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Quartiers libres... - Page 2

  • Dix façons d'être maillot jaune

    C'est la sortie la plus attendue de la rentrée littéraire de la Toussaint. Oui, à la rentrée littéraire, les livres sortent, va savoir pourquoi! Trop tard pour les prix, mais celui-ci ne coûte pas bien cher. Il vaut par contre son pesant de savagnin et tout amateur digne de ce nom serait bien avisé de se ruer vers l'or de ce petit fascicule épuré. Le vin jaune, dix façons de l'accompagner. La onzième, c'est avec toi, avec vous, avec nous.

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  • In cinemavino veritas

     

    Vin et cinéma font bon ménage. Dernier opus en date, Vino veritas, de Pascal Obadia. Un voyage au cœur de l'Europe, en compagnie de quelques producteurs de vin qui ont fait le choix d'un mode de culture bio ou biodynamique.

    Quand on produit une bouteille de vin, on fait aussi un choix de société. 

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  • Rentrée litre (et raire)

    C'est la rentrée. Des classes, des vendangeurs, la rentrée littéraire et vinique  Et c'est déjà la foire, aussi. Lisons, vendangeons, buvons. Soyons fous, achetons s'il le faut. Mais intelligemment, pas n'importe où. Pas n'importe quoi. Tout savoir sur le vin, avant de le boire, avant de l'acheter, c'est possible. Notamment grâce à la Pinardothek. Jamais en carafe avec Sandrine Goeyvaerts, la caviste liégeoise à la langue bien verte, oufti! Et, évidemment, jamais en foire aux vins, si l'on respecte un tant soit peu le produit. On fera donc sans difficulté l'impasse sur les différents guides d'achats qui fleurissent comme des moisissures à l'approche des grandes messes médiatiques célébrées à grands coups de fausses bonnes affaires par une grande distribution jamais en reste d'opérations commerciales, quand il s'agit d'écouler à grande échelle des palettes de vins plus ou moins bons qui permettront de vendre au moins autant de palettes de papier toilette pour torcher cet écoulement diarrhéique de liquides embouteillés à profusion pour endiguer la fièvre acheteuse des troupeaux de moutons consuméristes rendus accros aux bonnes notes, coups de cœur et autres médailles distribuées à la louche par  des jurés de pacotille ou des gourous du vin se targuant de leur soi disant expertise, mais dont l'objectif premier est de fourguer leur propre camelote de papier.

    Plutôt que de feuilleter un catalogue entres les rayons de supermarché, on préfèrera lire entre les vignes et se tourner vers d'autres ouvrages, qui prennent le temps d'aller à la rencontre des vignerons, de leurs vignes, de leurs vins.

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  • Le chasselas, en quête de ses origines

    Véritable cépage emblématique de la Confédération Helvétique, qui n'en possède néanmoins pas l'exclusivité, le chasselas est pluriel (et pas uniquement parce qu'il prend un "s" à la fin). Il en existe autant de variétés et de noms que d'endroits où il est cultivé. Mais d'où viens-tu, petit raisin doré chéri de nos tables ou de nos verres? De Chasselas, en Bourgogne? De Moissac? De Pouilly sur Loire? D'Orient? D'Égypte? Ou tout bêtement de l'arc lémanique et, plus précisément, de Suisse voisine? Du canton de Vaud, même, pourquoi pas? Soyons fous!

    Fondu enchaîné sur la baie de Lausanne, il fallait bien un film pour tenter de répondre à cette question métaphysique, helvète et underground, puis de diffuser son histoire à l'intention des générations futures. Une histoire de cépage, pour toujours? Oui. Chasselas forever ...

    Et nous en profiterons pour répondre à une autre question, subsidiaire, que jamais personne n'avait eu l'idée de se poser jusque-là: le chasselas est-il ovipare?

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  • Mon été avec Hubert

    Il y a pire compagnie musicale pour passer un été. Un mois pour autopsier une œuvre, celle du célèbre artiste jurassien, chanteur pas encore mort, autant adulé par ses fans qu'il n'a été ignoré par les grands médias, ce dont on se contrefout moyennement à partir du moment où l'on sait qu'il figure largement plus haut sur l'échelle de Richter des grands poètes de la chanson française que Pascal Obispo ou la Star Academy sur l'escabot des ménagères de 50 ans à la boîte crânienne disponible pour un bon bout de cerveau en plus. Un mois passé à lire, écouter, regarder, disséquer, me remémorer tout ce qu'Hubert-Félix Thiéfaine a pu faire au cours d'une carrière particulièrement bien remplie. Carrière dont j'ai extrait des bennes de souvenirs personnels, liés à mon propre parcours lorsqu'il a croisé le sien. Un morceau de ma vie avec Hubert, quoi..!

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  • Le village préféré des Français pompettes...

    C'est vrai qu'ils sont plaisants, tous ces petits villages, tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités, avec leurs châteaux-forts, leurs églises, leurs plages. Ils n'ont qu'un seul point faible, et c'est d'être habités.*  Stéphane Bern l'a bien compris et ne s'est pas laissé berné, transformant cette faiblesse en véritable force, pour faire de son émission une sorte de Koh-Lantah du PAF français en charentaises. Les imbéciles heureux aiment bien être nés quelque part. On ne peut les en blâmer, c'est une réalité. D'ailleurs, moi aussi, quand on me demande mon village préféré, je réponds généralement Arbois. Parce que je l'aime, Arbois. Même si je n'y suis pas né.

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  • Savoir enfin qui nous lisons!

    Entre business, résistance, biodynamie et passion, savoir enfin qui nous lisons. L'un d'entre eux s'est fixé comme objectif de "dénoncer avec passion" un système dont il fait entièrement partie. On est loin du Vinobusiness, le seul, le vrai, celui d'Isabelle Saporta. Le pétard de la LPV est un peu mouillé et ne fait pas long feu. On reste dans "l'entre soi", comme écrit le taulier Berthomeau, qui ne s'est pas senti l'humeur de jouer au critique littéraire (même s'il s'est fendu d'une chronique qui en est quand même une, sans en être une véritablement), préférant recruter parmi ses lecteurs. Je n'ai pas postulé. Peut-être eus-je dû? Isabelle Saporta, quant à elle, plaide pour qu'on lui foute la paix. À elle et à tous ces producteurs de produits de qualité étouffés par les normes, qui, sous couvert de défense du consommateur, ne visent qu'à favoriser l'agrobusiness. Savoir enfin qui nous mangeons, avant de savoir qui nous buvons. D'abord spectacle fleuve célébrant la vie, le vin naturel et certains de ses vignerons, c'est désormais un livre de Sébastien Barrier. En quelque sorte le making of du spectacle. Et enfin, finissons par un petit tour en images chez les vignerons biodynamiques du Jura, toujours dans l'optique de savoir qui nous buvons, avec ces Instants de vignes, un ouvrage auto édité par le photographe Jérôme Genée.

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  • Bonne année de merde!*

    Les vœux de bonne année ayant été sérieusement ébranlés dans leur fondement en 2015, où le 7 janvier, de sinistre mémoire, a définitivement plombé l'ambiance et les envies d'embrassade à tout va pour célébrer la bonté annuelle, il me paraît licite de prendre 2016 avec des pincettes. Anticiper les déceptions, accidents, catastrophes naturelles, manque de neige à Noël en moyenne montagne et autres actes terroristes, afin de mieux se préparer aux désillusions à venir. Comme tous les ans, l'année ne sera pas bonne pour tout le monde, et surtout la santé. Beaucoup d'appelés, mais très peu d'élus arriveront au 31 décembre sans encombres. Le risque de mauvais millésime existe pour un maximum de gens, y compris les vignerons, mais pas qu'eux.

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  • Licence IV to kill...

    Déjà durement touché par le passé par le décès du chanteur Olivier Guillot dans un accident de la route, alors qu'il n'avait pas eu le temps de développer son propre cancer du colon (une autopsie a déjà été demandée et est en cours), puis par celui, plus récent, en 2010, de Francis Vacher atteint de manière totalement surprenante et imprévisible d'une tumeur au cerveau, Gilles Lecouty, le dernier membre encore vivant du groupe Licence IV se trouve sous le feu des projecteurs, suite aux révélations de l'OMS qui a officialisé la cancérogénicité de la charcuterie et du bifteck bien saignant. À deux doigts de la mise en examen pour homicide volontaire sans intention de donner la mort...

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  • Les flyers morts des salons de l'automne...

    L'automne viticole tient salon, c'est devenu une habitude. Une fois les raisins coupés, pressés, encuvés, entonnés, vinifiés, le vigneron reprend son bâton de pèlerin pour aller retrouver ses copains sur les chemins pavés de plus ou moins bonnes intentions et tenter de vendre son vin, aux particuliers, aux cavistes, aux restaurateurs, aux sommeliers. En novembre, les flyers morts des salons d'automne se ramassent à la pelle, les souvenirs aussi,  les regrets pas sûr...

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  • AOP: jeter le bébé avec le vin du Bain...

    Douche froide pour Alexandre Bain, vigneron pointu et exigeant de l'appellation Pouilly-Fumé. Tandis qu'il faisait bonne figure dans le Télérama de la semaine, porteur de l'espérance de la vigne, il s'est fait enfumer grave par l'INAO. Pour une bête de rendez-vous manqué avec l'institution (et son organisme de contrôle, l'OIVC), il se retrouve sur la touche de l'AOP, pour une durée indéterminée. On ne badine pas avec l'administration...

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  • Le vin naturel existe, c'est manifeste!

    Si, toi aussi, tu aimes boire du vin dépouillé d'une grande partie des artifices apportés par l'œnologie moderne au service de l'industrialisation du vin, joins-toi au cortège et manifeste pour le vin naturel.

     

    Antonin Iommi-Amunategui a de la suite dans les idées et les idées bien en place. Pour lui, aucun vin n'est innocent, surtout pas le vin naturel. En voulant faire gober à ses lecteurs la pilule de son petit livre rouge, il plaide manifestement pour une réglementation et un cadre précis, seules méthodes aptes à la reconnaissance officielle du vin naturel. Pour ce faire, il invite quelques ténors de la chose à s'exprimer et donner leur avis. Pierre Overnoy, Jacques Néauport, Thierry Puzelat, Alice Feiring... Mais pas Henry Marionnet. Va comprendre, Charles (ou Michel)! À leurs côtés, le modeste avis d'un blogueur régional, RP de sa région, vient faire le contrepoids, sans démériter, il me semble (mais suis-je réellement objectif?).

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  • Ricochets...

    Crowdfunding vinique, le retour. Pour financer l'édition de la bible des cépages, un monument encyclopédique œuvre de toute une vie, celle de Pierre Galet, le doyen de l'ampélographie, science de la vigne et des cépages.

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  • 120 nuances de Tronches

    Vous n'y couperez pas, c'est la grosse sortie de la rentrée de février, si tant est qu'il y ait une rentrée à cette période de l'année. Succédant de peu à la sortie du navet érotique intersidéral à tendance sado-maso pour ménagère de plus ou moins 50 ans fantasmant habituellement sur le bondage du rôti de porc servi avec la purée du dimanche (enfin, je dis ça, je ne dis rien, je ne suis pas allé au cinéma dernièrement, ne faisant généralement pas dans la nuance, ni le ficelage du rôti dominical, fut-il bipède et en porte-jarretelles), il serait dommageable de ravaler les Tronches à un bête nuancier de couleurs, façon lac jurassique gelé, aussi bleues soient-elles.

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  • To be or not to be...

    Après un début d'année en fanfare, il est déjà l'heure de faire un bilan et de tirer un certain nombre d'enseignements de de que l'on appellera pudiquement "les évènements". Le dessin prémonitoire et provocateur de Charb aura eu pour seul mérite de raccourcir méchamment la période casse-couille de présentation des vœux. Depuis le 7 janvier, on est officiellement autorisés à balancer son poing dans la gueule du premier qui vous souhaite encore une bonne année.

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  • Où est Charlie?

    Ici...

     

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    ..là...

     

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    ...et encore là...

     

     

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    Mais certainement pas là! Charlie n'est pas mort!

     

     

     

    Olif

     

    Merci à ceux dont j'ai piqué les photos sans autorisation.

  • Retired...

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    C'est l'histoire d'un vigneron jurassien qui fait valoir (en partie) ses droits à la retraite. 69 ans, une vie vigneronne bien remplie, des vins réputés sur toute la planète et une barbe qui impose le respect, autant que son pull (malheureusement tombé sur le cliché ci-dessus, qui commence à dater un peu). Un petit moment qu'il songeait à prendre un peu de repos bien mérité, Jacques Puffeney. Réduisant progressivement la voilure, abandonnant des parcelles en fermage, dans l'attente de trouver une solution de reprise familiale. Il a finalement fallu se résoudre à se séparer des 4,25 hectares appartenant en propre au domaine. Un marquis bourguignon venu s'encanailler depuis quelques années dans le Jura voisin gagne le jackpot. Il n'en fallait pas plus pour appuyer sur le symbole. Prompts à la détente, les Américains du Wine Spectator ont flairé le scoop, suite à une indiscrétion, grillant sur le fil les Anglais. Vite repris côté francophone, avec une approche superlative et des gros titres façon buzz. La Bourgogne achète le Jura! Les prix du foncier vont-ils flamber du côté d'Arbois? Les vins de Jacques Puffeney vont-ils devenir une bulle spéculative? Le Duché de Bourgogne va-t-il à nouveau annexer la Comté? Les Chinois vont-ils être de la partie et fusionner administrativement avec le Jura pour s'approprier ce fameux goût de jaune? Les supputations vont bon train et, au petit jeu de celui qui répète, déforme, extrapole et amplifie le plus possible, le vainqueur n'a pas encore été trouvé.

     

    Une vente? Non, une bête location en fermage. Pas de quoi en faire tout un foin. Confirmée par de sérieuses investigations journalistiques bourguignonnes. La vie c'est parfois simple comme un coup de fil. Des vignes qui seront néanmoins rapidement converties en biodynamie pour intégrer les autres parcelles du domaine du Pélican, appartenant à Guillaume d'Angerville. Le "Puf" va continuer de vinifier les vins qu'il a en cave et conseiller un peu son neveu Frédéric, à qui il a cédé une petite parcelle. Et peut-être aussi profiter de la chaise longue qu'on ne manquera pas de lui offrir à l'occasion de son pot de départ.

     

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    C'est l'histoire d'un vigneron jurassien qui fait valoir ses droits à la retraite. Une retraite bien méritée qu'on lui souhaite aussi intense et longue que cette cuvée de savagnin oxydatif et surmaturé, dédiée à sa fille Delphine en 1997.

     

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    ©Franquin/Gaston Lagaffe

     

     

    Olif

     

    P.S.: la ronde des salons de Noël n'est pas encore terminée et c'est du côté de Paris qu'il faudra chercher son bonheur le week-end prochain. Buvons nature en Seine, un bien chouette programme!

     

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  • Brèves d'automne ...

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    Histoire de mettre fin à la léthargie bloguesque ambiante de ce véritable été indien finissant et lever le voile de brouillard qui transforme la réserve naturelle du lac de Remoray en réserve indienne bien cachée, quelques nouvelles du front de libération des vins libres de leur droit de réserve naturelle.

     

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    C'est l'automne, les flyers de salons de vin se ramassent à la pelle, tu vois je n'ai pas oublié. Et les choses commencent sérieusement d'emblée les 2 et 3 novembre avec la déclinaison lyonnaise de Rue89, coachée par Antonin Iommi-Amunategui, qui plaide inévitablement coupable dans l'affaire du vin naturel de Lyon. No wine is innocent! Et surtout pas le vin nature. Dégustations, rencontres, débats, cervelle des canuts, tablier de sapeur, saucisson, tout ça dans la rue, à Lyon, théâtre des Subsistances, quand les chrysanthèmes seront venu.

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    Le week-end suivant, direction Latour, pas dans le bordelais, mais celui de France, dans le Fenouillèdes, pour des portes ouvertes festives qu'il ne sera pas nécessaire d'enfoncer. Théâtre de rue, vin, restauration et beau temps sont au programme. De quoi programmer un tour à Latour.

     

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    En remontant de Latour de France, arrêt possible à Bollène le 11 novembre, pour un salon local organisé par une association d'amateurs et qui regorge de bons vignerons locaux. Une initiative intéressante qu'il faut louer. On y retrouvera Jean David, Jérôme Hue (Mas du Casalas), Eric Bouletin (Roucas Tomba), Gérald Oustric (Le Mazel)... et, en guest, Jean-Baptiste Granier, des Vignes oubliées en Languedoc.

     

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    Ça va aussi déguster sec en Bourgogne-Sud les 8-9-10 novembre, au château de Hurigny, où les artisans vignerons organisent leur journée maintenant traditionnelle.

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    Toujours plus au Nord, les cavistes strasbourgeois d'Entre deux Verres fêtent leur 5ème année d'existence en organisant un salon les 14/15/16 novembre, où 25 vignerons viendront présenter leurs vins. Les alsaciens sont gâtés!

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    Avec tout ça, il en faut bien un peu pour les Parisiens. C'est Vinsurvin, blogueur reconverti en marinier de salon, qui dégaine le premier les 22 et 23 novembre. Ça risque de tanguer fort du côté de Notre-Dame!

    Il y en aura bien d'autres en décembre, et pas des moindres, mais c'est déjà pas mal pour un début!

     

    Olif

     

    P.S.: c'est l'affaire du moment. Le deuxième vin de Pontet-Canet déclassé en vin de France? Quelque part, ça fait du bien. Autre part, ça fait mal. À l'AOP. Au final, on s'en fiche un peu, c'est vrai. Du moment qu'il est bon. Si jamais on arrive à le goûter un jour... La perspective qu'un tel vin, sachant la façon dont il est élaboré, puisse être recalé par un jury d'experts œnologiquement bien-pensants le rend particulièrement excitant. Ce qui n'a pas échappé à son propriétaire, Alfred Tesseron, qui le considère désormais comme un collector. Se vendra-t-il au final plus cher que son grand frère, qui a déjà atteint des prix stratosphériques?

     

    P.S.2:

  • Finding the crow

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    ©mtdm1

    Oiseau de mauvais augure dans la civilisation occidentale, quand il ne s'agit pas d'un dénonciateur anonyme de la pire espèce, le corbeau urbain ne couche pas sous les ponts, sauf à Strasbourg, mais niche plutôt dans les arbres, haut perché dans les allées, affreux affreux affreux. Le trouver n'est généralement pas d'une extrême difficulté, le simple fait de circuler la nuit sous une rangée de platanes suffit à le faire s'envoler prestement, une chance qu'il ne largue pas quelques bombes de guano au décollage. Le crowfinding est né ainsi, l'enjeu principal consistant, après avoir trouvé la nichée, à ne pas se faire toucher par une salve de fiente lors du premier passage.

    Appliqué au monde du web, le crowfinding, bientôt devenu crowfunding, la faute à l'accent prononcé d'un geek hispanique (ta mère), fit revivre le mythe de l'oiseau messager porteur de bonnes nouvelles, dont les innombrables petites déjections qui jonchent le sol sont autant de dons du ciel qui peuvent servir à alimenter la cagnotte de porteurs de projets nécessiteux. Maître Renard, par l'odeur alléché, fut l'un des premiers à vouloir croquer dans ce bon gros fromage où il y a visiblement quelques pépettes à gagner. D'abord fondu dans un financement généraliste, du style Kisskissbankbank, le crowfunding s'est récemment écoulé au rayon liquide pour se spécialiser dans le monde du vin. Le corbeau avait soif! Fundovino est né, entièrement dédié au Mondovino. Acheter un foudre, replanter de la vigne, déposer un brevet, financer une production télé sur le vin, aider à la création d'un bar à vins mobile, ..., autant de projets rondovino bien menés et qui donnent soif. Quiconque peut aider à aboutir grâce à un don, fut-il modeste, en échange de contreparties éventuelles, proportionnelles au financement effectué.

     

    Alors, si, toi aussi, ta ville est ravitaillée par les corbeaux, n'hésite pas à financer par solidarité tous ces beaux projets liés au vin et qui peuvent rendre la vie meilleure. Ceux qui figurent ci-dessous ont particulièrement retenu mon attention, mais il y en a plein d'autres, qui valent également le coup, et qu'il faudra aller chercher soi-même sur les sites dédiés, je ne peux pas tout faire non plus. Si jamais l'envie te prend de soutenir ceux présentés ici, clique sur la photo, le corbeau blanc en croassera de bonheur.

     

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    La Goguette mobile, une cave-bar à vins qui sillonnera le Diois, malheureux ceux qui habitent ailleurs.

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    Un foudre pour loger la réserve perpétuelle de Delphine et Francis Boulard. Paetrea, la seule cuvée que l'on est condamné à boire à perpétuité!

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    Dur dur! Mais la dureza mérite d'être sauvée sur les beaux terroirs de Cornas. Merci Petit Ours Brun!

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    Un petit bout de planète jurassienne qui a besoin d'un bon petit coup de pouce au montage pour pouvoir être diffusé sur France 3.

     

     

    Olif

     

    P.S.: je viens de recevoir à l'instant une lettre anonyme d'un corbeau qui me dit que le crowdfunding n'a rien à voir avec lui, parce qu'il y a un "d" à la fin. Financement par la foule serait la traduction littérale. Plus il y a de foule, plus on rit, pour que puissent vivre ces beaux projets!

     

    P.S.2: si toi aussi tu fais partie de la foule qui n'a pas vu qu'il manquait un d à crowdfunding, va voir un ophtalmo et change de lunettes!

     

    P.S.3: quel plaisir de mettre les pieds dans un petit bout de planète, ne fut-ce qu'un instant. Et même si c'est coupé au montage! La preuve en image ci-dessous.

     

     

  • Boüard et déboires, pourquoi il faut regarder Vino Business...

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    Capture d'écran ©France3

    Boüard et déboires, le film! Après le livre polémique, Isabelle Saporta récidive. Ou plutôt continue de creuser son sillon dans le vignoble, pour mettre en lumière des pratiques pas toujours gouleyantes. Ce documentaire, c'est l'aboutissement de son enquête dans le milieu des grands crus classés du bordelais, avec une sympathique incursion bourguignonne au son des merrains et des bruits de corne de vache que l'on tape.

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    Capture d'écran ©France3

    Un documentaire qui se passerait presque de voix off, où l'on peut apprécier le franc-parler de la famille Techer de Pomerol, celui de Stéphane Derenoncourt ou même de Jean-Luc Thunevin, le "bad boy" de Saint-Émilion, qui jouent franc jeu, tout à leur honneur, sans manier la langue de bois, que ce soit au sujet des pratiques vinicoles, des traitements à effectuer ou encore du prix des vins ou des parcelles. Avec une incursion au pays des pesticides, grâce, notamment, à l'éclairage militant de Marie-Lys Bibeyran, victime collatérale de ce lent poison qui affecte tous les ouvriers viticoles des domaines en viticulture conventionnelle.

     

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    Capture d'écran ©France3

    Et, pendant ce temps-là, ce bienheureux Hubert, assis sur son fût (et ses deux caisses, rajouterait la Comtesse), essaye tant bien que mal de détourner la conversation et nie toute tentative de manipulation dans la superbe promotion de son Angélus chéri au rang de Grand cru classé A dans la dernière mouture du sacro-saint classement de Saint-Émilion, qui n'intéresse finalement que les financiers et surtout pas les amateurs de vin.

     

    Vino Business, le film, c'est sur France3 lundi 15 septembre à 20h45, suivi d'un débat dans le Grand Soir 3. À ne pas manquer, évidemment!

     

    Olif