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Quartiers libres...

  • En vrac ou bien rangé

    Quand la canicule t'accule sous la tente, rien ne vaut une lecture rafraîchissante sur un sujet aussi désaltérant que le vin. Alors, cet été, j'ai lu, j'ai bu, j'ai vaincu. Des nouvelles, des contes, des recettes, des blogs, bientôt un guide. Tout ça à base de jaja. Et ça m'a donné soif.

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  • La confiture, les cochons, tout ça, quoi!

    Je m'étais juré de ne plus monter au créneau. De me tenir à l'écart de ces joutes verbales écrites sur les réseaux sociaux qui me fatiguent au plus haut point. Mais on ne peut pas laisser dire n'importe quoi non plus. Surtout par quelqu'un qui estime faire partie du gotha des dégustateurs reconnus, honnêtes et intransigeants. Il n'y a guère que lui qui doit le penser. Son commentaire lapidaire sur une bouteille des Rouliers 2015 de Richard Leroy fustige une vinification "non maîtrisée" et des variations potentielles inter bouteilles du fait de l'absence de sulfitage. Un genre de "loterie", en fait. Ce qui a eu pour effet de libérer la parole de toute une flopée de dégustateurs du dimanche, insensibles aux charmes du roi Richard. Ils en ont parfaitement le droit, d'ailleurs.

    #metoo #balancetonvinderichardleroyàdéfaut

     

    Mais j'ai failli en avaler mon chenin de travers!

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  • L'idole des jaunes

    C'est l'histoire d'un grand Arbois, oublié dans une cave depuis le siècle des Lumières. 1774, ça en fait, des lustres! C'est l'histoire d'un inestimable trésor qui s'est arraché à prix d'or au cours d'une vente aux enchères mémorable, lors de la Percée 2011 qui eut lieu dans la bonne ville d'Arbois. C'est l'histoire d'un vin qui a connu Louis XVI, vécu la Révolution, participé aux travaux de Pasteur, survécu à plusieurs guerres mondiales. C'est l'histoire d'une bouteille de vin  jaune  qui devrait être débouchée à l'horizon 2027, pour être bue par quelques privilégiés, helvètes ou sympathisants. C'est l'histoire de l'Arbois Jaune 1774, vin des Lumières, qui vient de paraître aux Éditions Cabédita.

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  • Lecteurs heureux...

    "Qui n'a pas écrit sur le vin naturel?", ai-je pu lire en commentaire d'une publication Facebook qui se réjouissait de la parution de ce roman de Christian Authier chez Flammarion. Romancier et essayiste, Christian Authier est également l'auteur d'un petit ouvrage culte sur Éric Callcut, ex-producteur de Picrate et vigneron porté disparu depuis le début des années 2000 (réapparu depuis, dans sa bagnole et sur Facebook, mais pas dans les vignes).

    Christian Authier a donc déjà écrit sur le vin naturel, depuis plusieurs années. Il ne surfe pas sur une mode ou une tendance. C'est un univers qu'il connait bien et qu'il apprécie. Et là, c'est sous la forme d'une histoire romancée, qu'il infiltre à nouveau ce milieu pour mieux le décrire. Des heures heureuses en perspective!

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  • Sa place sur terre

    On l'a déjà lue dans ses vignes et dans sa cuisine. On sait donc de quoi elle est capable quand il s'agit de transformer le raisin, en boisson ou en plat, puisqu'elle nous l'a raconté dans ses deux précédents ouvrages. Dans les vignes, chronique d'une reconversion et Recettes de ma vigne. On savait qu'elle avait eu une autre vie, avant, dans le milieu journalistique. Une vie qui l'a conduite dans le Languedoc pour être une correspondante de Libération à Montpellier. Libérée, elle l'est, depuis qu'elle a abandonné le journalisme pour devenir vigneronne. Mais qu'est-ce qui a bien pu la pousser à cette reconversion? Récit d'un avant, sur fond de terrorisme, de 11 septembre, de djihadisme, de faits-divers sordide. Catherine Bernard, ou le préquel d'une conversion...

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  • Sous les sapins les vignes du Jura...

    Jura, le seul vignoble dont on a fait une montagne . Ça ne fait pas un pli. Sur les sommets, du calcaire. En pied de coteau, des éboulis, des marnes, des vignes. À une altitude n’excédant pas 400 mètres. Et dire qu’au jurassique moyen, ici, c’était les Bahamas...

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  • De la vigne aux platines, puis au canapé...

    Rock et pinard, l'accord minéral par excellence. Fabien Korbendau et Christophe Mariat l'ont osé. Il fallait avoir les reins solides. Raison pour laquelle, sans doute, l'un des deux est néphrologue. Marier un album, un vin et un auteur pour un triolisme parfait, De la vigne aux platines l'a fait. Et c'est l'un des derniers bijoux de papier (ré)édité par les Éditions de l'Épure, avant Recettes pour un ami de Jean Cocteau et Raymond Oliver. Même s'il y en a eu plein d'autres (ne serait-ce que De profundis gustatibus, que ma modestie légendaire m'interdit de porter au pinacle).

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  • Sous les pavés, Pierre Overnoy. Profond...

    Le De profundis tour bat son plein, les dates s'enchaînant au rythme d'une tournée d'adieux de notre Johnny national, qui pourrait bientôt être définitivement rattrapé par le Grand Percepteur du Styx, à défaut du stade de France.

    Après un passage parisien aux Papilles, suivi du Carreau du temple, le temps fort de la tournée se déroulé in situ, à domicile, en compagnie du Maître Yoda des vins naturels, qui m'a fait l'amitié d'une translation en hauteur, de Pupillin à Pontarlier, pour une rencontre aussi exceptionnelle que tranquille à l'Intranquille-Mirabeau.

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  • Tranche de vin

    Au moment où les réseaux sociaux s'écharpent une fois de plus au sujet du vin nature, suite à une vidéo plutôt tranchée du camarade Antonin Iommi-Amunategui, publiée sur le site de L'Obs (Tranché, c'est d'ailleurs le nom du concept, et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise), dont l'objectif principal pourrait être essentiellement de réveiller certaines consciences. Ce à quoi elle est parvenue avec brio, suscitant émoi, indignation et cris d'orfraie plus ou moins justifiés (ou pas). Ceux qui pensent qu'il faut faire bouger les lignes de façon urgente ont applaudi des deux mains et des deux pieds. Beaucoup de ceux qui se sont sentis visés (et qui ne l'étaient pas forcément au départ) ont convenu qu'il fallait évidemment diminuer drastiquement, voire supprimer, les pesticides, ce qu'ils font déjà depuis longtemps d'ailleurs. Les autres se sont drapés dans leur dignité en tentant par tous les moyens de justifier des pratiques que l'on pourrait qualifier à plus ou moins long terme de "suicidaires altruistes". La généralisation et l'opposition un brin manichéenne entre vin naturel et vin conventionnel seraient-elles susceptibles de nuire au propos? Pas sûr, puisqu'elle semble marquer durablement les esprits, même si le principal intéressé s'est pris tellement de scuds dans la tronche qu'il en a été décoiffé à vie.

     

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  • Biodynamie-ennemie, et bien plus encore...

    Cette fois, ça y est, la rentrée littéraire est définitivement de sortie, au rayon gastronomique et culinaire, aussi bien du côté solide que liquide. De quoi occuper grandement la sieste de la belle Meera, le petit minou de la maison (qui ne vient pas de Lorraine), néanmoins amatrice de bonnes feuilles, y compris celles qui volètent au vent sous l'effet du foehn automnal et qu'elle cherche inlassablement à attraper. Mais, même quand Meera dort, rien de ce qui se passe dans son univers ne saurait lui échapper.

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  • Biodynamie-amie, et bien plus encore...

    2017. Année où les vendanges ont pris de court les candidats au prix Goncourt et où les vignerons risquent fort de se retrouver au chômage technique avant même la venue des premiers frimas et la sortie du beaujolais nouveau.  Rarement vendanges auront été aussi précoces. Et aussi courtes, pour un certain nombre de domaines. La faute au gel printanier qui a laissé sur le carreau un paquet de bourgeons cryogénisés par ce léger dérèglement du réchauffement climatique. Si le printemps fut frais, l'été a été chaud. Et l'automne s'annonce torride, avec une rentrée littéraire vinique qui prend des allures d'ouragan que Mme Irma, voyante de son état, n'a même pas vu venir.

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  • La main dans le ressac (et les pieds aussi)

    Ce n'est pas à proprement parler un livre de plage, mais c'est sans conteste le livre culinaire de l'été du plagiste à marée basse. Celui qu'on ne risque pas de voir traîner sur les nattes huileuses et ensablées des vacanciers enduits de crème solaire, dont la principale activité estivale consiste à déplacer sa serviette sur la plage au gré des marées, un coup vers le haut, un coup vers le bas. On devrait néanmoins le retrouver dans toutes les poches des chasseurs/cueilleurs/pêcheurs qui arpentent les littoraux de France et de Navarre lorsque la mer se retire, tel un adepte du coïtus interruptus un soir propice à l'éclosion mensuelle des œufs de sa partenaire. Un bouquin qui permet de prendre de la hauteur quand la lune joue à l'attraction.

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  • Conchyophilie vinique

    Caviste de son état, blogueuse par passion, écrivaine parce que le papier, c'est encore mieux que le web, Sandrine Goeyvaerts sort son deuxième opus chez Hachette et nous en conte des vertes et des pas mûres. Les perles d'une caviste, ce ne sont pas celles qui ornaient son cou lors de la remise des trophées de la RVF, où elle s'est vue remettre celui d'homme de l'année, catégorie Meilleur blog, en 2014. Un traumatisme qui, une fois passée la joie de la nomination, la hérissera à jamais contre le sexisme dans le monde du vin, qu'elle ne cessera plus jamais de combattre à grand coups de #womendowine.

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  • Littérature d'entre deux tours

    Pour tenter de survivre à une campagne électorale un poil flippante, rien de tel qu'un bon canapé, un bon livre et un bon chat. Du vin, de l'air, garder le contact avec les vignerons et assurer l'héritage, afin de mieux contenir la petite bête immonde qui monte.

    De la nouveauté, avec deux maisons d'édition toutes jeunes, dont l'une fait même ses premiers pas. Bienvenue à Nouriturfu sur le grand marché des bonnes feuilles consacrées à tout ce qui se mange et qui se boit, qui publie la version française du dernier livre d'Alice Feiring, la grande spécialiste new-yorkaise du vin naturel et pourfendeuse de la normalisation du vin, qui s'en est allée explorer les origines du vin nu dans son berceau historique, la Géorgie.

    Et gloire à la maison Tonnerre de l'Est, en âge de marcher toute seule puisqu'elle est née en 2011, qui se consacre à l'édition d'ouvrages d'art essentiellement dédiés à l'approche biodynamique dans le vin, en publiant les plus belles feuilles de vignes de vignerons emblématiques comme Jean-Pierre Frick, Olivier Humbrecht ou encore Christophe Beau. Tout un programme qui n'a rien d'électoral, mais néanmoins susceptible de réunir bien des suffrages.

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  • Ô Vindem!o...

    Les ailes de géant du Ventoux, la haute montagne provençale au crâne bien dégarni, empêcheraient-elles les vignerons albatros de marcher?

    Après Olivier B., trublion de l'appellation qui a bien failli rester sur le carreau à cause de l'amour, c'est au tour de Jean Marot, créateur du domaine de Vindem!o, après avoir officié au Murmurium, de se retrouver en difficulté.

     

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  • La gloire (des vignes) de mon père

    C'est sûr, le Jura a la cote. On peut désormais parler de grosse cote. Du velours, si on en croit Idealwine, qui a adjugé à 1032€ un vin jaune 2000 de la maison Pierre Overnoy, le Maître Yoda des vignerons naturels du Jura et d'ailleurs. Cela faisait quelques années déjà que les prix des vieux jaunes avaient pris leur envol, la faute à quelques fondus fortunés. Ce qui est nouveau, c'est la folie spéculatrice qui est en train de gagner les millésimes récents, hors vin jaune, d'une petite poignée de vignerons en passe de devenir mythiques, bien souvent malgré eux.

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  • Les pieds sur terre, le cœur en mer, la tête dans les étoiles...

    C'est un livre de chef sans être tout à fait un livre de chef. C'est un livre sans être tout à fait un livre. C'est d'abord un objet. Un bel objet, que l'on observe sous toutes les coutures. Puis qu'on palpe. Qu'on caresse. Pas une femme, un livre. Rarement une couverture m'a fait un tel effet. La dernière fois, c'était un petit opuscule sur le vin jaune, chez le même éditeur, sorti le même jour. Un frisson au toucher. Les poils qui dressent. Une chair de poule de plaisir. Et enfin, on se décide à l'ouvrir. Mais avant de tourner les pages, on le hume. Une bonne odeur envahit les narines. Une colle neutre, qui ne sent pas le mauvais fumet de poisson. Tout comme à la Marine, finalement. Un livre-objet, dans le sens noble du terme.

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  • Dix façons d'être maillot jaune

    C'est la sortie la plus attendue de la rentrée littéraire de la Toussaint. Oui, à la rentrée littéraire, les livres sortent, va savoir pourquoi! Trop tard pour les prix, mais celui-ci ne coûte pas bien cher. Il vaut par contre son pesant de savagnin et tout amateur digne de ce nom serait bien avisé de se ruer vers l'or de ce petit fascicule épuré. Le vin jaune, dix façons de l'accompagner. La onzième, c'est avec toi, avec vous, avec nous.

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  • In cinemavino veritas

     

    Vin et cinéma font bon ménage. Dernier opus en date, Vino veritas, de Pascal Obadia. Un voyage au cœur de l'Europe, en compagnie de quelques producteurs de vin qui ont fait le choix d'un mode de culture bio ou biodynamique.

    Quand on produit une bouteille de vin, on fait aussi un choix de société. 

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  • Rentrée litre (et raire)

    C'est la rentrée. Des classes, des vendangeurs, la rentrée littéraire et vinique  Et c'est déjà la foire, aussi. Lisons, vendangeons, buvons. Soyons fous, achetons s'il le faut. Mais intelligemment, pas n'importe où. Pas n'importe quoi. Tout savoir sur le vin, avant de le boire, avant de l'acheter, c'est possible. Notamment grâce à la Pinardothek. Jamais en carafe avec Sandrine Goeyvaerts, la caviste liégeoise à la langue bien verte, oufti! Et, évidemment, jamais en foire aux vins, si l'on respecte un tant soit peu le produit. On fera donc sans difficulté l'impasse sur les différents guides d'achats qui fleurissent comme des moisissures à l'approche des grandes messes médiatiques célébrées à grands coups de fausses bonnes affaires par une grande distribution jamais en reste d'opérations commerciales, quand il s'agit d'écouler à grande échelle des palettes de vins plus ou moins bons qui permettront de vendre au moins autant de palettes de papier toilette pour torcher cet écoulement diarrhéique de liquides embouteillés à profusion pour endiguer la fièvre acheteuse des troupeaux de moutons consuméristes rendus accros aux bonnes notes, coups de cœur et autres médailles distribuées à la louche par  des jurés de pacotille ou des gourous du vin se targuant de leur soi disant expertise, mais dont l'objectif premier est de fourguer leur propre camelote de papier.

    Plutôt que de feuilleter un catalogue entres les rayons de supermarché, on préfèrera lire entre les vignes et se tourner vers d'autres ouvrages, qui prennent le temps d'aller à la rencontre des vignerons, de leurs vignes, de leurs vins.

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