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Le blog d'Olif

  • Des parcs à huîtres sur la prairie

    Mine de rien, au travers de l’histoire de la famille Madec, domiciliée à Prat-Ar-Coum, approximativement (mais pas tout à fait, c’est pour justifier le titre) la « prairie de la mer » en breton du Finistère nord, Patrick Cadour vient d’écrire le livre ultime sur l’huître et l’ostréiculture. Un genre d’internationale de ce coquillage. C’est l’huîîître finale, groupons-nous et demain. Une véritable anthologie. Une somme. Du naissain au dernier coup de couteau sur le pied (fourchette prohibée, c'est bon pour les mickeys de kermesse), avec, en apothéose finale, des recettes pour varier les plaisirs. Qu’elle soit crue ou cuite, façon cuisine de l’aber (non, je ne suis pas enrhumé!). Les abers, ce sont les fjords bretons. Des vallées fluviales envahies par la mer. C’est au bord de l’un d’entre eux, l’Aber-Benoît, que la famille Madec s’est installée à la fin du XIXème siècle, pour y pratiquer la culture de l’huître et faire face à une demande grandissante pour ce fruit de la mer, les gisements naturels n’y suffisant plus. Et c’est ainsi qu’est née la légende, perpétuée par Yvon et désormais par ses filles.

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  • La Carbonelle carbonisée

    2019, l'année des extrêmes. Cette année, le printemps a été froid et la vigne a gelé. Au Nord. Cette année, l'été a été chaud et la vigne a grillé. Au Sud. Et ce n'est peut-être pas fini. +45°C dans le Gard et l'Hérault le 29 juin, record explosé dans beaucoup d'endroits, où les cultures ne se relèveront pas. Un signal d'alarme, un carton rouge chaud bouillant que la Terre nous adresse en pleine face sans que cela renvoie aux vestiaires les fautifs, ou plus exactement les complices de ce réchauffement climatique catastrophique, nous, vous, tous. Dont la majorité rejette la faute sur le voisin sans réévaluer, ni corriger ses pratiques, se disant que ça va bien aller.

    Ce texte, signé Catherine Bernard, vigneronne hérault-ïque à Saint-Drézéry, dont la parcelle emblématique de la Carbonelle (qui se dore sous le soleil de juin 2017 sur le cliché ci-dessus) vient de subir de plein fouet les effets de la canicule, vous pourrez aussi le retrouver demain sur le blog du Taulier Jacques Berthomeau, sans doute assorti de ses propres commentaires. Loin de moi l'idée de vouloir lui griller la politesse, mais je le diffuse également, avec l'autorisation de Catherine Bernard, en espérant qu'il puisse toucher un maximum de gens.

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  • La Chautagne, ça vous gagne!

    On l'appelle volontiers la Savoie provençale. On y cueille quelques olives et ça sent bon la lavande. Le vieux Rhône serpente gentiment au pied de la montagne, tandis que sa partie canalisée file tout droit le long de l'imposant massif du Grand Colombier. Rive gauche, on trouve quelques pieds de vignes qui peuvent donner de jolis vins dans des mains expertes. La majorité des raisins partent en coopérative, mais les rares à en être sortis ont su mettre en valeur les beaux sols sableux issus de molasse. Bienvenue en Chautagne, bienvenue dans le plus septentrional des vignobles de la vallée du Rhône français, bienvenue sur le terroir du Cellier des pauvres, bienvenue chez Marie et Florian Curtet.

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  • Littérature au naturel

    C'est le printemps, le nature débourre à perdre haleine. Les bonnes feuilles sur le vin naturel poussent à la vitesse de la lumière dans toutes les librairies, y compris les moins bien éclairées, à peine refroidies par la micro ère glaciaire engendrée par les Cavaliers du froid. Le 6 mai 2019, Saint Jean-Porte-Latine a planté ses crocs glacés dans moult régions viticoles, du Sud-Ouest au Grand Est, laissant nombre de vignerons orphelins de quelques grappes. C'était le moment de brûler deux ou trois bottes de paille dans les vignes ou quelques bûches dans la cheminée, avant de se lancer dans un éventuel autodafé de bouquins sur le vin nature. En attendant Mamert, Servais et Pancrace, les véritables saints de glace des 11, 12 et 13 mai.

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  • Les femmes font du vin

    Et elles aimeraient que ça se sache. Alors, sous l'impulsion de Sandrine Goeyvaerts, tenancière d'une Pinardothek, en ligne et IRL (les caves Lacroix à Saint-Georges sur Meuse, dans la banlieue de Liège, là où tous les vins ne sont pas bouchés, mais parfois un peu bouchonnés, ça peut arriver), elles ont créé une association de femmes du vin. Toutes les femmes, toutes celles qui ont un lien avec le vin, qu'elles soient productrices, sommelières, cavistes, passionnées, journalistes. Auréolée du titre de Premier sommelier junior de Belgique en 2003 et d'Homme de l'année 2014 par la RVF* pour son blog, Sandrine en a toujours eu gros sur la patate féminine à cause de ce sexisme de tous les instants dans le monde du vin (et ailleurs aussi). Cette assoce, elle l'ont baptisée en anglais, s'il vous plaît. C'était avant le Brexit, avant le mois de May. Women do wine, parce c'est quand même vrai que ça sonne mieux. WDW en abrégé, avec le hashtag qui claque: #WDW. Et, accessoirement, ça ouvre les portes à l'international. Elles tiendront leur premières rencontres le dimanche 23 juin à Paris. Il faut que ça se sache!

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  • Et Vadim ... créa le vin Aymé

    Aymé Vadim Sidorovitch n'a pas fait de cinéma dans les années 60. Ses divines créatures ne ressemblent pas à la BB* de Roger Vadim Plémiannikov, mais elle vieilliront sans doute plus harmonieusement, pour l'instant encore bien à l'abri dans l'obscurité des caves bourguignonnes. La mise en lumière de son micro-négoce bourguignon haut de gamme, spécialisé dans les grands crus de la Côte (celle qui est d'Or et non d'Azur), ne devrait plus tarder.

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  • Bises troglodytiques

    "O Bouteille
    Plaine toute
    De mysteres,
    D'une aureille
    Je t'escoute :
    Ne differes."

     

    Telle est la Dive, comme la présenta le pontife Bacbuc à Pantagruel dans le livre cinquiesme de Rabelais. Le livre vingtième de la Dive bouteille de Sylvie Augereau vient tout juste de se tenir dans les caves troglodytiques de Saumur. Cela méritait bien le détour, tout plein de bises, et même un film.

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  • En 52 avin J. C.

    52 avant J.C.. Toute la Gaule viticole est occupée par des vins conventionnels et sans âme. Toute? Non, car un village peuplé de vignerons sincères et de cavistes authentiques résiste encore et toujours à l'envahisseur technologique. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de buveurs d'étiquette de Burdigala, Lugdunum, Gergovia ou Alésia..

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  • En 52 avin J. C.

    52 avant J.C.. Toute la Gaule viticole est occupée par des vins conventionnels et sans âme. Toute? Non, car un village peuplé de vignerons sincères et de cavistes authentiques résiste encore et toujours à l'envahisseur technologique. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de buveurs d'étiquette de Burdigala, Lugdunum, Gergovia ou Alésia..

     

    La suite c'est sur le Tumblr du calendrier de l'Avin...

  • Le goût retrouvé du guide des vins

    Antonin Iommi-Amunategui (à écrire comme ça se prononce, c'est-à-dire difficilement) est en passe de devenir le grand sherpa du vin naturel. Celui qui trace sa route devant, le sac à dos bourré jusqu'à la gueule de bons gros canons bien nature, entraînant dans sa suite une bande de trekkers assoiffés, qui ne demandent qu'à gravir l'Everest du Jajaland à grandes enjambées, afin de parvenir au sommet, là où l'air est moins sulfité. Après le Glou Guide, ouvrage gouleyant qui recense 150 pépites naturelles à petit prix, voilà qu'il enchaîne, en publiant dans sa propre maison d'éditions, Nouriturfu, un guide de vin dont vous êtes le héros. Quand je dis vous, ça peut être tout le monde. Tout celui qui le lira, en fait. Y compris Robert Parker, Michel Bettane, ou Jean-Pierre Hachette, pour peu que ce dernier s'appelle comme ça. Une sacrée gageure!

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  • Le goût amer du vin de Bordeaux

    À peine retrouvé, voilà que le goût du vin de Bordeaux s'est empreint d'une grosse amertume. En pleines vendanges bordelaises, en plein "plan pauvreté" macronesque, Les raisins de la misère risquent d'être difficiles à avaler pour certains. Un ciel bien sombre sur des paysages supposés idylliques, que ce récit d'Ixchel Delaporte, documenté par 18 mois en immersion dans "le couloir de la pauvreté", traverse. Au pays du luxe et des grands crus classés. Ce couloir du luxe, un brin clinquant et surfait, se calque sur les mêmes limites géographiques que celui de la pauvreté de façon surprenante. Un paradoxe? Il faut croire que non.

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  • L'appel du vin nature

    Que n'a-t-on déjà pas écrit sur le vin nature? Et qui n'a déjà pas écrit sur ce sujet? Plein de gens, finalement. Une brèche s'est ouverte il y a une petite décennie. Elle est en train de s'élargir. Faut-il pour autant s'y engouffrer et entraîner toute une foule de suiveurs qui n'auront pas nécessairement de la suite dans les idées? À moins de finir par les convaincre que la vérité est ailleurs que dans le monde du vin conventionnel? L'appel du vin nature? I want to believe...

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  • Le goût retrouvé du vin

    Retrouver le goût. Réapprendre à cultiver la vigne, à vinifier, sans user d'artifices, de cochonneries en tous genres, pour pallier à des déséquilibres induits par un productivisme effréné. Réapprendre à déguster et à boire, retrouver les arômes originels d'un vin produit avec le minimum d'intrants. Revenir aux fondamentaux. Pour le plaisir, pour la simplicité, pour le bon sens. Le goût retrouvé du vin, celui du vin nature, c'est une évidence. Celui du vin de Bordeaux, également. Pourquoi pas? Même si, à l'approche des foires aux vins de la rentrée, c'est loin d'être gagné! Heureusement, quelques auteurs se sont penchés sur la question. Des livres à ranger soigneusement dans le cartable, pour les lire et relire en toutes occasions.

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  • En vrac ou bien rangé

    Quand la canicule t'accule sous la tente, rien ne vaut une lecture rafraîchissante sur un sujet aussi désaltérant que le vin. Alors, cet été, j'ai lu, j'ai bu, j'ai vaincu. Des nouvelles, des contes, des recettes, des blogs, bientôt un guide. Tout ça à base de jaja. Et ça m'a donné soif.

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  • L’été je mens?

    On m’a vu dans le Vercors

    À l’affût du base jumper

    Voleur d’effort

    En VTT sans moteur

    J'ai fait la cour à des marmottes

    J'ai fait le mur

    J'ai pas vu la mer

    J'ai eu le palais grillé.

    Au monastère orthodoxe

    Je ne me suis pas fait prier

    J’ai vu le Mont Athos

    Pour un peu, j’ai été à Tahiti

    Histoire d'eau...

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  • La confiture, les cochons, tout ça, quoi!

    Je m'étais juré de ne plus monter au créneau. De me tenir à l'écart de ces joutes verbales écrites sur les réseaux sociaux qui me fatiguent au plus haut point. Mais on ne peut pas laisser dire n'importe quoi non plus. Surtout par quelqu'un qui estime faire partie du gotha des dégustateurs reconnus, honnêtes et intransigeants. Il n'y a guère que lui qui doit le penser. Son commentaire lapidaire sur une bouteille des Rouliers 2015 de Richard Leroy fustige une vinification "non maîtrisée" et des variations potentielles inter bouteilles du fait de l'absence de sulfitage. Un genre de "loterie", en fait. Ce qui a eu pour effet de libérer la parole de toute une flopée de dégustateurs du dimanche, insensibles aux charmes du roi Richard. Ils en ont parfaitement le droit, d'ailleurs.

    #metoo #balancetonvinderichardleroyàdéfaut

     

    Mais j'ai failli en avaler mon chenin de travers!

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  • L'idole des jaunes

    C'est l'histoire d'un grand Arbois, oublié dans une cave depuis le siècle des Lumières. 1774, ça en fait, des lustres! C'est l'histoire d'un inestimable trésor qui s'est arraché à prix d'or au cours d'une vente aux enchères mémorable, lors de la Percée 2011 qui eut lieu dans la bonne ville d'Arbois. C'est l'histoire d'un vin qui a connu Louis XVI, vécu la Révolution, participé aux travaux de Pasteur, survécu à plusieurs guerres mondiales. C'est l'histoire d'une bouteille de vin  jaune  qui devrait être débouchée à l'horizon 2027, pour être bue par quelques privilégiés, helvètes ou sympathisants. C'est l'histoire de l'Arbois Jaune 1774, vin des Lumières, qui vient de paraître aux Éditions Cabédita.

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  • Temps ariégeois, on remet le couvert!

    Mirepoix, Ariège. Une petite bourgade visitée en des temps ariégeois déjà un peu lointains. J'ai été contacté depuis plusieurs mois par Émilie, de l'office de tourisme local, pour participer à la 2ème foire des brasseurs et vignerons bio d'Occitanie en temps qu'auteur de livres sur le vin. Mirepoix, c'est loin du Jura. Oui, mais Mirepoix, c'est joli. Avec ses maisons à colombages et ses fameux couverts, sur la place principale du bourg médiéval. Et puis, cette initiative sympathique de l'office du tourisme s'oriente, de façon déterminée et presque militante, vers une sélection de producteurs en agriculture biologique exclusive, vin comme bière. L'Ascension nous offre un viaduc cette année, l'occasion d'une petite balade au Sud. Mirepoix me tend les bras. Allez! On remet le couvert!

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  • Lecteurs heureux...

    "Qui n'a pas écrit sur le vin naturel?", ai-je pu lire en commentaire d'une publication Facebook qui se réjouissait de la parution de ce roman de Christian Authier chez Flammarion. Romancier et essayiste, Christian Authier est également l'auteur d'un petit ouvrage culte sur Éric Callcut, ex-producteur de Picrate et vigneron porté disparu depuis le début des années 2000 (réapparu depuis, dans sa bagnole et sur Facebook, mais pas dans les vignes).

    Christian Authier a donc déjà écrit sur le vin naturel, depuis plusieurs années. Il ne surfe pas sur une mode ou une tendance. C'est un univers qu'il connait bien et qu'il apprécie. Et là, c'est sous la forme d'une histoire romancée, qu'il infiltre à nouveau ce milieu pour mieux le décrire. Des heures heureuses en perspective!

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  • Sa place sur terre

    On l'a déjà lue dans ses vignes et dans sa cuisine. On sait donc de quoi elle est capable quand il s'agit de transformer le raisin, en boisson ou en plat, puisqu'elle nous l'a raconté dans ses deux précédents ouvrages. Dans les vignes, chronique d'une reconversion et Recettes de ma vigne. On savait qu'elle avait eu une autre vie, avant, dans le milieu journalistique. Une vie qui l'a conduite dans le Languedoc pour être une correspondante de Libération à Montpellier. Libérée, elle l'est, depuis qu'elle a abandonné le journalisme pour devenir vigneronne. Mais qu'est-ce qui a bien pu la pousser à cette reconversion? Récit d'un avant, sur fond de terrorisme, de 11 septembre, de djihadisme, de faits-divers sordide. Catherine Bernard, ou le préquel d'une conversion...

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