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le nez dans le vert

  • Le nez dans le vert

    Après avoir humé le jaune la veille, à Château Chalon, puis sniffé le blanc, le matin même, lors d'un décrassage matinal en montagne avant la fermeture des pistes, retour dans le vignoble pour mettre (enfin!) le Nez dans le vert. 6ème édition du salon des vignerons bio du Jura et nouveau succès. Plus de 700 entrées à 13 heures et bœuf au 40 poulsards (ou ploussards, l'important c'est d'en boire) en rupture de stock à la cantine. On a frôlé l'émeute!

    Positionné en prélude aux Grands jours de Bourgogne, il en constituait sans aucun doute l'un des plus beaux offs. Du jamais vu depuis Charles le Téméraire! Justifiant même à lui seul le déplacement dans la grande région réunie, Duché et Comté à nouveau la main dans la main.

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  • Le nez toujours dans le vert

    Champion du monde du vignoble le plus bio de France, d'après des sources bien alimentées par la fonte des dernières neiges, le Jura concourt également dans la catégorie du plus cool salon du vin bio régional organisé alternativement au nord et au sud de Lons le Saunier. Et là, il n'y a pas photo. Médaille d'or haut les verres! Cinquième édition en 2015 et record battu! Grosse affluence publique et professionnelle, le dimanche comme le lundi pour de grands moments de découverte, d'échanges et de convivialité, les vignerons jurassiens bio ont encore distillé une sacrée ambiance au domaine de la Pinte, le troisième dimanche de mars. Pour le Nez dans le vert, hip hip hip ...Jura!*

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  • Nez à nez dans le vert

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    Au château de Gevingey, le salon des vignerons bio du Jura porte bien son nom. La pelouse fraîchement tondue a revêtu son habit de circonstance. Ambiance fraîche et instable, en cette fin mars qui permet de profiter des premières giboulées de la saison. Mais, malgré quelques violentes averses, la vie est belle, dans le Jura. Bienvenue au Nez dans le vert!

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    De plus en plus cosmopolite, cette réunion festive et conviviale voit débouler les plus grandes pointures mondiales de la planète du vin. En provenance de l'ancienne Gaule romaine, les Belges sont évidemment les plus braves, ne reculant devant aucun sacrifice, mais les danois, suédois et norvégiens sont venus en force, comme à l'accoutumée. On pouvait également rencontrer des espagnols, des américains, des japonais, des chinois et des jurassiens. 720 entrées payantes le dimanche sans compter les 250 pros également présents. Un beau et franc succès, même s'il fallait un peu jouer des coudes devant certains stands l'après-midi. La rançon de la gloire!

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    De belles retrouvailles avec plein de copains. Comme l'Ami Karl, qui pinte joliment bien en accompagnement de l'excellent bœuf aux 30 poulsards de Thierry Moyne, dont la cuisine balance aussi bien à Gevingey qu'en Arbois.

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    Un espagnol dans le Jura, on a déjà connu ça. Ce n'est pas Bernard Clavel qui dira le contraire. José (prononcer [xose] ou "rossé" en faisant claper la langue sur le double s pour qu'il roule et ne soit pas trop appuyé), c'est aussi un excellent copain à la belle couleur rose mais aux bottes bien rouges.

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    La grosse découverte du salon, ce furent les vins de Philippe Chatillon, ancien régisseur de la Pinte, un temps parti dans le Rhône sud puis à Bordeaux, avant de revenir aux sources pour se friser de nouveau les moustaches au bon air du Jura. Découverte, forcément, puisque 2013 sera son premier millésime officiel et que les cuvées ne sont pas encore en bouteille.

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    Trois cuvées présentées, sans étiquettes véritables, mais qui augurent bien de la suite (+ une troisième sous le comptoir, un savagnin 2008, pour confirmer, si besoin était, le potentiel de ces cuvées). La grande chaude, un chardonnay de Passenans, le Sage Vagnin (comme son nom l'indique, mais pas si sage que ça?) et Y a pas de mais..., un gamay en vin de France qui détonne déjà.

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    Pas loin de là, un jeune homme s'était remis au service, chose qu'il n'avait dû faire sur un salon depuis bien longtemps. Mais certains gestes ne s'oublient jamais. Trois vins, trois contenants différents (50, 75, 150 cl), trois instants de pur bonheur, à savourer avant de passer à la bibliothèque.

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    Jura Wine, c'est la nouvelle bible sur les vins du Jura, à destination des anglophones. Un yellow book sur le vin jaune (entre autres), écrit par la plus savoyarde des anglaises aimant le vin du Jura. Beaucoup de boulot de dédicace en perspective pour Wink Lorch lors de ces deux jours de salon, et c'est tant mieux. Un ouvrage quasi exhaustif sur la région, les vins, les vignerons, avec en prime les bonnes adresses locales et quelques pistes œno et fromago-touristiques. De la belle ouvrage et un bel ouvrage.

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    De façon beaucoup plus anecdotique, cette quatrième édition du Nez dans le vert fut aussi l'occasion de participer au premier congrès mondial des homonymes jurassiens. Bref, on a trinqué entre Oliviers Grosjeans et on a bu un coup de poulsard (ou de ploussard, l'important c'est d'en boire).

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    Entre Jean-Paul Jeunet, accompagné de toute une équipe de tournage de TV Globo, et les Labet, filmés de façon beaucoup plus intimiste par Laurence Guérault, il fallait se faufiler habilement pour ne pas se retrouver le nez devant une caméra. Un petit bout de planète, documentaire de 52 minutes prévu pour une diffusion cet hiver sur France 3, aura certainement le nez un peu dans le vert.

     


    Un Petit Bout de Planète par Laurence-Guerault

     

    Nez dans le vert et, au final, nez dans le bleu. Mizuiro, en japonais dans le texte, une fort belle façon de quitter Gevingey avec ce chardonnay 2011 du domaine des Miroirs de Kenjiro Kagami, sous un ciel résolument bleu. Symbole d'un avenir radieux pour les vignerons bio du Jura?

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    Olif

     

    P.S.: dans son numéro 112, le Rouge & le Blanc consacre 4 pages à la "génération verte" jurassienne. Une excellente raison de mettre son nez dans le rouge et blanc.

  • À la 3ème édition du Nez dans le vert...

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    Le nez dans le vert au pays du Jaune, troisième! On en a vu de toutes les couleurs. De la musique, du spectacle de rue, de la distillation de marc dans la cour, des tronches, des vignerons d'ici ou d'ailleurs, des amateurs, des touristes, des cavistes, des sommelieristes, plein de gens. Et puis le retour aux origines, à la Pinte, même si le salon n'était pas parti depuis longtemps. Juste le temps d'une escapade à Gevingey, dans le Sud. Même que ça avait été très bien aussi, mais, bon, les caves de la Pinte, quand même... Météo clémente, quoique un peu fraîche, mais la pluie annoncée n'est pas venue. Ambiance festive et conviviale, ce qui n'exclut pas le sérieux d'une dégustation, surtout quand la foule n'est pas encore au rendez-vous. Ou plutôt qu'elle est déjà partie, en fait.

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, il y avait des tronches. Obligé, c'est d'actualité. Dedans et dehors. Il n'aura pas fallu bien longtemps à Julie et Jérôme, des Gourmands lisent, pour écouler tout leur stock, les Jurassiens ne sont pas bégueules.

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    Les Tronches avant, et encore, un certain nombre d'exemplaires sont planqués sous la table (Jérôme est encore un peu tendu, l'air de ne pas vouloir le montrer).

     

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    Les Tronches après, les exemplaires planqués sous la table ont également disparu (Jérôme est parti boire un coup).

     

    À la troisième édition du Nez dans le Vert, il y avait un alambic. Officiel. Venu pour distiller le marc de la Pinte. Hasard du calendrier? Mystère. Pendant que l'eau de vie de marc coulait au bout du tuyau, le distillateur en a profité pour cuire les saucisses, le lard et les patates dans les cuves de marc. Rarement gouté à une cuisson aussi goûteuse de ce mets vigneron traditionnel.

     

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    Le distillateur ambulant connait son affaire, c'est même son métier. Il se déplace dans chaque village, pour qui le souhaite. Chacun apporte son marc et récupère de l'eau de vie en retour. De quoi produire son Macvin pour l'année. Les structures plus importantes qui ne distillent pas elles-mêmes lui confient leur production. Comme la Pinte. Les grosses marmites en cuivre ont chauffé pendant deux jours pleins, peut-être plus, pour délivrer un alcool blanc d'une grande pureté.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, on n'a pas fait que vendre des livres et distiller de la gnôle. Non, on a pu aussi apprécier un spectable de rue bien déjanté, avec combats, crachage de feu et tout et tout. Des petits jeunes bien sympas qui nous en ont mis plein les mirettes et les oreilles.

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    Et à la troisième édition du Nez dans le vert, on a dégusté des vins, bien sûr. Tous bios. Des blancs, des rouges, des roses, des jaunes, des verts, des gros verts, même. Presque tous bons. Les blancs, les rouges, les roses, les jaunes, les verts, les gros verts, même, aussi. Je n'ai pas eu le temps d'en goûter tant que cela, finalement, accaparé que je fus par mes obligations livresques. À peine le temps de me faire aguicher par une jolie Pépée aux Bottes rouges qui laissait entrevoir ses charmes au fond de la cave à droite en entrant. Quand elle sera en pleine possession de ses moyens, elle devrait faire des ravages.

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    Et puis un sans faute au domaine Labet, avec les vins de Julien présentés par Romain tandis que Charline faisait le tour des stands et que Julien faisait le joli cœur avec la plus frenchie de la fine fleur du Québec, mais il n'était pas le seul.

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    ©Laura Vidal

    Des vins ultra artistiques, un contenu à la hauteur du contenant, avec en point d'orgue, un savagnin en vendange tardive, Grains Fauves, aux grands airs alsaciens sur une trame toute jurassienne.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, des tronches en peinture ont retrouvé leur modèle. Non sans une certaine fierté des deux côtés, le temps d'un cliché.

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, il s'est ingurgité près de 2792 saucisses et 657 kilos de pomme de terre. Bio, cela va de soi. D'après la Police, ces chiffres sont largement exagérés, évidemment, mais c'est compter sans les marmites clandestines qui ont fleuri le dimanche soir dans les différents afters organisés à droite et à gauche.

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, le dimanche midi, le bœuf mijoté à la bonne trentaine de poulsards et ploussards différents (deux bouteilles de chaque vigneron), servi en personne par Thierry Moyne de la Balance, ne comportait pas une seule once de cheval. Un régal dans lequel il fut malheureusement impossible de reconnaître distinctement l'apport de chacun, de distinguer les poulsards du Sud-Revermont des ploussards de Pupillin, au grand dam des plus terroiristes des amateurs.

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, Anne Ganevat a retrouvé la casquette de son Fanfan de frère, égarée depuis au moins deux ans. Elle lui va si bien que, finalement, elle risque de la garder. Pour arroser ces retrouvailles, un magnum de savagnin ouillé 98 des Grands Teppes a été sacrifié. Du savagnin vert à la vigne mais certainement pas dans la bouteille. Une longueur exceptionnelle, à la mesure du délai mis à retrouver la casquette.

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    Cliché Brett Jones

    À la troisième édition du Nez dans le vert, on a parlé patois jurassien avec traduction simultanée dans la langue de Shakespeare. Il s'en est fallu d'un cheveu que l'on assiste à une battle de books. Des tronches de vin versus du Jura wine, le projet que monte Wink Lorch en auto-édition et auquel tous les amoureux du Jura, quelles que soient leurs connaissances en anglais, sont invités à souscrire, s'ils le souhaitent. Merci pour elle.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, l'apprentissage de la lecture s'est faite avec un ouvrage adapté, directement dans la cour de récréation. Nul doute qu'avec de telles bases, la réussite scolaire soit au rendez-vous.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, les Pétavins savoyards sont venus en voisins et en mission, pour l'instant tenue secrète. En minibus, plutôt que par la voie des airs. À l'exception notable de ... est-ce un solex? Est-ce une vespa? ... Non, c'est... Super Savoyard! Dans son collant moulé à la louche et sa cape en poil de marmotte, il tweet a Jura's wine à une vitesse supersonique, même à contrejour.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, avant le deuxième bœuf vigneron, musical celui-là (avec des dreads, un béret authentique du BCA, mais toujours pas une once de queue de cheval), quelques personnalités triées sur le volet ont été intronisés par Stéphane Tissot dans l'ordre de la Confrèrie des Jaunes au goulot. Une bonne rasade directement au clavelin, suivi d'un shampoing au savagnin (allo, non mais allo, quoi! t'es amateur de vin du Jura et t'as pas eu de shampoing à la Vasée?).

     

    À la troisième édition du Nez dans le vert, tout a fini par des chansons. Allez, musique les gars! Et vivement la quatrième.

     

     

     Olif

     

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    P.S.: le "Tronches de vin on tour" se poursuit à l'Ouest, le week-end prochain. La Pipette aux quatre vins et aux deux salons sera d'abord le 6 avril à VertiVinies, le salon organisé à Vertou par Vertivin, avant de pousser jusqu'à Nantes en kart pour dédicacer aux Anges Vins. Tous les renseignements sur le blog de la Pipette.

     

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  • À la rencontre des tronches du vin naturel les doigts dans le nez dans le vert

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    Tandis que les Tronches de vin ont pris leur envol et commencent à vivre leur petit bonhomme de chemin, loin de leurs 5 pères écrivins* et de leurs deux mères éditrices, il faut encore les couver un petit peu, les accompagner sur le dur chemin de la vie. Et prendre son bâton de pélerin pour s'assurer, en toute discrétion, que ces tronches s'épanouiront dans leur nouveau domicile, qu'elles seront choyées et bien rangées dans une bibliothèque en bois de merisier (de préférence, mais facultatif, hein?), assez loin tout de même du dernier B&D, pour ne pas risquer de les écraser ou de les écorner sous le poids de la critique vinique internationale. Et, idéalement, vérifier qu'elles seront tout de même froissées ou chiffonnées, que leurs pages seront compulsées et tournées, d'un index humidifié de salive ou de bon vin, les taches de rouge ne leur font pas peur.

     

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    Les 23, 24 et 25 mars, les tronches seront donc comme des coqs en pâte au Salon du livre de Paris, en version plutôt gratinée à la rencontre des vins naturels de Grenoble et prises sur le fait les doigts dans le nez dans le vert en Arbois au domaine de la Pinte. Trois belles occasions pour lire, déguster et rencontrer des tronches. D'auteurs, d'éditrices et de vignerons. Et, pourquoi pas, de parier sur les candidats potentiels au volume 2, si Bacchus lui prête un jour vie.

     

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    Pour ce qui est du dessin de couverture, la petite Zoé Thouron** tient déjà la corde. Digne descendante de son Lefred de père et, accessoirement, de Monsieur Jourdain, elle a déjà dessiné une Tronche de vin sans le savoir et son dessin est très zoli.

     

    Parmi les tronches de vignerons susceptibles d'être croisées ce week-end, faites vos jeux!

     

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     Olif

     

    *Eva porte très bien la culotte et la moustache, quand le besoin s'en fait sentir.

     

    ** Merci à Philippe Quesnot, homme de Glou, de m'avoir transmis le dessin de Zoé et à Zoé Thouron, jeune femme (et fille) de glou, de m'avoir permis de l'utiliser.

     

  • Tronches de vin on tour!

     

    Vous ne pourrez pas y échapper, pas plus qu'à l'arrivée prochaine du printemps ou le passage à l'heure d'été. Scoop! On va trouver des Tronches de vin sur mars, ce que même Curiosity n'avait pas osé soupçonner.

     

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    Avant le véritable lancement de la fusée Tronches de vin sur Mars, il ne faudra pas louper l'avant-première le 8 mars. Un événement anticipatoire pour Alice au pays des merveilles à la poursuite du Lapin blanc et pour bobos parisiens qui n'avaient pas la possibilité de se rendre à Besançon dans le Doubs ouap doo ouap pour assister au décollage officiel des Tronches. Il se murmure même que Darth Vador a dépêché ses soldats les plus obscurs pour rendre compte de cet événement interplanétaire. À vérifier sur le Tumblr des Tronches ...

     

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    La sortie officielle des Tronches, c'est le 15 mars. Des tronches en tête de gondole de toutes les belles et bonnes librairies, on ne pouvait rêver mieux. Pas la peine de soulever les rouleaux de PQ en GD pour les dénicher, elles seront difficiles à trouver dans les linéaires. Disponibles en juillet 2113 sur Amazon, ce serait franchement dommage d'attendre aussi longtemps pour finir par faire la tronche. Alors, le 16 mars, il faut venir profiter du lancement sur orbite, dans la rue Bersot de Besançon, chez Julie et Jérôme, cavistes, libraires et gourmands lecteurs.

     

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    5 auteurs, 5 vignerons, 2 éditrices, des millions de personnes, la petite rue Bersot ne sera pas assez grande pour accueillir la foule en délire venue fêter pêle-mêle la démission du Pape, la qualification du PSG en coupe d'Europe, le sacre du printemps avant de s'en prendre plein la tronche. Les Gourmands lisent, the place to be, pour lire et boire bon, au printemps comme toutes les autres saisons de l'année.

    Après ce coup d'éclat, les manifestations s'enchaîneront un peu partout, excepté au Groënland et à l'Ouest du Pécos. Tous dans le bus, direction Grenoble, Arbois, Paris, Nantes, Leynes, Hédé, Saint-Lager, Vertou, re-Paris, Aÿ et Acapulco. Non, pas Acapulco, finalement. Tout cela est expliqué en détail sur le billet du Vindicateur, on y reviendra en détail au fur et à mesure des événements.

     

    Une affaire à suivre, donc!

     

    Olif

     

     

  • Prise de position

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    Il n'a pas le crâne rasé, ni ne porte de calot, Géraud. Géraud Fromont, mari de Pauline, s'est installé dans le Jura en 2006. Aux Marnes Blanches, plus précisément. Dans une grosse bâtisse située le long de l'ancienne route nationale, à Sainte-Agnès, Sud-Revermont. Rapidement converti en bio, son domaine a intégré l'association du Nez dans le Vert, celle des vignerons bio du Jura, qui tiendra salon au domaine de la Pinte les 24 et 25 mars prochains. Authentique comtois, originaire de Velotte, quartier bisontin localement au moins aussi célèbre que Camaret, grâce à son curé, réputé pour avoir tout ce qu'il faut dans sa culotte, il lui en a sans doute fallu un peu pour prendre en charge, en plus de son domaine, le néo-vignoble de Besançon, recréé sur les bords du Doubs, à Velotte, justement, où des traces du passé attestent de la présence de la vigne à cet endroit-là, bien avant que le phylloxéra et l'ANPAA ne commencent leur œuvre destructrice.

     

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    Quand on regarde son reflet dans une glace, cette bouteille de chardonnay se laisse prendre en photo par derrière. La preuve! Un verso technico-poético-informatif, véritable reflet de l'état d'esprit et du terroir de ce vin.

     

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    En levrette, terroir de calcaires à gryphées (petites huîtres fossiles qui n'ont plus que la coquille), vous mettra à genoux, c'est écrit sur la contre-étiquette. En levrette, c'est un lieu fréquenté par les lièvres, étymologiquement parlant. Vert au printemps, rieur, charmant, revigorant, il doit faire bon s'y ébattre dans l'herbe tendre, par devant, par derrière, quand on est un père lapin ou une mère lapine.

     

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    En levrette 2009, c'est un beau chardonnay ouillé aux arômes délicatement floraux sur une touche fumée, avec une petite pointe de gras en bouche, qui donne des envies de Sud Revermont et des pulsions de lièvre.

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    Olif

     

    P.S.: les 24 et 25 mars, les vignerons bios du Jura prendront une nouvelle fois position pour se retrouver le nez dans le vert. Ça se passera au domaine de la Pinte, il fera beau comme à l'accoutumée et les vins seront bons. Avec, sans aucun doute, une belle exposition de Tronches de vin!

     

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  • Le nez dans le bleu

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    Retour gagnant pour Le nez dans le vert, mais aussi dans le bleu, pour cette deuxième édition quasi-estivale, qui vient tout juste de se terminer au Château de Gevingey. "Le plus beau des salons de vins, il se trouve dans le Jura", pouvait-on entendre de la bouche de connaisseurs rompus à la pratique de ce genre d'exercice. La concurrence du grand raoût biojolais (Beaujoloise, Biojolaise, Beaujol'Art), généralement très prisé, n'a pas trop pénalisé les Jurassiens, au contraire. Un Jura triomphant, même quand il revendique à juste titre une défaite. Certains l'ont même privilégié, n'hésitant pas à franchir des milliers de kilomètres depuis le grand Ouest, tandis que d'autres ont couplé les deux salons en venant dans le Sud-Revermont le dimanche. La légère baisse d'affluence constatée serait plutôt du fait des particuliers, sans doute attirés par les premiers barbecues estivaux dominicaux de ce printemps 2012. En mars, depuis quelques années, il fait très très bieau dans le Jura, il faut dire.

     

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    Les joyeuses colonies de vacances des vignerons bios jurassiens

     

    Pour en revenir au salon proprement dit, l'alternance Nord-Sud a permis à bon nombre de personnes, visiteurs comme exposants, de découvrir le superbe Château de Gevingey, un centre de colonies de vacances, propriété du comité d'entreprise d'un banquier (le CIC, pour ne pas le nommer), très fonctionnel et adapté à recevoir ce type d'évènements, même si c'est la première fois qu'il est utilisé pour une manifestation publique. Répartis dans deux salles quasiment de plein pied, les vignerons ont pu faire bénéficier les visiteurs de conditions de dégustations exceptionnelles. Beaucoup de bons vins, de beaux vignerons et de belles vigneronnes. Et plein de nouvelles têtes de jeunes vignerons avec des promesses non électorales dans leurs bouteilles.

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    Les deux plus beaux crânes du salon avaient de jolies choses à faire goûter, dans le genre retour aux fondamentaux. Mention particulière à J'en veux 2011, cuvée rouge de vieux cépage signée Fanfan Ganevat, et au Poulsard du D.D. 2011, une vinification de poulsard à l'ancienne, par Stéphane Tissot, un bien bel hommage filial au Dédé paternel. Un vin qu'il faudra privilégier en magnum tellement c'est glou. A table avec Léandre 2010, autre rouge traditionnel à la façon du grand-père Pignier, reproduisant même l'assemblage de l'époque avec tous les vieux cépages soigneusement préservés, sera le gros coup de cœur de ce salon.

     

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    Après ce tour d'horizon des anciens, place aux jeunes, avec une belle dynamique en train de s'installer, mine de rien. Premier coup de cœur pour les vins de Renaud Bruyère, qui développe son propre domaine, en parallèle d'une activité salariée au domaine André et Mireille Tissot et d'accointances avec la famille Houillon. Magnifique trousseau 2011, très beau chardonnay 2011 et époustouflante bouteille PMG sous le comptoir, Les oubliés de Paname, une vendange de chardonnay en surmaturité, des raisins véritablement oubliés par une bande de vendangeurs parisiens un peu brelus (pour ceux qui ne voient pas ce que cela veut dire, c'est du patois franc-comtois).

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    Goûter enfin les vins de Kenjiro Kagami, du Domaine des miroirs. Uniquement des vins en cours d'élevage, forcément, 2011 sera le premier millésime. Kenjiro a été à l'école alsacienne de Bruno Schueller et pris sous une de ses ailes par Fanfan Ganevat, depuis son installation à Grusse. Le résultat est dans la lignée de ses mentors, avec de jolis chardonnays, un savagnin particulièrement percutant et un gouleyant poulsard au velouté soyeux. Des vins du Jura complètement débridés, en fait.

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    Autre sympathique découverte, Alexis Porteret, du domaine des Bodines. Premier millésime en 2010 et des vins de plaisir. Mention particulière au Trousseau 2011, pas encore totalement en bouteille et toujours sans soufre, ainsi qu'à un Savagnin ouillé 2010 très prometteur, fluide et gouleyant.

     

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    33 domaines présents sur les 41 à être en bio dans le Jura, ça commence à faire du monde. Et du beau monde, surtout. Un niveau global relativement élevé, avec beaucoup de vins réjouissants, élaborés par des vignerons talentueux, qu'ils fassent partie des valeurs sûres (Domaine de la Pinte, Julien Labet, domaine de la Tournelle, Philippe Bornard...) ou des p'tits jeunes qui n'en finissent plus de monter (Ratapoil, L'Octavin, Étienne Thiébaud, Géraud Fromont, des Marnes Blanches, Catherine Hannoun, Les Dolomies, Champ Divin...). Impossible de citer tout le monde, évidemment, surtout quand c'est l'heure du cochon.

     

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    La pauvre bête a quand même fait long feu, puisqu'il a fallu toute la matinée du lundi pour qu'elle soit cuite à point, avant d'être servie en accompagnement d'une poêlée de vieux légumes.

     

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    Le nez dans le vert, dans le bleu, ou dans les effluves de cochon grillé, les vins du Jura se préparent de bien bieaux lendemains...

     

    Olif

     

  • Le nez dans le Jura vert

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    Vert comme le Jura, bleu comme l'affiche du Jura vert, celui qui a le nez dedans et qui en est fier. 14,6% des vignes du Jura sont en bio, soit plus du double de la moyenne nationale. On n'en attendait pas moins du département réputé le plus vert de France. De là à en faire état et faire salon, il n'y avait qu'un pas...

     

    Dimanche 25 et lundi 26 mars se tiendra la deuxième édition du salon des vignerons bio jurassiens. Au château de Gevingey, dans le Sud-Revermont, au cœur des Côtes du Jura méconnues, qui recèlent pourtant de nombreuses pépites viniques biologiques. Ganevat, Labet, Buronfosse, Champ Divin (ex Champ d'étoiles), Marnes Blanches et plein d'autres, que l'on se réjouit de découvrir (dont le premier millésime d'un certain Kenjiro, bien connu de certains alsaciens). Une sympathique alternance Nord-Sud (la précédente édition a eu lieu en Arbois au Domaine de la Pinte) bienvenue, que les Arboisiens ne bouderont pas, bien au contraire.

     

    Toutes les infos pratiques se trouvent sur le site d'un salon où il fera bon se ressourcer, tandis que d'autres préfèreront pourtant se gaver de gamay dans le Beaujolais, à la Beaujoloise, la Biojolaise ou encore la Beaujol'Art.

     

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    Pendant ce temps, les Grenoblois n'auront pas beaucoup de kilomètres à faire s'ils veulent partir à la rencontre des vins naturels. Leur salon prend du galon et s'installe durablement dans le paysage des endroits où il ferait bon aller, s'il n'y avait tant de concurrence ce week-end-là!

     

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    Bien Boire, en Beaujolais, en Jura ou dans le Dauphiné, ce ne sera pas très difficile, à la fin mars...

     

    Olif

     

    P.S.: Si toi aussi tu veux être bien habillé sur les salons, n'hésite pas à passer commande d'un joli tee-shirt dessiné par Rémy Bousquet pour le Blog d'Olif. Ça débouchonne chez lui, pendant que ça bouchonne à Paris... Au cas où le Blog d'Olif te sorte par les yeux, il y a également plein d'autres beaux modèles.

     

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  • Dans le vert jusqu'au nez...

    13%! C'est le chiffre du week-end. Moins que le taux d'abstention aux élections cantonales, mais largement supérieur à la moyenne nationale des surfaces de vignoble plantées en bio. 240 hectares sur les 1800 et des poussières que compte le vignoble du Jura. Qui dit mieux? Même pas les Verts aux dernières élections cantonales!

     

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    Le nez dans le vert, premier salon des vignerons jurassiens en agriculture biologique ou biodynamique, a tenu toutes ses promesses, et même largement au-delà. Pas loin de 1000 entrées payantes  le dimanche d'après les organisateurs, la Police n'a toujours pas fini de compter les siennes. Plus de 250 inscriptions au cochon à la broche du lundi, réservé aux professionnels, cochon qui s'en dédit, la Police n'a pas été conviée. Un réel succès, que nul ne pourra nier, y compris les scrutateurs aux élections cantonales.

    25 vignerons avaient répondu à l'appel initié il y a plus d'un an par Charles Dagand, du domaine de l'Octavin, qui a rêvé ce salon avant de le concrétiser. 6 cuvées maximum par vigneron, ce qui faisait au bas mot 90 vins différents à goûter d'après la Police, 450 d'après les organisateurs. Pas eu le temps de tout goûter, d'ailleurs. Mais foin des chiffres, revenons à nos cochons.

     

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    Le nez dans le vert jusqu'au cou, c'était donc les 27 et 28 mars, et cette première percée du vin vert jurassien en appellera forcément d'autres. Comme l'a souligné Bruno Ciofi, régisseur du domaine de La Pinte, lors du bref discours inaugural du salon, cette grande idée a permis aux vignerons impliqués de se fédérer autour d'une grande et belle idée commune,  la viticulture biologique ou biodynamique, et d'apprendre à mieux se connaître. L'autre point très positif, c'est l'attrait des jeunes vignerons installés pour ce mode cultural, bon nombre d'entre eux entamant d'emblée la conversion lors de leur installation. L'occasion de faire le plein de belles découvertes dans les caves grandioses du domaine de la Pinte.

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    On pouvait, au choix, regretter que certains vignerons-vedettes n'aient pas de cuvées disponibles à la vente, ou alors, se féliciter de goûter à des 2010 en cours d'élevage. Pas un exercice forcément facile, les vins n'étant pas toujours bien en place, mais la dégustation des rouges 2010 en primeur valait le coup pour beaucoup. Bordeaux a été pris de vitesse, mais Bob n'est pas venu pour autant. C'est tant mieux, finalement.

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    Une des grandes sensations du salon fut pour moi ce Ratapoil. Un vin de ratapoil, c'est un vin élaboré par quelqu'un qui n'est pas vigneron. Raphaël Monnier n'est plus un ratapoil depuis 2009, mais il a pratiqué pendant 10 ans la vinification en amateur. Sa cuvée Le Ratapoil est un concentré de vieux cépages, à la rusticité franche et épatante. Le Trousseau 2009, plus précis et tout aussi digeste, ainsi que les deux blancs présentés à la dégustation, qui se goûtaient fort bien également.

     

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    Catherine Hannoun, du domaine de la Loue, n'était pas rouge de colère, ce jour-là. Ses vins, pour ainsi dire maternés, se goutaient plutôt bien, même s'ils s'octroieront une parenthèse en 2011, pour raison familiale et heureux événement. Rouge de colère, trousseau de Buffard dans le 2-5, a eu à essuyer les lourdeurs de l'administration viticole avant, finalement, de se voir déclasser de Vin de Pays de Franche-Comté en Vin de France. Belle recrue franc-comtoise pour la France! Son Arbois Savagnin 2009, vinifié en cuve, développe de jolies notes d'anis et de fenouil.

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    Crédit photo: La Pipette

     

    Fanfan Ganevat, les petits yeux mais en grande forme, la casquette vissée sur la tête, avait tiré quelques magnums au fût. Plus rien de disponible au domaine depuis bien longtemps. Plein sud 2010 est plus que bien troussé, un futur must à privilégier en grand contenant. Tout autant que le Trousseau des Corvées 2010 de l'Octavin, une cuvée qui devrait réserver bien des surprises dans quelque temps. Pierre Overnoy a beaucoup aimé le Trousseau 2009 du domaine Pignier, Stéphane Tissot le Trousseau 2008 de Didier Grappe, Madame Olif le Ginglet 2010 de Philippe Bornard, François Chavériat, du domaine Chantal Lescure, a préféré le Singulier 2009 de Stéphane Tissot. Tous sont très bien, en fait, chacun a le droit d'avoir son chouchou.

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    Côté ploussard (ou poulsard, l'important, c'est d'en boire), la palme revient sans contestation possible, parmi ceux que j'ai pu goûter, à l'Uva 2010 d'Evelyne et Pascal Clairet. Ou quand la macération carbonique, c'est le printemps jurassien. Celui de Peggy et Jean-Pascal Buronfosse se défend plutôt bien également, Point Barre de Philippe Bornard est un peu barré à ce stade, à regoûter après la mise.

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    Du chardonnay, il fallait bien en goûter également. Le 2009 en macération semi-carbonique de la maison Pierre Overnoy (en photo ci-dessus), présenté sur le stand par Aurélien Houillon, est  une curiosité particulièrement emballante, quoique un peu déroutante, accentuant le côté aromatique du chardonnay, le caractère tranchant de la cuvée "normale" du millésime 2008 se retrouvant en opposition parfaite. Les Combes 2009 des Dolomies est toujours aussi gourmand et voluptueux, un de mes vins favoris du moment.

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    La bulle, il fallait la chercher du côté du domaine de Saint-Pierre, avec un poulsard particulièrement pétillant et réjouissant, mais aussi à l'Octavin. The Péteux for ever!

    Bien d'autres vins dégustés et d'autres domaines découverts, mais malheureusement pas tous. Il a fallu faire un choix, parmi les domaines et les cuvées. Une sensation globale de relative homogénéité malgré les différences, et un niveau qualitatif plutôt bon.

    Pour terminer en douceur, le Macvin s'imposait. Mon préféré, ce fut celui de Benoit Royer, du domaine de la Cybelline. Un équilibre assez pur, fin, sans connotation marc trop marquée. Acidulé et digeste, à la vocation apéritive certaine. Carmina, vin de liqueur des Dolomies, est un peu plus richement constitué mais très plaisant.

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    Peu de jaune à goûter, dans le Jura vert. Logique, quand on pense au temps qu'il faut pour l'élaborer, en bio ou pas, et le nombre de néo-vignerons présents sur le salon. Le Jaune, il a fini avec les huîtres de Prat Ar Coum arrivées fraichement de Vendée, au cours d'un after improvisé chez Stéphane Tissot. Servi rafraichi lui aussi, le vin jaune, ça peut se picoler. Se manger aussi, versé dans l'huître, après un tour de moulin à poivre, pour un chabrot inédit, foi de vendéen! Les sensations fortes, c'est ça aussi, le Jura!

     

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    Olif

     

    P.S.: les 2 et 3 avril, on n'oublie pas que les Dauphinois seront de la fête, grâce au 4ème Salon des Vins Naturels de Grenoble. Les Dolomies y seront le fier représentant du Jura vert!

     

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    P.S.2: dans le même temps, les Belges hériteront de la visite du domaine de L'Octavin au doux salon d'Olne. Les veinards!

     

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  • Le nez dans le vert...

     

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    Le Jura est à la fois un département vert et une montagne verte, dont les verts sapins se mirent dans des lacs aux eaux vertes. Une verdure à laquelle il faut désormais rajouter la vigne, dont la surface plantée en bio représente 13% du vignoble, ce qui est largement supérieur à la moyenne nationale. Une démarche qui intéresse tout particulièrement les jeunes installés, autre point très positif. Après le nez dans le Jaune, grand raoût oxydatif hivernal, il faudra s'habituer à avoir désormais le nez dans le vert, les vignerons "bios" du Jura tentant une percée complètement autonome: celle d'une viticulture propre et respectueuse de l'environnement. Le mariage du vert et jaune n'est d'ailleurs aucunement incompatible surtout lorsqu'il ouvre sur un horizon aussi bleu et bien dégagé.

     

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    Le nez dans le vert, c'est donc le joli nom de ce premier salon "bio" des vignerons jurassiens organisé par les vignerons eux-mêmes, sans l'appui d'une quelconque instance officielle, bien trop occupée à s'autocongratuler à l'avance de la réussite populaire de son événement-phare à elle.

     

    22 vignerons ont répondu présent à l'appel du vert, parmi la grosse trentaine qui sont certifiés ou en cours de l'être.

    Le nez dans le verre, les amateurs curieux devraient l'avoir toute la journée du dimanche 27 mars, jour de l'ouverture au grand public, au Domaine de la Pinte. Avec juste une pause pour un petit casse-croûte bio suivi de l'achat de quelques cuvées sélectionnées par leurs soins. Le lendemain, lundi 28 mars, sera réservé aux professionnels et cloturé par un repas qui leur sera offert sur inscription.

     

    Le site de l'évènement est en construction mais les choses avancent bien. On peut également signaler son intérêt pour la chose via Facebook, sur la page créée pour l'occasion.

    Sans nul doute l'évènement vineux du printemps à ne pas manquer. Et ce d'autant qu'il y aura de très belles découvertes à y faire!

     

    Olif