08 septembre 2008

Le Sud-Revermont côté terroirs (4): En Billat, Derrière Billat et Champ Bernard

En Billat, Derrière Billat et Champ Bernard

IMGP5554.JPG
Derrière Billat

Ces terroirs, situés dans la combe entre Grusse et Cesancey, ont la particularité, outre d'avoir été repris et travaillés depuis peu par Fanfan Ganevat, d'être constitués de schistes. Des schistes? Dans le Jura? Avant d'avoir entendu Fanfan appeler son chien ainsi, (c'est un Braque de Weimar, il est un peu braque, bien sympa, un peu collant, il répond au nom de Schiste et des fois, il y en a ouaille marre!) je n'en avais encore jamais eu connaissance par ici! Il s'agit en fait de marnes feuilletées et je laisse les spécialistes géologues marner et débattre sur le sujet pour savoir qui a raison. Sans les pousser jusqu'au schisme!

IMGP5557.JPG
Des sols essentiellement marneux, donc, et pour Fanfan, Champ Bernard (et ses savagnins verts) constitue l'un des plus beaux terroirs du secteur. Quand il aura digéré son long passé de chimie et que ses bons soins l'auront enfin fait renaître, ce qui devrait demander quelques années.

IMGP5559.JPG
Champ Bernard
- Derrière Billat 2007: du Chardonnay sur schistes, donc, qui ne possède pas tout à fait la même tension acide ni la même structure que ses pairs issus de parcellaires. La finale est un peu chaude, tournant court. "Un vin qui ne vit pas!", assène Fanfan, même si la matière est loin d'être déshonorante. Le terroir est en devenir, il a tout pour bien faire.

- Champ Bernard 2007: du Savagnin vert sur schistes, au nez relativement pur et droit. L'acidité est fine, porteuse, mais la finale manque à peine de nervosité. Comparativement, le Savagnin vert "Sous la Roche" possède une structure plus affirmée, toujours sur l'acidité, avec une finale qui ne faiblit pas, hyper salivante.

IMGP5562.JPG
En Billat

Fin du petit tour (non exhaustif) des terroirs mis en valeurs par Jean-François Ganevat dans le Sud-Revermont. Le travail à la vigne y est remarquable, expliquant en grande partie la qualité que l'on retrouve dans les vins. Le reste, c'est une approche subtile et réfléchie à la cave, avec une utilisation rationnelle de l'arsenal chimique qui tend de plus en plus vers le "sans soufre" ou "le moins de soufre possible", parce que les vins en ont de moins en moins besoin.

Olif

P.S.: en bonus, il restera un dernier billet sur les autres cuvées dégustées au domaine Ganevat et que je n'ai pas pu ou su rattacher à un terroir spécifique.

06 septembre 2008

Le Sud-Revermont côté terroirs (3): Les Chalasses

Les Chalasses

IMGP5552.JPG
Ce joli coteau en pente douce situé entre Vercia et Rotalier est cultivé par plusieurs producteurs, dont la famille Labet et Fanfan Ganevat. Les plus vieilles vignes appartenant à Fanfan ont été plantées en 1902, je m'en souviens encore comme si c'était hier! La découverte de leur année de naissance a permis à quelques chanceux de gagner, il y a quelques années, un carton de 12 bouteilles de la cuvée Les Chalasses VV, au concours de la bouteille secrète de la RVF. Bon nombre de participants ont fait escale sur le blog d'Olif via Google, puisque l'information y figurait déjà depuis belle lurette.
Les marnes rouges donnent ici un vin plein, généreux, avec du gras, souvent plus accessible immédiatement que la cuvée Les Grands Teppes. Les vins goûtés sur fût sont tous du millésime 2007, les différentes parcelles, destinées à un assemblage ultérieur, sont toutes élevées séparément.

- Les Chalasses VV 1949: une jolie entrée matière, un vin tendu, riche, d'un bel équilibre.

- Les Chalasses VV 1902, en fût de 228 litres: un vin bien mûr, possédant déjà un beau gras et de la minéralité. Il se goûte merveilleusement bien actuellement.

- Les Chalasses VV 1902, en fût de 350 litres: ce plus gros contenant recueille les faveurs de Fanfan, qui apprécie la plénitude et la sensation de fraicheur apportées par l'élevage.

- Côtes du Jura 2006, Les Chalasses VV: en bouteille, il s'agit du millésime actuellement à la vente. Droit, élancé et minéral, un vin superbe.

- Côtes du Jura 2006, Chalasses marne bleue, Savagnin: une cuvée de savagnin jaune ouillé à l'acidité droite, fraiche et longue. Juste un petit gramme de SO2 à la mise.

IMGP5548.JPG

A suivre...

Olif

03 septembre 2008

Le Sud-Revermont côté terroirs (2): les Grands Teppes

Les Grands Teppes

IMGP5546.JPG
Les Grands Teppes VV 1920, celles de droite, coteau légèrement descendant exposé à l'Ouest.
IMGP5550.JPG
Les Grands Teppes VV 1919, celles de gauche, regardant vers l'Est, en direction de la Combe de Rotalier. En arrière-plan, la roche et le domaine.

Un climat monopole du domaine Ganevat, situé sur la commune de Vercia, défriché et planté par l'arrière-grand-père dans la première moitié du XXème siècle. Les Teppes, ce sont des friches. Désormais, à cet endroit-là, ce n'en sont plus et il a fallu avoir le nez creux pour repérer toute la qualité de ce terroir!. Des marnes rouges plus compactes et qualitatives du côté droit que du côté gauche. Le Chardonnay y acquiert une minéralité exceptionnelle, exprimant droiture et tension, un vin de grande garde. Elevé au petit lait, qui plus est, de la bio haut de gamme! On y trouve aussi du Melon à queue rouge (une variété de Chardonnay typiquement jurassienne), du Savagnin vert ainsi qu'une toute nouvelle plantation de Pinot noir.

- Côtes du Jura 2007, Melon à queue rouge: 11,7° naturels et pourtant c'est mûr! En pleine phase réductrice, le nez nécessite de passer outre. Bouche nette et tranchante, acidulée et citronnée. J'aime beaucoup!

- Côtes du Jura 2007, Chardonnay Grands Teppes VV 1920: les vignes de droite, plantées une année après celles de gauche, sur un terroir qui s'avère un peu plus qualitatif. Ce sont elles qui rentrent majoritairement dans la cuvée Grands Teppes Vieilles Vignes, d'une manière générale. Un vin épuré, droit et acidulé, avec une finale qui zeste. C'est mûr, riche, mais ça reste droit et tranchant.

- Côtes du Jura 2007, Grands Teppes Vieilles Vignes 1919: les vignes de gauche, plus hétérogènes. Une partie de la vendange servira à faire du crémant, l'autre rentrera dans l'assemblage de la cuvée VV. Pour l'anecdote, une cuvée Grands teppes, sans la mention VV a été produite en 2000 avec les raisins les plus qualitatifs. La barrique goûtée possède plus de gras que son homoloque senestre, mais l'équilibre est très beau et harmonieux. Le caractère minéral ressort à peine moins à ce stade.

Au cours du repas qui suivra la dégustation, nous aurons la chance de faire une verticale des Grands Teppes VV de 2006 à 2001. Stylo posé. De mémoire, les années paires ont remporté la palme sans que les autres déméritent. Les caractéristiques du millésime ressortent clairement au-delà de la trame apportée par le terroir. 2006 épuré et minéral, 2005 riche et opulent (probablement "too much" pour être bien apprécié à ce stade), 2004 droit et tendu, 2003 large et puissant, 2002 dans la tension également, 2001 miraculé du millésime, 2000 passé à la trappe de la dégustation pour cause d'abondance de biens.

Au lieu-dit Les Grands Teppes pousse aussi un pêcher, dont les pêches se goûtent merveilleusement, mais ça, on en déjà parlé!

IMGP5549.JPG


A suivre...

Olif

 

01 septembre 2008

Le Sud-Revermont côté terroirs (1): Sous la Roche

Sous la Roche

Domaine Ganevat, Sous la roche, Combe de Rotalier, Sud-Revermont, Jura d'en-bas. L'adresse favorite des marathoniens par tous les temps. Avant d'attaquer la traditionnelle visite de toutes les caves du village, chacune d'entre elles hébergeant son lot de fûts, Fanfan nous propose un petit échauffement dans le vignoble, à la découverte de ces terroirs que l'on connait un peu déjà pour les avoir identifiés plus ou moins aisément dans le verre. Une passionnante façon de "visualiser" le vin au travers des caractéristiques de son environnement, d'essayer de le comprendre et de se rendre compte du travail extraordinaire fourni pas le vigneron à la vigne.

IMGP5532.JPG
On commence par Sous la Roche, juste au dessus de la maison, et son cadre exceptionnel, juste sous la roche, en fait. D'où son nom. Des éboulis calcaires et des marnes rouges exposés plein Sud, qui accueillent Trousseau, Poulsard, Savagnin, etc. La parcelle a été entièrement replantée il y a quelques années, ce sont donc de jeunes vignes, mais elles s'autolimitent déjà naturellement en matière de rendements.

Tous les vins commentés ont été dégustés au domaine le samedi 23 août, au fût (2007) ou en bouteille (2006 et millésimes plus anciens).

- Côtes du Jura Poulsard 2007, Cuvée de l'enfant terrible: un poulsard de fruit vinifié sans soufre et égrappé grain par grain! Un boulot de titan, malgré les rendements minuscules, ceci afin de triturer le moins possible le raisin et de laisser la fermentation se faire dans le grain autant que faire se peut, évitant ainsi au maximum les artefacts parasites extérieurs. A ce stade, on est encore proche du jus de fruit fermenté. D'ailleurs, c'en est.

- Côtes du Jura Trousseau 2007, Plein Sud: seulement 12 hl produits sur 62 ares. Non pigé et protégé à la neige carbonique lors de la fermentation. Belle robe rubis, nez sur la fraise écrasée et bouche d'une rondeur fruitée gourmande. Certains dégustateurs martiens chevronnés , de passage avant l'élaboration d'un Guide pas mûr, ont cru y déceler de la volatile. Vraiment de drôles d'oiseaux, ces petits hommes verts! 11,2° naturels pour un vin qui lui est parfaitement mûr, frais, digeste et buvable. Ici, on ne fait pas la course au degré et on ne ramasse pas non plus en sous-maturité. Le travail à la vigne et l'autolimitation des rendements y sont pour beaucoup.

- Côtes du Jura Pinot Noir 2007, Cuvée Julien: des raisins qui ne viennent pas de Sous la Roche, mais les trois rouges ont été goûtés successivement et à deux reprises, en début et en fin de soirée. 11,6° (vérifiés à 3 heures du matin au mustimètre à alcool, avec point d'eau et tout et tout!). La matière est dense, un peu serrée, charnue. Un vin droit qui fait la part belle au fruit et à la minéralité.

IMGP5538.JPG


A suivre...

Olif

 

15 septembre 2007

Les Chalasses 2007 de Fanfan Ganevat: bourrues, mais affables!

P9120138.JPG
Crédit photo: Pierre-Ivan Boos, pour L'alchimie

Grâce à la réactivité de Pierre-Ivan Boos*, qui est allé superviser les vendanges dans la Combe de Rotalier ce mercredi, j'ai eu l'opportunité de goûter en primeur à du chardonnay bourru cueilli sur la parcelle des Chalasses exploitée par Jean-François Ganevat, plus connu dans la sphère des amateurs de bons vins sous le diminutif de Fanfan. Ce jus de raisin commence à perler à peine et possède surtout une phénoménale tension acide et une minéralité impressionnante, moins de 24 heures après le coup de sécateur. Du coup, j'en reste sans voix, comme après un coup de sécateur mal placé! Le terroir parle à ma place!  Vivement qu'on les goûte en bouteilles, ces 2007!

Olif

*célèbre alchimiste pontissalien, découvreur de la cuisine philosophale, celle qui change les aliments en or

14 février 2007

Marathon des neiges dans la Combe de Rotalier

Jura_annif_jero_011

Dans la catégorie endurance, voilà bien l'épreuve reine! Une dégustation au Domaine Ganevat, dans la Combe de Rotalier! Un parcours du combattant qui nécessite abnégation et concentration, en plus d' un équipement performant (verre Spiegelau Authentis, chaussures Salomon, polaire Aigle), surtout au vu des conditions météo difficiles de cette fin janvier 2007 ! Question ravitaillement, pas de soucis à se faire, des arrêts au stand ont été prévus tous les 20 mètres.

Jura_annif_jero_015 Le coach Fanfan, après avoir fait part des dernières recommandations en matière de sécurité, s'apprête à donner le signal du départ. La Combe de Rotalier, 66 habitants, à peu près autant de caves, en grande partie occupées par Fanfan et ses vins. Un véritable trust! Et c'est parti pour un marathon de 5 heures de dégustation en plusieurs tours du village. Il fallait être solide, ce jour-là, pour suivre le rythme d'enfer imposé par Fanfan. Mais ce n'est pas un peu de neige qui allait refroidir nos ardeurs. On attaque par un premier tour, pour tâter du 2006, évidemment encore en fût ou en cuve, puis on refait le même tour, ou presque, pour goûter aux 2005. Les conditions atmosphériques font que les vins se goûtent sur la réduction, les lies ayant été remises en suspension du fait de la chute de la pression barométrique. Les principes de l'élevage parcellaire bourguignon étant appliquées ici au pied de la lettre, les différentes cuvées marquent leur terroir de façon quasi parfaite.

Issu d'un terroir de graviers et de marnes rouges, Les Grands Teppes donnent un vin tendu et droit, quel que soit le millésime, avec un supplément de profondeur pour la cuvée Vieilles Vignes. Avantage au 2005 à ce stade, mais le 2004 n'est pas mal du tout dans le genre.

Sur les marnes grises des Chalasses, le vin s'exprime plus en longueur et en puissance, sans négliger pour autant la race et la pureté. La palme aux Vieilles Vignes, millésime 2004, l'expression parfaite de la grandeur du terroir.

La cuvée Florine, du nom de la fille de la maison, ne démérite pas pour autant, elle donne même bien souvent le ton à toute la gamme, comme ce sera le cas en 2005, un vin superbe!

A l'instar du Nain et du Géant, le Savagnin se décline ici en jaune et en vert. Dont l'assemblage à la pipette ne donne pas naissance à un Savagnin bleu, contrairement aux lois chromatiques de base, mais à un vin dont la noblesse est néanmoins bien présente, riche, puissant et acide, aussi bien en 2003 qu'en 2004.

On ne saurait oublier de mentionner la Cuvée de Vieux Savagnin ouillé 1998, "Les vignes de mon père", un sublissime vin hors des canons jurassiens habituels.

Question rouge, Fanfan est loin d'être à la traîne. Sauf en ce qui concerne les rendements, où son exigence le conduit bien bas, de façon inversement proportionnelle à la qualité du vin. 11 hl/ha pour Les Vignes de l'enfant terrible, un Poulsard sans soufre égrappé grain par grain, aux arômes de pamplemousse rose épicé, et guère plus pour "J'en veux!", un vin de table fait de bric et de broc, aux tanins croquants, savoureux et rustiques, qui vient tout juste de changer de nom pour devenir "J'en aurais bien voulu!", tellement les quantités étaient ridicules.

5 heures plus tard, encore bien difficile de s'arracher de la Combe, il y a toujours un petit truc de derrière les fagots à goûter. Et c'est finalement hors délais que nous franchirons la ligne d'arrivée, à Pontarlier. Disqualifiés si près du but, c'est rageant!

Olif

 

Les notes d'Eric et de Zappa sont disponibles en cliquant sur leur nom.

D'autres notes sur les vins du Domaine Ganevat ici ou .

18 août 2005

Jean-François Ganevat, le franc-parler jurassien

Date: le 09/11/2003 à 09:48

Par cette belle journée de début novembre, l'occasion était trop tentante pour une petite sortie jurassienne totalement incognito, soigneusement dissimulés dans une voiture banalisée immatriculée en Confédération Helvétique. L'équipage au grand complet, digne d'une chanson de Bobby Lapointe, constitué d'Yves Z, le chauffeur philosophe helvète, du Seb, copilote arrière esthète, ainsi que moi-même, votre serviteur, que l'on dit poète, quitta Pontarlier quasi aux aurores pour se diriger dans le vignoble jurassien et y retrouver Saint Vernier, grand coordonnateur de la journée, pour une découverte en profondeur, mais en accéléré, de la diversité viticole de la région.

« Sous la Roche », dans la Combe de Rotalier, un petit paradis perdu éclatant sous le soleil, tout là -bas, au bout du monde, dans un cul-de-sac adossé à la roche, avec un fort joli coteau entièrement replanté récemment, en exposition sud, qui nous permet d'apprécier un peu de la géologie du terroir jurassien. Le sous-sol argileux devrait convenir idéalement au trousseau et au savagnin qui remplacent désormais ici le poulsard.

Jean-François Ganevat, notre hôte, jovial vigneron au franc parler, parfois un peu provocateur, aurait bien mérité une interview LPV. Malheureusement, le matériel était défaillant! Les aléas du métier de journaliste ! Ce sera donc une interview sans parole, un genre de portrait du personnage, ce qui n'est déjà pas si mal !
Après une dizaine d'années passées en Bourgogne pour le compte du domaine Morey à Chassagne-Montrachet, Fanfan Ganevat est revenu au bercail en 1998. Son premier vrai millésime, celui qu'il a maîtrisé de A à Z, pour lui, c'est 1999 et les vins du domaine que j'ai eu l'occasion de goûter jusqu'à présent m'ont totalement emballé, tant en blanc qu'en rouge.
Déjà remarqués et remarquables, ses vins sont pourtant en train de prendre un nouveau virage pour encore plus d'exigence. Adepte du sans soufre, il souhaite évoluer vers des vins de plus en plus nature, exprimant encore plus le raisin. L'avenir nous dira s'il a raison mais la dégustation qui a suivi a été l'occasion de quelques révélations.
Comme tous les vignerons qui font de la qualité, pour lui, le vrai travail commence à la vigne. Respecter le sol, le sous-sol, l'environnement, c'est primordial pour laisser parler le raisin.

Après un petit coup d'oeil en extérieur, nous entreprenons un véritable porte-à -porte dans le hameau, celui-ci étant constitué de plusieurs maisons en apparence indépendantes, mais chaque corps de bâtiment recelait son lot de trésors. Là les 2003, ici les 2002, là -bas des savagnins, encore ailleurs des rouges...


Dégustation au fût :

Beaucoup de cuvées goûtées, dont les 2003. Hormis une cuvée de chardonnay en théorie destinée aux crémants et écartée de cet usage devant le fort degré naturel à la récolte, aucun des vins goûtés n'a nécessité d'acidification. L'impression d'ensemble est plutôt favorable même s'il est difficile de bien juger les vins à ce stade.
Le rythme intensif de la dégustation ne m'a pas permis la prise de notes dans de bonnes conditions, je me bornerai donc à quelques commentaires sur les vins qui m'ont le plus inspiré. Tous ces vins sont en appellation Côtes du Jura.


- Chardonnay Florine 2002 : jolie fraîcheur, sur la mangue, l'abricot, les fruits secs.

- Chardonnay Grands Teppes 2002 : sur le premier fût, le vin a été débourbé. Le vin est incisif, vif, avec des notes de raisin. Sur le deuxième fût, non débourbé, on est plus sur la fleur d'ortie. Le troisième fût, non débourbé également, présente beaucoup plus de gras, un peu pain grillé beurré. Les variations d'un fût à l'autre sont étonnantes !

- Chardonnay Les Chalasses VV 2002 : nez puissant, grillé avec des notes d'agrumes. La bouche est grasse, riche, ample, finissant sur de légers amers. Superbe ! Un deuxième fût est plus marqué agrumes.

- Chardonnay Les grands Teppes VV 2002 : goûté sur 3 fûts différents également. Le premier est incisif, mordant, minéral, sur la pierre à fusil. Finale citronnée avec quelques amers. Le deuxième fût révèle un vin un peu plus mou alors que le troisième est d'une exceptionnelle densité, boisé (fût neuf) mais absolument magnifique.

Les différentes cuves de savagnin ouillé 2002 m'ont également beaucoup plu, de même que certaines barriques du chardonnay Grusse VV 2002. Les rouges sont dans une phase gustative beaucoup moins accessible actuellement.

Au restaurant Le Comtois, à Doucier, nous avons pu déguster la quasi totalité de la production en bouteille, millésime 2002 pour les rouges et 2001 pour les blancs. Je retiendrai un Chardonnay Grands Teppes VV de haute volée, un excellent savagnin ouillé, ainsi qu'un pinot noir 2002 sur le fruit, très gourmand.

Un sacré personnage que ce Fanfan Ganevat et un domaine dont il faut impérativement retenir le nom!

Olif