Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sa place sur terre

On l'a déjà lue dans ses vignes et dans sa cuisine. On sait donc de quoi elle est capable quand il s'agit de transformer le raisin, en boisson ou en plat, puisqu'elle nous l'a raconté dans ses deux précédents ouvrages. Dans les vignes, chronique d'une reconversion et Recettes de ma vigne. On savait qu'elle avait eu une autre vie, avant, dans le milieu journalistique. Une vie qui l'a conduite dans le Languedoc pour être une correspondante de Libération à Montpellier. Libérée, elle l'est, depuis qu'elle a abandonné le journalisme pour devenir vigneronne. Mais qu'est-ce qui a bien pu la pousser à cette reconversion? Récit d'un avant, sur fond de terrorisme, de 11 septembre, de djihadisme, de faits-divers sordide. Catherine Bernard, ou le préquel d'une conversion...

Le 11 septembre 2001. Deux tours qui volent en éclats dans un monde fait de bruit et de fureur. Quand on sait les dégâts pouvant être occasionnés par un battement d'ailes de papillon à l'autre bout de la terre, on ne s'étonnera guère des répercussions de cet événement planétaire jusque dans le Languedoc. Aïcha El Wafi vit à Narbonne. Son fils, Zacarias Moussaoui, avec qui elle n'est plus en relation depuis des années, est suspecté d'être impliqué dans l'attentat du World Trade Center. Catherine Bernard est amenée à la rencontrer à plusieurs reprises pour relater une partie de son histoire et tenter de la comprendre en remontant le fil du temps. L'histoire d'une mère qui a perdu son fils, depuis longtemps déjà.

Octobre 2003, Catherine Bernard chronique, toujours pour Libé, le procès aux assises de Cédric Bellec, jeune homme de 22 ans qui a tué sauvagement le couple qui l'avait élevé depuis ses 13 ans. Là encore, un fils (adoptif), une mère (de substitution) et une histoire qui finit mal et que la journaliste tente de comprendre. Celle d'un fils qui a perdu sa mère, depuis longtemps déjà.

Chronologiquement, en préambule à ces deux faits-divers, il y a la rencontre avec une autre femme. Florence Pratlong, une éleveuse cévenole qui redonne vie à un petit coin perdu du causse Méjean avec un beau projet, celui d'une laiterie de brebis qui, en prenant de l'ampleur, a permis d'attirer à nouveau du monde enclin à vivre dans ce pays désertifié par l'exode rural. La terre, mère nourricière, couvait sous le crâne de Catherine Bernard depuis cette rencontre. Les deux faits-divers qui ont suivi ont simplement fait "sauter le couvercle". La journaliste décide, à quarante ans, de tout lâcher pour y revenir et, enfin, y trouver une place. Sa place. Pour ne pas passer à côté de l'essentiel.

 

Une place sur terre a trouvé sa place dans ma bibliothèque.

 

catherine bernard,éditions du rouergue,une place sur terre

 

Une place sur terre, par Catherine Bernard, aux éditions du Rouergue

Écrire un commentaire

Optionnel