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saumur

  • Retour(s) de Loire (2)

    Résumé de l'épisode précédent: revenu fraîchement de Loire, l'auteur n'en est toujours pas revenu. Une belle occasion de faire un retour sur ce qui s'est passé là-bas, avant son retour. D'où le titre du billet, avec un (s) entre parenthèses dans "retour". On commence par une expiation, bien avant le 24éme salon de la doutre, qui (ôtez-moi d'un doute) ne s'est tenu que la semaine d'après, à l'hôtel des Pénitentes. Penitenziagite!

     

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  • Bonne année de merde!*

    Les vœux de bonne année ayant été sérieusement ébranlés dans leur fondement en 2015, où le 7 janvier, de sinistre mémoire, a définitivement plombé l'ambiance et les envies d'embrassade à tout va pour célébrer la bonté annuelle, il me paraît licite de prendre 2016 avec des pincettes. Anticiper les déceptions, accidents, catastrophes naturelles, manque de neige à Noël en moyenne montagne et autres actes terroristes, afin de mieux se préparer aux désillusions à venir. Comme tous les ans, l'année ne sera pas bonne pour tout le monde, et surtout la santé. Beaucoup d'appelés, mais très peu d'élus arriveront au 31 décembre sans encombres. Le risque de mauvais millésime existe pour un maximum de gens, y compris les vignerons, mais pas qu'eux.

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  • La Loire, des caves aux greniers... (3)

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    Ultime étape de ce marathon ligérien hivernal, sans neige pour une fois, Saumur, ses Canons et ses caves troglodytiques. Première étape le dimanche soir aux Canons de Saumur, chez Gaétan Leveugle. Sans doute la plus belle adresse du coin, avec une organisation sans faille cette année, pour absorber le flux de visiteurs divesques. Aux Canons, on mange bon et on boit bon. Ça vaut le coup! De canon. Le Jura y est particulièrement à la fête, une bouteille de Ganevat posée sur presque chaque table pour accompagner le repas. Si ça ce n'est pas un critère de qualité....

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    Os à moelle, tripes, jarret, de la cuisine qui goûte, au moins autant que les vins susceptibles de l'accorder. Sur notre table, des bulles boulardiennes et d'autres flacons importés, exceptionnellement autorisés pour cause de melting pot Divesque. L'occasion de faire découvrir aux melting potes d'autres recoins jurassiens, parfois un peu mieux cachés. Et de boire quand même du local, en avant-première, grâce à la générosité d'un surfer ligérien aux yeux de Breizh.

     

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    Une soirée parfaitement organisée par un caviste bruxellois qui a d'la gueule, même s'il a retiré ses lunettes pour la photo!

     

     

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    Le retour du JeDive, c'était le thème de cette 14ème Dive Bouteille, la 4ème à laquelle je participe, depuis son come-back to the roots en Loire.

     

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    À grands coup de pipette-laser, se frayer un chemin dans les souterrains du Château de Brézé, il a fallu. Le jeu en valait la chandelle, bon nombre de Tronches se terraient dans la pénombre, où même les chauves souriaient.

     

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    Oui, j'avoue. Triché j'ai, un peu. Mais Stéphane Tissot a néanmoins été aperçu déambulant dans les galeries de Brézé le lundi 4 février, dégringolant ainsi des Greniers à la cave et du Haut-Anjou en Saumurois.

    La Dive, la divine, la diva. Sans doute le plus merveilleux des salons de vins, le plus roots, le plus naturel, le plus indispensable. L'itinéraire balisé dans les caves de Brézé se peaufine d'année en année et on ne peut même plus lui reprocher de mauvaises conditions de dégustation (sauf à préférer définitivement déguster au salon, en smoking, le cul posé sur un fauteuil Louis XVI, le petit doigt en l'air, avec un crachoir en argent pour spiter du bout des lèvres un filet de salive bleutée délicatement essuyé avec un bavoir brodé en lettres d'or). Oui, l'ambiance de la Dive est chaleureuse et conviviale. La faute aux vins qu'on y goûte, sans nul doute, et aussi, je suppose, par la grâce fédératrice de son organisatrice, Sylvie Augereau, à qui je ne voudrais pas donner l'impression de passer trop de pommade, mais, quand même, c'est vrai, la Dive, c'est plutôt l'fun, je trouve.

     

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    Nouveau vigneron Jedi cette année, Stéphane Bannwarth est venu avec une belle collection de cépages alsaciens, vinifiés traditionnellement et naturellement, voire en amphores. L'amphore! Ce sera un peu le fil conducteur de ce parcours ligérien, débuté à Langeais, dans les caves de Marie Thibault-Cabrit, en compagnie de Fanny Breuil (ingénuine du vin) et Giulio Armani. Au domaine Bannwarth, l'amphore n'est pas une lubie passagère. Les qvevris ont été directement rapportées de Géorgie pour être enterrées en terre alsacienne. Le résultat, ce sont deux vins complètement étonnants, un gewurtz et un pinot gris à la dimension terrienne impressionnante. L'amphore, c'est fort!

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    Aux côtés d'un Jacques Maillet en forme olympique savoyarde, le domaine des Miquettes, déjà croisé à Besançon il y a quelques années, proposait un petit off de off sympathique, avec un joli Saint-Jo blanc et, en avant-première, un viognier orange, la couleur mécanique à la mode, à qui cela seyait plutôt bien.

     

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    En cherchant bien, dans les souterrains, on pouvait tomber sur quelques quilles pirates, sorties de la besace de cavistes qu'ont d'la gueule ou même de Dealers de vin qui n'en sont pas dépourvus non plus. Petite galerie de tronches, glânées au fil des galeries:

     

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    Paco, caviste d'Ivry qu'a d'la gueule...

     

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    Bertrand, dont la tronche navigue au gré du vin et de la moutarde...

     

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    Antoine et Justine, inséparables dealers, dont la came, en plus d'être légale, a d'la gueule...

     

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    Lætitia, affranchie de la Loire qui, elle aussi, a d'la gueule...

     

    Et pour clore ce chapitre ligérien hivernal, un peu de soleil sudiste sur un tonneau déjà bien chargé, une triade de beaux vins du Languedoc qui ont une âme et une Anne: Pot d'Anne, Anne a wine again et Anagramme d'Anne Paillet. On en redemande!

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    Olif

     

    P.S.: l'actualité, évidemment, c'est la sortie imminente de Tronches de vin, véritable chaînon manquant et bouquin sur le vin que le monde entier attend depuis des lustres, sauf Michou, évidemment, bien trop occupé à rédiger un énième pensum sur le vin bio, pour répondre aux vignerons italiens natures, qui ont bien des arguments à lui opposer, y compris quand ils sont traduits en belgo-suisse allemand.

     

     

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    Tronches de vin, vous n'avez pas fini d'en entendre parler!

  • Chaud et froid au pays des Poyeux...

    Vendredi 27 janvier, 16 heures, sous un soleil radieux. 12°C à Varrains, tee-chirt de rigueur. Une température à se réfugier dans une cave troglodytique. Chez Antoine Sanzay, par exemple. À droite au feu, sauf si on arrive par derrière. Merci GPS.

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    Derrière le fût, le chien veille. Un bon toutou, pas méchant pour un sou. L'Ami Chenin était passé par là, apporter un morceau de Comté en provenance d'un bon fournisseur. Faut-il que j'aie l'odorat fin... À défaut de Château Chalon, cela appelait un joli verre de Salles-Martin 2011, tiré sur fût.

     

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    Oui, du chenin, il n'y a pas que le savagnin dans la vie. Dans les magnifiques caves troglodytiques du domaine, au pied du four à pain endormi, à l'intérieur de ce qui fut une pièce de séjour dans des temps très lointains, comme en témoigne le lit à étage creusé en hauteur à même le tuffeau, des fûts reposent. Le fleuron du domaine, c'est sans contestation possible ces Poyeux, dégustés sur 3 millésimes, de 2011 à 2009, le dernier en bouteille. Les Poyeux d'Antoine Sanzay ne sont pas complètement superposables à ceux des Frères Foucault, du Clos Rougeard, question de sol. Mais ce sont bien des Poyeux. À part entière depuis 2008, millésime à partir duquel l'ancienne cuvée Expression a été jugée apte à revendiquer son origine précise. Expression, ça leur convenait bien, d'ailleurs, comme nom, tant ils s'expriment dans la netteté et la précision. À terme, c'est à dire bientôt, en 2014, Antoine va récupérer l'ensemble des cuvées qu'il laisse par contrat à la coopérative. Ce qui devrait considérablement augmenter les volumes disponibles.

    Mardi 31 janvier, 9 heures du matin. -1°C à Chacé, petite neige, doudoune de rigueur. Une température à se réchauffer par un petit tour de cave au Clos Rougeard. Poyeux 2011, juteux et superbe, Bourg, Brézé, Coteaux de Saumur, dans des millésimes jeunes ou plus anciens, avant que Nady Foucault ne manque gentiment, je le précise, de me chasser de Chacé. "Pas de photo!", nous a-t-il dit en substance. Juste une petite, quand même, non?

     

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    Heureusement, la bouteille était déjà vide. En espérant que ça ne m'empêche pas de revenir au Clos Rougeard...?

     

    Olif

  • Dive(s) bouteille(s)...

     

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    Brézé. Son château, ses caves troglodytiques, sa cuisine dédiée (le jarret de porc, les carottes, les endives,...  tous braisés). La onzième DB est de retour au Pays. Back to the roots! Sur son brin de laurier normand, elle ne s'est pas endormie dans la Loire. Le cadre est juste grandiose, le casting vigneron juste exceptionnel, le ciel juste bleu et la température de service juste un peu fraiche. Organisation néanmoins impeccable par la divine prêtresse, Sylvie Augereau. Manquait juste un ou deux radiateurs par ci par là et un stand de vin chaud.

     

     

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    Dans le carré de l'Est, juste à droite en entrant, Savoie, Bourgogne, Jura, Champagne et Alsace se répartissent l'espace. On se croirait au pays, dis, tellement il fait bon! Fort belle mise en bouche avec les Saint-Véran d'Arnaud Combier. Mandeliers 2008, Barnaudière et Goutte de Charme 2007 étalonnent très haut les papilles. Le palais est désormais affûté. Gare!

     

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    Malheureusement pas de quoi se faire hara-kiri avec Fanny Sabre, Pommard, Volnay et Aloxe sont trop froids pour se goûter à leur avantage, comme la plupart des pinots noirs ce jour-là, d'ailleurs. On y reviendra une prochaine fois, aux beaux et/ou grands jours, peut-être? Grosse sensation pourtant du côté de Mâcon Cruzille, avec les vins de Julien Guillot (les Vignes du Mayne), le crusillez-vous? Des blancs épatants de minéralité, des rouges itou, dont une superbe cuvée Manganite, du gamay sur manganèse, ainsi qu'un Auguste Bourgogne Pinot noir, d'une grande finesse d'expression. Les "maynes", ce sont évidemment les moines, ceux de l'abbaye de Cluny, qui ont protégé les vignes des ravages de la chimie depuis bientôt 900 ans. Ce qui fait du domaine des Vignes du Mayne le plus ancien domaine en bio au monde. S'il vous plait. Mazette!

     

     

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    Impasse volontaire sur les Chablis d'Alice et Olivier de Moor, goûtés la veille à Renaissance. Mais là aussi, des vins extraordinaires de précision et de minéralité. Passage éclair dans le Jura, pour se refaire une santé avec du Savagnin. Juste le minimum. Quelques bulles naturellement pétillantes, du côté de Philippe Bornard, un Savagnin qui va bien, un Chardonnay en goguette et, tant mieux, un Ploussard bien connu de nos services. Le Côtes du Jura 2002 Jaune de Fanfan Ganevat est quant à lui une petite bombe fruitée et gourmande, d'une buvabilité inhabituelle pour un jaune à ce stade. Les notes oxydatives se fondent dans celles des fruits jaunes et rendent le vin d'une grande séduction. Casquette ... euh... chapeau, Fanfan!

     

     

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    Toujours à l'Est, les savoyards font bloc de glace. Jacques Maillet, toujours aussi sympathique, et ses vins toujours Autrement bons, côtoie Jean-Yves Péron, avec un seul R s'il vous plait. Adepte d'une vinification nature et sans soufre, Jean-Yves a pourtant  décidé de faire des essais de sulfitage homéopathique sur certaines cuvées (de l'ordre d'1g à la mise). Le profil aromatique de la Mondeuse s'en trouve alors totalement métamorphosé. Les deux styles de vins sont très intéressants. A signaler une passionnante Jacquère 2008 élevée en mode oxydatif, au nez riche et puissant et à la bouche acidulée et salivante. Un domaine coup de cœur!

     

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    Dans le couloir rhodanien, en plein mistral, on se réchauffe comme on peut. Et on se régale avec les magnifiques vins d'Hervé Souhaut, du domaine Romaneaux-Destezet, sis dans la haute vallée du Doux, celle où il ne fait pas -36,7° le matin. Des vins remarquables, dont un magnifique blanc de viognier-roussane apte à séduire tous ceux qui ne sont pas fans des assemblages viognier-roussane. La Souteronne étonne, même goûtée dans le sous-terrain, Sainte-Epine n'a même pas besoin d'être retirée du pied, Jésus Marie Saint-Joseph!

     

    Emportés par le mistral, c'est en Italie que nous atterrissons. Chez Luca Roagna, dont les vins ont déjà été largement commentés par ailleurs. Définitivement fan, même dans la froidure et hors Piémont.

     

     

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    Tournicoti, tournicoton. Après la pause escargot et/ou fouée et/ou sandwich plutôt bienvenue, retour au turf pour déguster Languedoc, Roussillon, Loire et compagnie. Rythme intense à l'heure de la sieste, qui nous voit passer par Zélige-Caravent (goûté la veille à Renaissance, hormis une délicieuse huile d'olive ramenée en guise de deuxième trophée), Frédérique Barriol-Montès du domaine de Casenove (et ses épatantes cuvées rouges ou ambrées), Bruno Duchêne, Loïc Roure, le Petit Domaine de Gimios, Sénat, Casot des Maillols. Plein d'autres seraient à goûter (Edouard Lafitte, Maxime Magnon,..) mais gros coup de mou du côté du stylo, du verre et de l'appareil-photo.

     

    "Nul n'est censé ignorer la Loire" (© Glougueule), comme il est écrit à la base du verre fourni à l'entrée. Direction la dernière des caves troglodytiques, pour une descente du grand fleuve en Spiegelau. Tout de suite dans le grand Bain avec Alexandre dont les Pouilly-Fumé sans esbrouffe lavent prodigieusement bien le palais. De la belle ouvrage, à recommander vivement. Passage-éclair auprès de Thierry Germain, au programme du lendemain à Angers, pour aller découvrir Noella Morantin, dont les vins de Touraine sauvignonnent gaiement. M'est avis qu'on en reparlera bientôt, de ces vins et de cette vigneronne-là!

     

     

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    Dernière découverte au pas de charge avec les vins de Grégory Leclerc, vigneron à Chargé. Un vigneron, du bon raisin, de l'humour, du vin, ça détonne! Du Coup de canon à la Mule, le gosier n'est pas pour autant chargé et tout se siffle avec entrain.

     

    Enfin du monde chez l'Auvergnat d'à côté! Antepenultième dégustation à la buvette de Patrick Bouju, en compagnie de quelques arsouilles qui trainaient par là. The Blanc, Lulu, La Bohême, que du tout bon, mais je suis déjà fan depuis longtemps.

     

    Back to the roots au carré de l'Est, pour un ravitaillement de Jambon, sans un seul morceau de pain pour autant. Deux vins, un très beau blanc issu d'achat de raisins chez Guy Blanchard et Bataille 2005, une petite bombe de gamay épicée et poivrée. Dire que j'en connais qui n'ont pas aimé! Encore bravo, Monsieur Jambon!

     

    Impossible de clôturer un tel marathon sans se replonger dans un verre de Jaune 2002 de Fanfan Ganevat. La boucle est bouclée. Le sommeil est assuré. A moins d'un imprévu du genre trottoir qui traverse la route sans crier gare, sur le chemin du retour. Mais ça, ça n'arrive jamais, hein? Oui, je sais, le lendemain matin, on fait ce qu'on pneu!*

     

    Olif

     

    * on touche un peu ici au domaine de la private joke, faut pas trop chercher à comprendre!

     

    P.S.: la dive a fait le plein de blogueurs, qui s'en sont donné à cœur joie, ici, ou encore .

  • Saumur, you are so ...


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    "Une poule à Saumur

    Qui picolait du vin mûr

    Picoli, picola

    Lève son verre et puis s'en va..."

     

    Cette comptine enfantine apprise sur les bancs de l'école, les vignerons saumurois en ont encore la larme à l'œil à sa simple évocation. Je ne l'ai moi-même apprise qu'hier. Je vous la livre tel quel.


    Saumur, dont la lumière hivernale du petit matin est particulièrement photogénique, méritait bien une étape sur la route du Salon des Vins de Loire. Celle du retour, après avoir fait la connaissance de quelques représentants de la gent vigneronne locale au parc des expositions angevin.

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    Tout d'abord sur le Salon, en plein cœur du village de Saumur-Champigny, Antoine Sanzay, que l'on avait croisé également la veille dans les travées des Greniers. Tout de suite reconnu! Il faut dire qu'en 24 heures, il n'avait pas beaucoup sanzé changé. Toujours la même Expression, sa cuvée fétiche qui va désormais revendiquer son climat pour s'appeler les Poyeux, terroir d'où elle est issue. Le 2008, malo non faite, est déjà magnifique, avec des tanins serrés, mais so... mûrs!  Le 2007 n'est pas en reste, d'un joli soyeux, avec du gras. Une formidable Expression du vin de Saumur-Champigny! Le 2006, apprécié à une belle table locale, moyen-âgeuse à souhait, Les Ménestrels, a parfaitement accompagné un risotto d'huîtres au parmesan suivi d'un canard de Challans magnifiquement préparé. Le Saumur blanc Les Salles Martin 2007, du chenin sur calcaire, goûté en fin d'élevage, allie du gras en attaque à de la nervosité finale. Un beau vin comme je les aime.

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    Ensuite, direction le Clos Cristal, le vignoble des Hospices de Saumur. Tout comme en Bourgogne, l'hôpital sait survivre, en Saumurois, fournissant à ses assurés sociaux la possibilité de développer leur petit cancer dans quelques décennies. Un véritable placement pour les années à venir! La particularité du Clos Cristal, outre qu'il soit en bio, c'est de posséder un patrimoine historique singulier, une aubaine pour les futurs vinotouristes. Des murs, au travers desquels les ceps poussent, ce qui leur permet d'accélérer la maturité des raisins. Le Clos Cristal, un domaine so ...murs! Cette exceptionnelle cuvée Les Murs se trouve régulièrement déclassée pour atypicité, comme en 2007, un vin pourtant admirable, détendu, épanoui, affichant fièrement des notes de fruits cuits, limite surmaturité, mais néanmoins empreints d'une grande fraicheur. Un véritable coup de cœur pour un vin hors du commun!

    Toujours sur le Salon, rencontre palpitante avec Guillaume Keller, du Château de Fosse-Sèche: des rouges solides (Eolithe 2006 et Pigeonnier 2005) et des blancs extra (Arcane 2006 et Tries de la Chapelle 2007, fabuleux botrytisé sec, récolté à tout petit rendement, l'une des très grandes émotions gustatives de ce Salon d'Angers).

    Et puis, de retour à la maison, après un passage chez un excellent caviste du cru, Aux Saveurs de la Tonnelle (THE caviste so ... murois, paraît-il), découverte des vins du domaine du Pas Saint-Martin, également en bio, des vins épatants, en rouge comme en blanc.

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    Saumur, petite cité tranquille, au fabuleux patrimoine historique, valait donc bel et bien le détour, malgré la fraicheur hivernale.

    Saumur, you are so... nice
    Saumur, you are so...good
    Saumur, you are so...mur!

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    Olif