30 août 2009
The Picrate
Tandis que Le Seb, mon frère de vin, récupérait, sur le Caillou, de 24 heures de vol, en de bonnes mains, un verre de Chablis dans l'autre, le jardinier de Saint-Vincent lâchait Les Chiens en son honneur. Une bouteille d'anthologie, volontairement oubliée par le même Seb aux Jardins. Millésime 1998, le dernier d'Eric Calcutt dans ce coin de Loire. Pineau d'Aunis, chenin et cabernet sauvignon sur schistes, faluns et grès, élevage long de 36 mois sur un mode oxydatif. Une robe dorée à reflets lilacés pour un nez prenant, pregnant, se révélant par bouffées sur l'écorce d'oranges confites, les épices et le clou de girofle, avec une pointe d'éthanal et des notes de colle blanche. La complexité d'un grand vin oxydatif, celui qui vous plonge dans un océan de méditation et qui se prolonge en long, en large et en travers, jusque dans l'immensité de la finale. Un véritable mythe et un vrai vin d'initiés, qu'il fait bon partager, réellement, mais aussi virtuellement.
A ta santé, Le Seb, et à celle de Sally. Portez-vous bien et sortez couverts. Il parait que la grippe rôde, sur votre Caillou! Cette bouteille pourrait d'ailleurs en constituer un excellent remède.
Olif
10:27 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
| Tags : the picrate, eric calcutt, les chiens, vin de table |
|
Facebook







Commentaires
Eh oui, bien arrivé sur le caillou, accueilli divinement bien par ma sirène, nous profitons des bonheurs qu'apportent ce pays ; accompagnés de quelques autres plaisirs de Frônce tels cette Tête d'Or en Chablis 2005 de chez Billaud-Simon que Sally avait judicieusement préparer à mon arrivée : Maturité des raisins dans une année généreuse ; tension et minéralité du chardonnay chablisien avec un élèvage déjà bien fondu = quelle belle quille déjà.
Ravi de voir que vous ne vous laissez pas abattre par mon départ (et vous avez raison ! ; grande quille également que ces Chiens !
Sally et moi avons une bonne pharmacie à la maison pour nous prémunir entre autres de la grippe comme d'un eventuel Délirium Tremens ...
Nous t'embrassons bien fort mon frère tout comme mon jardinier préféré et tous les amis de Frônce !
Ecrit par : Le Seb | 31 août 2009
Merci Olif, je cherche, je vais trouver.
Ecrit par : Violaine | 31 août 2009
Ecrit par : laurentg | 31 août 2009
On en cause ici
http://jeromeestebe.blog.tdg.ch/archive/2008/01/25/vdv-10-l-%C3%A9tiquette-et-the-picrate.html
Ecrit par : Estèbe | 31 août 2009
D'un très gourmand Nourrissons 96 moelleux en revanche, pur et fin.
Clos du Giron 96 moyen.
Diogène 97 moyen (Blanc de noirs de Cabernet-Sauvignon).
Ecrit par : laurentg | 31 août 2009
Oui, Laurent, je le savais! J'avais parcouru les archives de LPV ( http://www.lapassionduvin.com/phorum/read.php?5,22009 ). Cette bouteille-là était parfaite et impressionnante, d'une très bonne évolution, unanimement appréciée par des amateurs qui aiment les vins naturels de façon sincère et authentique. Un vin d'initié, comme je l'ai précisé, et pas destiné à plaire aux dégustateurs académiques (il me semble en connaitre du côté d' IVV Toulouse, mais je ne citerai personne :-) ). Un caractère oxydatif et de la volatile, forcément, cela ne peut pas être consensuel! Mais la dimension, la profondeur et la longueur étaient au rendez-vous, sans parler de la part émotionnelle et sentimentale. C'est aussi cela, une belle bouteille et/ou un grand vin!
So long, Le Seb! Les occasions de reboire des bonnes quilles ensemble finiront par bien par se présenter à nouveau!
Ecrit par : olif | 02 septembre 2009
Long débat animé hier au club sur Sagesse 2006 de Gramenon et Cairanne Richaud 2005 ...
Ces vins étaient plongés dans une longue série de vins espagnols, pas tous folichons ...
Ecrit par : laurentg | 03 septembre 2009
Écrire un commentaire