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vin nature

  • VDV#74: Soif de vin naturel qui désaltère? Do it yourself!

    C'est le printemps, les jupes des filles raccourcissent en même temps que les jours rallongent, tout comme d'autres choses dans les pantalons des garçons. Les premières chaleurs donnent soif et envie. Seulement voilà! Tu ne supportes plus de voir ces jus industriels et conventionnels, bourrés de désherbants et de pesticides, entassés dans ta cave après avoir croupi sous les néons dans les linéaires de la grande distribution. Des vins pourtant achetés parfois à vil prix, t'ayant donné l'impression de faire l'affaire du siècle, contrairement à d'autres, élaborés à la cool par des  barbus feignants à cheveux longs, mi-babas, mi-hipsters, et qui coûtent un bras et s'arrachent à prix d'or dans les endroits branchés de la capitale. Ils sont en stock, mais tu ne peux plus les boire, même en peinture. Il existe pourtant une solution pour redonner de la buvabilité à un vin qui n'en a plus, voire jamais eu.

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  • À la rencontre du vin naturel qui n'existe pas

     

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    Mettons tout de suite les choses au point. Le vin naturel n'existe pas officiellement. Même si tout le monde sait très bien ce que c'est et ce qu'il représente. Il n'y a qu'à en tendre un verre à Michel B. et vous entendrez un pouah qui en dit long. Lui aussi l'a déjà rencontré. Comme tous les Grenoblois, d'ailleurs. Mais Michou n'a de cesse de vouloir convaincre l'univers incrédule que les envahisseurs sont là. Tout au plus a-t-on affaire à un recul de civilisation. Mais quelle civilisation, au fait? Sauf le respect naturel que tout amateur de vin lui doit, continuons donc civilement de reculer un peu, tandis que Michou avance, ou, plutôt, fait du surplace, comment veux-tu quand même. Aller de l'avant en faisant marche arrière, une expression très affectionnée dans le Jura du côté de Montigny, c'est avant tout vouloir se débarrasser des maux de l'œnologie moderne, un rouleau compresseur technologique apte à produire un vin standardisé avec n'importe quel raisin de mauvaise qualité, à grands coups d'artifices et de pratiques douteuses se revendiquant d'une grande propreté. Revenir à une approche plus naturelle, moins artificielle, sans arômes surajoutés, voilà qui est encore plus propre, contrairement aux apparences. Une expression plus pure du raisin, cultivé sur un sol donné qui lui correspond. Une adéquation entre un terroir, un vigneron, un cépage, qui donne naissance à un vin susceptible de refléter une certaine vérité qu'il est illusoire de vouloir nier, même si ce n'est pas celle qu'on recherche. Quand certains esprits primaires et chafouins se cantonnent au sens au sens primitif du mot, d'autres se livrent à une analyse sémantique plus fouillée. "Nature/naturel: deux mots à l'usage libre, nécessaire et ambivalent". C'est le titre d'un article de Samuel Cogliati, publié dans le Rouge & le Blanc d'avril 2013 (avec une belle tronche de vin valaisanne en couverture), qui mérite d'être souligné, parce qu'il soulève de vraies questions naturelles et y apporte d'authentiques réponses, on ne peut plus natures. Alors, définitivement oui, battons-nous pour défendre le vocable!

     

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    Le vin naturel est-il une mode? C'était le sujet d'une petite causerie au salon des vins naturel de Grenoble, le week-end dernier. La réponse a été non. Parce que. Les modes qui durent des millénaires, ça commence à ne plus en être. Ce qui n'empêche pas quelques-uns de surfer dessus. C'est de bonne guerre. On a bien causé, on est allé goûter. Et dédicacer, aussi. Parce qu'en Dauphiné, on s'y connait en Tronche, dont certaines bien gratinées.

     

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    Les vignerons ne se sont pas non plus privés de signer de leur empreinte le paragraphe les concernant.

     

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    Puis, d'un revers de veste, Paf la syrah! Par terre, en mille morceaux. Quel dommage! 11,5° de pur bonheur liquide, à boire d'une traite au goulot quand on ne l'éponge pas à la serpillère. Ce n'est pas Jean-François Coutelou qui dira le contraire.

     

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    Difficile de prendre une photo sans Bugey avec un I-Phone. Les vins de la Combe aux rêves n'ont pourtant pas tremblé. Éclatant chardonnay Terre Mère, déroutant Toutankhanon, magistral Éveil du loup, vivifiantes Noct'en bulles, des vins comme dans un rêve.

     

    Et puis, d'autres bouteilles glânées à droite à gauche: Planquette de Didier Michaud, Bouchat de Jérôme Guichard, une Gourmandise 100% cinsault de Julien Peyras, Couffe chien 2011 du domaine du Perron, également dans le Bugey, une jolie syrah du Rhône chez Paul Estève, du domaine des Miquettes, des Vaches bien gardées chez Lilian Bauchet, Béryl rouge de Joël Courtault et puis, en off, le Tracteur mi-gamay, mi-étraire de la dhui et de Thomas Finot, le régional grésivaudanais de l'étape, de passage en after.

     

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    En guise de conclusion, je peux désormais affirmerqu'il est absolument certain que le vin naturel existe. Je l'ai rencontré à Grenoble, où il tient salon depuis maintenant 6 années, fiches d'analyses à l'appui, au milieu d'un art contemporain tout aussi naturel.

     

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    Olif

     

     

    P.S.: C'est à quel âge, la retraite de meilleur dégustateur français du monde? Parce que là, il y aurait urgence!

     

    P.S.2: Tronches de vin sur France Inter, c'était dimanche 24 mars, en direct du Salon du Livre de Paris. On peut réécouter Dominique Hutin en rester SulQ en cliquant ici. Vers la cinquantième minute d'émission.

     

    P.S.3: les Tronches seront à la librairie Nordest, dans le Xème arrondissement, le jeudi 28 mars, en compagnie d'un ou deux vignerons et/ou de leurs vins. Venez donc y faire un tour, les Parisiens.

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    P.S.4: pour enfin profiter du printemps qui n'existe pas cette année, tous à Cabrières au Clos Romain le samedi 30 mars (j'ai bon, Isa? cf dans les commentaires), pour le plus beau des salons printaniers de vignerons bio et naturels.

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  • Don Bettanillo e gli stupidi biologici

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    Comment on dit biocon, en italien? N'ayant pas réussi à contenir l'invasion des hordes françaises  d'indigènes levuriens complètement assoiffés de bioconneries viniques, Don Bettanillo s'attaque finalement au marché italien.

     

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    -"Mais ce ne sont que quelques vins minoritaires, Don Bettanillo..."

    -"Oui, Seigneur, mais ils sont oxydés et ils puent de la mort!"

     

    Le vin nature gagne du terrain et c'est heureux. Les Italiens n'ont d'ailleurs pas attendu les Français pour s'y convertir. La charge michoubidesque dans le très respectueux Gambero Rosso s'apparente à la traversée des Alpes par Hannibal. Éléphantesque! Pauvres transalpins, qui voient débarquer chez eux notre Michounibal avec ses gros sabots.

     

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    C'est Jonathan Nossiter, célèbre réalisateur de Mondovino*, qui a révélé "l'affaire" sur Facebook, en traduisant ce papier approximatif et honteux signé Bettane et Desseauve, ce qui a déclenché des réactions en chaîne dans le mini-monde du vin connecté. Le bistrotier du fond à gauche recyclerait bien Michou en gardien de phare, un poste où il excellerait sans aucun doute. Alice Feiring abandonne bien volontiers son allocation d'Ornellaia à Michoubidou. Mister M., assisté de Mister T., a foutu une grosse pâtée à Mister B dans l'amphithéâtre des levures. Lilian Bauchet a regardé la caravane des vins naturels passer pendant que le chien de Don Bettanillo aboyait. Et Isabelle Perraud, des Côtes de la Molière, a expédié des cartons de Beaujolais nature en Italie. À Don Bettanillo?

     

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    Le vin naturel gagne du terrain, c'est heureux. Il franchit même désormais toutes les frontières**. Bienvenue en Suisse, alors! Ou bien. Sans doute légèrement retardé à cause des formalités douanières, il arrive enfin à y faire son premier salon, Vinivivi. Au Péristyle de l'Hôtel de ville de Neuchâtel, s'il vous plaît. Moins d'un mois après la présentation officielle du Non-filtré, une institution là-bas. Les 8, 9 et 10 février, le Péristyle n'en manquera pas. De style, de non filtré, mais aussi de non levuré et de non sulfité. Veni vinivivi vici!

     

    On attend avec impatience la diatribe de Herr Bettanich en Suisse allemand pour préserver les Helvètes d'une dérive levurienne indigène.

     

    Olif

     

     

     

    * film magnifique, controversé, honni par les amateurs d'étiquettes et de vins conventionnels pour son discours jugé manichéen, tandis que le cinéphile averti a tendance à le classer parmi les chefs d'œuvre du genre, d'un point de vue purement cinématographique. L'amateur de vins moins conventionnels, quant à lui, est aux anges pour les deux raisons.

     

    ** Je taquine, car il existe d'excellents passeurs de vins naturels en Suisse et ce, depuis de nombreuses années.

  • Vivons nature, lisons nature, buvons nature, achetons nature...

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    "J'aime la nature et les fleu-fleurs des champs,
    Mon coeur est tout ému et, dieu que c'est touchant !
    Je vais m'étendre
    Sur l'herbe tendre
    En écoutant d'un oeil distrait
    L'odeur si forte des forêts la la la
    L'odeur si forte des forêts." *

     

     

    Faut-il y voir un regain d'intérêt actuel pour le rousseauisme? Ou, plus simplement, juste une envie de revenir à des choses plus simples, authentiques, goûteuses et saines? Le très véritable groupe Machin, à la fin des années 70, prônait déjà un retour vers les verts pâturages haut-saônois, sans même savoir que la vigne finirait par s'y implanter. Toujours est-il que le vin "nature" a le vent en poupe. Au point que le terme en devient de plus en plus galvaudé et qu'il serait peut-être effectivement temps de le définir de façon précise et officielle. Mais, en même temps, l'officialiser et vouloir le faire rentrer dans un carcan trop bien défini, est-ce encore l'esprit "nature", volontiers rebelle et un brin libertaire? N'en déplaise au bourgeois qui passe. Et à tous ceux qui voudraient le cataloguer exclusivement comme vin à bobo parisien et m-as-tu-vu dans bar-à-vins branché de la capitale. Le vin nature est plus qu'une mode, la preuve, il est en train de se faire récupérer par ceux qui, hier, lui crachait dessus. Formater le vin nature pour le vendre en GD, voila le nouveau credo des industriels de l'agro-alimentaire. S'il y a une demande et si ça se vend... Et ce n'est pas Lilian Bauchet qui a dit le contraire, dans l'excellente interview réalisée par Antonin le Vindicateur pour No Wine is Innocent, son blog de la Rue 89 où les commentaires des riverains valent aussi leur pesant de cacahouètes.

     

    En parlant de marché du vin nature, trois jeunes étudiantes très "natures" du Mastère Spécialisé Connaissance et Commerce International des Vins (AgroSup Dijon / CFPPA Beaune) ont lancé une étude à ce sujet dans le cadre de leur formation. Les ceusses qui auraient envie de leur sacrifier naturellement 5 bonnes minutes de leur temps sont invités à y répondre en cliquant sur le lien ici présent. Merci pour elles. Réponse souhaitée avant la fin du mois de novembre, pour ceux qui veulent participer.

     

    Et pendant ce temps-là, le vin nature fait son petit bonhomme de chemin en multipliant les micro-initiatives qui font les grandes rivières.

     

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    Buvons nature à Paris en décembre, les 7,8 et 9, en compagnie des Vins S.A.I.N.S, sans aucun intrant ni sulfite. Un micro salon qui se tient à l'Espace Beaujon, rue du Faubourg Saint-Honoré, doublé cette année d'une conférence sur le vin véritablement nature.

     

    Trop à l'étroit dans son costard d'animateur de soirée conceptuelle autour du vin, Fabrice Vinsurvin a fait sauter le couvercle de son Tupperwine pour créer un vrai salon, sans canapé, ni fauteuil, ni gobelets en plastique, les 17 et 18 novembre. Le parc des expositions de la Porte de Versailles indisponible pour cause de Salon du mariage gay, c'est finalement sur la péniche Le Marcounet, 40 quai de l'Hôtel de Ville, que 12 excellents vignerons, bio et/ou nature, tenteront de lutter contre le mal de Seine. 5€ l'entrée, verre et gilet de sauvetage inclus.

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    Les péniches amarrées sur les quais de Seine sont devenues les endroits les plus hypes pour déguster du vin à la Capitale. Ce n'est pas complètement nature, mais presque, et surtout, c'est ultra propre à la vigne. 22 vignerons bio ou biody vont tenter de faire couler une nouvelle fois la péniche Mélody sur le quai de Bercy, avec la complicité de Verre Bouteille et Isabelle Jomain. Un salon désormais bien installé, qui tangue plus ou moins, selon les années, le nombre de vignerons et le niveau de la Seine.

     

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    Olif

     

    * Ma cabane à la cambrousse, du très véritable groupe Machin, un hymne au Rousseauisme, et, à qui saura lire entre les lignes, au vin "nature".

  • Le yaourt nature (quand il est bon)

     

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    Encore et toujours la même rengaine, le même ferment, pas du tout lactique, qui incite au débat contradictoire, aux avis divergents, aux querelles de clochers, aux engueulades et autres rodomontades, quand il ne se termine pas en véritable croisade. On voit bien, plus par curiosité que par conviction, que la conversion titille certains dégustateurs, qui aimeraient bien comprendre pourquoi le "nature" rencontre un tel succès auprès des vignerons et d'une frange d'amateurs réputés avisés autant qu'éclairés. Mais, finalement, pas si simple d'abjurer sa foi et renier un long passé idolâtre. Ceux qui reprochent à certains acteurs du monde du vin de se réfugier dans leurs chapelles respectives habitent en fait dans des cathédrales auxquelles il vaut mieux ne pas s'attaquer, au risque de passer pour un hérétique. Pape, ayatollah, fanatique, sectariste, la métaphore religieuse inspire pour qualifier les impies. Le Petit Jésus en culotte de velours aseptisé a encore de beaux jours devant lui, avec la clique à Monseigneur Michou, son bedeau et ses dévôts. Manquerait plus qu'un nonce photographiste, tiens! Finies les questions existentielles sur le vin de messe à servir aux ouailles, tout est écrit dans la Bible. Suivez LE Guide, comme de bons enfants de chœur.

     

    Oui mais..., non merci.

     

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    Clichés Chapelle Notre-Dame de Bon Secours 25300 Sainte-Colombe ©Olif

     

    Face au rouleau compresseur d'une pensée vinique unique et bien pensante, qui cherche à régner en maître sur le monde du vin, pour laquelle il semblerait qu'il n'y ait point de salut biodynamique à moins de 250€ la quille bourguignonne de référence, et qui ne s'aventure qu'exceptionnellement hors des sentiers archi-rebattus du vin conventionnel ou alors pour encenser du pseudo vin "nature" tendance marketing, il est plus que jamais utile de défendre de vraies valeurs et de revenir aux fondamentaux. Le vin est un produit naturel, certes créé par l'homme, mais nul n'est besoin d'une panoplie de petit chimiste pour en produire du bon. Les néo-vignerons qui s'y essaient, par philosophie et conviction plus que par idéologie, se sentent abandonnés de tous les côtés, bataillant pour l'agrément, parce que leurs vins auraient un profil déroutant pour des palais habitués depuis des décennies à leur dose de sulfites et à des arômes préfabriqués par les méthodes de vinification et les marchands de levures. Le déclassement peut alors être une solution mais n'est pas une fin en soi. Dur de renoncer à ses origines quand on se sent bien ancré dans un lieu et un terroir. Et on se demande vraiment pourquoi, dans le sillage d'Antonin, le Vindicateur, revenu du purgatoire du grand vide cybernétique, les deux styles de vins doivent systématiquement être opposés sans pouvoir cohabiter en bonne intelligence. Pour preuve, les vins d'un Pierre Overnoy, par exemple, qu'aucun dégustateur digne de ce nom, quelle que soit sa chapelle ou sa cathédrale, n'oserait dénigrer ou négliger, tant ils font partie des plus grands, même sans une once de soufre dedans depuis plus de 20 ans.

    Le vin "naturel", "nature", "vivant", "libre", quelque soit le qualificatif qu'il essaie d'adopter ou que l'on essaie de lui donner pour exprimer son style sans heurter la sensibilité de vignerons conventionnels qui ne travaillent pas selon cette approche et qui ne veulent pas que soit sous-entendu qu'ils puissent avoir recours à des procédés et/ou des produits technologiques (restons polis), fait de plus en plus d'émules. Même s'il reste encore largement minoritaire. Indispensable alors d'encadrer son élaboration pour un maximum de crédibilité. L'Association des Vins Naturels, émanation d'un groupuscule de vignerons-penseurs (Marcel Lapierre, Pierre Overnoy...) s'est donnée pour mission d'arriver à un idéal: un vin sans intrant chimique, bio-logique et/ou dynamique à la vigne comme à la cave. Avec un niveau d'exigences élevé pour tenter de garantir une certaine qualité. On peut faire du vin "nature" sans adhérer à l'AVN, on ne peut pas adhérer à l'AVN si on ne fait pas du vin "naturel". La charte élaborée par les vignerons eux-mêmes se veut de plus en plus restrictive, même si elle n'est garante que de la manière dont le vin a été produit. S'en inspirer ne peut qu'être une bonne chose, s'en réclamer n'est aucunement une obligation. Juste un équivalent de certification qui permet aux vignerons affiliés d'avoir un poids plus important pour affirmer la réalité de leur vin "naturel".

     

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    ©AVN

     

    Le vin "nature", évidemment, personne n'est obligé d'en boire. Mais quand on y a goûté et que l'on a aimé, il faut reconnaître qu'il est difficile de faire marche arrière. Forcément, il y en a des bons et des moins bons, des plus ou moins réussis, mais rien n'empêche l'amateur ou le professionnel de faire preuve de discernement, sans rejeter en bloc un processus qu'il a du mal à assimiler. Ça sert à quoi, la critique, sinon?

     

     

    Olif

     

    P.S.: "Non, pas lui!", entends-je déjà dans le rang des cancres du fond. Si, lui!

     

    P.S.2: s'ils veulent vraiment appréhender le "nature", les cancres du fond feraient mieux de se cantonner au yaourt, c'est là qu'ils pédalent le mieux. Je pense qu'ils se reconnaîtront.

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    P.S.3: côté vins bio et/ou "nature", pour des travaux pratiques d'envergure, en cette fin de mois de janvier, il faudra opérer un mouvement de téléportation dans le Sud, avec tout d'abord les 2èmes Rencontres pour l'Agroécologie, les 21 et 22 janvier, au Domaine de Sulauze si tu l'oses, suivi de peu par le 19ème Millésime Bio, au Parc des Expositions de Montpellier, du23 au 25 janvier.

     

    À partir du 28, c'est dans la Loire que tout va se passer, avec une émanation de Renaissance des Appellations aux Greniers Saint-Jean, suivie de près par le salon des Pénitents initié par la bande à René Mosse et l'incontournable Dive Bouteille dans les caves troglodytiques du Château de Brézé. Et enfin, le Salon des vignerons bio de Loire, également aux Greniers Saint-Jean.

     

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     Des infos plus détaillées sur la Pipette

     

     

    P.S.4: moi, mon vin "nature", je ne le laisserais pour rien au monde aux étourneaux. L'anti-Marionnet par excellence, en toute courtoisie, le vin nature de référence ne serait-il pas cette Cuvée des Étourneaux de Claude Courtois? Millésime 2002, lot 5, du gamay pur jus avec un gros coefficient de torchabilité.

     

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    P.S.5: ben voilà, pas mieux, comme illustration sonore!

     

  • Le Pti livre du vin naturel

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    C'est un pti livre blanc pour accompagner une dégustation de "vins naturels", une terminologie qui embête bien les partisans des vins dits "conventionnels" parce qu'elle laisse sous-entendre que ces derniers ne le sont pas, naturels. De fait, l'excès de chimie dans les vignes et de triturations à la cave ont tendance à dénaturer un peu le vin. Soit-disant pour l'améliorer, parfois dans le seul but de faciliter la vie du vigneron. Peu importe. Alors, sans aucun remords ni aucune volonté de relancer un débat généralement stérile, laissons le meilleur à ceux qui le souhaitent, marchons plutôt dans les traces de Jean-Charles Huon et contentons-nous de boire des vins "nature*", avec le moins d'additifs possibles.

    Le Pti Journal du vin naturel, blog édité par Jean-Charles depuis janvier 2010, où il fait part de ses humeurs et  dégustations de vins, s'est en partie couché sur le papier, ou, plutôt, a permis l'aboutissement d'un projet personnel, le livre étant déjà dans les tuyaux depuis octobre 2008

    Pourquoi un aller-simple pour le vin naturel? C'est simple, allez! Quand on a mordu au truc, pas besoin de billet retour, difficile de revenir dans le monde des vins "classiques". Pas de retour possible, donc, mais un billet d'humeur dans lequel Jean-Charles fait part de son cheminement dans le monde du vin et explique les raisons de ses choix. Quand on sait qu'il n'a que 23 ans, on se dit qu'il a plutôt pris un bon départ dans la vie et dans le vin. Soulevant un certain nombre de problèmes, qu'il ne prétend surtout pas résoudre, Jean-Charles cherche à éveiller les consciences et inciter à boire mieux, pour soi et pour l'environnement. Au travers de 100 commentaires de dégustation, soigneusement sélectionnés parmi ceux qu'il a publié sur son blog, Jean-Charles propose quelques pistes au lecteur. Des choix particulièrement ouverts et éclectiques de vins "bio", "biodynamiques" ou "naturels", du Vin de Pétanque 2009 du Mas Libian au Meursault Charmes 2007 des Comtes Lafon.

     

    Courageusement auto-édité, le Pti livre du vin naturel est disponible directement auprès de l'auteur, ou dans certains lieux dédiés au vin naturel du côté d'Angers (cave, resto, bar à vins) ou encore à l'Athénaeum de Beaune. Son prix: 14,95€.

     

    Olif

     

    * à titre personnel, je préfère ce terme de vin "nature", par analogie au yaourt. Le vin "nature" serait alors un vin pour lequel on n'a pas utilisé de levures aromatiques ou tout autre produit artificiel susceptible de le dénaturer. Ça peut se discuter aussi, mais ça me plaît bien quand même.

  • Vin de toilette

     

    Immortalisé à tort comme produit de beauté par Alain Chabat, dans une courte parodie de pub nullissime, le gamay de qualité, qu'il provienne de Beaujolais, d'Auvergne ou de Loire, ne se pochtronne plus guère au comptoir ou en dessous, avec un béret sur la tête, même s'il continue à donner un teint éclatant et juvénile aux avisés amateurs de vins ayant retrouvé le goût de la/du nature. Qui peut le plus peut Le Moing, et cette cuvée parcellaire de gamay vinifiée de la façon la plus naturelle qui soit par Cyril Le Moing et Nam Joo Son, dans le millésime 2009, porte le nom de la parcelle qui l'a vu naître: Le Ponge. Le Ponge? Le Ponge. Le dernier mot qui t'a servi était Ponge. Serviette éponge? Parfait. Voilà qui nous ramène au vin de toilette grâce à l'ami Boby, toujours à Lapointe en matière de jeux de mots laids ou d'à peu-près.

     

     

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    Crédit photo La pipette

     

     

    Pour en revenir à ce Ponge 2009, donc, époustouflant gamay de Fline (49), voilà un vin épicé et fruité, aux tanins frais, juteux et précis, qui coule à la régalade dans l'arrière-gorge, lavant bien l'œsophage de toutes ses impuretés.

     

     

     

     

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    Olif

     

    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.