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auvergne

  • Bohème auvergnate

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    Première constatation: c'est du vin. Je ne trouve nullement qu'il ait plus de différence. Et pourtant, il est garanti sans Gibolin.

    Deuxième constatation: l'étiquette parle d'elle-même. Un angelot dodu virevolte et tourne en bouche, tapissant le palais de nuances poivrées et fruitées. "Avale-moi si tu m'aimes!", semble-t-il supplier, il n'est nul besoin de se forcer. Goûtu et charnu, réhaussé par une pointe de gaz (que l'on pourra évacuer par carafage préalable), voilà un Gamay d'Auvergne sauvagement civilisé, angélique et démoniaque à la fois. L'oxymore fait vin!

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    La Bohème 2007, Patrick Bouju, Domaine de la Bohème


    Olif

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  • Ultra Violette!

     

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    Un verre pour devenir fan. Membre des Ultras, même! Supporter de Violette à fond, avant qu'elle ne se fâne. Ce qui n'est pas demain la veille, d'ailleurs. Du Gamay d'Auvergne pur jus, pur fruit, mais aussi floral (de la violette très probablement), un peu épicé. Et gouleyant. Et soyeux! Une véritable caresse au palais.

    Un peu déraisonnable, Violette. Car elle se donne entièrement. Dur d'en laisser une goutte au fond du verre et, pire encore, de la bouteille.

    Ils sont comme ça, les Auvergnats. Généreux.

    Généreuse aussi, Violette, et légèrement impudique, quand elle se livre sans fard et sans étiquette. Juste une contre. Bien garnie, la contre, heureusement. Mais moins photogénique.

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    Vin étonnant, non?  Santé, M'sieur Bouju!

     

    Olif

     

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  • Le crapaud et le Renard

    Un bestiaire dans une bouteille! Ce crapaud-là n'est pas du genre à se transformer en Prince Charmant, quand on le porte à ses lèvres, non. Il n'a pas la peau verruqueuse et couverte de pustules, non plus. Ce crapaud-là, il est noir et c'est du Gamay d'Auvergne produit sur les Côtes de Clermont par un rusé Renard, Thierry de son petit nom. Millésimé 2006 mais vinifié à l'ancienne, avec peu de soufre, concentré et fruité, droit, légèrement serré, il demande à s'oxygéner dans le verre. Mais comme il est construit sur le fil de l'acidité, je le sentais prêt à basculer du côté obscur de la Force oxydée. Difficile pourtant de finir la bouteille à moi tout seul en une seule fois. Alors je l'ai rebouché et j'ai pompé, pompé, pompé, pompé... tel un Shadok du Vacuvin®. Et j'ai placé la bouteille au frais. Le lendemain, il était encore meilleur! Et le Crapaud Noir fut gobé tout entier!

    Produit sur les Coteaux de Chanturgue, au-dessus de Clermont-Ferrand, il n'a pas droit à l'appellation parce qu'il est atypique, tout comme Chanturgue n'a pas droit à l'appellation Gergovie parce que Napoléon III en a décidé autrement. Mais ça, c'est une autre histoire!

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    Vin étonnant, non?

    Olif

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