28 août 2010
La face cachée de Laurent Baraou et Mr Septime
"Le vin est un produit vivant. Il est l'expression d'un terroir et le reflet du travail d'un vigneron. Pourtant, en à peine 50 ans, il a quitté le domaine du vivant pour devenir un produit industriel: aseptisé, stable dès sa mise en bouteille et consommable immédiatement. Dans les rayons des hypermarchés, stocké à la verticale, le vin ne craint plus ni la chaleur, ni la lumière."
Une introduction qui en dit long sur les intentions du tandem Lolo Baraou-Mr Septime: afin de dévoiler la face cachée du vin, ils enlèvent le bas d'emblée. Ce qui se trame sous le cul de la bouteille n'est pas toujours joli-joli, mais ils n'hésitent pas à le mettre en plein jour. Passant en revue les différents travers du monde du vin, ils font pénétrer le lecteur dans un monde imparfait pour l'inciter à la réflexion. Des pratiques culturales dévastatrices pour les sols au rouleau compresseur de la commercialisation par la grande distribution, en passant par la complaisance nonchalante des grands prescripteurs en matière de vin, qu'ils soient critiques ou journalistes, ou encore les consommateurs de Panurge qui s'y fient aveuglément, leur brûlot n'épargne personne de ceux qui essaient vainement de tirer les ficelles d'un monde du vin qu'ils souhaiteraient docile, aseptisé et standardisé. Heureusement, quelques irréductibles, vignerons, cavistes, écrivains, luttent contre ce nivelage par le bas. Parmi eux, 44 vignerons remarquables et hautement recommandables, que l'on retrouvera à la fin de l'ouvrage avec leurs coordonnées.
Solide base de réflexion pour un monde du vin meilleur, plus juste et durable, les deux lascars éborgnent copieusement au passage les concours, les guides ... et la RVF! Leur ouvrage y sera-t-il néanmoins chroniqué? Ce serait juste et bien, oui! Et ce n'est pas parce qu'ils recommandent Le blog d'Olif comme une des références alternatives à la critique bien-pensante que je leur passe la brosse à reluire. Ce bouquin-là, il est salutaire et on devrait l'étudier dans toutes les écoles de dégustation avant de mettre son nez dans un verre!
La face cachée du vin
Laurent Baraou et Monsieur Septime
François Bourin Éditeur
19€
C'est le prix d'une belle bouteille, certes, mais quand on l'a fini, on peut encore s'en servir une goulée et recommencer au début.
Olif
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| Tags : vin, laurent baraou, mr septime |
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23 juillet 2010
Mets la Cardinal Aufray!
Drôle de coïncidence! Deux jours après avoir évoqué, sur ce blog, une partie de la légende Hugues Auffray, hisse et ho, ce dernier se produisait à une encâblure de là, au Paléo Festival de Nyon. De manière totalement non préméditée, j'y étais. Et je ne m'étais jamais imaginé un jour chanter "Le petit âne gris" et "Céline" à tue-tête, autour du grand feu de camp du Paléo, une bière Cardinal bien fraîche à la main, en compagnie de leur géniteur, bien Aufray également, malgré ses 81 balais.
Un moment de pure félicité régressive et de grand bonheur imprévisible. Merci Paléo...
Olif
P.S.: dans le genre papys sur le retour, les vétérans Crosby, Stills and Nash, plus trop Young non plus, ont assuré pépère sur la Grande Scène, un peu plus tard. Irremplaçable Paléo...
Côté relève, sous la Tent, Revolver a fait parler la poudre (c'est trop de la balle!), et Fanfarlo peut fanfaronner. Son set, malheureusement en grande partie manqué par moi, a suscité bien des éloges.
22:58 Publié dans Clin d'oeil, Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : paléo festival, nyon |
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18 juillet 2010
Le polar de l'été
"Véritable machine à broyer les spécificités et les différences nationales", la Commission Européenne fait tout pour qu'on la pense inféodée aux gros lobbys productivistes, ceux qui ne pensent qu'à s'enrichir en surfant sur la vague tendance. Le bio est porteur, il faut alors trouver comment le rentabiliser. Ce qui revient en fait à le vider de sa substance en l'assimilant à un bête produit de grande distribution. Les chausse-trappes de Bruxelles ne devraient pourtant pas parvenir à assassiner le vin de France, comme ils ne sont pas parvenus à cuire le lait crû comme ils l'auraient voulu. "Une nouvelle saloperie que nous ne devons pas laisser passer." On croise les doigts et on se tient prêt à faire, une fois de plus, de la résistance.
21:09 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
| Tags : marianne, périco légasse, éric conan, vin bio, vin sans soufre |
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12 juillet 2010
Le Chemin des Vignes : en passant par la Loire…
Un livre Rouge & Blanc en noir et blanc. Et rouge, un peu aussi. Qui parle évidemment de rouge, de blanc, mais aussi de rosé et de pétillant. Une descente de la Loire à contre-courant, du Muscadet à l’Auvergne en passant par l’Anjou, la Touraine et le Centre. Le tout agrémenté de bonnes adresses, pour le boire, le manger et le dormir.
« Ceci n’est pas un guide », comme il est souligné en préambule. Mais cela fourmille pourtant d’informations précieuses au sujet des vins, des vignerons et des terroirs. En toute indépendance, si ce n’est celle de promouvoir une viticulture de qualité, exigeante et totalement responsable. Apprendre à comprendre et déguster le vin sans le sortir de son contexte, c’est-à-dire la façon dont il est conçu et élaboré, avec toujours en filigrane le portrait du vigneron qui en est à l’origine, voilà une démarche noble qui devrait être le credo même de tout amateur qui se respecte. On est bien loin du concept de guide d’achat pour FAV de rentrée mais les affaires n’en seront que meilleures pour ceux qui s'y fieront.
Le savoir faire du Rouge & le Blanc, au service d’un ouvrage qui s’avère passionnant à plus d’un titre. On attend avec impatience le chemin des autres vignes de France, de Navarre et même de bien plus loin encore.
Pas de doute, la bataille du vin et de l’intelligence, c’est le Rouge & le Blanc qui l’a gagnée. Depuis bien longtemps, déjà.
Olif
08:09 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : le rouge & le blanc, loire |
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02 juillet 2010
Plus Cava, moins Cava!
Le Vin Cœur des bulles, Chardonnay Brut Nature Reserva 2005, Casa Pardet
Pour se donner du cœur au ventre et fêter le départ en vacances, la bulle festive et tonique de ce Vin Cœur des bulles sort vainqueur. Une cuvée spéciale élaborée en Espagne mais ramenée de Belgique, gentiment offerte par Hans Wijnfolie, et ouverte de bon cœur. Un Cava, ça va, deux Cava, ça va aussi. Ben oui. Même si ça n'a apparemment même pas le nom de Cava. C'est Brut Nature, bio, biodynamique, sans aucun additif, ni sulfite ajouté. Et ça ne sent pourtant pas la m...!
Les années se suivent et se ressemblent désormais toujours un peu. Désireux de faire son petit buzz médiatique annuel, avant la sortie de sa compile vinique estivale pour acheteur automnal en supermarché, notre Michoubidou national nous sert une nouvelle fois la soupe au sujet du vin "nature", un brouet toujours aussi détastable. A Derenoncourt d'idées sur la bioconnerie, Michel B. a décidé de faire monter au créneau "une grosse pointure" du monde du vin. Loin de moi la volonté de donner des leçons de vinification à Stéphane, ni de lui reprocher ses goûts en matière de vin, j'aimerais juste rebondir sur son sens du raccourci, de la généralisation et de la provocation. Grâce à lui, j'ai enfin compris pourquoi Michoubidou ne peut pas sentir les vins sans soufre: ils puent! Pas autant, toutefois, pour rester dans la généralisation abusive, que la majorité des Grands crus classés du Bordelais, qui franchissent une fois de plus avec le millésime 2009 les limites du bon goût et de la bienséance, se foutant royalement et nauséabondement de la gueule de l'amateur moyen, qui va hypothéquer 15 jours de son salaire pour encaver 1/2 bouteille de son vin quotidien. Hormis, entre autres, Pavie-Macquin, exception notable et raisonnable dans ce panier de crabes girondin. Comme quoi, les généralisations ...
Or donc, les vins "mal élevés", ceux sans soufre dedans, ne tiennent pas la route. "Quand ça marche, c'est de la chance ou un miracle". Personnellement, quand je pense à Ferdinand, je dis nan! Pas réussi à y trouver la moindre trace de la cour de la ferme dont il est issu. Et les vins de la Glacière ne sont certainement pas aussi célèbres que ceux de Thierry Allemand, les seuls à éventuellement trouver grâce aux yeux de Stéphane Derenoncourt. Dur de juger objectivement et réellement les progrès effectués dans ce domaine lorsque l'on a fini par se mettre à dos l'ensemble des vignerons œuvrant pour un véritable renouveau qualitatif de ce type de vin, aussi bien à la vigne qu'à la cave. De la part de tous ces critiques soit-disant bien pensants, un minimum de modestie, sans aller jusqu'à la grande humilité d'un Pierre Overnoy, pourtant mille fois mieux placé pour s'exprimer sur le sujet, ferait du bien à tout le monde.
Ce qui est certain également, c'est que la croisade michoubidesque anti-nature est loin d'être terminée. Il est certainement difficile pour lui d'admettre qu'il se gourre profondément et que ces vins se vendent mieux et plus cher que ceux qu'il essaie régulièrement de mettre en avant dans la même gamme. Question de crédibilité, probablement, et de fonds de commerce. Quand l'ego et l'économie (l'égonomie?) prennent le pas sur l'idéologie...
Olif
P.S.: bon, je ne me suis pas vraiment forcé pour écrire ce billet. Pas beaucoup de temps non plus, aussi, mais Michoubidou aurait probablement été tellement déçu si j'était resté coi.
P.S.2.: que les pro ou les anti viennent argumenter tout leur sou, me vilipender ou m'aduler, moi, je pars en vacances. Ce modeste billet n'est, une nouvelle fois, qu'une ode à la tolérance. Que ceux qui aiment se sulfiter le palais à gogo ne se privent pas, il n'est certainement pas question de les en empêcher, je ne prétends nullement avoir raison. Mais s'ils pouvaient ne pas vouloir sans arrêt prouver leur supériorité sur les autres (et réciproquement), ça doublerait mes vacances et le vin ne pourrait qu'en sortir vainqueur, comme ce joli pétillant espagnol, Cœur des bulles.
Large soif à tout le monde, portez-vous bien.
00:25 Publié dans Les Dégustantanés, Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note
| Tags : chardonnay, casa pardet, pétillant naturel, la glacière, à ferdinand, bettane |
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23 juin 2010
En Chaudot, avec Alice Feiring...
Alice et Pierre. Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer un jour. Alice Feiring a sauvé le monde de la parkerisation avec amour, tandis que Pierre Overnoy a sauvé le Jura de la henrimairisation avec conviction. En pleine tournée européenne de promotion de son dernier ouvrage, une œuvre salutaire de résistance face à l'internationalisation du goût du vin, la journaliste américaine Alice Feiring a posé ses valises dans le Jura, plus précisément En Chaudot, dans la campagne pupillanaise profonde. Cette rencontre historique avec le pape du vin sans soufre non formaté, pas question de la manquer, d'autant plus qu'elle était assortie de quelques petits bonus pour la bonne bouche.
Echanges, dédicace, dégustation, au cœur de la nature, par une météo enfin clémente. Les vaches broutent dans le pré, les papillons butinent, les poules picorent, les lapins se font croquer par le chien, les invités se délectent de la gentillesse et de la simplicité d'Alice, entre deux verres de Chardonnay 2007 de Manu Houillon et une ou deux gougères au Comté. Le Ploussard 2009, tiré du fût, n'a pas encore été noté par Parker, c'est trop tard pour lui. Noté "trop bon" par mes soins. Mais il n'y en aura pas pour tout le monde.
Alice Feiring, La Bataille du vin et de l'amour, Editions Jean-Paul Rocher
Olif
P.S.: grâce à Alice, le titre de mon futur bouquin, celui que j'aurais eu envie d'écrire, je le tiens enfin. "La bataille du vin et de la bio-connerie. Comment j'ai sauvé la France de la bettanisation." Pas mieux pour l'instant!
23:17 Publié dans En léger différé du vignoble!, Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
| Tags : alice feiring, overnoy, houillon, en chaudot, pupillin |
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06 juin 2010
Du nouveau dans la Bloglouglou...
La Bloglouglou s'anime, s'agite et s'enrichit, c'est bien. La preuve qu'elle n'est pas un long fleuve tranquille. Relayée de plus en plus par les réseaux sociaux, elle tente même de se frayer une autoroute dans le milieu de l'œno-communication. Un pari gagnant pour l'avenir?
Découvrir les vins de Loire autrement...
Parmi les derniers apparus, annoncé déjà depuis quelque temps, le blog d'Eva Robineau, qui s'annonce paradoxalement comme un véritable robinet à vins, ostensiblement orienté Loire. Les amateurs de chenin vont avoir un bel Oenos à ronger. Ça commence fort avec un sujet sur Christophe Daviau, du domaine Bablut, et plein d'autres petites choses.

Chez Terre de Vins, on aime bien les modes de déplacement écologiques. Après le VinoSolex, c'est au tour du VinoVélo de faire son apparition. Un beau projet de fin d'études pour un p'tit jeune qui en a dans les mollets, celui de parcourir le vignoble nord-américain, de Québec à l'Ontario, pour finir dans l'état de New-York. De belles rencontres en perspective, c'est bien tout ce qu'on lui souhaite. Et on attend avec impatience le récit de ses aventures dans la Belle Province. Peut-être y rencontrera-t-il une belle princesse? L'arrosage de fin d'année scolaire, ils l'ont fait à la DRC, les p'tits gars de l'Institut Universitaire de la Vigne et du Vin de Dijon. Ça aurait pu finir plus mal! Et ça augure bien de la suite.

22:49 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
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07 mai 2010
Vive le vin libre!

22:22 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : salons, avn, alsace |
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06 mai 2010
"Le blogueur préféré des amateurs de vin"?
Ce n'est pas un sondage et ce n'est pas moi qui le dis. Mais la presse locale. Alors, c'est dire si c'est vrai. Ce portrait de ma pomme, on le doit à Frédéric Cartaud, journaliste à La Presse Pontissalienne, une feuille de chou que l'on trouvera difficilement en dehors de quelques cantons du Haut-Doubs et du Haut-Jura. Et même pas à Morteau, c'est dire! Elle a été réalisée sans trucage juste avant le vernissage de l'exposition de Mme Olif, au Café de la Poste de Pontarlier. En buvant une bière-pression, histoire de ne pas trop l'avoir et de ne pas trop la mettre non plus, y compris aux journalistes du vin. Avant de prendre la pose, le nez dans un verre de Sorcières 2008, au buffet du vernissage. Noter le tee-shirt de circonstance, complètement prémédité. Comédien, va!
Un article qui reflète plutôt bien ce que j'ai pu dire et que j'assume complètement. Hormis une grosse coquille, que je me dois de signaler, ma modestie légendaire dût-elle en souffrir: la fréquentation du blog est bien de 300 à 500 visites journalières et non pas hebdomadaires. D'après la police, évidemment, selon les manifestants, c'est encore bien plus. Mais les chiffres, finalement, c'est comme les notes, on s'en tape un peu. Ce qui compte, c'est le vin et le partage, non?
Olif
22:20 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
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07 avril 2010
Le printemps fait salon (3): BiojoLeynes
Dernier coup d'œil sur l'agenda printanier, l'occasion d'un petit coup de projo sur le Bojo qui bouge, l'opportunité de célébrer la première BiojoLeynes.

Dans BiojoLeynes, il y a d'abord bio. Plus qu'à un simple salon de vins, c'est à une véritable fête du vin et du bio que le public est convié. Du vin, du pain, du fromage, de la charcuterie, des animations traditionnelles, des démonstrations de techniques ancestrales, tout ça sur la place du village.

Dans BiojoLeynes, il ya bien sûr Biojo. Pour Beaujolais bio, évidemment. Autour des organisateurs autochtones (Pierre Boyat, Stéphanie et Yann Desgouille, Catherine et Philippe Jambon), une jolie brochette de vignerons beaujolois invités devrait permettre de goûter à de jolies bouteilles, en accompagnement d'un casse-croûte de saison. Jusqu'à plus soif et jusqu'à plus faim, ce qui devrait rendre jaloux les amateurs-trices de vins de casse-croûte d'outre-Atlantique.
Et enfin, dans BiojoLeynes, il y a Leynes, commune viticole de Saône et Loire, voisine de Chasselas, fiefs des 3 co-organisateurs, qui possèdent là un terroir assez spécifique et méconnu en Beaujolais.
Voilà qui fait trois bonnes raisons de programmer une petite virée au pays du Gamay lorsque le printemps sera définitivement venu. Si toutefois le printemps fait des siennes et qu'il se mette à pleuvoir dans les verres, la Biojoleynes a prévu un repli stratégique dans la salle des fêtes de Leynes. Et bien sûr, en cas de rafraichissement subit, n'oubliez pas votre petite laine.
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Olif
22:25 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : beaujolais |
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