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Le blog d'Olif

  • Terres, vins et ratafias de Champagne

    Les printemps champenois se suivent et se ressemblent. La troisième semaine d'avril est devenue synonyme d'éclosion des salons dédiés à la bulle et aux vins clairs. Le printemps des champagnes est né. Sous les éclaircies, les nuits restent cependant fraîches, occasionnant de façon récurrente les premières gelées printanières. Et ce, malgré l'effervescence qui règne dans le vignoble. D'Épernay à Reims, en passant par les Riceys et le phare de Verzenay, toute la région pétille et vibre pourtant à l'unisson.

    Huitième édition pour Terres et vins de Champagne, le groupement de vignerons précurseurs de l'ensemble de ces manifestations. Cette dernière se déroulant désormais dans le cadre historique du Palais du Tau, lieu de séjour des Rois de France durant leur sacre. Le sacre, c'est aussi celui de Terres et vins, véritable salon-cathédrale, qui a parfaitement su gérer le succès généré. Plus de 700 inscrits et une organisation  toujours impeccable, adaptée pour accueillir l'afflux de visiteurs, venus envahir Reims et la Champagne pour fêter le printemps. Il a coulé un peu de vin clair sous les ponts, depuis la première édition du Castel Jeanson. Mais les vignerons de Terres et vins ont su maintenir l'esprit de la rencontre, une communication qui se veut d'abord pédagogique et éducative, permettant de découvrir l'essence même des vins de Champagne: leur terroir. Même si nombre de visiteurs ne viennent ici avec pour seul objectif avoué de garnir leur carnet de commandes. Une raison par ailleurs économiquement défendable.

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  • Le nez dans le vert

    Après avoir humé le jaune la veille, à Château Chalon, puis sniffé le blanc, le matin même, lors d'un décrassage matinal en montagne avant la fermeture des pistes, retour dans le vignoble pour mettre (enfin!) le Nez dans le vert. 6ème édition du salon des vignerons bio du Jura et nouveau succès. Plus de 700 entrées à 13 heures et bœuf au 40 poulsards (ou ploussards, l'important c'est d'en boire) en rupture de stock à la cantine. On a frôlé l'émeute!

    Positionné en prélude aux Grands jours de Bourgogne, il en constituait sans aucun doute l'un des plus beaux offs. Du jamais vu depuis Charles le Téméraire! Justifiant même à lui seul le déplacement dans la grande région réunie, Duché et Comté à nouveau la main dans la main.

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  • Savoir enfin qui nous lisons!

    Entre business, résistance, biodynamie et passion, savoir enfin qui nous lisons. L'un d'entre eux s'est fixé comme objectif de "dénoncer avec passion" un système dont il fait entièrement partie. On est loin du Vinobusiness, le seul, le vrai, celui d'Isabelle Saporta. Le pétard de la LPV est un peu mouillé et ne fait pas long feu. On reste dans "l'entre soi", comme écrit le taulier Berthomeau, qui ne s'est pas senti l'humeur de jouer au critique littéraire (même s'il s'est fendu d'une chronique qui en est quand même une, sans en être une véritablement), préférant recruter parmi ses lecteurs. Je n'ai pas postulé. Peut-être eus-je dû? Isabelle Saporta, quant à elle, plaide pour qu'on lui foute la paix. À elle et à tous ces producteurs de produits de qualité étouffés par les normes, qui, sous couvert de défense du consommateur, ne visent qu'à favoriser l'agrobusiness. Savoir enfin qui nous mangeons, avant de savoir qui nous buvons. D'abord spectacle fleuve célébrant la vie, le vin naturel et certains de ses vignerons, c'est désormais un livre de Sébastien Barrier. En quelque sorte le making of du spectacle. Et enfin, finissons par un petit tour en images chez les vignerons biodynamiques du Jura, toujours dans l'optique de savoir qui nous buvons, avec ces Instants de vignes, un ouvrage auto édité par le photographe Jérôme Genée.

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  • Le nez dans le jaune

    Château Chalon, appellation aussi discrète qu'exemplaire, va bientôt fêter ses 80 ans. Le 29 mai, très exactement. Les 5 premières AOC reconnues par le décret du 15 mai 1936, dont Arbois, ont déjà fait cause commune et se sont unies pour anticiper la célébration cet anniversaire lors de soirées de prestige organisées ici ou là. Tandis que les vignerons du Syndicat de Château Chalon se demandent encore comment marquer le coup. Et si, finalement, la dégustation organisée le 19 mars à la maison de la Haute Seille constituait le prologue de festivités de plus grande ampleur?

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  • Half-pipe en bord de Doubs

    Tiens bon la rampe, Jerry! Épreuve de half-pipe en bord de Doubs, au confluent du Cusancin, en habits du dimanche. Sur le parcours de la véloroute Nantes-Budapest, fort heureusement non fréquentée par les coureurs du Paris-Nice. Le printemps fait son timide, même s'il n'hésite pas à claquer la bise. Vent des hauts de France en pleine face! La douceur, il a fallu la dénicher à table, au retour du 1000 mètres promenade le long du Doubs, sur le chemin de halage, véritable parcours du combattant pour slalomer entre les cyclistes atlantiques ou hongrois. On ne s'en est pas privés! Le grand canal du Rhône au Rhin, projet dément qui nous aurait sans doute privés de cette formidable liaison cyclotouristique Est-Ouest, frôle la rue des Pipes, havre de détente sur la friche industrielle de l'ancien site de production des pipes Ropp, en bordure du Cusancin, haut-lieu de la pêche à la truite. Une zone 30 qui permet d'apprécier l'endroit comme il se doit, en tout bien tout honneur. Et hop!

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  • L'amour est dans le Brey

    Branle-bas de combat dans le landerneau jurassien! Mimi, Fifi et glouglou ont débarqué à la montagne, sans moonboots ni doudounes matelassées. Juste une halte dans le vignoble, entre Poligny, Pupillin et Arbois. L'occasion pour Michel "lâche pas son pen" Tolmer, pourtant en pleine préparation physique, de contracter un dédicace-elbow du poignet droit. Pas banal!

    Entre deux séances de signatures, Mimi, Fifi et Glouglou ont quand même bu un coup et mangé un morceau. Récit d'une virée tout schuss au pays du ploussard.

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  • Abécédaire ligérien

    Allons enfants de la patrie du vin, le jour de Loire est arrivée. Même pas un jour, quasiment une semaine, exclusivement dédiée au vin, d'une manière générale. Celui de Loire, évidemment, mais de manière désormais non exclusive. Pour les pros, mais plus uniquement non plus. Si les différents salons leur sont en théorie réservés, de nombreuses autres animations sont destinées au grand public, en partenariat avec la ville d'Angers. Rencontres-dédicaces avec des auteurs, séances d'accords mets-vins, initiation à la taille dans les vignes de la ville d'Angers...

    Au cœur du dispositif, le salon des vins de Loire, créé en 1987 et maintenant largement débordé sur les ailes par des offs prenant de plus en plus d'ampleur. Motivant même le déplacement à eux seuls. Greniers Saint-Jean (avec une renaissance des appellations élargie), salons des Pénitentes, Anonymes, sans oublier la divine extension troglodytique saumuroise. Un salon des vins de Loire pourtant en légère érection depuis l'arrivée en son sein de la levée de la Loire, qui truste l'attention de nombreux dégustateurs patentés. Et, ce encore plus, depuis l'accueil des biodynamistes de Demeter, en provenance de toutes régions. Désormais grignoté de l'intérieur, le salon des vins de Loire résistera-t-il? Ou se transformera-t-il en un méga Millésime (bio?) du nord, comme certains le prédisent volontiers? Avec pignon sur offs? L'avenir nous le dira, mais ça n'a pas fini de jaser dans le tuffeau.

    Déclinaison alphabétique de quelques moments marquants lors de cette petite semaine en Loire, sous une météo peu clémente (l'image de la cathédrale Saint-Maurice d'Angers datant de l'édition 2015).

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  • Accord par biais détourné

    En quelque sorte, c'est un défi, que m'a lancé le Taulier, alias Jacques Berthomeau, scrutateur quasi exhaustif du petit monde du vin et de l'alimentation sur internet. Aux aguets de tout ce qui se trame dans son domaine de prédilection, il a créé, parmi les premiers, un petit espace de liberté dédié à "l'extension du domaine du vin". Un blog maintenant dinosaure, mais loin d'être fossilisé.

    Dans le numéro du janvier 2016 du magazine Régal, égaré dans les neiges du Jura, il a repéré une recette de morbier fourré au confit d'échalotes. Comme si une seule raie ne lui suffisait pas, à ce fromage au lait cru. Et il m'a sollicité pour l'accorder dans le plus simple appareil. Pas facile!

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  • Bonne année de merde!*

    Les vœux de bonne année ayant été sérieusement ébranlés dans leur fondement en 2015, où le 7 janvier, de sinistre mémoire, a définitivement plombé l'ambiance et les envies d'embrassade à tout va pour célébrer la bonté annuelle, il me paraît licite de prendre 2016 avec des pincettes. Anticiper les déceptions, accidents, catastrophes naturelles, manque de neige à Noël en moyenne montagne et autres actes terroristes, afin de mieux se préparer aux désillusions à venir. Comme tous les ans, l'année ne sera pas bonne pour tout le monde, et surtout la santé. Beaucoup d'appelés, mais très peu d'élus arriveront au 31 décembre sans encombres. Le risque de mauvais millésime existe pour un maximum de gens, y compris les vignerons, mais pas qu'eux.

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  • L'Avin de l'année 2015

    Décembre, mois de l'Avent, mais ça, c'était avant. Décembre, mois de l'Eva, mois de le vin, mois de l'Avin. Mais pas de l'Evin, qui vient de se voir assouplir sa loi, ni de l'ovin, ça c'est plutôt à Pâques. D'ailleurs, Eva, le mouton de Pauillac, c'est le cadet de ses soucis, elle boit plutôt Loire et nature. En 2015, elle n'a pas trop été à l'Œnos, même si elle a été à la noce. Œnos, son nonos, ce qui le fait avancer, c'est le vin. Ce qui n'a certainement pas manqué à l'Eva cette année. Enfin, je pense. Ce qui lui a manqué, ce serait plutôt le temps d'écrire, entre les ajustements de la robe de mariée et les tweets pendant qu'elle bosse.

    Décembre, donc, c'est le mois du calendrier de l'Avin, et, derrière chaque petite porte, il y a un chouette canon débouché par un blogueur, un facebooker ou un tweetos. Une fois la dernière bouteille ouverte, le 24 décembre, l'Avin s'autodétruit jusqu'au prochain. Après l'Avin, c'est Noël, on peut continuer à boire, encore plus qu'avant. Pour faire passer la dinde et tout ça.

     

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  • L'Avin de l'année 2015

    Décembre, mois de l'Avent, mais ça, c'était avant. Décembre, mois de l'Eva, mois de le vin, mois de l'Avin. Mais pas de l'Evin, qui vient de se voir assouplir sa loi, ni de l'ovin, ça c'est plutôt à Pâques. D'ailleurs, Eva, le mouton de Pauillac, c'est le cadet de ses soucis, elle boit plutôt Loire et nature. En 2015, elle n'a pas trop été à l'Œnos, même si elle a été à la noce. Œnos, son nonos, ce qui le fait avancer, c'est le vin. Ce qui n'a certainement pas manqué à l'Eva cette année. Enfin, je pense. Ce qui lui a manqué, ce serait plutôt le temps d'écrire, entre les ajustements de la robe de mariée et les tweets pendant qu'elle bosse.

    Décembre, donc, c'est le mois du calendrier de l'Avin, et, derrière chaque petite porte, il y a un chouette canon débouché par un blogueur, un facebooker ou un tweetos. Une fois la dernière bouteille ouverte, le 24 décembre, l'Avin s'autodétruit jusqu'au prochain. Après l'Avin, c'est Noël, on peut continuer à boire, encore plus qu'avant. Pour faire passer la dinde et tout ça.

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  • Il était une fois l'autre vin du Jura...

    Il était une fois en Suisse, dans le Jura, massif montagneux plissé franco-suisse et partie francophone de l'ancien évêché de Bâle initialement rattachée au canton de Berne. De peur d'être bernés par les germanophones, les Jurassiens ont regagné officiellement leur souveraineté en 1979 et abouti à la création du dernier-né des cantons de la Confédération Helvétique, celui du Jura, que d'aucuns verraient bien s'émanciper encore plus et redevenir l'antique Rauracie. Rare aussi à cette époque-là, cantonnée à une production artisanale et personnelle, la vigne va également se déployer sur les plus beaux coteaux du canton. Notamment à Montsevelier, grâce à l'initiative de Martin Buser.

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    Il est encore loin le temps où les évêques de Porrentruy percevaient une dîme annuelle de 500 000 litres de vin, mais Martin Buser y travaille, en replantant notamment des cépages résistants qui lui permettent de tirer définitivement un trait sur les traitements chimiques. Solaris, saphira, cabernet cortis (plutôt que cabernet jura, incomplètement résistant), souvignier, colonisent ainsi les parchets, en plus du chasselas. Mais pas une once de savagnin, ce qui rend totalement improbable la confusion avec les vins du Jura français. Au total, chez la grosse poignée de vignerons jurassiens, une trentaine d'hectares, répartis sur les communes de Buis et Alle (là où il y a d'l'Ajoie!), Montsevelier, Vermes et Moutier.

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  • Chambertin, roi-soleil l'Espace d'un instant

    Novembre, mois des premiers frimas. Tandis que l'été indien se poursuit sur les hauteurs, le brouillard enveloppe la plaine et maintient le soleil à distance. L'air bourguignon est frais, humide comme au fond des caves.

    Sous la nappe, pourtant, la Bourgogne s'affaire. C'est l'heure de ses trois glorieuses. Les journalistes et les importateurs sont là. Et bientôt les stars, qui tenteront de faire monter le thermomètre lors de la grande vente caritative des Hospices de Beaune. En prélude à ces agapes, le Roi Chambertin est désormais bien inscrit dans le paysage bourguignon. Il s'agit de faire découvrir en avant-première à la presse et aux autres communicants les vins du millésime précédent. À l'automne, quand les vins commencent à mieux laisser entrevoir leurs charmes, et non plus au printemps, lors des traditionnelles dégustation "primeur" calquées sur celles des Bordelais, où ils sont beaucoup plus difficiles à jauger. Organisée par le syndicat des vignerons de Gevrey, bénéficiant d'un second souffle depuis 4 ans, la manifestation est maintenant parfaitement rodée. Dégustation suivie d'un repas arrosé des vins produits 10 ans plus tôt, une passionnante remontée dans le temps. Avec, comme chaque année, un invité d'honneur. Cette année, l'Alsace est venu nous rafraîchir avec ses blancs, dont un Jéroboam de Clos Windsbuhl 2003 du domaine Zind-Humbrecht...

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  • Oh! je voudrais tant que tu te souviennes (2)...

    Deuxième étape de cette immersion dans le vin naturel, Lyon. Embarquons pour le Salon Rue89 des vins naturels! Changement de décor, mais toujours en bordure de Saône. Après les Subsistances, place à l'Embarcadère, espace d'évènements superbement rénové et adapté pour la circonstance.

    Cinquante vignerons natures débarquant quai Rambaud, ça va être dur de les encercler, comme disait John.

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  • Oh! je voudrais tant que tu te souviennes (1)...

    Le vin naturel fait péter. C'est ce que semble vouloir nous signifier le petit oiseau gracile et délicat qui siffle du cul au bord d'un verre, celui d'Hiraku, nouveau venu dans le paysage des salons viniques. De là à en déduire que les francs buveurs de l'AVN contribuent à augmenter l'émission des gaz à effet de serre, grevant ainsi le bilan carbone du vin naturel, il y a un pas de sept lieues que je me garderai bien de franchir, laissant naturellement aux grands spécialistes et analystes de la mondovinisation le soin d'extrapoler à outrance. 

    Le vin naturel va tout faire péter. C'est le message de la deuxième édition, fort réussie, du salon Rue89 des vins naturels, qui s'est tenu à Lyon les 1er et 2 novembre. Manifestement. Et ce n'est pas Antonin Iommi-Amunategui qui dira innocemment le contraire, lui dont le petit livre rouge s'est arraché comme des petits pains. Natures, bien sûr.

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  • Licence IV to kill...

    Déjà durement touché par le passé par le décès du chanteur Olivier Guillot dans un accident de la route, alors qu'il n'avait pas eu le temps de développer son propre cancer du colon (une autopsie a déjà été demandée et est en cours), puis par celui, plus récent, en 2010, de Francis Vacher atteint de manière totalement surprenante et imprévisible d'une tumeur au cerveau, Gilles Lecouty, le dernier membre encore vivant du groupe Licence IV se trouve sous le feu des projecteurs, suite aux révélations de l'OMS qui a officialisé la cancérogénicité de la charcuterie et du bifteck bien saignant. À deux doigts de la mise en examen pour homicide volontaire sans intention de donner la mort...

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  • Les flyers morts des salons de l'automne...

    L'automne viticole tient salon, c'est devenu une habitude. Une fois les raisins coupés, pressés, encuvés, entonnés, vinifiés, le vigneron reprend son bâton de pèlerin pour aller retrouver ses copains sur les chemins pavés de plus ou moins bonnes intentions et tenter de vendre son vin, aux particuliers, aux cavistes, aux restaurateurs, aux sommeliers. En novembre, les flyers morts des salons d'automne se ramassent à la pelle, les souvenirs aussi,  les regrets pas sûr...

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  • Week-end à Reims

    "Week-end à Reims, tous les deux comme un prince
    Épernay, Cauroy, s'il y a le temps
    Week-end champenois, en bus de fortune
    Font un beau métier à la RATP

    ...

    Afin de coincer la bulle dans ta bulle
    D'poser mes lèvres bancales sur ton bocal, ta cathédrale
    Une escapade à deux, le champ' ça rince
    Si j'rêve tu m'pinces, week-end à Reims"

    Voici revenu le temps des cathédraaales et celui du beau temps qu'on ne trouvait même plus dans le Sud de la France ou en Italie en ce week-end de début octobre. Gros coup de foudre pour Reims, visitée pour la deuxième fois cette année, après les grands jours champenois printaniers. Cette fois, il était aussi question de se prosterner devant un gros foudre...

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  • Pélissols, la ruée vers l'Orb...

    Bédarieux, haute vallée de l'Orb. L'Orb, fleuve impétueux niché dans les hauts cantons de l'Hérault, qui déborde à l'occasion, à grands coups d'épisodes cévenols répétés. De ceux qui gorgent la terre, remplissent les vallées et infiltrent les caves, comme en 2014. L'Orb, dont le débit a attiré les chercheurs, puis les tanneurs, et les vignerons, enfin, un peu. Des coopérateurs, exclusivement, pendant longtemps. Monsieur Bonnal père, né au domaine où son propre père travaillait alors comme ouvrier agricole, le rachète en 1976, réalisant ainsi son vieux rêve. Cette même année naissait Vincent, son fils, désormais au commande de Pélissols. Tout un symbole... 

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  • Val'Frison, à la Ville comme à la Champagne...

    Il faut se lever de bonne heure pour gagner la côte des Bar. L'Aube se mérite, c'est le matin qu'on prend son avance. Ville sur Arce, une ville à la campagne. Et en Champagne. Petite, quelques maisons, à peine un village. Et une coopérative, pas loin. Dans la vallée de l'Arce. Un peu plus au nord que celle de l'Ource, qui se jette dans la Seine après Celles et bien avant Chaource, cité fromagère auboise. Un relief ondulé, oscillant entre kimmeridgien et portlandien, faisant géologiquement suite au chablisien, un pays où il fait bon vivre et planter du raisin. Le pinot noir est ici dans son fief, ne laissant que quelques miettes au chardonnay, parfois détrôné sur ses sols de prédilection. Bienvenue dans l'Aube, ex "Champagne de seconde zone", magnifiquement révoltée, de 1911 jusqu'à nos jours, pour devenir une région essentielle dans la production de vins à bulles. De Buxières sur Arce (chez Bertrand Gautherot) aux Riceys (chez Olivier Horiot), en passant par Buxeuil (chez Vincent Couche), Polisot (chez Dominique Moreau) ou encore Celles sur Ource (chez Cédric Bouchard)...

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