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Retour(s) de Loire (1)

Petite parenthèse dans mon hibernation jurassique, les salons de Loire sont pour moi l'occasion d'aller prendre la température angevine et vérifier que sa douceur légendaire ne soit pas un v(a)in mot. Température buccale, me dois-je de préciser aux esprits mal tournés encore perturbés par la triste affaire d'Aulnay sous Bois, puisqu'il s'agissait d'aller tâter du jus, d'Anjou ou d'ailleurs. Pendant ces 4 jours, du vin il y eut pléthore. Dispatché dans moult salons off, pour ce qui me concerne. Il y a déjà un moment que je ne suis plus très in, ni (sal)on. Un on dont les organisateurs se félicitent toujours du succès, tant mieux pour eux. Mais pour qui veut goûter à la crème, mieux vaut godiller hors-piste, même si les offs sont bien balisés depuis longtemps.

Angers, là où le chenin nous mène, en bord de Maine, la première étape de ce marathon ligérien. Pour être sûr de ne pas manquer le départ, il vaut mieux arriver dès le vendredi. Soirée littéraire et culturelle désormais rituelle au Pifomètre, avec en guest cette année, les copines de Pur jus. Pendant que Justine dessine, Fleur dédicace et Isidore sur ses deux oreilles. En attendant le n°2, le livre, pas le bébé, mais va savoir! Nouvelles balades en vue entre les vignes, donc, pour le tandem d'auteures d'autrices d'écrivaines de dessinateures de dessinatrices de copines les plus cool et les plus talentueuses du milieu du vin nature. Entre les vignes, c'est aussi l'ouvrage bourguignon de Guillaume Laroche et Harry Annoni, à mettre entre toutes les mains et entre tous les Oliviers Grosjeans de passage (2 offerts pour tout achat d'un exemplaire d'Entre les vignes, une fort belle affaire qui n'a malheureusement pas trouvé preneur).

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Après toute cette débauche de culture avinée, première étape du périple gastronomique pour gosiers et rue en pente Chez Rémi, l'adresse angevine où il fait bon pouvoir trouver une table à cette période de l'année. Cuisine audacieuse et goûteuse (paleron et huître pochée dans un bouillon, juste whaa!), carte des vins inépuisable, ambiance du tonnerre et déco "mi-chic, mi-raisin" d'après le Fooding.

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Le lendemain, plus question de rigoler, il faut bosser un peu. Direction le salon Saint-Jean, de l'hôpital aux greniers. La grosse nouveauté de l'année, c'est la mise en place d'une annexe au musée de la tapisserie Jean Lurcat, pour désengorger les Greniers. Délocalisés, les vignerons ligériens et corses n'étaient pas pourtant pas venus faire tapisserie. Agglutinés au centre de la salle, dans le but évident d'éviter les crachures imbibées sur le tapis, tous n'étaient pas faciles à approcher. Heureusement, certains n'ont pas hésité à se déplacer dans l'allée avec leurs bouteilles pour faire découvrir leurs vins. Comme Bruno Ciofi, aussi à l'aise en Loire qu'en Jura, lorsqu'il s'agit de présenter les vins de la Sansonnière, son nouveau terrain de jeu. Ça bouge en Loire, les domaines et/ou les vignes se transmettent. Comme à la Tour Grise, où Philippe Gourdon a anticipé son départ en partageant ses vignes entre trois jeunes néo-vignerons motivés, avides de bien faire. Dont Pauline Mourrain et Laurent Troubat, la Savoie bretonnante, qui a trouvé le bon compromis pour s'implanter, au Puy-Notre-Dame, à mi-chemin entre Brest, Chambéry et Sydney, là où ils ont un peu baroudé avant d'opter pour la viticulture.

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Le domaine de l'Austral est né, porté par une jolie brise australe, naturellement pétillante, qui sera leur première cuvée disponible, au printemps 2017, et que l'on peut acquérir en souscription jusqu'à début mars.

Au salon Saint-Jean, on n'y vient pas pour boire de la piquette. Sauf exception. Grâce à Julien Guillot, qui, devant de faibles volumes suite aux aléas climatiques, a remis ce produit au goût du jour en 2013. Et récidivé en 2016. Une véritable et bonne Piquette, bien habillée, façon pin-up, et officiellement réhabilitée. Rigolo et pas mauvais du tout!

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Petit détour par l'Alsace pour goûter les cuvées natures de Philippe Brand, petit nouveau sur le salon, qui a fait évoluer le domaine familial, en bio depuis 2001, vers la biodynamie et le naturel à la vitesse grand V. Que de chemin parcouru en un peu plus de 5 ans! Une gamme élaborée sous le signe d'Apollinaire, complétée en 2016 par l'apparition de cuvées de négoce en provenance de toute la France dont Maître Corbeau, primeur à base de cabernet franc et de gamay, est le fier premier représentant.

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Du tout bon, et ce n'est pas une surprise, au Mas de Libian, chez Jean-Philippe Padié, chez Delphine et Francis Boulard, chez Vincent Couche, chez Benoit Marguet et dans le Jura aussi, évidemment, on ne se refait pas (Jean-Étienne Pignier et Stéphane Tissot). Une séance au salon Saint-Jean un peu écourtée pour cause de pique-nique sur Une île, déserte à notre arrivée, mais bien vite peuplée par des hordes de vignerons affamés de passage. À boire et à manger, ce n'est pas ce qui manque à Angers. C'est même le nom d'une excellente cave à manger et à visiter, place de la visitation. On peut y refaire le monde tranquillement avec des copains dealers, en attendant de passer à table.

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Se mettre Au goût du jour fut le dernier challenge de la journée, surmonté sans trop de difficulté. Une autre belle adresse pour dévorer Angers, rue de la Roë. Et le boire aussi. Même si, pour accompagner les 3 affinages différents de Comté, un savagnin 2000 tiré du sac fut de circonstance.

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(petit jeu pour les mordus, déterminer l'âge des différents comtés rien qu'à la croûte. Bon amusement à tous!)

 

À suivre...

Commentaires

  • La tour grise me manquera, j'espère qu'ils vont écouler les stocks.

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