganevat.

7, rue Saint-Anne 25300 PONTARLIER


Les Zinzins du Vin, Besançon (25)
Une adresse qui porte bien son nom, au centre de Besançon, orientée vin nature. Caviste, bistrot et bar à vins, le mercredi, c'est soirée sushis! Sans souci!

14, rue de la Madeleine 25000  Besançon
Tel/Fax : 03 81 81 24 74


Terra Vinéa, Morteau (25)

Là où il y a du bon vin, au pays de la saucisse. Excellente cave, gérée par Thiery Mesnier, qui fait également bar à vins en soirée et le week-end, au cœur de la ville de Morteau. Une orientation "vins naturels" très marquée, avec de bien jolies références.

 

A dormir

Hôtel de Paris, Jean-Paul Jeunet, Arbois (39)
9 rue de l'Hôtel de Ville 39600 ARBOIS
Tél. : 03 84 66 05 67

 

Hôtel Les Messageries, Arbois (39)
rue de Courcelles 39600 ARBOIS
Tél.: 03 84 66 15 45

 

Hôtel Les Cépages, Arbois (39)
Route de Villette 39600 ARBOIS
Tél. : 03 84 66 25 25

 

Chambres d’hôtes, Le Moulin de la Ferté
39600 LA FERTE
Tél.: 03 84 66 14 22

 

Chambres d’Hôtes,  A l’ombre du château, Nans sous Sainte Anne(25)
6 rue du Château 25330 NANS SOUS STE ANNE
Tél. : 0381865472

 

Chambres et tables d'hôtes "A la part des Anges", Pupillin (39)

La Part des Anges
Stéphanie et Olivier ISTACE
rue des Chenevières
39600 PUPILLIN

Tél : 03 84 37 47 35
ou 0 871 032 334 (tarif local)


Chambres d'hôtes La Closerie Les Capucines, Arbois (39)

Des chambres d'hôtes de charme, en plein cœur de la vieille ville d'Arbois, juste à côté des Caves de la Reine Jeanne.

 

CLOSERIE LES CAPUCINES
Patricia Chatelain
7 rue de Bourgogne
F 39600 Arbois
Tél. 33 (0)3 84 66 17 38
Fax 33 (0)3 84 66 21 58

 

Gîtes Jura  Arbois

Gîtes Crinquand Carine
102, Grande Rue
39600 Villette-les-Arbois
Jura / France
Tel :06.74.55.49.19
03.63.40.90.55

 

A visiter


La ville d’Arbois

 

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Château Chalon et son abbatiale

 

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La région des Lacs et des Cascades

 

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Pour se rafraîchir et s'imprégner d'histoire, on n'hésitera pas à gagner le plateau de Champagnole et celui de Nozeroy. Jura Monts et Rivières et Jura Lacs et Cascades vous donneront la possibilité de fouler les remparts moyen-âgeux de la petite cité médiévale de Nozeroy, d'apprécier la fougue de la rivière d'Ain, le charme des lacs de Chalain, Narlay ou Ilay et de découvrir le site hautement présumé de la véritable bataille d'Alésia, à Syam et Chaux des Crotenay.

La Saline Royale d’Arc et Senans

La reculée de Baume les Messieurs

 

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Le Fort Saint-Antoine

 

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Dans ses entrailles se fabrique ni plus ni moins que le meilleur fromage du monde. Comté ... Comté ... Comté ...

A déguster


Les chocolats d’Edouard Hirsinger, à Arbois

Les meilleurs chocolats du cosmos, et ce n'est pas moi qui le dis!


Les fromages d’Essencia, à Poligny

Les meilleurs fromages du Cosmos ,dans la capitale du Comté. Deux adresses, Essencia et Epicuréa. Le même patron, Philippe Bouvret. Deux fois plus de plaisir.

 

Les fromages du Trou de Souris, à Besançon

Les meilleurs fromages du Cosmos, au delà du 46,83ème parallèle. C'est au Marché Beaux-Arts de Besançon que la souris a fait son deuxième trou. Un trou qui vaut le détour.

 

Les chocolats de Simplement Chocolat, à Pontarlier

Les meilleurs chocolats du Cosmos, à 834 mètres d'altitude. Macarons de premier choix et spécialité de caramel aux morilles, un régal pour les caramélologues morillologues.

 

Les fromages chez Comté Petite à Pontarlier

Les meilleurs fromages du Cosmos, sur leur lieu même de production. Marcel Petite propose une sélection complète de sa gamme (Comté, Mont d'Or, Morbier, Gex,...) ainsi que des fromages de toutes les régions de France et d'Europe, dans le même esprit que les siens.

 

 

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Le Classement Olif des meilleurs domaines jurassiens ou le jeu des 7 familles

La famille "incontournables":

Dans un ordre totalement aléatoire, la liste des domaines jurassiens à ne pas rater pour avoir une idée de ce qui se fait de mieux dans nos contrées:


Domaine Jean Macle
La référence en Château Chalon et une relève plutôt très bien assurée par Laurent Macle, qui s’occupe désormais du domaine, même si l’on continue encore souvent à en attribuer tous les mérites à son père Jean. Peu de cuvées proposées à la vente, mais du vin pour tous, parfois en quantités limitées: un Côtes du Jura traditionnel d’une finesse hors pair, un excellent Macvin et le nec plus ultra du Château Chalon. Tout cela à un prix plus que raisonnable!

 

Domaine André et Mireille Tissot
La référence en Arbois! Stéphane vinifie depuis 1989 maintenant et s’est imposé comme une véritable tête chercheuse et une locomotive pour tout le vignoble. Son succès suscite du coup pas mal de jalousie mais, fidèle à lui-même, il continue dans la voie qu’il s’est tracé, entre tradition et modernité, pour le plus grand bonheur de l’amateur.

 

Domaine Alain Labet
La référence en Côtes du Jura! Ici encore, la passation de pouvoirs se fait tranquillemement avec un des fils, Julien, qui possède un grand talent de vinificateur. Les cuvées ouillées parcellaires de Chardonnay (La Bardette, le Montceau, les Varrons) ont fait toute la réputation du domaine et sont devenues des must incontournables. Julien commercialise désormais une petite production en son nom propre, tout en s'occupant de la vinification des vins du "collectif Labet".

 

Maison Pierre Overnoy-Emmanuel Houillon
La référence en matière de vins sans soufre et d’Arbois-Pupillin! C’est Emmanuel Houillon, formé par Pierre, qui s’occupe dorénavant seul du domaine, mais l’esprit et les conseils de Pierre Overnoy sont respectés à la lettre. Des cuvées ouillées de savagnin magnifiques, des vins jaunes exceptionnels, au vieillissement en fût prolongé, des Ploussards d’anthologie, dont certains refusent de vieillir, autant de cuvées immanquables ici, à la condition d’arriver au bon moment. Seuls les premiers arrivés et les fidèles sont servis!

 

Domaine Jacques Puffeney
La référence en Arbois (comment, il y en a déjà une?), qui risque malheureusement de devenir mythique, personne dans l’entourage du Puf n’envisageant de reprendre le domaine! Son Trousseau et son Poulsard comptent parmi les meilleurs! Et que dire de ses Jaunes, souvent conservés pas loin de 10 ans en fût? Incontournable!

 

Domaine de Montbourgeau
La référence en L’Etoile, vignoble un peu méconnu mais grand terroir à vins oxydatifs, qui regorge de stars potentielles. Une définition très précise du terroir et des vins d’une élégance rare, misant sur la finesse dans le registre oxydatif.


Domaine Jean-François Ganevat
L’autre domaine de référence du Sud Revermont, à ne manquer sous aucun prétexte, dans la combe de Rotalier. Ici aussi, une grande recherche sur la définition des terroirs, avec des vinifications parcellaires et ouillées mettant en valeur les climats de Grusse, des Grands Teppes, des Chalasses. Le travail sur les Savagnins ouillés est exceptionnel mais les Chardonnays ne sont pas en reste! Agriculture biodynamique, vinification la plus naturelle possible et des vins d'une grande pureté dans leur définition. Probablement l'un des plus grands, si ce n'est le plus grand vigneron jurassien actuel.

 

La famille "valeurs sûres"


Michel Gahier
Un domaine discret, à l’image du vigneron, mais des vins hautement recommandables, déclinant avec bonheur tous les registres jurassiens. La Fauquette (chardonnay oxydatif)  et les Grands Vergers (Trousseau) sont en passe de devenir des terroirs de référence.

 

Domaine de la Tournelle
Lentement mais sûrement, Pascal Clairet s’impose comme une figure de la viticulture jurassienne. Intransigeant, il refuse les étiquettes, fait du vin selon ses envies, en privilégiant l’expression naturelle du terroir. Une petite propriété par la taille, mais grande par le talent! Conversion biodynamique en cours.



Caveau de Bacchus, Lucien Aviet

Figure de proue du paysage bacchique jurassien, Lucien Aviet porte bien son surnom tant ses vins rendent bien hommage au Dieu de la vigne. La transition est en train de se faire en douceur avec le fils, Vincent. Les rouges sont régulièrement réussis et la cuvée de melon à queue rouge est un must!

 

Domaine de la Pinte
Un domaine emblématique d’Arbois, en bio, qui propose nombre de cuvées intéressantes, dont un melon à queue rouge et un savagnin ouillé, la célèbre Cuvée S, à l’élevage parfois un peu appuyé. Un renouveau qualitatif est en train de se dessiner, avec le recrutement d'un nouveau chef de culture, travaillant précédemment au domaine Frick.

 

Domaine Voorhuis-Henquet
Bien placé sur toutes les grandes tables de France, mais initialement camouflé à Conliège, vers Lons le Saunier, le domaine Voorhuis n’est pas des plus faciles d’accès, à l’image de son propriétaire. Pourtant, les vins méritent qu’on s’y attarde même s’ils ne constituent pas ce que l’on pourrait appeler l’exact reflet de la typicité jurassienne. La famille Voorhuis a quitté le Jura en 2006 pour s'installer dans le Bordelais. On murmure par ici que Jean Vorhuis serait nostalgique du Jura et chercherait à y revenir...

 

Domaine Rijckaert
Une domaine situé à Mâcon et qui produit également une gamme de vins du Jura, un peu dans le même esprit que ceux du domaine Voorhuis. L'école flamande? L’Arbois En Paradis, entre autres, vaut quand même le détour et vous y emmène tout droit!

 

La famille "Bio"


Domaine Pignier, Cellier des Chartreux, Montaigu, Côtes du Jura

La biodynamie réjouissante des frères Pignier, par ailleurs membres de Renaissance des appellations, se lit sur le visage réjoui de Jean-Etienne. Des vins et un domaine qui progressent à grands pas, une nouvelle référence dans la région.

 

Domaine Gérard Villet, Arbois

Un des pionniers, celui qui revendiquait son appartenance bio alors que tout le monde se convertissait joyeusement au chimique. De jolis blancs dégustés (Chardonnay 2005), moins convaincu par les rouges, mais mon expérience avec ce domaine est relativement limitée.

 

Domaine Overnoy-Crinquand (Pupillin)

Un lien de famille lointain avec Pierre Overnoy, avec qui il ne faut pas le confondre, même s'ils ont démarré la certification bio la même année. Polyculteurs dans l'âme, la famille Overnoy-Crinquand élève également du bétail. Des vins sincères et francs.

 

Domaine du Pont de Breux, Jean-Charles Maire (Les Arsures)

Le vigneron bio du pays de Salins. Autant les blancs que j'ai eu l'occasion de goûter ne m'ont pas convaincu (manque de précision aromatique), autant les rouges m'ont séduit. Un domaine à suivre avec intérêt.

 

La famille "jeunes pousses"


Jean-Marc Brignot (Molamboz)
Pour son premier millésime dans la région (2004), Jean-Marc s’est déjà taillé un franc succès, surfant avec conviction sur la vague des sans-soufre purs et durs. Un souffle d’air frais revigorant, venu de la Manche, qui devrait repousser encore plus loin les limites de l’innovation dans le Jura, si son tempérament un brin nonchalant le lui permet.

 

Domaine de l'Octavin (Arbois)

De 2005 à 2008, le domaine est passé du "tout chimique" à la biodynamie. Un sacré changement, qui témoigne d'une volonté de bien faire, le plus vite possible. Avec des résultats plus que probants, malgré un certain nombre de difficultés propres à un jeune couple de vignerons qui vient tout juste de s'installer et de créer un domaine de novo. L'opportunité de pouvoir d'emblée travailler sur de beaux terroirs déjà en bio depuis plusieurs années pour certains, à la Mailloche ou sur Curon, un excellent instinct de vinification qui devrait bientôt supplanter le bagage technique et les acquis de la "bonne école d'œnologie", tout cela a déjà permis la production de très jolis vins récompensés par ci par là, dont certains ont même déjà trop vite été bus.

 

La Maison de Rose (Saint-Lothain)

Une petite propriété de 2,5 ha, une maison plus qu’un domaine, de création récente (2000) et dirigée par Dominique Grand, loin d'être pourtant un débutant, et qui a choisi de voler ses propres ailes en laissant sa place au sein du grand Domaine Grand basé à Passenans. Cette maison, qui a vocation a rester petite (un comble pour un Grand?), offre une gamme plutôt restreinte de vins mais dont l’élevage est fignolé, peaufiné, bichonné, résolument moderne en privilégiant l‘ouillage systématique et les vinifications parcellaires. Coup de coeur pour L'Ecole Buissonière, un vendange tardive de savagnin commercialisée en vin de table!


Philippe Bornard (Pupillin):

Philippe Bornard est un vigneron rusé. Comme son nom semble l'indiquer. Coopérateur de longue date à Pupillin, il a, depuis toujours, vinifié quelques cuvées à titre personnel et privé. Depuis 2005, il avance crinière au vent. Il a cessé de vendre son raisin à la coopérative, pour produire désormais ses propres vins. Et c'est tant mieux! Un jeune domaine, mais un vigneron qui a de l'ancienneté et du bagage.

 

Domaine Grégory Monnier (Vatagna)

Ça bouge dans le Jura! Les jeunes poussent à la roue, s'impliquent, s'engagent. Et ça fait du bien! Le parcours de Grégory Monnier est à ce point particulièrement éloquent.
Après une enfance passée dans tous les recoins du monde, profession parentale oblige, il a éprouvé le besoin de revenir aux sources.  Un domaine très prometteur, qu'il sera plaisant de suivre d'années en années et un nouveau nom à retenir dans le paysage viticole jurassien du côté de Lons le Saunier.


Etienne Thiébaud, domaine des Cavarodes (Port-Lesney)
La révélation 2009! Des vins d'Arbois et des vins de pays de Franche-Comté en bio, avec des dreadlocks, beaucoup de naturel et une grande personnalité.

Domaine Rémi Treuvey (Arbois)

Un domaine familial repris en 2003 par Rémi et son épouse, qui propose une gamme complète de vins du Jura élaborés dans le respect des sols et de la tradition.

 

Peggy et Jean-Pascal Buronfosse (Rotalier)

Jeune couple en quête de retour à la terre, venu s’installer dans la Combe de Rotalier, Peggy et son mari se sont lancés à fond dans l'aventure viticole. Ils avancent à leur rythme, dans le bon sens, produisant des vins très intéressants d'un rapport Q/P exceptionnel.

 

Julien Maréchal, Domaine de la Borde (Pupillin)

Vigneron virtuose, Julien Maréchal produit du vin funky et groovy. Accessoirement, il joue aussi du clavier dans Groove Baby Funky Boost.

 

Benoit Royer, Domaine de la Cybelline (Arbois)

Adepte du cheval Comtois, qu'il trmballe dans les vignes des autres, sur demande, Benoit Royer s'est lancé dans la grande aventure vigneronne avec le millésime 2004. Depuis, il suit son petit bonhomme de chemin.

 

La famille "classique"


Château d’Arlay (Arlay)
Un domaine aristocratique et réputé dont il faut saluer la grande qualité des vins jaunes. Je connais moins les cuvées standard, que l’on pourrait qualifier de classiques et traditionnelles.

 

Domaine Martin-Faudot (Arbois)
Une maison traditionnelle qui récolte régulièrement des distinctions dans différents concours ou dans les guides. Des rouges élégants, des blancs de facture classique, et une cuvée de vendange tardive de savagnin, la Sainte Cécile, qui méritent bien des éloges.

 

Xavier Reverchon (Poligny)
Un style tourné vers l'oxydatif, avec des vins caractérisés par une acidité marquée du fait du mode de culture : le travail incessant du sol d'abord et puis le choix d'une presse faible des moûts, excluant ainsi le cœur de presse qui apporte du jus beaucoup moins acide. Des vins avec de la personnalité et du caractère, refusant la moindre concession aux modes et, de ce fait, pas forcément simples d'accès. Les Jaunes sont d’une grande droiture.

 

Jacques Tissot (Arbois)
Dans la famille Tissot, un frère. Un grand domaine à la production honorable, capable de sortir de temps à autres une pépite. Son Naturé (savagnin ouillé) a été particulièrement réussi dans le millésime 2000.  A signaler aussi un Galant, du Macvin à l'ancienne, c'est à dire cuit avec des épices.

 

Domaine Dugois (Les Arsures)

Un beau domaine familial situé aux Arsures, entre Montigny et Salins. De beaux rouges (Trousseau de Grevillère, notamment, également vinifié en blanc).

 

Domaine Berthet-Bondet (Château Chalon)

Un grand classique de Château Chalon, aux vins très "typés", auxquels je reprocherais parfois un léger manque de finesse.

 

Domaine de la Renardière, Jean-Michel Petit (Pupillin)

Un domaine qui ne manque pas d'intérêt. J'apprécie tout particulièrement la cuvée de Savagnin ouillé Les Terrasses, très réussie en 2002 et 2005.


La famille "Coopérative"


Caveau des Byards (Côtes du Jura)
Une petite coopérative située au Vernois et qui produit des vins tout à fait intéressants, d'un excellent rapport Q/P. Les Crémants sont régulièrement réussis et possèdent une jolie fraîcheur.

 

La famille "Négoce"


Les Caves de la Reine Jeanne (Arbois)
La maison de négoce de Stéphane et Bénédicte Tissot, située au cœur d’Arbois, dans d’exceptionnelles caves voûtées. Des vins destinés majoritairement à la grande distribution, et cette dernière aurait tort de s’en priver, à commencer par l’Arbois Grain de Pierre, un chardonnay ouillé de toute beauté. A rechercher en priorité pour remplir le caddie.

 

Henri Maire (Arbois)

Le pionnier des négociants et de la vente à domicile, en proie à quelques difficultés actuelles, à ce qu'il parait. Côté vins, les amateurs d'une certaine génération ont encore la larme à l'œil et la bave aux lèvres en pensant aux cuvées du domaine du Sorbief ou de la Grange Grillard. Du vin pour papa et pour nostalgiques de Monsieur Henri!


La Compagnie des Grands vins (Crançot)

C'est une Compagnie qui fait des grands vins, comme son nom l'indique. Et qui les vend, pas très cher, à la Grande Distribution. Les raisins, elle les achète, pas très cher non plus, d'ailleurs. Vu les volumes qu'elle représente, c'est bien de savoir qu'elle existe. Des vins forcément disponibles à l'Hyper du bout du monde, à deux pas de chez vous!

 

En perpétuel chantier... (réactualisation complète septembre 2009)

Olif

19 juillet 2009

Accro à Crozon !

 

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Comme un début d'explication au long silence blog du début du mois de juillet, une carte postale vivifiante postée à retardement depuis Crozon, la dent du milieu de la fourchette bretonne, celle qui a une forme de croix facilement identifiable dans tous les atlas de géographie. Un genre de bout du monde possible. Une île, presque. La presque possibilité d'une île. Une presqu'île, tout simplement. Reliée au continent par deux axes, l'un au Nord, venant du Faou, l'autre au Sud, venant de Châteaulin. Une presqu'île surveillée par un grand Hom (non, pas Bernard Ménez!), placé comme une vigie à l'entrée du pays de Crozon et qui, du haut de ses 311 mètres, fait le guet sur cette perle sauvage. Des paysages tournés vers la mer, quelque soit le côté où l'on regarde, ou presque. Caractère méditerranéen du Cap de la Chèvre, côté baie de Douardenez, qui a des airs de calanques de Cassis, profil océanique breton du flanc Ouest de la même chèvre, balayé par les vents et les vagues de la Mer d'Iroise, dont les eaux turquoises viennent s'écarteler sur la côte rocheuoise, aussi sauvage qu'une Iroquoise narquoise cherchant des noises.

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Quand la purée de pois venue du large recouvre progressivement les Tas de Pois, l'horizon se bouche vite. Bretagne crachine, mais pas Bretagne chagrine. Atmosphère envoûtante depuis l'éperon barré de Lostmarc'h, où les alignements de menhirs deviennent les silhouettes fantômatiques de nos ancêtres Celtes, préférant se barricader sur leur rocher plutôt que d'aller surfer à la plage.

 

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« Plus loin, c'est l'Amérique! » se plaît-on à dire à Camaret. Un voisinage idéal, ces Ricains. Pas trop proches. La presqu'île du bout du monde n'est donc pas le vrai bout du bout. Ouf ! Mais c'est la dernière étape avant l'autre monde, le Nouveau, pour qui se trouve sur l'Ancien. Une étape à ne pas manquer, une halte indispensable pour prendre son élan avant de sauter par-dessus les Tas de Pois. Ou bien pour faire un brin de causette avec les filles de Camaret et vérifier si leur bon Père ne va pas trébucher en marchant sur ses coquilles qui pendent.

Crozon, sa presqu'île, ses paysages grandioses, sa cave. Celle de la Presqu'île.

 

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Le caviste de la Presqu'île, il s'appelle Laurent et il possède une bien jolie carte des vins. Tout l'été, il reçoit un vigneron, pour une dégustation. Chaque samedi. Des vignerons qui n'hésitent pas à aller jusqu'au bout ! De la Presqu'île, certes, mais aussi de leurs convictions. Après le cidre d'accueil samedi dernier (un bon cidre bio de Jehan Lefèvre, de la Ferme des Landes, à Saint-Cast-Le Guildo, dans les Côtes d'Armor), c'est le tour de Didier Michaud de venir se planquer un week-end à Crozon, avec les vins de son Château Planquette. 2003 et 2005 en dégustation, qui se goûtent plutôt bien. 2003, possédant beaucoup de fraicheur, largement de quoi faire glisser tout l'alcool caché entre les tanins, et 2005, déjà bien ouvert, riche également, mais à l'équilibre plus bordelais que languedocien.

 

Crozon, sa presqu'île, ses paysages grandioses, son restaurant. Celui de la Presqu'île.

 

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Le restaurant de la presqu'île, il s'appelle le Mutin gourmand. L'adresse incontournable pour le rebelle qui aime bien manger entre deux mutineries et pour l'amateur de vins qui aime bien manger aussi, entre deux dégustations. La carte des vins est un véritable bréviaire, où l'on retrouve toutes les références (ou presque) de la cave. Donc, forcément, il y a là la bouteille idéale pour accompagner le homard ou les ormeaux. En l'occurence, ce soir-là, un Saumur blanc 2005 La Charpentrie, d'Antoine Foucault (domaine du Collier), dégusté à l'aveugle, carte blanche ayant été laissée avec bonheur au Maître d'hôtel. Un chenin d'exception, à l'équilibre presque bourguignon, rappelant dans la finesse de son expression les vins du domaine Leflaive. Magique!

 

Crozon, sa presqu'île, ses paysages grandioses, ses alignements de menhirs. Ceux de la presqu'île.

 

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Ici à Lagatjar, dans la proche banlieue de Camaret. Parce qu'il y en a plein d'autres, en fait. Mais ces mégalithes-là sont aussi bien dressés que les petites affaires du curé ne pendent, c'est dire! Ils sont une centaine, dans les grandes herbes, à attendre depuis 4510 ans la visite du touriste jurassien de passage. Voilà, c'est fait.

 

La Bretagne, il n'y a pas, je m'y sens à l'aise!

 

Olif

09 mai 2009

Jonquières, château et dépendances

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- "Et qu'est-ce qui vous a donc amené à Jonquières?" s'enquit la petite dame dijonnaise venue se ressourcer dans son pays natal et prendre, entre autres, des nouvelles de la famille.

- "Le vin, Madame! Le vin!"

Eh! oui, c'est qu'on en ferait, des kilomètres, pour partir à la découverte de la France des vignobles. Sans non plus être sectaire, car la soif de nouveaux paysages nous pousse volontiers sur sur le littoral breton lors de la grande transhumance estivale. Bière, cidre et chouchen sont alors notre boisson quotidienne, mais pas exclusivement, évidemment, faudrait voir à ne pas exagérer non plus! Cette parenthèse printanière fut donc languedocienne. Direction le haut Hérault. Jonquières, très précisément, là où le quidam peut mener un semblant de vie de château l'espace d'une escapade. Virée vinique, c'est le printemps, certes, mais de façon non unique, c'est le printemps. Randonnique également. Forcément, c'est le printemps. Entre une visite au Mas Jullien et un tour de vignes sur la colline de Lisson.


1er mai, 9 heures 30. Déjà la foule dans le Désert, qui se ruant pour prier Guilhelm, qui courant composter le billet pour Saint-Jacques. "Ultreïa!", camarades pélerins, notre parcours suivant un temps celui de la confrérie de la coquille. "Ultreïa!" Quel cirque, cet Infernet! Pas la moindre connexion avec les gens de la terre, si ce n'est un pélerin ou un pékin égaré. Paysages à couper le souffle, ascension à couper le souffle également, tandis que le mistral, lui, par contre, se met à souffler. Le ciel se dégage, le soleil pointe son nez, mais la garrigue est encore humide de ce printemps arrosé. Les asphodèles sont en fleur, fugace ravissement printanier, dont il faut se hâter de profiter.


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"Je suis hélas fou d'elle
Délicate asphodèle
Délètère éternité
D'un hiver et d'un été
Passé loin d'elle
Ma blanche Adèle
Terrestre asphodèle
À défaut d'ailes"

C'est beau comme du Rimbaud, ça a l'air d'être du Baudelaire, mais ce n'est que de l'Olif, désolé! La Nature inspire autant le poète que le blogueur!

L'asphodèle, quant à elle, ne fut pas la seule fleur qui s'est offerte durant le séjour. Le Mimosa tint également une fort jolie place.

Tout d'abord en Terrasse, sous l'horloge de Montpeyroux. Sympathique bistrot-bar à vins, la Terrasse du Mimosa est le successeur du restaurant de l'Horloge. On y mange une cuisine simple et goûteuse, agrémentée des plus beaux vins du secteur, dont un choix appréciable servi au verre. Le must ce soir-là: le Grand Pas de l'Escalette 2006, superbe!
Et puis, ce fut la maison-mère: Le Mimosa à Saint-Guiraud, aux accents plus gastronomiques. Menu capricieux, présenté oralement avant le repas, service au verre capricieux également, fonction de ce que Bridget et David Pugh auront retenu pour accompagner le menu. Capricieux, mais classieux, puisque, ce soir-là, nous auront droit à un très beau vin de table blanc d'Aupilhac, une aromatique cuvée Sarments 2007 de l'Aiguelière, assemblage de sauvignon et viognier, un impeccable et droit Mas Jullien blanc 2006, un superbe Pic-Saint-Loup Clos Marie Cuvée Simon 2004, un époustouflant Clos des Cistes 2002 de Marlène Soria et pour finir, une originale Clairette Rancio du domaine de Clovallon. Menu en images:
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On ne pouvait pas quitter Jonquières sans goûter à la production de nos hôtes châtelains, Isabelle et François de Cabissole, car les vins du Château de Jonquières ne sont pas non plus des aristocrates inaccessibles. D'abord en apéritif sur la terrasse, avec un joli rosé 2006, frais et fruité, légèrement épicé. Puis, de façon plus exhaustive en compagnie des co-locataires d'un week-end: à retenir, un joli blanc 2007, très floral, une cuvée Domaine 2007 aux tanins souples et une cuvée La Baronnie 2006, encore à peine marquée par le bois, mais de belle constitution. A signaler également, une originale Risée de Blanc 2003, du chenin surmaturé élevé en mode oxydatif pendant plus de 5 ans en barrique. Troublant!

Rosé de Jonquières


Jonquières, idéale destination pour boire du vin à la source. Une bien agréable façon de se ressourcer, quoi!

Olif

20 mars 2009

Prendre Racines...

 

Prendre Racines...

 

Adresse parisienne de poche, désormais incontournable, planquée sous l'adorable passage couvert des Panoramas. Il fait bon y soigner le mal par le mal, en l'attaquant à la Racines. S'installer à une table, y prendre racine, justement. En se délectant d'un verre de Quartz 2007 de Claude Courtois (un sauvignon sans soufre, spécialement élaborée pour Racines), d'un Vin d'étable 2005 de Jean-Marc Brignot, par exemple, ou d'un Vitriol 2005 de Pierre Beauger (un Gamay d'Auvergne à la rusticité séduisante), ou encore un Rosso dei Muni 2007, un italien nature qui parle autant avec la bouche qu'avec les mains. Le bonheur assuré, en association avec la cuisine plus qu'organique de Pierre Jancou. Et son exceptionnel lard de Colonnata, ultra-finement coupé et servi sur une planche de charcuterie parfaite en guise d'amuse-bouche collectif.

 

Lard de Colonnata, mmm...!

 

Service impeccable, attentionné et de bon conseil, à la hauteur de la convivialité de l'endroit.

Passage obligé, panorama imprenable, réservation indispensable. Racines, un immense plaisir qui se laisse volontiers chroniquer.

 

Racines

8, passage des Panoramas
75002 Paris
Téléphone : 01 40 13 06 41

 

Olif

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