14 février 2012
Chaud et froid au pays des Poyeux...
Vendredi 27 janvier, 16 heures, sous un soleil radieux. 12°C à Varrains, tee-chirt de rigueur. Une température à se réfugier dans une cave troglodytique. Chez Antoine Sanzay, par exemple. À droite au feu, sauf si on arrive par derrière. Merci GPS.
Derrière le fût, le chien veille. Un bon toutou, pas méchant pour un sou. L'Ami Chenin était passé par là, apporter un morceau de Comté en provenance d'un bon fournisseur. Faut-il que j'aie l'odorat fin... À défaut de Château Chalon, cela appelait un joli verre de Salles-Martin 2011, tiré sur fût.
Oui, du chenin, il n'y a pas que le savagnin dans la vie. Dans les magnifiques caves troglodytiques du domaine, au pied du four à pain endormi, à l'intérieur de ce qui fut une pièce de séjour dans des temps très lointains, comme en témoigne le lit à étage creusé en hauteur à même le tuffeau, des fûts reposent. Le fleuron du domaine, c'est sans contestation possible ces Poyeux, dégustés sur 3 millésimes, de 2011 à 2009, le dernier en bouteille. Les Poyeux d'Antoine Sanzay ne sont pas complètement superposables à ceux des Frères Foucault, du Clos Rougeard, question de sol. Mais ce sont bien des Poyeux. À part entière depuis 2008, millésime à partir duquel l'ancienne cuvée Expression a été jugée apte à revendiquer son origine précise. Expression, ça leur convenait bien, d'ailleurs, comme nom, tant ils s'expriment dans la netteté et la précision. À terme, c'est à dire bientôt, en 2014, Antoine va récupérer l'ensemble des cuvées qu'il laisse par contrat à la coopérative. Ce qui devrait considérablement augmenter les volumes disponibles.
Mardi 31 janvier, 9 heures du matin. -1°C à Chacé, petite neige, doudoune de rigueur. Une température à se réchauffer par un petit tour de cave au Clos Rougeard. Poyeux 2011, juteux et superbe, Bourg, Brézé, Coteaux de Saumur, dans des millésimes jeunes ou plus anciens, avant que Nady Foucault ne manque gentiment, je le précise, de me chasser de Chacé. "Pas de photo!", nous a-t-il dit en substance. Juste une petite, quand même, non?
Heureusement, la bouteille était déjà vide. En espérant que ça ne m'empêche pas de revenir au Clos Rougeard...?
Olif
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| Tags : saumur, clos rougeard, antoine sanzay |
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15 février 2010
Dive(s) bouteille(s)...
Brézé. Son château, ses caves troglodytiques, sa cuisine dédiée (le jarret de porc, les carottes, les endives,... tous braisés). La onzième DB est de retour au Pays. Back to the roots! Sur son brin de laurier normand, elle ne s'est pas endormie dans la Loire. Le cadre est juste grandiose, le casting vigneron juste exceptionnel, le ciel juste bleu et la température de service juste un peu fraiche. Organisation néanmoins impeccable par la divine prêtresse, Sylvie Augereau. Manquait juste un ou deux radiateurs par ci par là et un stand de vin chaud.
Dans le carré de l'Est, juste à droite en entrant, Savoie, Bourgogne, Jura, Champagne et Alsace se répartissent l'espace. On se croirait au pays, dis, tellement il fait bon! Fort belle mise en bouche avec les Saint-Véran d'Arnaud Combier. Mandeliers 2008, Barnaudière et Goutte de Charme 2007 étalonnent très haut les papilles. Le palais est désormais affûté. Gare!
Malheureusement pas de quoi se faire hara-kiri avec Fanny Sabre, Pommard, Volnay et Aloxe sont trop froids pour se goûter à leur avantage, comme la plupart des pinots noirs ce jour-là, d'ailleurs. On y reviendra une prochaine fois, aux beaux et/ou grands jours, peut-être? Grosse sensation pourtant du côté de Mâcon Cruzille, avec les vins de Julien Guillot (les Vignes du Mayne), le crusillez-vous? Des blancs épatants de minéralité, des rouges itou, dont une superbe cuvée Manganite, du gamay sur manganèse, ainsi qu'un Auguste Bourgogne Pinot noir, d'une grande finesse d'expression. Les "maynes", ce sont évidemment les moines, ceux de l'abbaye de Cluny, qui ont protégé les vignes des ravages de la chimie depuis bientôt 900 ans. Ce qui fait du domaine des Vignes du Mayne le plus ancien domaine en bio au monde. S'il vous plait. Mazette!
Impasse volontaire sur les Chablis d'Alice et Olivier de Moor, goûtés la veille à Renaissance. Mais là aussi, des vins extraordinaires de précision et de minéralité. Passage éclair dans le Jura, pour se refaire une santé avec du Savagnin. Juste le minimum. Quelques bulles naturellement pétillantes, du côté de Philippe Bornard, un Savagnin qui va bien, un Chardonnay en goguette et, tant mieux, un Ploussard bien connu de nos services. Le Côtes du Jura 2002 Jaune de Fanfan Ganevat est quant à lui une petite bombe fruitée et gourmande, d'une buvabilité inhabituelle pour un jaune à ce stade. Les notes oxydatives se fondent dans celles des fruits jaunes et rendent le vin d'une grande séduction. Casquette ... euh... chapeau, Fanfan!
Toujours à l'Est, les savoyards font bloc de glace. Jacques Maillet, toujours aussi sympathique, et ses vins toujours Autrement bons, côtoie Jean-Yves Péron, avec un seul R s'il vous plait. Adepte d'une vinification nature et sans soufre, Jean-Yves a pourtant décidé de faire des essais de sulfitage homéopathique sur certaines cuvées (de l'ordre d'1g à la mise). Le profil aromatique de la Mondeuse s'en trouve alors totalement métamorphosé. Les deux styles de vins sont très intéressants. A signaler une passionnante Jacquère 2008 élevée en mode oxydatif, au nez riche et puissant et à la bouche acidulée et salivante. Un domaine coup de cœur!
Dans le couloir rhodanien, en plein mistral, on se réchauffe comme on peut. Et on se régale avec les magnifiques vins d'Hervé Souhaut, du domaine Romaneaux-Destezet, sis dans la haute vallée du Doux, celle où il ne fait pas -36,7° le matin. Des vins remarquables, dont un magnifique blanc de viognier-roussane apte à séduire tous ceux qui ne sont pas fans des assemblages viognier-roussane. La Souteronne étonne, même goûtée dans le sous-terrain, Sainte-Epine n'a même pas besoin d'être retirée du pied, Jésus Marie Saint-Joseph!
Emportés par le mistral, c'est en Italie que nous atterrissons. Chez Luca Roagna, dont les vins ont déjà été largement commentés par ailleurs. Définitivement fan, même dans la froidure et hors Piémont.
Tournicoti, tournicoton. Après la pause escargot et/ou fouée et/ou sandwich plutôt bienvenue, retour au turf pour déguster Languedoc, Roussillon, Loire et compagnie. Rythme intense à l'heure de la sieste, qui nous voit passer par Zélige-Caravent (goûté la veille à Renaissance, hormis une délicieuse huile d'olive ramenée en guise de deuxième trophée), Frédérique Barriol-Montès du domaine de Casenove (et ses épatantes cuvées rouges ou ambrées), Bruno Duchêne, Loïc Roure, le Petit Domaine de Gimios, Sénat, Casot des Maillols. Plein d'autres seraient à goûter (Edouard Lafitte, Maxime Magnon,..) mais gros coup de mou du côté du stylo, du verre et de l'appareil-photo.
"Nul n'est censé ignorer la Loire" (© Glougueule), comme il est écrit à la base du verre fourni à l'entrée. Direction la dernière des caves troglodytiques, pour une descente du grand fleuve en Spiegelau. Tout de suite dans le grand Bain avec Alexandre dont les Pouilly-Fumé sans esbrouffe lavent prodigieusement bien le palais. De la belle ouvrage, à recommander vivement. Passage-éclair auprès de Thierry Germain, au programme du lendemain à Angers, pour aller découvrir Noella Morantin, dont les vins de Touraine sauvignonnent gaiement. M'est avis qu'on en reparlera bientôt, de ces vins et de cette vigneronne-là!
Dernière découverte au pas de charge avec les vins de Grégory Leclerc, vigneron à Chargé. Un vigneron, du bon raisin, de l'humour, du vin, ça détonne! Du Coup de canon à la Mule, le gosier n'est pas pour autant chargé et tout se siffle avec entrain.
Enfin du monde chez l'Auvergnat d'à côté! Antepenultième dégustation à la buvette de Patrick Bouju, en compagnie de quelques arsouilles qui trainaient par là. The Blanc, Lulu, La Bohême, que du tout bon, mais je suis déjà fan depuis longtemps.
Back to the roots au carré de l'Est, pour un ravitaillement de Jambon, sans un seul morceau de pain pour autant. Deux vins, un très beau blanc issu d'achat de raisins chez Guy Blanchard et Bataille 2005, une petite bombe de gamay épicée et poivrée. Dire que j'en connais qui n'ont pas aimé! Encore bravo, Monsieur Jambon!
Impossible de clôturer un tel marathon sans se replonger dans un verre de Jaune 2002 de Fanfan Ganevat. La boucle est bouclée. Le sommeil est assuré. A moins d'un imprévu du genre trottoir qui traverse la route sans crier gare, sur le chemin du retour. Mais ça, ça n'arrive jamais, hein? Oui, je sais, le lendemain matin, on fait ce qu'on pneu!*
Olif
* on touche un peu ici au domaine de la private joke, faut pas trop chercher à comprendre!
P.S.: la dive a fait le plein de blogueurs, qui s'en sont donné à cœur joie, ici, là ou encore là.
23:13 Publié dans Dives bouteilles ..., En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : dive bouteille, saumur, brézé |
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08 mars 2009
Saumur, you are so ...
"Une poule à Saumur
Qui picolait du vin mûr
Picoli, picola
Lève son verre et puis s'en va..."
Cette comptine enfantine apprise sur les bancs de l'école, les vignerons saumurois en ont encore la larme à l'œil à sa simple évocation. Je ne l'ai moi-même apprise qu'hier. Je vous la livre tel quel.
14:53 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : saumur, sanzay, clos cristal, château de fosse-sèche, domaine du pas saint-martin |
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