30 mars 2012
VDV#44: Régalades et rigolades en Loire
À Angers, va où la Loire te Maine...
Le loir (Glis glis) est un petit mammifère rongeur de la famille des gliridae, qui passe pas mal de son temps à dormir sur son brin de laurier, quand il ne grignote pas des petits grains d'orge. Voilà qui n'est pas banal. Malheureusement, la femelle du loir ne s'appelle pas la Loire, et mon intro tombe à plat, n'ayant pas grand chose à voir avec le sujet qui nous préoccupe, à savoir celui des Vendredis du vin concoctés par Anne Graindorge, qui nous convie, juste retour des choses, à grignoter en Loire. "Régalades et rigolades", c'est comme un genre de pique-nique virtuel, avec un vin de Loire pour dénominateur commun. Exit le loir, donc, tant pis pour la glisse...
La Loire est un vignoble fleuve. Le vin de Loire prend sa source au Mont Gerbier-de-Jonc, en Ardèche. Par tous les Saints, d’Eulalie à Nazaire, les vignobles se succèdent, regroupés sous la bannière hétéroclite des Vins de Loire, ceux qui ont « un fleuve pour terroir ». Des Côtes du Forez au Muscadet, en passant par les Côtes roannaises, le Sancerrois, l’Anjou, la Touraine ou les Fiefs vendéens, le vin et la vigne sont omniprésents le long des 1013 kilomètres parcourus par le plus grand fleuve de France, intégrés de façon naturelle et culturelle au paysage, faisant preuve d’une aussi grande diversité que lui.
Contrairement aux idées reçues, tous les vins d’Anjou ne sont pas doux et tous les vins de Saumur ne sont pas mûrs. Du gamay au melon de Bourgogne, en passant par le cot, le sauvignon, le gamay ou la négrette, les cépages de Loire sont presque aussi nombreux qu’il y a d’appellations. Le raisin-roi, dans le cœur de nombreux amateurs, reste pourtant le chenin, capable de produire d’immenses vins blancs, secs ou liquoreux, en Anjou comme en Touraine. Les buveurs de vin rouge avouent plutôt leur penchant pour le cabernet franc, connu également sous le nom de breton, ce qui flatte autant l’ego des Bretons, qu’ils soient francs ou pas, que des Ligériens. Les amateurs de vins originaux, eux, jettent volontiers leur dévolu sur le pineau d’Aunis, le grolleau voire le menu pineau, autant de cépages authentiques, parfois rustiques, dotés d’une forte mais sympathique personnalité.
Lorsqu’on les verse trop généreusement, il arrive que les vins de Loire débordent du verre, à la manière des crues décennales du grand fleuve. Une pratique qu’il faut savoir endiguer, de Nantes à Montaigu, pour consommer avec modération.
Le Loir est une rivière du Centre-Ouest partie à l'Eure. Aucun rapport avec le Glis glis. Du côté de Blois, le Loir est cher et ça ne le gêne pas de marcher dans la boue. Le Loir ne se jette pas dans la Loire, mais dans la Sarthe, ce qui est loin d'être hors sujet. Quand il est Cher, le vin de Loire ne s'use que si l'on Sancerre. Il mène à tout, quand il tient parfois salon, du côté de Ménetou.
Avant de coloniser le grand Ouest, à qui elle donne ses lettres de noblesse viticole, la Loire prend donc sa source côté Est, donnant son nom à deux départements loin d'être sous influence océanique dominante, même si cette dernière n'est pas exclue. Pour y voir plus clair, la Haute Loire privilégie la culture des lentilles à celle du raisin, tandis que du côté des monts du Forez ou de Roanne, la vigne s'ébat en coteaux ou soutient les gorges. Le vin y est parfois si gouleyant que l'on a envie de le téter à même le magnum, comme ce Gamay 2010 tiré des Bonichons, une parcelle du domaine de la Perrière, située à l'endroit d'une ancienne nurserie. Une cuvée qui mérite bien un conditionnement 95C, au minimum. BIB ou nourrice agréée acceptés. Nul besoin de diversification alimentaire, le vin se suffit à lui-même.
Vin de Pays d'Urfé 2010, Les Bonichons, Domaine de la Perrière, Philippe Peulet
Du côté de la Touraine, on trouve également du Gamay, mais non exclusivement. Le Cabernet franc et le Côt assemblés peuvent donner un vin Franc du Côt-lié, charnu, croquant et à la rusticité assumée. Faites chauffer la trancheuse et sortez jambons et saucissons.

Touraine 2010 Franc du Côt-Lié, Albane et Bertrand Minchin
Une fois tout bu et tout mangé, il faut nettoyer. Un vrai métier, qu'il ne faut pas laisser exercer par n'importe quel amateur. Microvigneron, c'est pas une sinécure, mais quand le Breton goûte aussi charnu et sensuel, on pose ses lunettes, on respire un grand coup et on lève les yeux au ciel. Quitte à faire une tache sur la nappe. Et laisser passer l'heure du repas. LÉOOON!
Léon 2010, Vin de France, Sébastien Fleuret Microvigneron
Quand la Loire rigole comme ça, c'est clair qu'on se régale.
Olif
P.S.: nettoyeur, ce n'est pas un métier où on rigole tous les jours non plus. La preuve!
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03 novembre 2011
VDV#40: polygamie beaujolaise... (deuxième partie)
Beaujolais, le retour. Et il y a encore du boulot! Mais on ne va pas se plaindre, ce n'est que justice pour une appellation et un cépage d'ordinaire si injustement décriés.
Binbin est fou de vin en général et de Beaujolais en particulier. Il nous dresse un constat chiffré alarmant de l'historique du Beaujolais ces 50 dernières années: la crise, récurrente du fait des excès et d'un marché instable, jouant sur l'effet de mode qui, comme chacun sait, finit par passer, et les raisons d'espérer, grâce à des vignerons talentueux et une autre vision de ce que peut et doit être un vin du Beaujolais. Avec un petit clin d'œil appuyé à Jean-Claude Lapalu.

Quoi de mieux qu'une vigneronne pour parler simplement de la région qu'elle aime et où elle vit? On attendait un truc hypersophisitiqué de la part d'Isabelle Perraud, des Côtes de la Molière, eh bien non! Le Beaujolais, tout simplement! Même qu'elle a failli sécher sur le sujet, après avoir trop révisé.

Sébastien Fleuret est un micro-vigneron scientifique. Ça se voit tout de suite. Brève et concise, sa contribution est probablement la plus évidente jamais proposée. Elle tient en un symbole ou deux lettres, mais une infinité de chiffres derrière la virgule. ∏, le Morgon de la côte du Py de MONSIEUR Jean Foillard. Afin qu'il ne soit pas le grand oublié de ces VDV.
Dans le genre bref, on a eu Eva d'Œnos, également. Bref, Eva a bu du bon Beaujolais. Avec son cousin Germain. Il ne lui reste plus qu'à tourner son joli scénario pour concurrencer Canal +. Ou alors, encore mieux, le proposer à la production. Peut-être qu'ils lui achèteront et qu'ils en commandront d'autres? Mais peut-être pas toujours avec le Beaujojo comme thème.
Moins rapide que Buzz ou Guy, Tarlant l'éclair a pris son temps pour arriver. Millésime 2001, pour une bouteille retrouvée dans les entrailles d'une cave champenoise et un domaine, le Château de L'éclair, qui parle encore aux locaux. C'est une chance.

Quand on lui parle Beaujolais, Audrey Domenach ne fait pas les choses à moitié. Elle anticipe le sujet deux bons mois à l'avance, part y faire les vendanges et nous écrit une encyclopédie en plusieurs volumes. Le Château des Moriers cher à Miss Vicky Wine est une nouvelle fois à l'honneur, tout comme l'appellation Fleurie.

Vin et musique font de plus en plus bon ménage, mais le Beaujolais ne s'accorde pas qu'avec un air d'accordéon. Sur CabFrancFreak, Anna Tyac n'hésite pas à mixer Joy Division avec le Morgon VV 2010 de Jean-Paul Thévenet, le Morgon 2009 Corcelette de Jean Foillard avec Patsy Cline, le Régnié 2009 Grain et Granit de Charly Thévenet avec Morphine et le Brouilly VV 2010 du domaine de la Grand'Cour avec Austra. The Lady and the Tunes, pas freak du tout, et ça dépote un max, question vin et musique!
Notre bien aimée Présidente à vie des Vendredis du vin n'aime pas gâcher. Elle recycle tout ce qui lui passe sous la main, faisant de ses vieilles barriques de jolis bacs à fleurs, que même Iron Man a du mal à soulever, et de ses anciens billets pour les vendredis du vin des posts flambant neuf, que l'on ne croirait avoir été écrits qu'hier. On ne va quand même pas reprocher à Iris de mettre en avant les vins du domaine des Côtes de la Molière!

Depuis la foire aux vins de Pranzac, en Charente, Maxime Carion n'analyse sensoriellement le Régnié 2009 du domaine Olivier Depardon qu'en compagnie d'un morceau de saucisson. On le comprend aisément.
Pour sa première contribution, le Sommelier Masqué a arrêté de boire du thé pour tester le Beaujolais, dont il n'est pas coutumier. Presque une révolution, en ce qui le concerne. Son choix s'est porté sur un Chénas VV 2010 d'Hubert Lapierre (le 2011 n'est pas encore commercialisé, à ma connaissance), ainsi qu'un Morgon 2010 de Jean Foillard. Il semblerait que désormais le thé ne soit plus son verre de Beaujolais...
Gérard Garroy est "sotmellier"(c'est lui qui le dit) et belge de surcroit. Comme beaucoup de Belges, il ne sait pas faire court et il nous livre ici un véritable manifeste œnotouristique pour partir à la découverte du Beaujolais, bonnes adresses pour le boire, le manger et le dormir incluses. Son blog s'appelle Vins Cœurs et il gagne ... à être connu.
"Pourquoi le Beaujolais c'est si bon?" C'est une bonne question et on remercie Julien, de Picwineblog, de l'avoir posée. Entre un Beaujolais Cœur de vendanges 2009 du domaine du Vissoux et un Moulin à Vent 2007 du Clos du Tremblay, son cœur balance, mais il prend les deux et même encore plus, pour un rapport qualité/prix toujours intéressant.
Philippe Rapiteau, the Pipette man, est l'homme du mix. Délaissant le traditionnel saucisson lyonnais aux pommes de terre, il a préféré mixer la saucisse de Morteau et la lentille verte du Puy pour accompagner son Morgon MMIX de Marcel Lapierre. Comme le hasard fait bien les choses, le Beaujolais est à l'exacte bissectrice d'une ligne courbe qui va du Haut Doubs à la Haute Loire en passant par les Fiefs vendéens. Ce n'est pas la peine de vérifier, on s'en fiche un peu, mais c'était le Morgon de Marcel ou un Gammes en May de Thierry Michon.
À suivre, parce qu'il y a encore largement matière à une troisième partie. Le Beaujolais, on ne s'en lasse jamais!
Olif
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01 novembre 2011
VDV#40: polygamie beaujolaise... (première partie)
L'appel du gamay a délié les plumes et les billets de blogs ont pris leur envol dès la fin octobre à l'occasion de ces quarantièmes Vendredis du vin consacrés à ce cépage hardiment présenté comme "vil et déloyal", mais qui sait pourtant être le meilleur compagnon du buveur lorsqu'il est bien cultivé et vinifié dans son fief beaujolais. À ce propos, justement, quoi de neuf en Beaujolais, région ampélographiquement monogame (ou presque)? Pas encore de vin nouveau, c'est trop tôt. Raison de plus pour en parler et en boire bien avant le troisième jeudi de novembre, mondialement célèbre pour cause de sortie de cave plus ou moins tragique, c'est selon. Selon la façon dont on envisage les choses, entre marketing démesuré qui se casse désormais la figure et sincérité et convivialité du vin de soif qualitatif, fait uniquement avec du raisin, sans adjonction de banane ni de framboise.
Pas loin de 40 blogueurs et/ou facebookeurs se sont laissés à la confidence pour faire de ce mois d'octobre 2011 le mois du Beaujolais sur la toile. Et un nombre de flacons débouchés largement supérieur, proche du double, ce qui n'est nullement une surprise, les Brusseleirs ayant annoncé fermement leur participation d'un "Non, peut-être" qui ne laissait planer aucun doute sur leurs intentions. C'est parti pour une overdose de gamay!
La partie teasing de l'opération fut lancée la veille par les BL boys qui n'ont pas hésité à se rendre sur place pour interviewer le 007 des néo-vignerons beaujolais, période Sean Connery. Permis de boire, avec Lilian Bauchet, sur Bourgogne Live! Et plutôt très fort de la part de Bourguignons.
Les premiers à avoir dégainé leurs quilles furent évidemment les Brusseleirs, dont le rapporteur est aussi Monomaniaquement Alsace que farouchement adultère en matière de vin. Fort heureusement, le riesling n'est pas jaloux. Et le gamay, c'est tellement bon.
Miss Vicky Wine nous envoie de son Beaujolais à elle un faire part de naissance prématurée. La mère et son nouveau-né vont bien. Félicitations à tous les deux!
Catherine a littéralement fait ses gammes et la bise à Louis. Une femme, des vins, dont un Morgon Côte du Py 2007 de Louis Desvignes, pour un bien joli billet.
En trois services, tel un vrai couguar, Berthomeau et Cie, mon prédécesseur à la présidence du Vendredi, nous fait voir du Bojo de toutes les couleurs. Un rouge nouveau signé P-U-R et un blanc 2009 du domaine Cornin. Avec en prime de jolies photos.

Le petit coup du matin n'arrête pas le pélerin, ni Antoon, qui s'encanaille aux aurores avec "une tomme daubée, un morceau de saucisse de couenne au marc ... et p'tit canon qui rend amoureux". Saint-Amour, quand tu nous tiens...
Doc Adn clame son amour du gamay et du Morgon avec le 2009 de Jean-Paul Thévenet. Son excellent goût en matière d'escapades viniques est malheureusement gâté par sa passion des animations Gif complètement kitch et douteuses. On lui pardonnera néanmoins volontiers ses écarts tant il sait être convaincant dans sa déclaration d'amour.
Pour Didier Dardenne, "le Beaujolais, c'est comme le gendarme, ça va toujours par deux." Je lui suggère volontiers de passer au magnum, surtout s'il s'attaque à la Côte du Py de Jean-Marc Burgaud. Il est rejoint tout en haut de la Côte par ChristianB, le Littinéraire vinique, qui a trouvé chez le même Jean-Marc Burgaud une bonne raison de croire en la grandeur de Dieu.
Joli hommage à Bruno Debize, excellent vigneron méconnu du Sud-Beaujolais, par l'un de ses plus grands admirateurs, le toujours vert Jean-Marc Imberdis. Et en musique, s'il vous plait!
À suivre...
Olif
P.S.: vu l'ampleur de la tache à laquelle je suis en train de m'atteler, je crois plus raisonnable de la livrer en plusieurs tomes. Et ce d'autant que je sens les vendredistes impatients... Il y a déjà là de quoi se faire gentiment les crocs.
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26 août 2011
Pets allowed
L'été, on le sait, il ne fait pas bon abandonner son chien sur une aire d'autoroute italienne. Rocco veille, et aussi Freddy. Les toutous, pourtant, ça peut être sympa, sur la plage. À condition qu'ils n'inondent pas le sable de leurs déjections. Qu'ils soient un minimum civilisés, quoi, on n'est pas des bêtes! On peut sans problème adopter un Tel Quel à poil dur de Thierry Puzelat, même si ce n'est pas encore la saison, ou caresser un CHI WA WA de Vinibrato, fermement tenu en laisse par Jean-Marc Brignot. Un petit toutou à son pépère qui se la joue décontracté, en boxer et Ray-Ban. Ne pas hésiter à le prendre par le colbac et l'agiter vigoureusement pour qu'il lâche les gaz, le calbute est bien serré et les lunettes bien accrochées. Mais après, oui, après. Les raisins de Jean-Luc Gauthier font du bien au gosier. Du gamay du Beaujolais, coupé en 2009, ni vil ni déloyal pour un sou, heureusement qu'il a échappé à l'arrachage préconisé en 1395 par Philippe le Hardi. Pas du jus de chique, du jus de CHI WA WA, ouah ouah, on en redemande.
Une bouteille désormais collector, l'une des dernières de Saturne, généreusement lâchée par le gars Ewen lors de mon passage là-bas en décembre 2010.
Olif
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23 février 2011
Vin de toilette
Immortalisé à tort comme produit de beauté par Alain Chabat, dans une courte parodie de pub nullissime, le gamay de qualité, qu'il provienne de Beaujolais, d'Auvergne ou de Loire, ne se pochtronne plus guère au comptoir ou en dessous, avec un béret sur la tête, même s'il continue à donner un teint éclatant et juvénile aux avisés amateurs de vins ayant retrouvé le goût de la/du nature. Qui peut le plus peut Le Moing, et cette cuvée parcellaire de gamay vinifiée de la façon la plus naturelle qui soit par Cyril Le Moing et Nam Joo Son, dans le millésime 2009, porte le nom de la parcelle qui l'a vu naître: Le Ponge. Le Ponge? Le Ponge. Le dernier mot qui t'a servi était Ponge. Serviette éponge? Parfait. Voilà qui nous ramène au vin de toilette grâce à l'ami Boby, toujours à Lapointe en matière de jeux de mots laids ou d'à peu-près.

Pour en revenir à ce Ponge 2009, donc, époustouflant gamay de Fline (49), voilà un vin épicé et fruité, aux tanins frais, juteux et précis, qui coule à la régalade dans l'arrière-gorge, lavant bien l'œsophage de toutes ses impuretés.
Olif
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04 septembre 2010
Le Reculet à reculons
Le Reculet, deuxième plus haut sommet du massif du Jura, porte sa croix. Un temps, on a pensé qu'il pouvait être le premier, devançant le Crêt de la neige de quelques millimètres, mais il a fini par reculer devant la photo finish, qui a finalement confirmé la victoire du sommet karstique devant le téton marneux au piercing métallique. Mais que diable EDF est-il donc allé implanter un poteau à cette altitude alors qu'il n'y a même pas de prise de courant*? Chacun sa croix et celle du Reculet est bien forgée et implantée depuis plus d'un siècle.
Cette escapade estivale, aussi peu vinique qu'elle ne fut montagnarde, nécessita une longue préparation, afin qu'elle se déroulât dans les conditions idéales. Date flottante dans la semaine, déterminée en fonction de la météo. Merci EmotionJura! Des prévisions à 9 jours, désormais payantes mais un tarif dérisoire au vu de la précision des infos fournies. Windchill** et altitude du 0°C comprises. Le mercredi 1er septembre fut vite retenu comme jour au meilleur karma. Une élégante façon de faire la rentrée à reculons! Manque de bol, le jour que la météo encourageait fortement, le ventre le rejetait. Il fallut pourtant se résigner et tirer finalement un trait sur la partie gastronomico-vinique de l'expédition. Le Bistrot de montagne L'Anversis, adresse sise à Lamoura et remarquée de longue date, était fermé le mardi soir à cette période de l'année, fin de la haute saison touristique oblige. Nouveau passage manqué, après un premier échec l'année dernière, mais ce n'est que partie remise, la plus belle carte des vins d'altitude de tout le Jura mérite fortement une visite, quelle que soit la saison. Cette course en montagne se sera donc faite à la journée, départ aux aurores et des brouettes depuis Pontarlier, Haut-Doubs, direction le Haut-Jura.
Le véritable départ à pied fut donné à 10h30 à La Rivière, altitude 700 mètres, direction le passage du Gralet. Rude! Ligne de crête, jusqu'au bout de l'effondrement des Roches franches, puis arrivée au Reculet, altitude 1718 mètres, sans compter les 10 mètres que mesure la croix, mais que l'on n'ascensionnera pas. 16 km, plus de 1000 mètres de dénivelé positif, autant de négatif, 6 heures de marche, 300 cc de bonne sueur de marcheur, 2 boites de Compeed®, 2 bouteilles d'eau pétillante, 2 sandwiches au jambon, avalés presto sur un banc en terrasse, au refuge du Gralet, 2 parts de cake aux fruits confits pour la régénération énergétique. Par ce temps superbement dégagé, la vue sur les Alpes et l'arc lémanique était somptueuse. Pour qui avait de bons yeux, on pouvait même distinguer (tout en bas à gauche) les petites fourmis genevoises qui s'affairaient derrière leur bureau au 26ème étage de la tour de verre abritant la feuille de chou locale. Un grand bol d'air et une pensée compatissante pour eux. Le Mont Blanc était parfaitement net et l'on se demandait bien pourquoi des vacanciers l'avaient fui à cet instant précis pour gagner l'Italie si proche. E pericoloso...
Sur la crête, plus on avançait, plus on Reculet. Comment voulais-tu, comment voulais-tu? Les vaches broutaient paisibles, ce n'est qu'à posteriori, en lisant le journal, qu'elles nous ont fait une belle frayeur. La descente vers La Rivière et la voiture, via les chalets de Lachat, s'effectua presque à reculons, tant les quadriceps commençaient à fatiguer.
Le soir, de retour à domicile, vive l'inconscient, ce fut menu subliminal: steak bien saignant accompagné d'un Gamay genevois. Un vin authentique, d'où son nom. Et ce n'est pas moi qui l'ai baptisé ainsi. L'authentique 2007, du domaine des Curiades, essai transformé de vinification sans soufre, pour le plaisir de la glotte et des papilles. Du fruit et de la fraicheur, une belle rondeur, un vin régénérant, qui ne triche pas, gouleyant et immédiat. Pour boire malin et authentique, justement, et pas à reculons!
Olif
* N'importe quoi, comme dirait Mme Olif. Tout ça, c'est rien que des bêtises, la vérité est ailleurs!
**Température ressentie au vent, ce qui n'est pas rien quand la bise fut venue.
20:01 Publié dans Chronique estivo-hivernale..., Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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25 octobre 2009
Bohème auvergnate
08:51 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
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26 avril 2009
Ultra Violette!

Vin étonnant, non? Santé, M'sieur Bouju!
Olif
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20:55 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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21 juin 2008
Du Punk dans la bouteille...
...à défaut de Groove dans la marmite! Quoi de plus excitant que de cassouler en tombant la chemise ou le pantalon, quoi de plus vibrant que d'appareiller son biscuit la chevauchant les Walkyries, quoi de plus exaltant que de barder sa viande en se plaignant de la grève des vaches laitières? On en a tous rêvé, Estèbe et Gracianne l'ont fait! Sonoriser la cuisine ou la cave pour adoucir les moeurs de la blogloumiam! Hallelouiah! Groovy baby! God save the Queen!
Alors, pour fêter l'été qui revient et, accessoirement, mes 25 printemps (les 20 suivants, je ne les ai pas vus passés ou alors il n'y en a pas eu, de printemps!), descendons nonchalamment à la cave, la main dans le calbute, pour se laisser volontiers secouer les tympans et les papilles par une zique d'époque et un picrate sévèrement burné. Un Gamay de Touraine 100% nature, qui réveille la jeunesse qui ne sommeille que très peu en moi, à boire sans se poser trop de question et en se grattant là où ça fait du bien.
Nevermind the bollocks et santé à tous!
Olif
07:25 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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