10 mars 2010
Brèves martiennes…
Coup de froid présidentiel. 9 mars 2010. C'est le jour qu'a choisi le petit Nicolas pour visiter en coup de vent glacial la capitale du Haut-Doubs. Gare aux grandes oreilles mal camouflées et aux fronts hauts non protégés ! - 10°C et un blizzard à vous congeler sur place. Heureusement, le soleil brille. Morteau tôt le matin, sans Carla (les petits rigolos disent que, quand on vient à Morteau, c'est normal de ne pas emporter sa saucisse, hou les vilains !), puis Pontarlier à l'heure verte, avant de repartir fissa se réchauffer on ne sait où. Débloquant du coup les axes routiers et permettant aux indigènes de reprendre le cours normal de leur existence, que la plupart n'avait d'ailleurs pas arrêté. Il avait certainement l'haleine fraîche, Mr le Président, lors de son discours aux élus locaux. Et tant pis pour la bise à Carla. Une prochaine fois...
Seul le Mc Do du coin s'est vu prendre d'assaut, à l'heure du 4 heures, par une escouade de motards affamés sur le retour, retardant du coup sa libération du joug gouvernemental.
Les blogueurs sont de la revue ! Oui mais non. Petite contrariété sans importance, mais un poil irritante, à la lecture de la presse vinique (c'est quand le printemps ?) martienne, et plus particulièrement de la RVF. Pas la moindre gouttelette, ni même un entrefilet, au sujet des Wine Blog Trophy du dernier Salon d'Angers et également de la consécration sur la toile d'Aurélia Filion, grande buveuse sur le Web et devant l'éternel. La faute aux délais d'impression, probablement. Ouais, ça doit être ça. Parce qu'une info comme ça, cela devrait au moins autant intéresser l'amateur de vins que le nom du bétonneur retenu pour la construction du nouveau chai de Cheval-Blanc, ou encore les vertus des pinards languedociens de marque vendus en Hyper, non ? Une petite rechute passagère en ce qui me concerne (l'achat de la RVF, je veux dire). Désormais je saurai être fort. A moins d'une nouvelle panne Internet qui me laisse totalement désœuvré le mois prochain...?
Pas mieux du côté de Terre de Vins, pourtant bien ancré dans le Web vineux, mais qui n'a pas cru non plus bon de relayer la nouvelle sur papier, préférant faire sa couv ' sur ... les vins des Hypers, stars des rayons ! Les amateurs de vin seraient-ils des veaux inféodés à la GD? À quoi ça pourrait bien servir, alors, un réseau de blogueurs affiliés, susceptibles d'apporter un éclairage différent sur l'actualité du vin ? Il était pourtant bien sympa, le billet du VinoSolex Lincoln Siliakus !
Aurélia, pour ton prochain vin martien, je te suggère un vin du Languedoc à 4€ en Hyper, c'est ... Hyper tendance.
Haute pression barométrique. Pour réchauffer le cœur des blogueurs et autres forumeurs, on conseille la lecture du baromètre SoWine. Juste pour se donner l'impression d'avoir un minimum d'importance et d'être, parfois, pris un peu au sérieux. Sans se vanter ni vanter pour autant les vins à 4€ en Hyper...
Mon nom est Bond. Vaga-bonde. Dans le genre idée apte à réchauffer le cœur, place à La cave vagabonde, une autre façon de commercialiser le vin, en prenant le temps de l'écouler en péniche le long des canaux. Une initiative à soutenir ici et à qui on souhaite paradoxalement de prendre l'eau un jour ou l'autre.
"Mon père est marinier
dans cette péniche.
Ma mère dit la paix niche
dans ce mari niais.
Ma mére est habile
mais ma bile est amère
Car mon père et ses verres
ont les pieds fragiles."*
Morteau saucisse encore. L'idée de départ n'était pas de marcher dans les traces de Sarko, loin de là. Mais de rendre visite à Thierry Mesnier, de Terra Vinéa Morteau, là où il y a du bon vin nature au pays de la saucisse, et de sagement remplir le coffre, puis la cave, d'estimables flacons indemnes de cochonneries en n'd'dans. Un bel endroit doublé d'un espace dégustation très classe et design. En projet, des soirées régulières autour des vins natures, dont une croisière-dégustation sur les bassins du Doubs, avec escale en haut du Saut, dans lequel on évitera de cracher. Vivement!
A la volée, dégustation de deux petits joyaux: une cuvée Le Mont 2007, d'Alexandre Jouveaux, un chardonnay de grande maturité, s'exprimant dans les grandes largeurs en attaque, avant de finir en piqué sur une belle acidité rémanente, puis un Chenin 2007 du domaine de Montrieux, d'Emile Hérédia, aux jolies flaveurs anisées et à la minéralité bien tranchante. Dans le coffre, puis dans la cave: Hervé Souhaut, Emmanuel Houillon, Alexandre Bain, Patrick Meyer. De quoi tenir un siège pendant quelque temps.
Le Nature reprend ses droits. Si en France, tout est censé finir par des chansons, sur ce blog, tout finit par des canons. Plébiscités par la jeunesse de la maison, qui plus est. Comme quoi, bien éduquée, il y a de l'espoir, elle sait apprécier le vin. Tout d'abord, un Riesling Bildstœcklé 2007 de Bruno Schueller, un vin très mûr, sur des notes d'agrumes, le gasoil en retrait, de la longueur et une grande acidité citronnée en finale. L'unanimité familiale parfaite autour d'une choucroute de poissons. Un conseil pour tous ceux qui possèdent du Bild: stockez-le!
"T'aurais pas un p'tit liquoreux?" A une pareille demande de ma Ch'tite miss de 17 ans, pour accompagner le dessert, je jubile. J'obtempère. Je m'exécute. Je n'ai rien à refuser à ma fille. S de Saurigny, un Chenin d'Anjou déclassé en vin de table. Forcément, c'est clairement oxydé, les dégustateurs d'agrément ne se sont pas laissés abuser. Mais c'est complexe et c'est bon. Cohérent, même, l'élevage oxydatif n'effrayant pas le chenin. Les notes fumées de tabac à pipe sur pâte de coing ravissent le palais. La volatile se fait discrète, apporte de la fraicheur. Un vin d'équilibriste en apesanteur, martien comme pas permis. Unanimité familiale une fois de plus.
Vent marin, Vendée neige. Une pensée amicale à tous les Vendéens de la terre et de la mer. Et de Mars aussi. Place à la reconstruction, mais aussi au rêve et à l'Evas'Yon. Un minibus que l'on imagine bien au milieu des vignes de temps en temps. Est-ce celui utilisé par Vignes Horiz'Yon, perdu tout là-haut, dans les neiges du col du Lancier, près du Chalet de la Bourre?
23:20 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : terra vinéa, bruno schueller, domaine saurigny, domaine de montrieux, alexandre jouveaux |
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03 mars 2010
Réussir Bloglouglou
Réussir vigne, la passion de la vigne et du vin, est une revue destinée aux professionnels de la profession, qui s'est offert, moyennant quelques minutes au téléphone via Claudine Galbrun, le regard des amateurs sur le monde du vin et les vignerons.

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02 mars 2010
Raminagrobis
"Pour plaire au jeune prince à qui la Renommée
Destine un temple en mes écrits,
Comment composerais-je une fable nommée
Le chat et la souris?"
"Mais insensiblement, dans le tour que j'ai pris,
Mon dessein se rencontre , et, si je ne m'abuse,
Je pourrais tout gâter par de plus longs récits
Le jeune prince alors se jouerait de ma muse
Comme le chat de la souris."
Un jeune domaine que l'on suivra avec plaisir et assuidité.
Olif
P.S.: les extraits en italique et entre guillemets sont tirés de Le vieux Chat et la jeune Souris, de Jean de La Fontaine
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| Tags : beaujolais, morgon, régnié, nicolas chemarin |
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28 février 2010
Si tu veux faire mon bonheur...
Vidéolif cinquième!
Le mois de février tire à sa fin, c'est bien. Il a été particulièrement rude dans le Haut-Doubs. Un bel hiver, quoi! Plus court mais plus rigoureux que les précédents. Les survivants, levez le doigt!
Les deux principales leçons que je retiens du mode de survie hivernal développé par Aurélia Filion, de Busurleweb, c'est qu'il vaut mieux ne pas recracher (ça, je le savais déjà depuis longtemps) et qu'il faut préférer les grands contenants (ça, je m'en doutais aussi depuis un moment). Il ne sera pas dit qu'on ne saura pas faire complètement aussi bien dans le Haut-Doubs qu'au Québec, pour finir de survivre.
Marguerite de Fanfan Ganevat. Côtes du Jura, Rotalier, dans la Combe, Sud-Revermont. Du vin pour jurassien endurci, à base de Melon à queue rouge.
Une variété de chardonnay typiquement local, qui rougit à la base de la queue et qui donne des vins assez caractéristiques, aux arômes fruités et fumés, avec beaucoup de personnalité. C'est rare d'en voir d'aussi gros spécimens, mais encore plus rare d'en voir à cette saison. Alors, j'ai improvisé.
Marguerite n'est commercialisée qu'en magnum. Survivre en grand est donc une obligation. Bon, on goûte?
"SI tu veux faire mon bonheur
Marguerite, Marguerite
Si tu veux faire mon bonheur
Marguerite donne-moi ton cœur"
N'importe quoi, comme dirait Mme Olif!
Olif
P.S.: Olif est habillé par Kukuxumusu.
P.S.2: le melon à queue rouge de la vidéo est d'origine martiniquaise. Je sais, à cette saison, c'est pas forcément biiiieeennnn! N'empêche, il est cultivé par des producteurs charentais qui savent ce que melon veut dire. Et ça goûte déjà plutôt bien.
15:39 Publié dans Vidéolif | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
| Tags : marguerite, ganevat, côtes du jura, melon à queue rouge |
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26 février 2010
Le printemps fait salon (1)
A peine remis d'une grosse salve févrieresque de salons, de Montpellier à Angers, retour à Montpellier puis Deauville, le dégustateur stakhanoviste survivant va pouvoir se refaire une petite santé gustative entre deux giboulées. Avec pas trop de Gibolin dans les vins, autant dire que du bonheur.

Ça attaque fort en Moselle dès ce week-end (27 et 28 février), donc il faut se dépêcher de relayer l'info, avec le 12ème Salon des Vins de Corny sur Moselle. Au programme: Marcel, Yvonne, Eric et les autres, 35 vignerons au total. Une belle affiche, soutenue par Le Rouge & le Blanc, notamment Jean-Marc Gatteron, le régional de l'étape.




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20 février 2010
Barral, c'est vital!
Propre, nette, vitale. Pas mieux pour caractériser cette cuvée de Faugères tradition 2005 de Didier Barral. Une petite note balsamique pour le croquant, que d'aucuns trouveraient insupportable et/ou œnologiquement pas correcte, mais moi, j'aime ça et même Mme Olif, très difficile en matière de Barral, trouve que c'est bon. La bouteille descend vite, sans pour autant donner le nez rouge. Faudrait quand même pas voir non plus à nous prendre pour des poivrots alors qu'on aime juste le bon vin, pas trop maquillé ni putassier.
Ce n'est pas encore celle-là qui va me gâcher le plaisir et me faire changer d'avis sur les vins de Didier Barral. Les 2007, goûtés à Angers, Tradition et Valinière en tête, non plus. Jadis était légèrement en retrait à ce stade.
Olif
P.S.: évidemment, il s'agit d'un petit clin d'œil amical aux commentaires de Laurentg publiés sur cette note. Apparemment, Barral ne le fait pas toujours bandoler... Moi si, souvent. Même le blanc.
Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.
14:19 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
| Tags : didier barral, faugères, languedoc |
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18 février 2010
Pressée de paille et goulée de rouge
Clic clic clic clic ... fait le pressoir à chaque mouvement du cliquet. Flic floc flic floc... fait le liquide sirupeux qui s'écoule dans le seau. Glou glou glou glou ... fait le gourmand buveur en se délectant de ce nectar. Du bon sirop pour remplir la gourde avant l'effort, dommage que la Transjurassienne soit maintenant terminée. Plus de 300g de sucre, une couleur brique orangée, des arômes de coing et une fraicheur paradoxale laissant la bouche nette. Il n'y a plus qu'à laisser faire et fermenter.
Ça se passait mardi après-midi dans la Combe de Rotalier, chez l'incontournable Fanfan Ganevat, bien rentré de Saumur après une divine soirée qui s'est prolongée très tard, à ce qu'il parait.
Une douceur pour mise en bouche, avant de passer à des choses un peu moins consistantes mais tout aussi réjouissantes. La construction du nouveau chai par gravité se termine. Aussi moderne qu'à Bordeaux, mais bien plus artisanal dans sa conception. Sans l'ombre d'une nanotechnologie, ni le concours d'un architecte hors de prix. Que du naturel. Avec pour l'instant de gros panneaux isolants amovibles pour fermer les portes. Les barriques de rouge 2009 y sont au frais dans le gravier, continuant ainsi au ralenti leur processus naturel de vinification. Le Poulsard de l'enfant terrible n'a même pas tout à fait terminé sa fermentation et garde encore quelques sucres résiduels qui le rendent irrésistible de gourmandise. Mais la véritable bombe, c'est le futur "J'en veux!", dont il faudra vouloir vite. Que des vieux cépages dont personne ne voudrait plus et qu'ici on s'arrache, refusant évidemment de les arracher. Franchement trop bon! Le Trousseau Plein Sud possède un grain plus fin et une concentration supérieure, s'annonçant superbe, tout comme le Pinot noir de Grusse-En Billat, première cuvée parcellaire du nom, qui tient la dragée haute en matière de minéralité à la toujours grandiose Cuvée Julien. Des rouges comme ça, le Jura peut en être fier. Pour preuve, tout le monde n'en aura pas!
Ce sera qui, les gâtés...?
Olif
19:57 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : ganevat, côtes du jura, rotalier, vin de paille |
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15 février 2010
Dive(s) bouteille(s)...
Brézé. Son château, ses caves troglodytiques, sa cuisine dédiée (le jarret de porc, les carottes, les endives,... tous braisés). La onzième DB est de retour au Pays. Back to the roots! Sur son brin de laurier normand, elle ne s'est pas endormie dans la Loire. Le cadre est juste grandiose, le casting vigneron juste exceptionnel, le ciel juste bleu et la température de service juste un peu fraiche. Organisation néanmoins impeccable par la divine prêtresse, Sylvie Augereau. Manquait juste un ou deux radiateurs par ci par là et un stand de vin chaud.
Dans le carré de l'Est, juste à droite en entrant, Savoie, Bourgogne, Jura, Champagne et Alsace se répartissent l'espace. On se croirait au pays, dis, tellement il fait bon! Fort belle mise en bouche avec les Saint-Véran d'Arnaud Combier. Mandeliers 2008, Barnaudière et Goutte de Charme 2007 étalonnent très haut les papilles. Le palais est désormais affûté. Gare!
Malheureusement pas de quoi se faire hara-kiri avec Fanny Sabre, Pommard, Volnay et Aloxe sont trop froids pour se goûter à leur avantage, comme la plupart des pinots noirs ce jour-là, d'ailleurs. On y reviendra une prochaine fois, aux beaux et/ou grands jours, peut-être? Grosse sensation pourtant du côté de Mâcon Cruzille, avec les vins de Julien Guillot (les Vignes du Mayne), le crusillez-vous? Des blancs épatants de minéralité, des rouges itou, dont une superbe cuvée Manganite, du gamay sur manganèse, ainsi qu'un Auguste Bourgogne Pinot noir, d'une grande finesse d'expression. Les "maynes", ce sont évidemment les moines, ceux de l'abbaye de Cluny, qui ont protégé les vignes des ravages de la chimie depuis bientôt 900 ans. Ce qui fait du domaine des Vignes du Mayne le plus ancien domaine en bio au monde. S'il vous plait. Mazette!
Impasse volontaire sur les Chablis d'Alice et Olivier de Moor, goûtés la veille à Renaissance. Mais là aussi, des vins extraordinaires de précision et de minéralité. Passage éclair dans le Jura, pour se refaire une santé avec du Savagnin. Juste le minimum. Quelques bulles naturellement pétillantes, du côté de Philippe Bornard, un Savagnin qui va bien, un Chardonnay en goguette et, tant mieux, un Ploussard bien connu de nos services. Le Côtes du Jura 2002 Jaune de Fanfan Ganevat est quant à lui une petite bombe fruitée et gourmande, d'une buvabilité inhabituelle pour un jaune à ce stade. Les notes oxydatives se fondent dans celles des fruits jaunes et rendent le vin d'une grande séduction. Casquette ... euh... chapeau, Fanfan!
Toujours à l'Est, les savoyards font bloc de glace. Jacques Maillet, toujours aussi sympathique, et ses vins toujours Autrement bons, côtoie Jean-Yves Péron, avec un seul R s'il vous plait. Adepte d'une vinification nature et sans soufre, Jean-Yves a pourtant décidé de faire des essais de sulfitage homéopathique sur certaines cuvées (de l'ordre d'1g à la mise). Le profil aromatique de la Mondeuse s'en trouve alors totalement métamorphosé. Les deux styles de vins sont très intéressants. A signaler une passionnante Jacquère 2008 élevée en mode oxydatif, au nez riche et puissant et à la bouche acidulée et salivante. Un domaine coup de cœur!
Dans le couloir rhodanien, en plein mistral, on se réchauffe comme on peut. Et on se régale avec les magnifiques vins d'Hervé Souhaut, du domaine Romaneaux-Destezet, sis dans la haute vallée du Doux, celle où il ne fait pas -36,7° le matin. Des vins remarquables, dont un magnifique blanc de viognier-roussane apte à séduire tous ceux qui ne sont pas fans des assemblages viognier-roussane. La Souteronne étonne, même goûtée dans le sous-terrain, Sainte-Epine n'a même pas besoin d'être retirée du pied, Jésus Marie Saint-Joseph!
Emportés par le mistral, c'est en Italie que nous atterrissons. Chez Luca Roagna, dont les vins ont déjà été largement commentés par ailleurs. Définitivement fan, même dans la froidure et hors Piémont.
Tournicoti, tournicoton. Après la pause escargot et/ou fouée et/ou sandwich plutôt bienvenue, retour au turf pour déguster Languedoc, Roussillon, Loire et compagnie. Rythme intense à l'heure de la sieste, qui nous voit passer par Zélige-Caravent (goûté la veille à Renaissance, hormis une délicieuse huile d'olive ramenée en guise de deuxième trophée), Frédérique Barriol-Montès du domaine de Casenove (et ses épatantes cuvées rouges ou ambrées), Bruno Duchêne, Loïc Roure, le Petit Domaine de Gimios, Sénat, Casot des Maillols. Plein d'autres seraient à goûter (Edouard Lafitte, Maxime Magnon,..) mais gros coup de mou du côté du stylo, du verre et de l'appareil-photo.
"Nul n'est censé ignorer la Loire" (© Glougueule), comme il est écrit à la base du verre fourni à l'entrée. Direction la dernière des caves troglodytiques, pour une descente du grand fleuve en Spiegelau. Tout de suite dans le grand Bain avec Alexandre dont les Pouilly-Fumé sans esbrouffe lavent prodigieusement bien le palais. De la belle ouvrage, à recommander vivement. Passage-éclair auprès de Thierry Germain, au programme du lendemain à Angers, pour aller découvrir Noella Morantin, dont les vins de Touraine sauvignonnent gaiement. M'est avis qu'on en reparlera bientôt, de ces vins et de cette vigneronne-là!
Dernière découverte au pas de charge avec les vins de Grégory Leclerc, vigneron à Chargé. Un vigneron, du bon raisin, de l'humour, du vin, ça détonne! Du Coup de canon à la Mule, le gosier n'est pas pour autant chargé et tout se siffle avec entrain.
Enfin du monde chez l'Auvergnat d'à côté! Antepenultième dégustation à la buvette de Patrick Bouju, en compagnie de quelques arsouilles qui trainaient par là. The Blanc, Lulu, La Bohême, que du tout bon, mais je suis déjà fan depuis longtemps.
Back to the roots au carré de l'Est, pour un ravitaillement de Jambon, sans un seul morceau de pain pour autant. Deux vins, un très beau blanc issu d'achat de raisins chez Guy Blanchard et Bataille 2005, une petite bombe de gamay épicée et poivrée. Dire que j'en connais qui n'ont pas aimé! Encore bravo, Monsieur Jambon!
Impossible de clôturer un tel marathon sans se replonger dans un verre de Jaune 2002 de Fanfan Ganevat. La boucle est bouclée. Le sommeil est assuré. A moins d'un imprévu du genre trottoir qui traverse la route sans crier gare, sur le chemin du retour. Mais ça, ça n'arrive jamais, hein? Oui, je sais, le lendemain matin, on fait ce qu'on pneu!*
Olif
* on touche un peu ici au domaine de la private joke, faut pas trop chercher à comprendre!
P.S.: la dive a fait le plein de blogueurs, qui s'en sont donné à cœur joie, ici, là ou encore là.
23:13 Publié dans Dives bouteilles ..., En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : dive bouteille, saumur, brézé |
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14 février 2010
Transjurassique valentine's day
Faire Lamoura-Mouthe. L'expression est ici un peu éculée, mais prête néanmoins toujours à sourire. Entre Lamoura (39) et Mouthe (25), c'est 76 km de souffrance ou de bonheur, selon ses tendances sado ou maso. Pour la deuxième option, celle sans ski de fond, c'est 76 cm, mm, minutes, secondes (biffer les mentions inutiles), selon les outils et/ou les performances de son partenaire.
Aujourd'hui, coïncidence, la fameuse Transjurassienne tombait le même jour que la Saint-Valentin. De quoi s'ébattre à cœur joie. De splendides mais cruelles conditions hivernales. Les fondeurs l'ont trouvé parfois un peu hard, tandis que les hardeurs peinaient à aller jusqu'au fond. Ben oui, au froid, ça rétrécit toujours. Sauf la durée moyenne de la course. Forcément, quand ça glisse moins bien.
Tandis que de son côté, Mme Olif, fidèle à sa réputation, avalait aisément ses 76 kilomètres de ruban blanc et moult gels énergétiques au goût innommable, je l'ai jouée en solo au Chalet de la Bourre. Un bien bel endroit en haut du col du Lancier, entre Mignovillard (39) et Mouthe (25). 16 bons km en ce qui me concerne. Calme et volupté. Petite mousse à l'arrivée. Célibataires acceptés.
Mais ce soir, au fond de la cave, ou bien au chaud sous la couette, ce devrait-être la réconciliation fusionnelle autour d'une petite douceur.
Olif
19:33 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : arbois, michel gahier, vin de paille |
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09 février 2010
I will survive!
Février, rude mois d'hiver. On a l'habitude ici de vivre avec le froid et la neige. Mais apparemment, on est des petits rigolos, dans le Haut-Doubs. Même avec notre record de -36,7° le matin à Mouthe en janvier 1958. Car il existe des contrées encore plus glaciales où l'on est juste contraint de survivre, à cette période de l'année. En se nourrissant exclusivement de sardines en boites et de Muscadet Amphibolite de Jo Landron. Remarque, ça pourrait être pire!
Alors, pour prendre des forces, ici, dans le Jura, j'ai trouvé un truc dans ma cave dont je me demandais bien ce que j'allais pouvoir faire. Et quand l'ouvrir. Ben, j'ai trouvé. A mon avis, c'est un vrai truc de survie, ça! Caribou, ça s'appelle. Un produit du folklore québecois. Du vin fortifié. Taillé pour affronter dehors les grandes températures négatives tout en réchauffant positivement en dedans. Alors, on va juste y goûter. Avec ça, il y a moyen de survivre!
Ça sent le vin chaud, sauf que c'est froid. Mais ça titre 22,6°. Quand même. Pareil que le record de chaud à Mouthe, en août 2003, sur les coups de midi. Même pas vrai, en plus!
Caribou, Ginette!
Olif
P.S.: Olif est habillé par Beuillot.com.
P.S.2: Lapin compris, ou le Québecois pour les Nuls, un grand pan de ma culture quebecoise. Ici, c'est à se tordre. Au Québec, je ne sais pas...? Du coup, je n'ai pas osé prendre l'accent.
P.S.3: I will survive est chantée par Cake. Ça fait du bien de s'en payer une tranche!
P.S.4: Mme Olif a omis de dire n'importe quoi, mais elle n'en pense pas moins.
17:14 Publié dans Vidéolif | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
| Tags : caribou, québec, vin fortifié |
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07 février 2010
Poligny 2010, au cœur de la Percée...
Divin clavelin. Back to the roots, too! Poligny 1997. Tandis que Snake Plisken tentait de libérer le président des Etats-Unis de sa prison manathanesque, dans un New-York apocalyptique, les Jurassiens festoyaient sous un soleil radieux, se rinçant le gosier à grands coups de clavelins dans les rues de la capitale du Comté. Poligny 2010, 13 ans plus tard. Snake Plisken n'est pas encore de retour à Los Angeles que les Jurassiens, sous un soleil timide parvenant néanmoins à percer lui aussi, continuent de carburer au Jaune en chantant à tue-tête dans les rues polinoises.
Bien moins froid qu'à l'Ouest du Pécos, même!
First, opération clavelinage. Mission délicate qui consiste à sélectionner un ou deux flacons dignes d'arborer comme une légion d'honneur sur le plastron. De manière appliquée et zélée, je me suis prêté pour la première fois au jeu. Il faut savoir être sérieux, parfois. Mission accomplie. Ouf, on n'a pas sorti Auguste!
Deuzio, opération repérage. A partir du samedi midi, c'est quartiers libres pour déambuler dans les rues de la ville. De chouettes véritables caves particulières ont été mises à la disposition des vignerons. La foule se presse dans les escaliers qui permettent d'y accéder. Cette année, ils sont 73 à faire déguster 500 vins différents. Du blanc, du rouge, du jaune, des bulles, du sucre. Le perceur et la perceuse de base doivent faire un choix, pour distiller leurs dix précieux tickets-dégustation. C'est plus prudent, parce que la maréchaussée veille à toutes les entrées et sorties de la ville.
Tour de caveaux express, avec pour double objectif de saluer quelques connaissances vigneronnes et de déguster du savagnin dans tous ses états, en vue d'un futur SWWT* qui devrait faire une étape Ascensionnelle et printanière en Pays Montois.
Une institution: Laurent Macle. Sur les coups de 12 heures 30, avant le rush de l'après-midi, même pas de surprise. Tout est toujours excellent! Côtes du Jura 2006, et Château Chalon 2002, comme Macvin et Crémant. Petite info à l'intention des aficionados, la cuvée de Chardonnay ouillé 2007 pourra être dégustée et achetée à la propriété, sur demande expresse exclusivement. Ne pas se gêner, donc. Ben tiens, manquerait plus que ça!
Une découverte: le domaine Marie-Anne et Frédéric Lambert, au Chateley, près de Toulouse-le-Château. Un petit domaine familial de création relativement récente, qui propose à la vente plusieurs cuvées sympathiques (chardonnay et assemblage, en mode oxydatif), à regoûter tranquillement au coin du feu, à une meilleure température de service. Oui, il faisait aussi un peu frais dans le Jura en ce premier week-end de février, mais moins que dans la Loire fin janvier.
Une bouteille coup de cœur: goûtée à plusieurs reprises, au stand, puis en salle de presse, le Côtes du Jura Naturé 2005 de Peggy et Jean-Pascal Buronfosse. Du Savagnin ayant porté 20 mois le voile, avant de se révéler splendide dans sa natureté. 2010 sera pour le domaine la première année officiellement en bio. Avec la conversion prochaine de Julien Labet, sur ses vignes en propre, et l'ami Fanfan, le vieux de la vieille, Rotalier est en passe de devenir un véritable modèle jurassien du bon et du bio.
Dans le cadre de la prépa SWWT, deux autres beaux savagnins goûtés dans la Maison de Rose, en compagnie de Dominique Grand. Je n'en dis pas plus, pour ménager un peu de suspense, des fois que des oreilles indiscrètes me lisent.
20:12 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : percée du vin jaune, poligny, vin jaune |
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03 février 2010
Aurélia's Wine Blog Trophy: un Jury pour moi tout seul!
La législation des aéroports québecois est formelle: pas plus d'un Wine Blogue Trophée dans les bagages, sous peine de confiscation définitive à l'embarquement. Elle n'a même pas eu besoin d'essayer de frauder, Aurélia. Doublement récompensée de boire sur le web, à l'occasion de la remise des Wine Blog Trophy, lors du Salon des Vins de Loire, Aurélia Filion a pris les organisateurs à contrepied et par surprise en s'autoproclamant elle-même Jury et en me remettant généreusement l'un de ses deux trophées. Pour me remercier, notamment, de l'avoir gentiment parodiée sur mon blog? Et c'est comme ça que je me suis retrouvé à improviser un discours sur la montée en puissance de la Bloglouglou. Même Antoine Gerbelle a un blog perso maintenant, c'est dire! Pas très actif, mais quand même! Et aussi à poser sur la photo officielle des lauréats.

Crédit photo La Pipette
Un trophée officieux, mais d'une saveur et d'une valeur inestimables, que je vais conserver pieusement dans ma cave. Il ne sera probablement pas dépaysé dans le Haut-Doubs, qui possède quelques similitudes climatiques avec le Québec.
Même pas un petit verre de Crémant de Loire offert par InterLoire pour fêter l'évènement! Heureusement qu'il y avait du Champagne au Off qui contenait des sulfites mais pas trop. Du Champagne, oui, et en plus du Champagne Tarlant, le Champagne officiel des blogueurs. Que du bonheur, finalement!
Santé, Aurélia, et bon retour dans ta Belle Province.
Olif
00:02 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
| Tags : wine blog trophy, angers, salon des vins de loire |
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29 janvier 2010
Frilosité angevine...
Grand week-end aux sports d'hiver en perspective, avec une descente tout schuss depuis le Jura jusqu'au bord de la Loire. Renaissance, Dive bouteille, Salon des vins de loire, offs divers et variés et ... neige ... au programme de ces 4 journées angevines. On va se régaler!
Première pause bloguesque hivernale, mais retour prochain, le cerveau plein de souvenirs gustatifs émus et les bras chargés de belles bouteilles à apprécier au coin du feu. Pas de trophée vineux à ramener à la maison, le coffre pourra se consacrer à l'essentiel et faire le plein de cartons. Sincères et chaleureuses félicitations à tous les lauréats, que je ne manquerai pas d'aller congratuler, surtout Aurélia, si elle fait le voyage depuis Montréal. Elle pourrait, je pense. Ce n'est pas donné à n'importe qui de remporter deux Wine Blog Trophy!

Pour surmonter sans trop de difficultés l'exil, une seule solution. Le plein de Jura au départ! Un Trousseau 2007 et un Savagnin 2007, tous deux du Clos des Grives, en agriculture biologique. Deux Côtes du Jura d'une gourmandise réelle, même en mode oxydatif pour le Savagnin. Tout au plus peut-on leur reprocher une consommation excessive en milieu urbain, puisque l'on doit bien avoisiner les 26 litres au 100, ce qui fait un peu moins d'une bouteille pour 4 personnes normalement constituées.
Et c'est regonflé à bloc que je m'en vais prendre la route d'Angers, en espérant qu'elle soit sans danger. Côté météo, évidemment.
Olif
22:20 Publié dans Clin d'oeil, Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : angers, salon des vins de loire, côtes du jura, clos des grives, claude charbonnier |
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26 janvier 2010
Oyez Oyez, braves gens...

22:12 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : percée du vin jaune, jura, macle, côtes du jura, poligny |
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24 janvier 2010
Edith Paf, la Vie en Rouge!
Vidéolif troisième. Aujourd'hui, on s'attaque à un vin du Beaujolais. Edith Paf, la vie en rouge, commercialisé par Cyril Alonso, du domaine de l'Ancestra, vinificateur itinérant aux idées P-U-R. Un vin en appellation Régnié, millésime 2008, produit au domaine du Coteau des Coccinelles par Viviane et Jean-Michel Tournissoux, vignerons artisans à Lantignié, dans le 69.
Régnié est le dernier né des 10 crus du Beaujolais. D'ailleurs, si un onzième cru voit le jour, on l'appellera Albert, pour faire comme à Monaco.
Comme dit le dicton, Régnié du matin, chagrin, Régnié du soir, espoir. On pourrait rajouter: Régnié au plafond, canon!
Bon, on goûte?
Au nez, c'est fruité et gourmand, bien relevé par les épices. En bouche, ç'est lisse, ça glisse, ça gouleye.
Et ça donne envie de chanter.
"Quand, il me prend dans ses bras
Qu'il me parle tout bas
Je vois la vie en rouge..."
N'importe quoi, comme dirait Mme Olif!
Olif
P.S.: Olif est habillé par Beuillot.com.
P.S.2: le pif d'Olif est habillé par Babybel©.
18:42 Publié dans Vidéolif | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
| Tags : régnié, l'ancestra, cyril alonso, beaujolais |
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18 janvier 2010
Noël aux Jardins...
Noël était en avance, en 2009, aux Jardins de Saint-Vincent. Le compte-rendu de la soirée, lui, par contre, est très en retard. Tout le monde ce soir-là était pourtant sur son 31 24 15. Le jardinier lui-même, Stéphane-Saint Vernier-Planche avait vêtu son joli costume rouge et sa barbe blanche. Noël avant l'heure dans les verres. Dégustation à l'aveugle complet, comme il se doit, avant les douze coups de minuit.
- Champagne Initial brut, Selosse: mousse crémeuse au service, puis bulle fine. Fruit mûr et solaire, miel et abricot. Un vin riche porté par une belle acidité, l'onctuosité initiale laissant la place à une belle tension et de jolis amers finaux. Un beau Champagne vineux, avec une bulle véritablement au service du vin.
- Côtes du Jura Poulsard Vieilles Vignes 1976, Alain Labet: un rouge pour suivre, à la robe encore brillante, colorée, mais légèrement tuilée. Poulsard sur le visuel, sans aucun doute. Le premier nez est puissant, intense, complexe, sur des notes de cuir, de pamplemousse, d'agrumes, de menthol. La bouche est riche et fraiche, acidulée, avec une certaine rondeur due à l'alcool encore bien présent. Seule la longueur fait un peu défaut, la finale étant un peu asséchante et végétale. Somme toute, ce vin est sur l'âge et tient encore debout. Ploussard de Pupillin, c'est possible, mais tout faux, en fait! Poulsard du Sud-Revermont d'Alain Labet! Pas mal, pour un petit rouge du Jura! La classe, même!
- Arbois-Pupillin 1999, Emmanuel Houillon: retour au blanc avec ce vin aux jolies notes de moka évoquant un vieux Champagne. Légèrement pétrolé, une pointe d'iode, du pamplemousse et une petite touche anisée. Complexité et évolution, tout le monde part sur une grande bouteille, d'autant que la bouche suit sans problème. Minérale, acidulée, épicée, une trame tendue toute en longueur, avec une finale sur des amers d'une grande pureté. Personne n'a reconnu le Chardonnay de Viandrix. Mais c'est une grande bouteille, c'est certain! On aurait presque pu le prendre pour un Montrachet!
- Montrachet 1997, Morey-Blanc: la robe est d'un beau doré soutenu, brillante. Le premier nez est pregnant, sur le moka et les épices, toujours fruités, avec une petite note de champignon, limite truffe.La bouche est ample en attaque, puissante, riche et longue, revenant sur l'acidité dans une finale salivante et tonique, aux accents d'écorce d'orange. Grandiose! On aurait presque pu le prendre pour un Chardonnay de Viandrix! Il s'agit d'une bouteille provenant de l'activité de négoce de Pierre Morey, ex-régisseur du domaine Leflaive.
- Côte Rôtie 1995, Domaine Jamet: le premier nez est lacté et chocolaté, Ovomaltine© pour certains. 8 secondes pour le prendre! La bouche possède une trame végétale avec des tanins un peu durs et séchants en finale. Une petite déception, pour un vin néanmoins plus que correct, peut-être simplement dans une mauvaise phase.
- L'air du Temps 2003, Christophe Abbet, Valais: une bouteille magique dont le sorcier Abbet a le secret. Pralin, orange amère confite, rondeur de l'alcool magnifiquement affiné par l'élevage oxydatif. Un équilibre magique, improbable, intemporel, bien dans l'air du temps.
- The Picrate, Eric Calcutt, Oxygène: une bouteille collector et mythique pour amateurs avertis et extravertis. Un premier échantillon légèrement défectueux conduit à l'ouverture d'une seconde bouteille. Beaucoup d'acidité volatile pour équilibrer ce vin riche en alcool, aux notes de poire william, loin d'être consensuel. Ce soir-là, j'avoue ne pas l'avoir très bien goûté, mais c'est un véritable OVNI.
Ensuite, les lumières se sont éteintes, le Père Noël est passé, tout le monde a ouvert ses cadeaux puis s'est fait la bise, en se donnant rendez-vous l'année prochaine. Histoire de voir si les Jardins sont toujours à la même place...
Olif
19:44 Publié dans Les séances de dégustation, côté Jardins! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : jardins de saint-vincent, selosse, champagne, côtes du jura, domaine labet, overnoy-houillon, montrachet, morey-blanc, arbois, arbois-pupillin, côte-rôtie, jamet, christophe abbet |
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17 janvier 2010
Pommard, Sabre au clair!
Vidéolif deuxième! On y prend goût, finalement! (P.S., en aparté: non, Aurélia, je te le promets, je ne cherche pas à piquer ta place à Bu sur le Web. C'est juste des bêtises, pour rigoler.)
Cette fois, on s'attaque en direct-live à du supposé lourd. Pommard! Ça, c'est bonnard! La puissance et le raffinement du Pinot noir. Des vins solides et charpentés qui peuvent se révéler surprenants de finesse, parfois. Comme ce Village 2006 de Fanny Sabre, adepte de la grappe entière vinifiée en macération semi-carbonique. Fanny Sabre, c'est un peu la vigneronne idéale, celle dont rêve la gent masculine tous les soirs au plumard, le gosier chargé de Pommard. Elle est toute jeune, Fanny. A ses débuts, elle a été conseillée par Philippe Pacalet, un gars pourtant très calé question vin. Par contre, côté lait ..., je ne sais pas!
Hmm, hmm, ... bon, on le goûte, ce Pommard 2006 de Fanny Sabre? Au nez, il y a beaucoup de fruit, et puis du végétal. Du beau végétal, du croquant qui donne envie. Et une petite note de suie et de fumée. En bouche, il y a du vin. Beaucoup de fond, et un très joli grain.
Et voilà comment, à grands coups de Sabre, Pommard m'a tuer!
"N'importe quoi!", comme dirait Mme Olif.
Olif
P.S.: Olif est encore habillé par Glougueule.
P.S.2: Olif est allé chez le coiffeur, aussi. C'est pas trop tôt! Et la barbe tondue du matin, sabot de 1. Je dis ça pour ceux qui croient que je ne me rase pas avant de passer à la télé!
16:36 Publié dans Vidéolif | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
| Tags : pommard, fanny sabre |
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13 janvier 2010
Dix vins cochons...
Ben mon cochon! Cet animal singulier s'il en est, rarement malengroin, est un mammifère omnivore de la famille des suidés, bien connu des latinistes sous le nom de Singularis porcus. Omnivore, car il mange de tout, mais la réciproque est vraie. Tout se mange, dans le cochon. Et tout est bon. Le goret est l'ami du gastronome, en culottes courtes ou en smoking . Et de l'oenophile, par la même occasion, à qui sa queue rend plutôt bien des services.
Petit test facile à réaliser: enfermez un amateur de vins dans l'enclos des cochons avec une bouteille d'un bon jaja, mais sans ustensile pour l'ouvrir. La soif venant, notre ami amateur aura tôt fait d'utiliser le tire-bouchon qui ne manquera pas de passer à sa portée. La réciproque n'est cette fois pas de mise et la prudence commanderait même de ne pas faire aux truies ce que tu ne voudrais point que l'on te fît. Penses-y la prochaine fois, ami amateur de vins.
La cuisine du cochon est une cuisine volontiers canaille, voire gastrosexuelle, surtout lorsque l'on s'attaque aux parties bassement situées des individus. Les Romains raffolaient de la vulve de truie farcie mais ne parvenaient pas à se mettre d'accord sur la provenance des produits de meilleure qualité: truie jeune ou d'âge mûr? Grande multipare ou non? La question est encore sur toutes les lèvres. La tétine ( surtout celle du haut, dernier étage à gauche, très prisée dans l'Antiquité également), les pieds, les oreilles, la queue, le boudin, autant de mets succulents à ne pas mettre entre toutes les mâchoires, du fait de leur connotation prout-zizi-cacaboudin-ohouic'estbon-tulasensmagrosse-euhpardonlàjem'égare ... Dans le verre, il faut également viser juste. Le meilleur ami du cochon, c'est le vin canaillou, rustique, franc et de bon aloi. Nature et champêtre de préférence, avec de la personnalité et du croquant, doublé d'un petit goût de reviens-y-mon-cochon. Gamay d'Auvergne ou du Beaujolais, Breton de Loire, Grolleau, Pineau d'Aunis, Cinsault, Poulsard ou Ploussard (l'important c'est d'en boire!), tous sont copains comme cochon avec les cochonnailles. Des vins naturels de façon idéale, travaillés sur le fruit et la fraicheur, sans ajout de cochonneries et dont l'apparente rusticité conduit souvent à bon porc.
Gruik, gruik!
Oncle Olif
Crédit photos © Les dix vins cochons
P.S.: billet écrit pour Fureur des Vivres en janvier 2010
10:03 Publié dans Les belles histoires de l'Oncle Olif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : avn, dix vins cochons |
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Dix vins cochons...
Ben mon cochon! Cet animal singulier s'il en est, rarement malengroin, est un mammifère omnivore de la famille des suidés, bien connu des latinistes sous le nom de Singularis porcus. Omnivore, car il mange de tout, mais la réciproque est vraie. Tout se mange, dans le cochon. Et tout est bon. Le goret est l'ami du gastronome, en culottes courtes ou en smoking. Et de l'oenophile, par la même occasion, à qui sa queue rend plutôt bien des services.
09:15 Publié dans Les belles histoires de l'Oncle Olif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : les dix vins cochons, avn |
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10 janvier 2010
Naïck... juste bois-le!
Bien sûr, on pourrait dire que Naïck 2006 blanc est un vin du domaine de L'Oustal blanc, produit dans le Minervois ... On devrait même mentionner que les vins du domaine sont produits dans un grand respect de l'environnement, du terroir et des cépages ... On pourrait dire aussi que c'est un assemblage de 95 % de Grenache gris, complété à 5% par du Maccabeu ... On pourrait signaler que le vin est issu de rendements ridicules, 25 hl/ha, et que c'est un vin de table du fait d'une inadéquation des cépages avec ceux recommandés dans l'appellation ... On pourrait également, après avoir débouché la bouteille et s'en être servi un petit verre, ... humer lentement le vin, ... apprécier sa richesse, ses arômes de fruits jaunes et de fleurs blanches, d'amande et de frangipane.
... Oui, on pourrait...
mais ... Naïck, juste bois-le!
Olif
P.S.: il ne s'agit nullement d'une parodie (l'idée d'une dégustation-vidéo de cette cuvée étant dans les tuyaux depuis longtemps), mais c'est plutôt un clin d'œil à Bu sur le Web, l'épatant site de dégustation en image de la charmante Aurélia, la blonde québecoise à l'accent craquant et au tire-bouchon virevoltant. D'ailleurs, je ne suis pas blonde. Ni québecoise non plus.
P.S.2: Olif est habillé par Glougueule.
P.S.3.: pas de chance pour la sonnette mais ce sont les aléas du direct et du cinéma "made at home".
P.S.4: on entend nettement, à la fin de la vidéo, Mme Olif, tout juste rentrée du travail, s'exclamer : "n'importe quoi!". Difficile de lui donner tort!
18:11 Publié dans Vidéolif | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
| Tags : naïck, oustal blanc, minervois |
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