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Le blog d'Olif

  • La main dans le ressac (et les pieds aussi)

    Ce n'est pas à proprement parler un livre de plage, mais c'est sans conteste le livre culinaire de l'été du plagiste à marée basse. Celui qu'on ne risque pas de voir traîner sur les nattes huileuses et ensablées des vacanciers enduits de crème solaire, dont la principale activité estivale consiste à déplacer sa serviette sur la plage au gré des marées, un coup vers le haut, un coup vers le bas. On devrait néanmoins le retrouver dans toutes les poches des chasseurs/cueilleurs/pêcheurs qui arpentent les littoraux de France et de Navarre lorsque la mer se retire, tel un adepte du coïtus interruptus un soir propice à l'éclosion mensuelle des œufs de sa partenaire. Un bouquin qui permet de prendre de la hauteur quand la lune joue à l'attraction.

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  • Câpres d'après

    C'est la fin du printemps. Au moment pile où l'adolescent languedocien boutonneux voit éclore sur son front pléthore de pustules disgracieux, le câprier entame sa gracieuse floraison, qu'il faut savoir interrompre judicieusement au stade du bouton, justement, comme on tire un comédon entre deux ongles, mais de manière beaucoup plus élégante et moins séborrhéique. Pendant ce temps, l'éleveur caprin emmène paître ses chèvres à la montagne, ce qui n'a guère à voir avec le sujet qui nous préoccupe. Et le vigneron d'Oc profite des chaudes journées de l'été caniculaire qui s'annonce pour faire une sieste post-prandiale réparatrice après les derniers travaux en vert, effectués aux aurores, à l'heure où la température extérieure n'avoisine pas encore celle du rectum et permet encore de se mouvoir, aisément et sans trop suer en station verticale.

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  • Conchyophilie vinique

    Caviste de son état, blogueuse par passion, écrivaine parce que le papier, c'est encore mieux que le web, Sandrine Goeyvaerts sort son deuxième opus chez Hachette et nous en conte des vertes et des pas mûres. Les perles d'une caviste, ce ne sont pas celles qui ornaient son cou lors de la remise des trophées de la RVF, où elle s'est vue remettre celui d'homme de l'année, catégorie Meilleur blog, en 2014. Un traumatisme qui, une fois passée la joie de la nomination, la hérissera à jamais contre le sexisme dans le monde du vin, qu'elle ne cessera plus jamais de combattre à grand coups de #womendowine.

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  • Littérature d'entre deux tours

    Pour tenter de survivre à une campagne électorale un poil flippante, rien de tel qu'un bon canapé, un bon livre et un bon chat. Du vin, de l'air, garder le contact avec les vignerons et assurer l'héritage, afin de mieux contenir la petite bête immonde qui monte.

    De la nouveauté, avec deux maisons d'édition toutes jeunes, dont l'une fait même ses premiers pas. Bienvenue à Nouriturfu sur le grand marché des bonnes feuilles consacrées à tout ce qui se mange et qui se boit, qui publie la version française du dernier livre d'Alice Feiring, la grande spécialiste new-yorkaise du vin naturel et pourfendeuse de la normalisation du vin, qui s'en est allée explorer les origines du vin nu dans son berceau historique, la Géorgie.

    Et gloire à la maison Tonnerre de l'Est, en âge de marcher toute seule puisqu'elle est née en 2011, qui se consacre à l'édition d'ouvrages d'art essentiellement dédiés à l'approche biodynamique dans le vin, en publiant les plus belles feuilles de vignes de vignerons emblématiques comme Jean-Pierre Frick, Olivier Humbrecht ou encore Christophe Beau. Tout un programme qui n'a rien d'électoral, mais néanmoins susceptible de réunir bien des suffrages.

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  • Terres et vins de Champagne, l'âge de glace

    Neuvième édition de Terres et vins de Champagne, la dégustation de vins clairs qui a permis au Printemps des champagnes d'éclore, quelle que soit la météo. Sans glaçon, de préférence, mais c'est loin d'être gagné à tous les coups.

     

    #sansglaçon, hashtag de circonstance pour railler les pratiques marketing impériales de certaines grandes maisons jamais à court d'idées pour écouler à prix prohibitif leur stock de mauvais vin, nécessitant un surdosage suivi d'une congélation pour être consommable. Le champagne que l'on aimerait ne jamais avoir à boire à l'apéritif! Pas mieux que le #sansolive , le hashtag des vrais amateurs de Martini®, ou encore #sansmartini celui des vrais amateurs d'apéritif.

     

    #sansglaçon, hashtag malheureusement toujours de circonstance pour évoquer le gel printanier qui a touché la Champagne quelques jours auparavant. Un coup de froid qui n'a pas refroidi l'enthousiasme des vignerons à partager ce grand moment d'échanges, avec ou sans bulles.

     

    terres et vins de champagne,reims,palais du tau,vins clairs

    Cliché Caroline Henry

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  • Veni vidi vici vini circus

    Le salon Vinicircus à peine terminé, les messages de remerciement affluent du monde entier, écrits par des participants des larmes plein les yeux et les doigts encore plein de beurre Bordier.

     

    "Putain putain, c'était vachement bien!" Arno

    "Ouin!" Isidore, buveur de lolo pur jus

    "Du courage, il en faut indéniablement, pour venir ici!" Isabelle Saporta

    "Ils ont des chap(iteaux) ronds, vivent les bretons!" Célestine

    "Super!" Didier

     

    Vinicircus, le 14ème du nom, a vécu. Vive le prochain, qui ne pourra jamais décevoir, si l'on se réfère à l'énergie qui anime l'armée des 80 bénévoles qui s'affairent pendant une semaine pour en faire le plus beau festival de vins natures de Bretagne et du monde, ratés assumés inclus.

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  • Ô Vindem!o...

    Les ailes de géant du Ventoux, la haute montagne provençale au crâne bien dégarni, empêcheraient-elles les vignerons albatros de marcher?

    Après Olivier B., trublion de l'appellation qui a bien failli rester sur le carreau à cause de l'amour, c'est au tour de Jean Marot, créateur du domaine de Vindem!o, après avoir officié au Murmurium, de se retrouver en difficulté.

     

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  • Retour(s) de Loire (2)

    Résumé de l'épisode précédent: revenu fraîchement de Loire, l'auteur n'en est toujours pas revenu. Une belle occasion de faire un retour sur ce qui s'est passé là-bas, avant son retour. D'où le titre du billet, avec un (s) entre parenthèses dans "retour". On commence par une expiation, bien avant le 24éme salon de la doutre, qui (ôtez-moi d'un doute) ne s'est tenu que la semaine d'après, à l'hôtel des Pénitentes. Penitenziagite!

     

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  • Retour(s) de Loire (1)

    Petite parenthèse dans mon hibernation jurassique, les salons de Loire sont pour moi l'occasion d'aller prendre la température angevine et vérifier que sa douceur légendaire ne soit pas un v(a)in mot. Température buccale, me dois-je de préciser aux esprits mal tournés encore perturbés par la triste affaire d'Aulnay sous Bois, puisqu'il s'agissait d'aller tâter du jus, d'Anjou ou d'ailleurs. Pendant ces 4 jours, du vin il y eut pléthore. Dispatché dans moult salons off, pour ce qui me concerne. Il y a déjà un moment que je ne suis plus très in, ni (sal)on. Un on dont les organisateurs se félicitent toujours du succès, tant mieux pour eux. Mais pour qui veut goûter à la crème, mieux vaut godiller hors-piste, même si les offs sont bien balisés depuis longtemps.

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  • La gloire (des vignes) de mon père

    C'est sûr, le Jura a la cote. On peut désormais parler de grosse cote. Du velours, si on en croit Idealwine, qui a adjugé à 1032€ un vin jaune 2000 de la maison Pierre Overnoy, le Maître Yoda des vignerons naturels du Jura et d'ailleurs. Cela faisait quelques années déjà que les prix des vieux jaunes avaient pris leur envol, la faute à quelques fondus fortunés. Ce qui est nouveau, c'est la folie spéculatrice qui est en train de gagner les millésimes récents, hors vin jaune, d'une petite poignée de vignerons en passe de devenir mythiques, bien souvent malgré eux.

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  • Zinzin...

    Zinzin, il fallait déjà l'être, pour ouvrir en 2001 à Besançon, dans le Doubs (ouap*) une cave de vins natures bien avant que les parisiens ne s'emparent de la mode et la pervertissent un peu. Repris en 2015 par Thibaud Chargebœuf, les Zinzins du vin n'ont pas perdu l'âme instillée par Fabrice Monnin, leur créateur. Il vient même y livrer ses vins, ceux de Mazière, dans les Corbières, où il s'investit désormais totalement.

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  • Les pieds sur terre, le cœur en mer, la tête dans les étoiles...

    C'est un livre de chef sans être tout à fait un livre de chef. C'est un livre sans être tout à fait un livre. C'est d'abord un objet. Un bel objet, que l'on observe sous toutes les coutures. Puis qu'on palpe. Qu'on caresse. Pas une femme, un livre. Rarement une couverture m'a fait un tel effet. La dernière fois, c'était un petit opuscule sur le vin jaune, chez le même éditeur, sorti le même jour. Un frisson au toucher. Les poils qui dressent. Une chair de poule de plaisir. Et enfin, on se décide à l'ouvrir. Mais avant de tourner les pages, on le hume. Une bonne odeur envahit les narines. Une colle neutre, qui ne sent pas le mauvais fumet de poisson. Tout comme à la Marine, finalement. Un livre-objet, dans le sens noble du terme.

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  • Le Chambertin nouveau est arrivé

    En ce troisième jeudi de novembre de l'année deux-mille-seize, il est de coutume de faire sauter les bouchons pour goûter en primeur au vin nouveau. Tandis que le vulgum pecus se lichetronnait à grands coups de beaujolais nouveau, se déroulait la quatrième édition du Roi Chambertin nouvelle formule, dans l'espace qui lui est dédié dans sa bonne ville de Gevrey-Chambertin. Du gevrey à profusion, du simple "village" au plus noble des crus. Point de 2016 à déguster, mais le millésime 2015, en primeur, après une année d'élevage, afin qu'il se présente mieux au palais des journalistes spécialisés conviés à venir le goûter. Et au milieu de tout ce beau monde trié sur le volet, un unique blogueur, seul rescapé des éditions précédentes...

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  • Calendrier de l'Avin 2016: il était une fois en Belgique, une fois...

    De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves, c'est désormais bien connu. Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague où planter de la vigne, ils n'ont pas hésité à relancer leur viticulture disparue au XIXème siècle, misant à fond sur le réchauffement climatique qui ne fait que commencer. Avec l'envie, pour certain, de revenir à des pratiques saines, afin de rendre le sol vivant et le vin naturel. En utilisant des cépages naturellement résistants, parce que les vignerons belges ne sont pas des surhommes non plus!

     

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  • Calendrier de l'Avin 2016: il était une fois en Belgique, une fois...

    De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves, c'est désormais bien connu. Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague où planter de la vigne, ils n'ont pas hésité à relancer leur viticulture disparue au XIXème siècle, misant à fond sur le réchauffement climatique qui ne fait que commencer. Avec l'envie, pour certain, de revenir à des pratiques saines, afin de rendre le sol vivant et le vin naturel. En utilisant des cépages naturellement résistants, parce que les vignerons belges ne sont pas des surhommes non plus!

     

    La suite, c'est sur Oenos.

  • Dix façons d'être maillot jaune

    C'est la sortie la plus attendue de la rentrée littéraire de la Toussaint. Oui, à la rentrée littéraire, les livres sortent, va savoir pourquoi! Trop tard pour les prix, mais celui-ci ne coûte pas bien cher. Il vaut par contre son pesant de savagnin et tout amateur digne de ce nom serait bien avisé de se ruer vers l'or de ce petit fascicule épuré. Le vin jaune, dix façons de l'accompagner. La onzième, c'est avec toi, avec vous, avec nous.

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  • In cinemavino veritas

     

    Vin et cinéma font bon ménage. Dernier opus en date, Vino veritas, de Pascal Obadia. Un voyage au cœur de l'Europe, en compagnie de quelques producteurs de vin qui ont fait le choix d'un mode de culture bio ou biodynamique.

    Quand on produit une bouteille de vin, on fait aussi un choix de société. 

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  • Rentrée litre (et raire)

    C'est la rentrée. Des classes, des vendangeurs, la rentrée littéraire et vinique  Et c'est déjà la foire, aussi. Lisons, vendangeons, buvons. Soyons fous, achetons s'il le faut. Mais intelligemment, pas n'importe où. Pas n'importe quoi. Tout savoir sur le vin, avant de le boire, avant de l'acheter, c'est possible. Notamment grâce à la Pinardothek. Jamais en carafe avec Sandrine Goeyvaerts, la caviste liégeoise à la langue bien verte, oufti! Et, évidemment, jamais en foire aux vins, si l'on respecte un tant soit peu le produit. On fera donc sans difficulté l'impasse sur les différents guides d'achats qui fleurissent comme des moisissures à l'approche des grandes messes médiatiques célébrées à grands coups de fausses bonnes affaires par une grande distribution jamais en reste d'opérations commerciales, quand il s'agit d'écouler à grande échelle des palettes de vins plus ou moins bons qui permettront de vendre au moins autant de palettes de papier toilette pour torcher cet écoulement diarrhéique de liquides embouteillés à profusion pour endiguer la fièvre acheteuse des troupeaux de moutons consuméristes rendus accros aux bonnes notes, coups de cœur et autres médailles distribuées à la louche par  des jurés de pacotille ou des gourous du vin se targuant de leur soi disant expertise, mais dont l'objectif premier est de fourguer leur propre camelote de papier.

    Plutôt que de feuilleter un catalogue entres les rayons de supermarché, on préfèrera lire entre les vignes et se tourner vers d'autres ouvrages, qui prennent le temps d'aller à la rencontre des vignerons, de leurs vignes, de leurs vins.

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  • Le chasselas, en quête de ses origines

    Véritable cépage emblématique de la Confédération Helvétique, qui n'en possède néanmoins pas l'exclusivité, le chasselas est pluriel (et pas uniquement parce qu'il prend un "s" à la fin). Il en existe autant de variétés et de noms que d'endroits où il est cultivé. Mais d'où viens-tu, petit raisin doré chéri de nos tables ou de nos verres? De Chasselas, en Bourgogne? De Moissac? De Pouilly sur Loire? D'Orient? D'Égypte? Ou tout bêtement de l'arc lémanique et, plus précisément, de Suisse voisine? Du canton de Vaud, même, pourquoi pas? Soyons fous!

    Fondu enchaîné sur la baie de Lausanne, il fallait bien un film pour tenter de répondre à cette question métaphysique, helvète et underground, puis de diffuser son histoire à l'intention des générations futures. Une histoire de cépage, pour toujours? Oui. Chasselas forever ...

    Et nous en profiterons pour répondre à une autre question, subsidiaire, que jamais personne n'avait eu l'idée de se poser jusque-là: le chasselas est-il ovipare?

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  • Mon été avec Hubert

    Il y a pire compagnie musicale pour passer un été. Un mois pour autopsier une œuvre, celle du célèbre artiste jurassien, chanteur pas encore mort, autant adulé par ses fans qu'il n'a été ignoré par les grands médias, ce dont on se contrefout moyennement à partir du moment où l'on sait qu'il figure largement plus haut sur l'échelle de Richter des grands poètes de la chanson française que Pascal Obispo ou la Star Academy sur l'escabot des ménagères de 50 ans à la boîte crânienne disponible pour un bon bout de cerveau en plus. Un mois passé à lire, écouter, regarder, disséquer, me remémorer tout ce qu'Hubert-Félix Thiéfaine a pu faire au cours d'une carrière particulièrement bien remplie. Carrière dont j'ai extrait des bennes de souvenirs personnels, liés à mon propre parcours lorsqu'il a croisé le sien. Un morceau de ma vie avec Hubert, quoi..!

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