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Le blog d'Olif

  • Le vin naturel existe, c'est manifeste!

    Si, toi aussi, tu aimes boire du vin dépouillé d'une grande partie des artifices apportés par l'œnologie moderne au service de l'industrialisation du vin, joins-toi au cortège et manifeste pour le vin naturel.

     

    Antonin Iommi-Amunategui a de la suite dans les idées et les idées bien en place. Pour lui, aucun vin n'est innocent, surtout pas le vin naturel. En voulant faire gober à ses lecteurs la pilule de son petit livre rouge, il plaide manifestement pour une réglementation et un cadre précis, seules méthodes aptes à la reconnaissance officielle du vin naturel. Pour ce faire, il invite quelques ténors de la chose à s'exprimer et donner leur avis. Pierre Overnoy, Jacques Néauport, Thierry Puzelat, Alice Feiring... Mais pas Henry Marionnet. Va comprendre, Charles (ou Michel)! À leurs côtés, le modeste avis d'un blogueur régional, RP de sa région, vient faire le contrepoids, sans démériter, il me semble (mais suis-je réellement objectif?).

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  • Pata negra helvetico et savagnin jurassico

    Depuis que le journaliste Pierre-Emmanuel Buss n'a plus le Temps, il a un petit peu plus de temps. Une situation temporaire qui lui permet pour l'instant d'organiser des rencontres informelles comme celle-ci: une alliance somme toute assez naturelle entre le cochon suisse, façon iberico, et le savagnin jurassien, à la mode oxydative. Match aller dans le Jura français, à Montigny-les-Arsures, chez Stéphane Tissot. Comme j'étais sur le trajet, je me suis retrouvé embarqué dans le bus.

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  • Des terres, des origines, du vin, du champagne...

    Le printemps champenois est encore arrivé. #ChampagneWeek et même plus, avec pléthore de salons et d'animations autour des champagnes de vignerons, drainant une foule toujours plus importante d'importateurs, de sommeliers et de journalistes, majoritairement étrangers, la crème de la sommellerie parisienne et l'intelligentsia de la critique vinique française préférant l'intimité et le confort d'un salon de grande maison pour y déguster les yeux fermés et le petit doigt en l'air des cuvées hors de prix le plus souvent surfaites, mais qui valent leur pesant de revenus publicitaires. Sans doute une des explications au fait que la majorité des meilleurs champagnes de vignerons (des meilleurs champagnes tout court?) échappe aux palais français, en étant exportés à plus de 85% pour certains.

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    Précurseurs de ce mouvement qui a pris une grande ampleur, les vignerons de Terres et Vins de Champagne ont investi le Palais du Tau à Reims pour répondre à une demande d'inscriptions de plus en plus forte. Une décision qui s'imposait, tôt ou tard...

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  • Vini Circus mon amour...

    Breizh-moi encore, plus fort! Aaah! Oh! oui, la Bretagne toute entière, on l'aime. Avec ses autoroutes gratuites, son odeur de lisier dès qu'on y entre, puis celle des embruns au fur et à mesure qu'on se rapproche de la mer, son beurre salé parfois bien pimenté, ses galettes de sarrazin, sa bière de froment, ses chapeaux ronds et ses bonnets rouges, ses petites pointes ou ses gros caps, ses huîtres et ses petites maisons de pierre, ses réserves ornithologiques et ses guaneiges éternelles.

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    Et Vini Circus, son festival des vins natures, qui justifie à lui seul le déplacement.

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  • Le nez toujours dans le vert

    Champion du monde du vignoble le plus bio de France, d'après des sources bien alimentées par la fonte des dernières neiges, le Jura concourt également dans la catégorie du plus cool salon du vin bio régional organisé alternativement au nord et au sud de Lons le Saunier. Et là, il n'y a pas photo. Médaille d'or haut les verres! Cinquième édition en 2015 et record battu! Grosse affluence publique et professionnelle, le dimanche comme le lundi pour de grands moments de découverte, d'échanges et de convivialité, les vignerons jurassiens bio ont encore distillé une sacrée ambiance au domaine de la Pinte, le troisième dimanche de mars. Pour le Nez dans le vert, hip hip hip ...Jura!*

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  • VDV#74: Soif de vin naturel qui désaltère? Do it yourself!

    C'est le printemps, les jupes des filles raccourcissent en même temps que les jours rallongent, tout comme d'autres choses dans les pantalons des garçons. Les premières chaleurs donnent soif et envie. Seulement voilà! Tu ne supportes plus de voir ces jus industriels et conventionnels, bourrés de désherbants et de pesticides, entassés dans ta cave après avoir croupi sous les néons dans les linéaires de la grande distribution. Des vins pourtant achetés parfois à vil prix, t'ayant donné l'impression de faire l'affaire du siècle, contrairement à d'autres, élaborés à la cool par des  barbus feignants à cheveux longs, mi-babas, mi-hipsters, et qui coûtent un bras et s'arrachent à prix d'or dans les endroits branchés de la capitale. Ils sont en stock, mais tu ne peux plus les boire, même en peinture. Il existe pourtant une solution pour redonner de la buvabilité à un vin qui n'en a plus, voire jamais eu.

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  • Ricochets...

    Crowdfunding vinique, le retour. Pour financer l'édition de la bible des cépages, un monument encyclopédique œuvre de toute une vie, celle de Pierre Galet, le doyen de l'ampélographie, science de la vigne et des cépages.

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  • Le vin de la semaine

    Quand il ne fait pas du vin le dimanche en Languedoc, Émile Hérédia travaille encore la semaine dans son vignoble de Montrieux, en Vendômois. "Vendez-moi, vendez-moi!" lui semblait-il entendre toutes les nuits dans son sommeil.

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  • 120 nuances de Tronches

    Vous n'y couperez pas, c'est la grosse sortie de la rentrée de février, si tant est qu'il y ait une rentrée à cette période de l'année. Succédant de peu à la sortie du navet érotique intersidéral à tendance sado-maso pour ménagère de plus ou moins 50 ans fantasmant habituellement sur le bondage du rôti de porc servi avec la purée du dimanche (enfin, je dis ça, je ne dis rien, je ne suis pas allé au cinéma dernièrement, ne faisant généralement pas dans la nuance, ni le ficelage du rôti dominical, fut-il bipède et en porte-jarretelles), il serait dommageable de ravaler les Tronches à un bête nuancier de couleurs, façon lac jurassique gelé, aussi bleues soient-elles.

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  • La Grincée des dents jaune

    C'est l'histoire d'une manifestation phare du vignoble jurassien, la Percée du vin jaune, dont la 19ème édition vient de se tenir dans le village de Montigny les Arsures.

    C'est l'histoire d'une grande fête populaire autour du vin, où la liesse n'empêche ni l'ivresse, ni certains débordements. Entre dégustation, découverte, hédonisme, festivisme, bacchisme, hygiénisme et puritanisme, mais faut-il s'en plaindre?

    La Percée, rien qu'une beuverie sans intérêt ou bien?

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  • To be or not to be...

    Après un début d'année en fanfare, il est déjà l'heure de faire un bilan et de tirer un certain nombre d'enseignements de de que l'on appellera pudiquement "les évènements". Le dessin prémonitoire et provocateur de Charb aura eu pour seul mérite de raccourcir méchamment la période casse-couille de présentation des vœux. Depuis le 7 janvier, on est officiellement autorisés à balancer son poing dans la gueule du premier qui vous souhaite encore une bonne année.

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  • Où est Charlie?

    Ici...

     

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    ..là...

     

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    ...et encore là...

     

     

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    Mais certainement pas là! Charlie n'est pas mort!

     

     

     

    Olif

     

    Merci à ceux dont j'ai piqué les photos sans autorisation.

  • À la table de l'Avin avec Léandre...

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    En ce 17ème jour de l'Avin, il est plus que grand temps de dégainer un vin pour accompagner les plats festifs de Noël. Un grand vin du Jura, pourquoi pas? Un grand vin rouge du Jura? Chiche!

     

    ....

     

    La suite, c'est sur Œnos.

     

    Olif

  • À la table de l'Avin avec Léandre

     

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    En ce 17ème jour de l'Avin, il est plus que grand temps de dégainer un vin pour accompagner les plats festifs de Noël. Un grand vin du Jura, pourquoi pas? Un grand vin rouge du Jura? Chiche!

    Ce vin, c'est un vin de France du Jura, un vin de table de Noël, un assemblage de vieux cépages jurassiens non agrées, qui revendiquent néanmoins leur ancrage local hors l'étiquette où ils sont non grata. Ce vin, tu pourrais avoir envie d'ouvrir en grand ton portefeuille pour en acheter plein. Sauf que ce vin, c'est une rareté, limite introuvable. Tes deux testicules n'y suffiraient pas à l'acquérir. Alors, ta bourse, tu peux d'ores et déjà la refermer, en faisant bien attention de ne pas te coincer le scrotum dans la fermeture-éclair. Ce vin, c'est un cadeau. Celui d'un couple de restaurateurs bien accueillants. Un cadeau du ciel et de la nature. Et d'abord un cadeau de la famille Pignier, qui a voulu retrouver l'esprit de ceux élaborés par le grand-père Léandre, à qui il est dédié.

    Ce vin, tu pourras largement le savourer à table, avec Léandre ou toute autre personne de bonne compagnie. À Noël, avec Noël évidemment, avec Lucien, Aglaé ou Sidonie. Mais pas avec David, qui ne le mérite en aucun cas et qui peut bien aller se faire cuire un œuf dans la quatrième dimension plutôt que de le goûter.

    Ce vin, c'est un vin rouge comme tu en as sûrement rarement bu et n'en boiras pas souvent. Ce vin, c'est un vin rouge du Jura. Ce vin, c'est mon vin de l'Avin.

     

    Olif

  • Vini Birre Ribelli Bruxelli

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    C'était au temps où Bruxelles vroumait, c'était au temps où Bruxelles se rebellait. Vroum! C'était pas plus tard que la semaine dernière, à l'heure où j'écris ces lignes. C'est dire si c'est déjà loin. Vini Birre Ribelli, le salon nature qui manquait à Bruxelles et à la Belgique toute entière. Bien sûr, il y eut Olne (sweet Olne), le salon qui sera désormais au bon goût de Liège, puisqu'il va emménager Outremeuse en 2015. Il y aura maintenant le salon du vin et de la bière rebelles. 80 vignerons, 13 brasseurs, un peu moins de 100 rebelles à l'are. Hilares pour la plupart. Associer vins et bières dans un même esprit rebelle ne fut possible que grâce à la ténacité, que dis-je, la pugnacité de Patrick Böttcher, super héros belge et apotheker à ses heures perdues, bien secondé par l'irrésistible Jean Hummler, roi du Moeder et du lambic, de Fontainas à Saint-Gilles. Initialement orienté vers les vins naturels italiens (d'où son titre en version originale non sous-titrée), le salon s'est gonflé de la présence de vignerons français venus en nombre se délecter de croquettes de crevettes et de cuberdons, en plus de la pasta et du risotto. Un vaste melting potes avec quand même pas mal d'Alsaciens, même si la monomanie de l'Apotheker est devenue schizophrène, déchirée entre Italie et Alsace. Ses énormes capacités d'absorption ne l'ont pas non plus empêché de convoquer, cachet de l'Hôtel de la Poste-Tour&Taxis faisant foi, Languedoc, Roussillon, Loire, Bordeaux, Beaujolais, voire Jura, à la grande tablée du vin nature et/ou naturel, si tant est que ça existe. Une grande famille du vin et de la bière, qui va du vin bio au biodynamique en passant par le nature, de la gueuze à la bière conceptuelle, élaborée dans une optique d'accord avec les mets. Bref, ce week-end là, à Bruxelles, pincez-moi si j'ai rêvé, il y en avait pour tous les goûts.

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    Crédit photo: quelqu'un qui n'est pas dessus...

    La grande leçon à tirer de ce gigantesque barnum birro-vino-transalpin fut la facilité à passer de la dégustation du vin à celle de la bière (et réciproquement), du vin français au vin italien. Un véritable plaisir et en aucun cas un problème. Beaucoup de découvertes à faire (trop?), deux jours pleins n'y ont pas suffi. Il y avait pourtant largement de quoi développer son côté rebelle et même d'en débattre.

     

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     Crédit photo Florence Andrieu

    À deux reprises, même. D'abord une doublette italienne célébrée pour sa Résistance naturelle (Giovanna Tiezzi Pacina et Stefano Bellotti) et encadrée sur les bords par le grand maître de cérémonie en personne. Et puis une triplette emmenée par un Laurent Mélotte en grande forme, qui nous a appris qu'en Belgique, le simple fait de mettre un moine sur une étiquette faisant vendre des milliers de bouteilles de trappiste, une bière largement galvaudée, très peu naturelle et encore moins rebelle. En France, avec le même moine, on n'arrive d'ailleurs qu'à vendre du camembert Président...

     

    Instavini, instabirre, instaribelli

    En quelques clichés Instagram pris sur le vif, retour, de façon non exhaustive et totalement subjective, sur quelques éléments marquants de cette première édtion de Vini Birre Ribelli, que l'on peut déjà taxer de réel succès.

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    Premiers vins dégustés et premier coup de cœur pour les vins de la Tenuta Grillo. Dont ce Sancho Panza, un fiano de Campanie vinifié dans le Piémont par Guido et Igiea Zampaglione. 

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    Un peu de whisky pirate dans ce monde de vins et de bières rebelles grâce à la présence de Jean Metzger, avec en avant-première, un échantillon élevé en fût de vin jaune, au nom et à l'emballage astucieux, et ce magnum ultra-limité, élevé en fût de Rasteau. Uberach uber alles!

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    Grâce à la Mousse à Zigui, finis les mèches rebelles et les épis de travers. D'après Pierre Guigui, il paraît qu'elle peut même faire revenir l'être aimé.

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    La bière des Franches Montagnes (BFM), celle qui te cause dans le poste quand tu la bois! Plus particulièrement cette bière de saison, La Saison, même s'il n'y en a plus (de saison).

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    Délicieuses fleurs de terroir chez Brigitte et Vincent Fleith avec, en bonus, une intéressante comparative de pinot noir avec et sans sulfites ajoutés.

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    Gros coup de cœur pour le Vino di Anna, une boisson volcanique qui te lave l'intérieur tellement ça glisse tout seul, blanc comme rouge, et même le rosé.

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    Gueuze jaune, version 1. Lambic Cantillon élevé pendant 3 ans dans un fût de jaune de Stéphane Tissot, une couleur et un décolleté incroyables! La version 2, goûtée le lendemain à la brasserie, a juste bénéficié d'une finition jaune de 4 mois. Peut-être tout aussi efficace.

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    En avant chtout! La Franche fait sa Révolution, façon stout. Et cha décoiffe! Ah! cha ira, cha ira...

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    Le blanc de France Crispeels, au nom qui claque bien. Ultraviolet, Peau rouge et Petit diable ne sont pas en reste. Du vin qui réveille, comme le nom du domaine l'indique.

     

    Before, after, extras...

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    Un salon de ce calibre et un tel déplacement, ça se prépare longtemps à l'avance. Une fois en condition, les choses sont tellement plus faciles. Après les moules-frites jurassiennes, les moules frites façon Nordzee. Sans frites, mais bel et bien frites. "Fritti", a cru bon de préciser, en italien dans le texte, la poissonnière de la mer du Nord, histoire de ne pas tromper le chaland.

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    Les Brigittines de Dirk Myny trop petites pour accueillir la foule ayant répondu présent à la première soirée vigneronne, un petit groupe s'est expatrié du côté d'Orphyse Chaussette après l'apéritif collectif.

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    Rien à regretter, si ce n'est la séparation d'avec le gros de la troupe, grâce à la cuisine ensoleillée du sudiste Philippe Renoux, expatrié à Bruxelles, lui, depuis une bonne dizaine d'années maintenant.

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    Cerise sur le gâteau, la visite de la brasserie Cantillon le lundi matin valait le détour, même s'il s'agissait d'une révision, en quelque sorte. Toujours le même plaisir, j'en ai bien peur, et trois magnifiques gueuzes en dégustation, dont une sublime 2006 au vieillissement harmonieux.

     

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    Tous dans le bus ou dans la caravane pour un after vigneron à Ixelles, au Garage à manger, un concept bien plus séduisant qu'un pique-nique sur une aire d'autoroute. Tartare de saumon à la betterave, sandwich à la choucroute, gaufre au cuberdon, autant de petits bonheurs miniatures arrosés des restes du salon.

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    Un after vigneron ne serait rien sans les prolongations à la bière et c'est à Saint-Gilles, au Moeder Lambic originel, que Vini Birre Ribelli s'est clos en apothéose. Les rebelles pouvaient aller se coucher le cœur et l'estomac sereins, après avoir siroté quelques bières, dont deux petites merveilles de gueuze, millésimées 2008 et 2010. Déjà prêts à en découdre à nouveau l'année prochaine, j'en ai bien peur...

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    Olif

     

  • Retired...

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    C'est l'histoire d'un vigneron jurassien qui fait valoir (en partie) ses droits à la retraite. 69 ans, une vie vigneronne bien remplie, des vins réputés sur toute la planète et une barbe qui impose le respect, autant que son pull (malheureusement tombé sur le cliché ci-dessus, qui commence à dater un peu). Un petit moment qu'il songeait à prendre un peu de repos bien mérité, Jacques Puffeney. Réduisant progressivement la voilure, abandonnant des parcelles en fermage, dans l'attente de trouver une solution de reprise familiale. Il a finalement fallu se résoudre à se séparer des 4,25 hectares appartenant en propre au domaine. Un marquis bourguignon venu s'encanailler depuis quelques années dans le Jura voisin gagne le jackpot. Il n'en fallait pas plus pour appuyer sur le symbole. Prompts à la détente, les Américains du Wine Spectator ont flairé le scoop, suite à une indiscrétion, grillant sur le fil les Anglais. Vite repris côté francophone, avec une approche superlative et des gros titres façon buzz. La Bourgogne achète le Jura! Les prix du foncier vont-ils flamber du côté d'Arbois? Les vins de Jacques Puffeney vont-ils devenir une bulle spéculative? Le Duché de Bourgogne va-t-il à nouveau annexer la Comté? Les Chinois vont-ils être de la partie et fusionner administrativement avec le Jura pour s'approprier ce fameux goût de jaune? Les supputations vont bon train et, au petit jeu de celui qui répète, déforme, extrapole et amplifie le plus possible, le vainqueur n'a pas encore été trouvé.

     

    Une vente? Non, une bête location en fermage. Pas de quoi en faire tout un foin. Confirmée par de sérieuses investigations journalistiques bourguignonnes. La vie c'est parfois simple comme un coup de fil. Des vignes qui seront néanmoins rapidement converties en biodynamie pour intégrer les autres parcelles du domaine du Pélican, appartenant à Guillaume d'Angerville. Le "Puf" va continuer de vinifier les vins qu'il a en cave et conseiller un peu son neveu Frédéric, à qui il a cédé une petite parcelle. Et peut-être aussi profiter de la chaise longue qu'on ne manquera pas de lui offrir à l'occasion de son pot de départ.

     

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    C'est l'histoire d'un vigneron jurassien qui fait valoir ses droits à la retraite. Une retraite bien méritée qu'on lui souhaite aussi intense et longue que cette cuvée de savagnin oxydatif et surmaturé, dédiée à sa fille Delphine en 1997.

     

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    ©Franquin/Gaston Lagaffe

     

     

    Olif

     

    P.S.: la ronde des salons de Noël n'est pas encore terminée et c'est du côté de Paris qu'il faudra chercher son bonheur le week-end prochain. Buvons nature en Seine, un bien chouette programme!

     

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  • VDV#71: mets du gras!

     

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    C'est vendredi, c'est poisson, de préférence bien gras pour ce nouvel opus des VDV, sur lesquels j'ai fait l'impasse depuis deux mois, sans même un traître mot d'excuse. Vendredis maigres, l'envie s'émousse parfois. Vendredi gras, ça nous change du mardi. À la place des crêpes, une bonne grosse envie de cassoulet. C'est David Farge, plus connu sous le nom d'Abistodénas, champion du monde du manger de saucisse de Toulouse en buvant du vin de Gaillac sur la blogosphère, qui a suggéré ce sujet d'actualité, à condition que l'hiver s'installe un peu. Le gras, c'est la vie, la mort aussi un peu parfois d'après les cardiologues, mais, faut-il pour autant s'en priver?

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    "J'aime pas le jambon, j'aime que la couenne", chantaient sur un air disco les Fatals Picards, bien avant l'Eurovision. "Mets du gras, étale-z-en bien, mets en par-là, du bon gras". De la graisse d'oie qui lubrifie le bon cassoulet, de Toulouse, Casteldaunary ou d'ailleurs. Du bon beurre praliné qui éto(u)ffe le Meursault de l'ancien temps. Un temps que les vendredistes burgondes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, où le beurre et la noisette étaient le gold standard jusqu'à l'écoeurement de chardonnays soit-disant bien nés. De la boue bien grasse qui rend le coup de pédale difficile au jeudiste vététiste, profitant d'une ultime(?) après-midi douce et ensoleillée, pas si courante fin novembre dans le Haut-Doubs.

    Le repos du guerrier montagnard, c'est évidemment une cuisine roborative, fromagère et charcutière, qui appellera par contraste un blanc tranchant ou un rouge digeste, pour mieux faire glisser le tout, en attendant la froidure et l'hiver, pour de vrai. Charcuteries, patates, Mont D'or et poulsard d'Arbois, pas sûr qu'aucune autre gastronomie régionale ait fait mieux pour associer le gras à la vie. À l'exception du cassoulet toulousain, évidemment.

     

    Olif

     

    P.S.: les occasions de se réchauffer, sans avoir à recourir au vin chaud, ne devrait pas manquer, en cette début décembre.

    arbois,domaine des bodines,vendredis du vin,mont d'or,

    Les vins du coin auront 10 ans les 6 et 7 décembre prochains. Au menu, du vin (du bon) et du son (du gros). 50 vignerons de Loire et François Hadji-Lazaro de Pigalle. Un anniversaire à ne pas manquer, évidemment!

     

    arbois,domaine des bodines,vendredis du vin,mont d'or,

    Ceux qui préfèreraient porter sur les fonds baptismaux l'évènement franco-italien superlatif de cette fin 2014 choisiront Thalys pour voir Bruxelles bruxeller à l'Hôtel de la Poste Tour et Taxis. Vini Birre Ribelli, le plus gros et gras salon de cette fin d'année, pile poil dans la thématique des VDV.

  • Beaujolais neuf

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    Crédit photo : Rue89Lyon

     

    C'est bientôt l'heure, il va falloir en boire et émettre un avis autorisé.

    -Alors, cette année, banane ou framboise?

    - Euh..., raisin?

    Bingo! Grâce au vin naturel et à Rue89Lyon, le Beaujolais pourrait bien être de nouveau le troisième fleuve à arroser la capitale des Gaules. Parce que, franchement, valait-il ce véritable désamour de la part des Gones? Détourner les yeux de la Saône pour river le Rhône n'était certainement pas la meilleure chose à faire, mais ne jetons pas la pierre aux Lyonnais adultères et pardonnons leur leurs offenses, il paraît même qu'à l'instant ou j'écris ces lignes, ils attendent avec ferveur l'ouverture officielle du troisième jeudi de novembre. Pas avant zéro heure, heure beaujolaise.

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    Crédit photo Julien Gangand

    En attendant le nouveau, buvons donc du neuf pour nous réchauffer. Un blanc d'abord, P-U-R chardonnay 2009 de Cyril Alonso et Florian Loose, récolté chez Nicolas Testard. Clair (quoique un peu trouble), net, précis, unique, rebelle. Et top, évidemment.

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    Toujours du neuf avec la Molière, qui ne nous joue pas un remake des fourberies d'escarpin (les fameuses chaussures molières). Ce 2009 ne fait pas son âge et goûte encore comme un nouveau. Comme quoi...

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    Affûtez vos verres le 20 novembre à 0 heure, pour goûter du Beaujolais neuf, et peut-être aussi un peu de nouveau. Tchin! Et à la santé de Téo.

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    Crédit photo Le Taulier

     

    Olif

     

    P.S.: ce n'est pas organisé par Rue89Bordeaux, aucun vigneron du Beaujolais n'y est annoncé, mais le 30 novembre, au Rocher de Palmer (ce n'est pas dans le Médoc, mais à Cenon), on pourra goûter au Pigalle nouveau (ce n'est pas tout récent, mais c'est le dernier en date) en compagnie de chefs et de vignerons du grand Sud-Ouest. Une jolie soirée en perspective. Ils n'ont pas de Bojo, mais ils auront François Hadji-Lazaro. Ils sont gâtés, les Aquitains, finalement!

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  • Voyage dans l'Espace (Chambertin)...

     

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    Créée à la fin du XIXème siècle, la fête du vin de Gevrey-Chambertin a fini par arrêter son char. De populaire, elle était devenue élitiste et people, récompensant une personnalité de la gastronomie, de la presse ou des arts le premier vendredi de novembre. Jamais déchu, mais un peu déçu, le Roi Chambertin a simplement pris un congé sabbatique en 2001. Le Roi Chambertin est mort, vive le Roi Chambertin! Sous l'égide du Syndicat des vignerons de Gevrey, il règne de nouveau depuis 2011.

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    Sous une forme légèrement différente, recentré sur une grande dégustation à l'intention des journalistes professionnels et d'une poignée de blogueurs invités, de façon beaucoup plus restrictive qu'à l'édition 2013. Judicieusement accolé aux trois Glorieuses bourguignonnes de la mi-novembre, le Roi Chambertin ouvre le bal et, depuis deux ans, se répand dans l'Espace. Celui qui lui est dédié, dans sa bonne ville de Gevrey, (après deux premières éditions mitigées au cœur de Beaune). Une belle dynamique s'est créée, parallèlement à l'arrivée de sang neuf dans pas mal de domaines, la nouvelle génération qui s'affirme. Soudée, enthousiaste, avec l'envie d'en découdre dans le monde du vin et de faire parler d'elle, sous un œil parental plutôt bienveillant. La manifestation se poursuit les jours suivants, sous une forme caritative, avec moult animations, dont une vente aux enchères à l'intention des particuliers.

     

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    La primeur réservée à cet événement, c'est la découverte officielle du millésime précédent, que les vignerons refusent désormais de proposer à la dégustation printanière (devenue rituelle pour répondre à la demande de la critique internationale et du marché), ceci afin de ne pas avoir à soumettre aux professionnels du monde entier des échantillons pré-pubères, truffés d'acné ou de bulles malolactiques et toujours langés dans leur couche-culotte de chêne. Il faut néanmoins se faire une raison. Du bois, il en reste encore une ou deux stères par ci par là, affouage oblige, allant crescendo des villages aux grands crus. 2013, millésime de vigneron, sous-entendu compliqué à gérer, a été au final peu productif. Les jus sont jolis, plutôt concentrés, souvent serrés, de bonne garde et à attendre. D'ailleurs, ils ne sont même pas encore en bouteilles pour la plupart d'entre eux. Quelques "villages" se goûtent déjà très bien et auraient pu faire l'affaire lors du repas convivial qui a suivi. Généreux, les vignerons de Gevrey ont la bonne idée d'inviter des représentants d'une autre appellation. Le pass pour le Roi Chambertin, après Côte Rôtie l'année dernière, c'est au tour de Sancerre de s'en servir. Cinq vignerons ont fait le déplacement jusqu'en Bourgogne, pour proposer leurs vins à la dégustation et à l'apéritif qui a suivi. Un moment plutôt rafraîchissant, qui a permis de bien faire la différence entre sauvignon sur calcaire ou sur silex.

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    Téléportation Chez Guy, en l'espace d'un instant. Privatisé pour l'occasion, le célèbre restaurant local a fait salle comble pour accueillir une nouvelle petite poignée de présidents, mais pas de la République, cette fois-ci.

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    Moi, à la table des Présidents (du BIVB, du Syndicat des vignerons de Gevrey, du CAVB), chez Guy (and family), j'ai bien mangé et bien bu.

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    De 2013 à 2003, il n'y a qu'un pas, 10 petites années qui permettent de se rendre compte du potentiel du Roi Chambertin, très à l'aise dans les millésimes difficiles ou atypiques. Petit aperçu non exhaustif en images et, souvent, en grand format:

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    Laurence Mortet et Lavaux-Saint-Jacques 2003

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    Le Clos de Bèze de Drouhin-Laroze, top!

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    Jérôme Galeyrand, en balade sur la Croisette.

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    Arnaud Mortet au service du Chambertin 2003.

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    Chambertin 2003...

     

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    Nicolas Rossignol-Trapet, le sourire du Chambertin 2003.

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    Charmes Chambertin 2003 de René Bouvier.

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    Une soirée de ce calibre ne serait rien sans un numéro de duettistes parfaitement rôdé. Le discours officiel, prononcé dans un français parfait, avec juste un poil d'accent bourguignon, par Philippe Charlopin, avec traduction simultanée en anglais par Jean-Michel Guillon, à l'intention des nombreux journalistes anglo-saxons ou japonais ici présents, valait son pesant de Chambertin. Une chance que le Président revienne tout juste des States, ce qui lui a permis de largement peaufiner son accent.

     

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    Non, le Roi Chambertin n'est pas mort. Il a envahi l'Espace, celui d'une soirée.

     

    Olif

     

    P.S.: merci aux vignerons de Gevrey et à Fabienne Ballorin, qui a une nouvelle fois parfaitement géré l'organisation de cette journée.

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  • Subsister à Lyon grâce à Rue89...

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    Subsistance: au singulier, ce qui permet l'existence matérielle d'un individu. Au pluriel, à Lyon, laboratoire international de création artistique: spectacle vivant, danse, cirque, théâtre, musique... et vin naturel! Les Subs, comme les appellent familièrement les Gones, c'est un endroit magique, culturel et historique, le long des rives de Saône. De façon éphémère, la cour intérieure du bâtiment, abritée sous une magnifique verrière, a vu défiler sa cargaison de verres. Verre bouteille, verre griffé, vert taulier, vert stéphanois...

     

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    Sous les pavés de la Rue89 Lyon, la vigne, est sans doute le premier salon auquel je participe qui contient un véritable salon dedans. Canapé simili cuir, mais quand même. L'opportunité d'y faire s'asseoir une brochette de vignerons qui causent naturellement dans le poste, en plus de Charles Frankel, auteur sulfureux et volcanique, ma pomme, cobaye d'une expérience hautement scientifique en collaboration avec le Clos des Cimes de Raphaël Gonzales, et de Dominique Hutin, le chroniqueur vin vedette de France Inter, rescapé du grand incendie, et qui a fait comme si on allait déguster. Et, de fait, on a dégusté un joli carignan blanc du domaine Leconte des Floris, voire même plus, histoire de s'humecter le gosier. Parce que tendre le micro successivement à Dominique Derain, Vincent Wallard, Lilian Bauchet et Denny Baldin, c'était prendre le risque de ne jamais pouvoir récupérer le crachoir (en avaient-ils d'ailleurs besoin d'un?). On a causé vin, business, pigeage en slip, art, bio, biodynamie, vin nature, levures, soufre et toutes ces sortes de choses, devant un public attentif et intéressé. Et, même sans radio, l'animateur sait garder ses droits et faire respecter le temps imparti. Un débat haut en couleurs et un canapé très confortable.

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    Crédit photo Rue89Lyon

     

    Pour clore sur l'expérience menée scientifiquement au Clos des Cimes, il s'agissait de déterminer par la dégustation les différences organoleptiques entre 3 vins produits sur la même parcelle, mais non cultivés de la même façon (bio sans traitement, biodynamie avec traitements différents...). Élevage identique, pour ne pas rajouter une variable supplémentaire. De façon flagrante, les vins se présentaient sous un jour complètement différent. Fort heureusement, il ne m'a pas été demandé de juger quelle manière était la bonne!

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    En fin de repas, impasse sur le dessert. Claire Deville et Emmanuel Buschiazzo avaient offert le fromage à marier directement avec un petit noir. Un peu fort de café, sans doute, mais une expérience complètement bluffante.

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    Crédit photo Le Taulier

    Le meilleur vin de tout le salon, ce fut peut-être cette bière sortie de l'imagination des créateurs de la BAB, une Speci'Ale aromatisée au pinot noir du Dom Derain. Du vino-bièro-business de haute volée, en quantité ultra-limitée.

    Évidemment, j'exagère, puisque du bon, voire de l'excellent vin il y a eu. Petit panorama non exhaustif en images:

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    L'Alsace chic et Geschickt, du tout bon, du pinot blanc au gewurtz, en passant par riesling et pinot gris, Kaefferkopf en tête, mais pinot gris et noir sans soufre particulièrement intéressants.

     

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    Ampeleia et le sourire lumineux de Simona Spinelli, tout le charme de l'Italie dans un grand projet viticole initié par Elisabetta Foradori et magistralement conté sur le blog du plus italien des belges suisses allemands.

     

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    Les vignes rouges du Piémont cévenol, c'est grande veine de pouvoir y goûter. De jolis vins remplis de fraîcheur, à savourer entre deux épisodes.

     

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    Les vins cruellement bons de Ludovic Engelvin, l'espontaneo gardois, baptisés d'un nom qui reflète l'état d'esprit du berger-vigneron ou un événement marquant survenu au cours du millésime.

     

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    Une expérience d'oxydation ultime sur un mourvèdre laissé 10 ans en bonbonne, exposé à tous vents. Une robe presque noire et un air de PX, le sucre en moins. Exceptionnel et ultra collector.

     

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    Du sirop de gamay frizzante chez les Perraud, en attendant le retour des bulles. Mais c'est déjà une vraie gourmandise.

     

    Et puis quelques tronches de vignerons, de façon non exhaustive également:

     

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    Aurélien Petit, du petit domaine. en Languedoc et Vincent Wallard, du grand domaine en Argentine.

     

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    Jérôme Bourgeois, ou quand la Champagne ne s'embourgeoise pas.

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    Joli moulin de la main gauche d'Isabelle Villemade. Je suis verni!

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    Dominique Der... hein? dont la bière au pinot surclasse aisément le moindre pinot à la bière.

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    Le plus beau et joli profil des Côtes de la Molière.

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    Denny Baldin, super natural winemaker. Sacré Denny!

     

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    Émeline Calvez, sœur de terroir et jolie bobine du vin, même sans Sébastien (Bobinet).

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    Clin d'œil au Clos des Mourres, de Jean-Philippe Bouchet à Ingrid.

     

    Il n'aurait pas fallu qu'une telle aventure dans la capitale des Gaules se termine sans un banquet. Quatre mains pour six plats et le plus beau repas de salon jamais mangé, foi de plusieurs vignerons expérimentés en la matière. Guillaume Monjuré et Mathieu Rostaing ont creusé leur sillon et grillé le palais de l'assemblée. Un repas topissime, copieusement accompagné de vin naturel, le quatrième fleuve à arroser Lyon désormais, grâce à Rue89 Lyon et Antonin Iommi-Amunategui.

     

    Olif

     

    P.S.: le mois du vin naturel lyonnais se poursuit avec le salon des Débouchées, les 22 et 23 novembre

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    et  On se met au verre, organisé par Vercoquin et Élémentaire, le dimanche 30 novembre.

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    P.S.2.: ce n'est pas organisé par Rue89 Metz, mais les 22 et 23 novembre se tiendra la nouvelle éditions de Plappevignes. Le vin de Moselle et la quiche lorraine vont couler à flots. Mais pas que...

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