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Quartiers libres... - Page 5

  • Le vin bio existe (enfin?), je l'ai rencontré!

    C'est le sujet tendance du moment. Depuis que Bruxelles a (enfin?) acté son existence, on ne pourra plus se réfugier derrière un soit-disant problème de terminologie pour réfuter le "vin bio".

     

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    Nouveau logo du "vin bio" européen

     

    Paradoxalement, cette nouvelle, potentiellement réjouissante, laisse dans le même temps dubitatif. La porte est désormais grande ouverte à un vin "bio industriel", réclamé par tous ceux qui ont vu le profit que pouvait engendrer une telle pratique, apte à répondre aux attentes du consommateur, de plus en plus soucieux de manger sain, tout en continuant de remplir son caddie à ras-bord. Bruxelles n'est certainement pas là pour encourager les bonnes pratiques artisanales, il ne faut pas se leurrer. Bruxelles est là pour favoriser la rentabilité économique dans une (relative) transparence, en imposant une charte moyennement restrictive, de la vigne à la cave. Si cela permet une diminution de l'utilisation de produits toxiques pour l'environnement, tant mieux et pourquoi pas? Mais il n'y a cependant pas grand risque que cela change les habitudes de tout ceux qui pratiquaient le bio par conviction depuis longtemps, et dont la charte personnelle, contrôlée par des organismes certificateurs indépendants, est beaucoup plus restrictive.

     

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    La suite, c'est sur Fureur des vivres, même si une grande partie de ce billet a déjà été publiée ici...

  • Le vin bio existe (enfin?), je l'ai rencontré!

    C'est le sujet tendance du moment. Depuis que Bruxelles a (enfin?) acté son existence, on ne pourra plus se réfugier derrière un soit-disant problème de terminologie pour réfuter le "vin bio".

     

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    Nouveau logo du "vin bio" européen

     

    Paradoxalement, cette nouvelle, potentiellement réjouissante, laisse dans le même temps dubitatif. La porte est désormais grande ouverte à un vin "bio industriel", réclamé par tous ceux qui ont vu le profit que pouvait engendrer une telle pratique, apte à répondre aux attentes du consommateur, de plus en plus soucieux de manger sain, tout en continuant de remplir son caddie à ras-bord. Bruxelles n'est certainement pas là pour encourager les bonnes pratiques artisanales, il ne faut pas se leurrer. Bruxelles est là pour favoriser la rentabilité économique dans une (relative) transparence, en imposant une charte moyennement restrictive, de la vigne à la cave. Si cela permet une diminution de l'utilisation de produits toxiques pour l'environnement, tant mieux et pourquoi pas? Mais il n'y a cependant pas grand risque que cela change les habitudes de tout ceux qui pratiquaient le bio par conviction depuis longtemps, et dont la charte personnelle, contrôlée par des organismes certificateurs indépendants, est beaucoup plus restrictive.

     

    Face au rouleau compresseur d'une pensée vinique unique et bien pensante, il est plus que jamais utile de défendre de vraies valeurs et de revenir aux fondamentaux. Le vin est un produit issu de la fermentation naturelle du raisin, sous contrôle de l'homme, mais nul n'est besoin d'une panoplie de petit chimiste pour en produire du bon. Les néo-vignerons qui s'y essaient, par philosophie et conviction plus que par idéologie, se sentent abandonnés de tous les côtés, bataillant pour l'agrément, parce que leurs vins auraient un profil déroutant pour des palais habitués depuis des décennies à leur dose de sulfites et à des arômes préfabriqués par les méthodes de vinification et les marchands de levures. Le déclassement peut alors être une solution mais n'est pas une fin en soi. Dur de renoncer à ses origines quand on se sent bien ancré dans un lieu et un terroir. Et on se demande également pourquoi, les deux types de vins (bio et non-bio) doivent systématiquement être opposés sans pouvoir cohabiter en bonne intelligence. Pour preuve, les vins d'un Pierre Overnoy, par exemple, qu'aucun dégustateur digne de ce nom ne saurait dénigrer sans se discréditer, tant ils font partie des plus grands, même sans une once de soufre dedans depuis plus de 20 ans. Quoi que puisse en dire à ce sujet, avec insistance dernièrement, Michel Chapoutier, dont on aimerait pouvoir penser autant de bien des siens après autant d'années, malgré leur sulfitage excessif.

    Le vin "naturel", "nature", "vivant", "libre", quelque soit le qualificatif qu'il essaie d'adopter ou que l'on essaie de lui donner, pour exprimer sa différence et son style, sans heurter la sensibilité de vignerons conventionnels qui ne travaillent pas selon cette approche et qui ne veulent pas que soit sous-entendu qu'ils puissent avoir recours à des procédés et/ou des produits technologiques (restons polis), fait de plus en plus d'émules. Même s'il reste encore largement minoritaire. Indispensable alors d'encadrer son élaboration pour un maximum de crédibilité. L'Association des Vins Naturels, émanation d'un groupuscule de vignerons-penseurs (Marcel Lapierre, Pierre Overnoy...) s'est donnée pour mission d'arriver à un idéal: un vin sans intrant chimique, bio-logique et/ou biodynamique, à la vigne comme à la cave. Avec un niveau d'exigences élevé pour tenter de garantir une certaine qualité. On peut faire du vin "nature" sans adhérer à l'AVN, on ne peut pas adhérer à l'AVN si on ne fait pas du vin "naturel". La charte élaborée par les vignerons eux-mêmes se veut de plus en plus restrictive, même si elle n'est garante que de la manière dont le vin a été produit. S'en inspirer ne peut qu'être une bonne chose, s'en réclamer n'est aucunement une obligation. Juste un équivalent de certification qui permet aux vignerons affiliés d'avoir un poids plus important pour affirmer la réalité de leur vin "naturel".

     

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    ©AVN

     

    Le vin "nature", c'est comme le yaourt. Sans ajout d'aucune sorte, et personne n'est obligé d'en boire. Mais quand on y a goûté et que l'on a aimé, il faut reconnaître qu'il est difficile de faire marche arrière. Forcément, il y en a des bons et des moins bons, des plus ou moins réussis, mais rien n'empêche l'amateur ou le professionnel de faire preuve de discernement, sans rejeter en bloc un processus qu'il a du mal à assimiler. À quoi peut bien servir la critique vinique, sinon à ça?

     

    Olif

  • "Bienvenue chez les Ch'tis" font du ski

    vins nature en nord,séclin,

     

    Cela a bien failli être la retraite de Russie à l'Espace Napoléon de Séclin. Il s'en est fallu d'une petite semaine pour que l'indispensable salon Vins nature en Nord ne soit complètement recouvert de neige. Il n'y a guère que les montagnons du Jura que cela aurait pu amuser, en fait, les Ch'tis n'étant pas particulièrement spécialistes du planter de bâton, sauf dans la descente des terrils. La météo devrait être beaucoup plus printanière le week-end du 10 et 11 mars. On l'espère, en tout cas, pour que le salon, organisé à la perfection par les frères Luc et Gilles Carpentier, reste définitivement le Numéro 1, devançant même largement les productions des années 70 de feu Maritie et Gilbert Carpentier.

     

    Tout ça pour dire que Le Blog d'Olif sera présent une nouvelle fois sur le salon, sans raquettes ni skis de fond, et que cette virée en Ch'nord s'annonce riche en belles rencontres, tout comme la précédente édition.

     

    Que les frites et le Maroilles coulent à flots!

     

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    Olif

     

    P.S.: pour ceux qui n'en auraient encore pas pris connaissance, j'ai répondu à un petit questionnaire de Fou de vin sur Fou-rgeot-de-vin.com. À lire ici.

     

    P.S.2: la semaine suivante, les 17 et 18 mars, on prend une partie des mêmes, plus quelques autres, et on recommence. Direction Villebarou, Loir et Cher, pour un salon devenu désormais une institution.

     

    vins nature en nord,séclin

    P.S.3: à moins qu'une virée plus au sud, pour un petit salon printanier, festif et alternatif ne soit au programme...

     

    vins nature en nord,séclin

  • Grand seigneur...

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    "Les blogueurs du vin sont-ils des rigolos?" "Oui!", ont répondu en chœur Pierre Guigui, journaliste au Gault et Millau et moi-même, blogueur en chef du Blog d'Olif, ici présent. Pas pour les mêmes raisons, certes, mais, au moins, on est d'accord. Un entretien croisé réalisé pour Grand Seigneur par Antonin Iommi-Amunategui, le Vindicateur, légèrement coupé et tronqué à la mise en page, mais une version longue est prévue pour bientôt sur Grand Seigneur.com.

     

    Dans Grand Seigneur Numéro 3, on apprend également que Patrick Sébastien ne mange plus de Justin Bridou, mais visiblement un bon sifflard, et qu'il boit du Morgon de Jean Foillard, quand ce n'est pas de l'Yquem. D'ailleurs, ça fait la couv'! Une nouvelle comme ça, il ne faudrait surtout pas passer à côté!

     

    Grand Seigneur, en vente chez tous les bons marchands de journaux qui l'ont encore en vente.

     

     

    Olif

     

  • Google est-il vraiment mon ami?

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    Lorsqu'Eva, la charmante geekette d'Œnos, le blog des vins de Loire mais pas que, m'a demandé si je voulais bien faire un florilège de mes requêtes Google les plus insolites, drôles, inattendues, foireuses même, pour poursuivre la chaîne initiée par Guillaume, séropositif au Morgon, bref, je n'ai pas su lui dire non. On ne peut rien refuser à Eva plus de 30 secondes. Sinon, t'es mort. Hacké dans la minute qui suit.

     

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    Alors oui, j'en ai, des petites crottes dans mon jardin et des requêtes Google un peu barges. Des pas tristes, des bien sales, des graveleuses, des scato, des bizarres, des étranges, certaines que je n'arrive toujours pas à comprendre. Ça m'apprendra à jouer sur les mots et les fines allusions sexuelles, parfois. Il n'est généralement pas difficile de deviner la raison pour laquelle les internautes arrivent sur le blog en fonction du mot-clé tapé dans Google, il est parfois plus complexe d'appréhender les réelles motivations de la requête du Googueulonaute..

     

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    Parmi les recherches actuelles les moins surprenantes: Philippe Bornard. Le viticulteur jurassien est plutôt bien référencé sur Le Blog d'Olif, donc jusque là, tout va bien. Ce qui est moins habituel, c'est une déferlante de recherches avec le même item, plus d'une cinquantaine en moins d'une heure, un soir de semaine, à partir de 22 heures. En affinant les statistiques, on réalise vite que le profil-type de l'internaute, ce soir-là, était une blonde de 30 ans, à forte poitrine, et à la recherche de l'amour dans un pré.

     

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    Une qui n'en finit pas de m'étonner par sa récurrence, c'est "état de grasse". J'ai bien titré un de mes billets comme ça, par boutade et amour du calembour, même le plus éculé, mais que des dizaines de personnes engagent régulièrement une recherche là-dessus m'interpelle un peu. Qu'est-ce que ça peut bien cacher, en dehors d'un petit problème orthographique?

     

    La majorité des recherches portent sur le blog en lui-même, ce qui n'a rien de surprenant. "Blog olif" en tête, évidemment, décliné parfois à toutes les sauces, y compris au yaourt (mais nature, évidemment): "blog olliff", "blog olaf", "blog pas con", "blog yaourt"...


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    Pas bien compris "altitude bethléem" et "apparition jesus", si ce n'est celui en culotte de velours, à moins qu'il n'habite Morteau, finalement?

    Celui qui cherchait à intégrer les "alcooliques anonymes megeve" a fait fausse route et a du s'étrangler avec son dernier verre. Pas celui qui suit, j'espère, parce que je me suis tapé une cinquantaine de pages Google hardcore avec l'item "dégustation sperme" pour comprendre comment cela avait pu aboutir sur mon blog et je m'interroge encore. C'est un peu bourratif, je suis rassasié et je n'encourage personne à essayer!


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    Le "ça me scie la banane" me l'a un peu sciée, la banane aussi, heureusement qu'il me restait un peu de viagra naturel pour surmonter le choc.


    Les plus énigmatiques recherches resteront cependant "affiches françaises domaines vinicoicoi", "couer flouer couer main noir" et surtout "بس ماكل شلوط". Si quelqu'un trouve une explication...

     

    À croire que ça ne parle presque plus de vin, sur le Blog d'Olif... On va essayer d'y remédier tout bientôt, alors.

     

    Sur ce,  كنت في الاستوديو

     

    Olif


    P.S.: pour ne pas être condamné à apprendre par cœur l'annuaire Google des meilleurs producteurs de chouchen breton et le réciter en arabe tous les matins après mon petit déjeuner (et ce, jusqu'à la fin de mes jours), il faut que je poc (poque? poke? pauc?) quelqu'un et passe le relais. Le Monomaniaquement Alsace va-t-il enfin pouvoir nous éclairer sur ses requêtes les plus étranges, entre Baeckeoffe, Praelatenberg, Gloeckelberg ou encore Choucroute-saucisse? J'en ai bien peur. S'il le veut bien, évidemment, je ne force personne. Mais alors, s'il refuse, que la malédiction s'abatte sur lui!

  • Petit lexique de savoir-boire à l'usage des agueusiques, des geeks et des non-comprenants

     

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    Ce petit lexique de savoir boire est probablement aussi superflu qu'un dictionnaire destiné à l'élite et aux bien nantis. Mais il ravira sans aucun doute tous ceux qui ont perdu l'usage de leurs papilles ou de leur cerveau, ainsi que ceux qui suivent, de près ou de loin, les gesticulations du petit monde du vin sur l'internet. Les costumes sont en tweed et les décors sont de Roger Hart Desproges (les photos ont été prises lors de sa tournée d'adieu).


    A


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    Variations autour de la première lettre de l'alphabet

     

    A: première lettre de l'alphabet, parfois privative.


    AB: logo de couleur verte qui récompense les produits biologiques dont le vin. Assez bien à la vigne, mais peut mieux faire à la cave (voir Agriculture Biologique).

     

    ABM: initiales du petit photographiste de la bande à celui dont il ne faut pas prononcer le nom (voir MB). Par déformation professionnelle, quand il s'exprime avec des lettres, essentiellement sur Facebook ou dans les commentaires de blogs amis, il n'est jamais avare de bons clichés.


    Agueusie: qui n'a plus goût à rien, même au vin ou à la gueuze.


    Agriculture Biologique: mode de culture agricole plutôt logique, du moment qu'il est bio. Pouvait s'appliquer à la viticulture jusqu'en 2012, mais Bruxelles l'a envoyé dans les choux. On peut toujours le faire, c'est même souhaitable, on ne pourra plus le signifier par un petit logo sur une bouteille de vin (voir AB).

     

    AVN: association des vins naturels, si tant est que cela existe (voir Vin "naturel").

     

    B

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    Colporteur tentant vainement de vendre un exemplaire du B&D en braille à un amateur de vins sourd et muet.

     

     

    B&D: la Bible.


    Berthomeau et Cie: un espace de liberté, parmi les tout premiers à s'être créés sur l'Internet du vin, animé quotidiennement par un grognard de la République, comme il aime à se définir lui-même. Érudit, généreux, fourmillant de références, le blog à savourer tous les matins, confortablement installé sur son divan, avec deux ou trois cafés et quelques croissants.

     

    Bicéphale buveur: blog amateur initialement à deux têtes, désormais le plus souvent doté d'une seule bouche et d'un seul cerveau. Personne n'a vu la différence. Même s'il boit toujours autant, le Bicéphale a du mal à écrire la bouche pleine et se fait de plus en plus rare sur la toile.

     

    Biocon: con biologique, ne se reproduisant que dans un milieu exempt de round-up et de sulfites.

     

    Blog: contraction de Weblog. Journal écrit publié sur internet, d'inspirations diverses et variées. Un peu comme un Vlog, sauf que ce n'est pas vidéo (voir Vlog).


    Bloglouglou (ou bloglouglousphère): l'antique, la seule, l'unique. Contraction de blogosphère et glouglou, elle représente la sphère préhistorique des blogueurs du vin sur internet, qui ne se prenaient pas encore trop au sérieux. Certains dinosaures sont toujours là, mais beaucoup de nouveaux venus trouvent ce nom énervant et ridicule. Ils n'avaient qu'à être là avant, tiens! Car ils n'appartiennent désormais qu'à la bien trop coincée "Blogosphère du vin", où ça ne rigole malheureusement pas tous les jours.

     

    Blogomiam: ancêtre de la blogosphère culinaire. Un espace où l'on pouvait popoter sans se prendre au sérieux et proposer des recettes top slurp (voir Top Slurp). Désormais, véritable foire d'empoigne et course à l'armement culinaire ou au billet sponsorisé.

     

    Blog vigneron: se dit d'un blog tenu par un vigneron (ou assimilé), qui s'emmerde entre deux coups de pioche ou de sécateur et qui se prend à réfléchir à sa condition. Un phénomène né en Champagne (voir Tarlant), qui a gagné le Beaujolais avant de s'étendre au Sud-Ouest et un peu partout dans le monde. Les meilleurs blogs vignerons ne sont pas toujours écrits par ceux qui font les meilleurs vins, mais il y a des exceptions notables, notamment en Beaujolais ou dans le Sud-Ouest, justement. On ne les citera pas, de peur qu'ils n'attrapent la grosse tête et arrêtent de faire du vin pour se consacrer exclusivement à l'écriture.

     

    Bon vivant: se dit d'un blogueur amateur de jeux vidéo, dont la seule raison de vivre est d'écraser tous les autres pour obtenir la première place au classement mensuel des blogs vins (voir Wikio). Fait partie de la garde rapprochée de celui dont on ne doit pas prononcer le nom (voir MB).

     

    Bu sur le web: florilège de capsules (voir Capsule) québecoises sur le vin, qui donnent soif et envie, présentées par une blonde québecoise manucurée, qui donne aussi soif et envie.

     

    C

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    La belle Aurélia de Bu sur le web tentant de décapsuler une bouteille de bière avec sa queue de cheval.


    Capsule: en québecois, séquence vidéo sur le web que l'on peut regarder sans décapsuleur.


    Chapelle(s): édifice(s) religieux cloisonnant le monde du vin, généralement habité(s) par des bobos écolos gauchos gavés de vins "nature" et/ou "biologiques", qui ne font rien qu'à dire du mal de celui dont on ne doit pas prononcer le nom (voir MB) et de ses amis qui vivent plutôt dans des cathédrales, eux.

     

    Chroniques vineuses: blog d'un journaliste français à la sauce belge, cherchant la vérité dans le vin à l'aide d'une frite trempée dans le potage. Un espace de liberté indépendant et clairvoyant, jamais aussi bon que quand il essaie de refaire le monde viti-vinicole à lui tout seul.


    Climat: le temps qu'il fait, sauf en Bourgogne.

     

    Coteaux Bourguignons: nouvelle appellation de vins bourguignons ordinaires. Sans rien de grand.

     

    E


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    Emmanuel Delmas, sommelier, apportant un éclairage intéressant sur un caviste pendant une panne d'électricité.

     

    Éclairagiste: fonction accessoire et supplémentaire du sommelier-blogueur quand il apporte la lumière sur un sujet au service du vin.


    Escapades: virées gastronomiques en pataugas sur le littoral breton.

     

    G

     

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    Lecteur du Monde abasourdi par la descente sonore et bruyante de la Miss éponyme.


    Glouglou: bruit que fait une célèbre Miss journaliste quand elle descend une bouteille d'une seule traite.

     

    Glougueule: site des hommes de glou et usine à ticheurtes haute couture pour gens bien sous tous rapports.

     

    J

    Jura: massif montagneux et département immatriculé 39, de couleur plutôt verte. Par ailleurs, bouteille spécifique de forme un peu particulière, destinée à accueillir du vin du Jura, quelque soit sa couleur, sauf jaune.

     

    L

    La Pipette aux quatre vins: blog non siliconé, membre de l'antique Bloglouglou. Un des secrets les mieux gardés de la blogosphère, mais que tous les amateurs avisés connaissent depuis longtemps.

     

    Le Blog d'Olif: blog régional tellement bien que vous êtes même en train de le lire.


    Lutte raisonnée: mode cultural qui a ses raisons. Avec un effort raisonnable, il devrait logiquement évoluer vers le bio (voir Agriculture biologique).

     

    M

     

    MB: initiales de celui dont on ne doit pas parler, surtout si c'est pour en dire du mal ou ne pas être d'accord avec lui, sous peine d'être attaqué par une horde de morts-bons vivants assoiffés de vins soufrés. Meilleur dégustateur du monde, inventeur du vin biologique et précurseur du vin "naturel", si l'on en croit certains de ses dires, ce n'est pas la moitié d'un biocon.


    Monomaniac: passionné, authentique, excessif et exclusif, partagé entre la Belgique et la Suisse allemande, ayant fini par jeter son dévolu à mi-chemin, sur l'Alsace, essentiellement par goût du pétrole. Émir raté, il milite activement pour la vente de riesling dans toutes les bonnes pharmacies, dans un souci de santé publique.

     

    Morgon: liquide rouge et incoagulable qui coule parfois dans les veines des amateurs de bons gamays du Beaujolais.

     

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    Eva Robineau, du blog Œnos, descendant la Loire à bord de sa Land Rover (voir Wine Blog Trophy)

     

    Œnos: blog bisounours sur les vins de Loire, mais pas que. Blog de geek sur les vins "nature", mais pas que. Blog aux longues jambes et aux ongles vernis, mais pas que. Surtout un blog inspiré sur le vin, par la plus merveilleuse des geekettes amatrices de vin "nature" de Loire. Personne n'est capable de résister à une sollicitation d'Eva plus de 30 secondes, montre en main. Ceci dit en tout bien tout honneur, car son fiancé veille au grain.

     

    Ouillage: opération qui consiste à remplir, scrupuleusement et sans se faire mal, les fûts de vin pendant leur élevage, pour éviter qu'ils ne prennent l'air. L'absence d'ouillage aboutit à la formation du voile, dont le port est autorisé en public à l'intérieur des caves jurassiennes.

     

    P

    Parker: célèbre dégustateur américain, Robert de son prénom. Avocat des vins crémeux, extraits, concentrés, boisés et toastés, il a beaucoup œuvré pour l'augmentation des prix du vin de Bordeaux. La parole est désormais à l'accusation.


    Ploussard: cépage autochtone jurassien, vénéré à Pupillin. Appelé également Poulsard (voir Poulsard) dans d'autres coins du Jura. L'important, c'est d'en boire.


    Poulsard: cépage autochtone jurassien, vénéré dans tout le Jura sauf à Pupillin, où on lui préfère le Ploussard (voir Ploussard). L'important, c'est d'en boire.


    Poivron: arôme pas très franc du jus de breton pas mûr, honni par certains randonneurs bretons (voir Escapades).


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    REVEVIN:Saint-Glou vendéenne (voir Saint-Glou), qui réunit au printemps, sous l'égide de La Pipette aux quatre vins, la fine fleur de la Bloglouglou. Affectueusement surnommée l'Ascension du Pays de Monts, puisqu'elle se déroule lors du pont de l'Ascension à Saint-Jean de Monts.


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    Canonisation de Glou, patron des buveurs.


    Saint-Glou:  tournante où l'on regarde sous les robes des quilles et au cours de laquelle on canonise le patron des buveurs.


    Savagnin: cépage jurassien spécifique qui se consomme dans presque tous ses états. Oublié pendant 6 ans dans une barrique, il est capable de virer au jaune (voir Vin Jaune).

     

    Soufre: intrant œnologique et satanique volontiers rajouté au vin à différents moments du processus de vinification. Quand il n'y en a pas assez, c'est la porte ouverte aux commentaires de casse-pieds. Quand il y en a trop, c'est la tête qui souffre (voir Souffre).

     

    Souffre: souvent pris pour le précédent, la faute à une orthographe approximative. Quand il est correctement écrit, peut également signifier la douleur occasionnée à la tête suite à un abus de soufre (voir Soufre).

     

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    La famille Tarlant en plein brainstorming, à la recherche des méthodes de communication du XXIIème siècle en matière de vin.


    Tarlant: domaine champenois familial précurseur de tout ce qui s'est fait sur le web en matière de communication, grâce à la nouvelle génération, Benoit et Mélanie. Blogueurs en premier, vlogueurs avant l'heure, facebookers par anticipation, twittos acharnés, ils réfléchissent actuellement à la suite à donner à leur web-communication anticipatoire. Peut-être le silence radio complet, va savoir!


    Terroir: gros mot, avec plus ou moins de choses dedans. Le monde entier nous l'envie, mais personne n'a encore réussi à se mettre d'accord sur ce que c'était exactement.

     

    Top Slurp avec Estèbe: genevoiserie culinaire en légère voie de disparition, par lassitude de son auteur, mais qui offre encore de petits sursauts slurpiques par intermittence. Inventeur supputé de termes injustement controversés, comme Bloglouglou (voir Bloglouglou) et Blogomiam (voir Blogomiam).

     

    Tupperwine: réunion d'amateurs parisiens dans laquelle on goûte du vin dans des gobelets en plastique.

     

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    Fabricant de vinaigre ayant raté sa récolte et produit un vin "naturel" tout à fait acceptable, cherchant à raconter des salades à Maître Lesieur.


    Vinaigre:  vin qui a mal tourné et raconte des salades.


    Vin: vinaigre non abouti.


    Vin jaune: vin du Jura issu du seul cépage savagnin, élevé sous voile de levures, qu'il faut attendre de pied ferme pendant plus de 6 ans avant de pouvoir le goûter. Son caractère si particulier arrache parfois un rictus jaune au néophyte, lors de la première gorgée.


    Vin "libre": vin libéré d'un certain nombre de contraintes œnologiques, lui conférant un caractère "nature", "naturel" ou "vivant". Voir Vin "nature", Vin "naturel" et Vin "vivant".

     

    Vin "nature": vin non aromatisé, comme le yaourt. Synonyme de "naturel", "libre", "vivant", quand on parle de vin. Les guillemets sont de rigueur, pour essayer de froisser le moins possible ceux qui ont une autre vision du vin, un peu moins "naturelle", "libre" ou "vivante", ou ceux qui n'aiment pas que ce terme soit confisqué abusivement, parce que le vin, finalement, ça n'a rien de naturel, sinon c'est du vinaigre.

     

    Vin "naturel": vin sans intrant chimique, à la vigne comme à la cave. Il parait que ce n'est pas possible. Et que le vin, ce n'est pas naturel. C'est avant tout le nom, qui gêne. Ensuite, c'est le vin. Et puis les vignerons qui le font, aussi, un peu. Synonyme de "nature", "libre", "vivant".

     

    Vin sans soufre: boisson fermentée mal protégée lors de la vinification, mais qui se boit néanmoins dans un verre, sans finir sa vie dans une salade (voir Vin et Vinaigre).

     

    Vin "vivant": vin qui bouge encore, une fois en bouteille. "Nature", "naturel" et "libre", on peut l'apprécier partout où il y a de la vie, notamment dans les anciennes oiselleries du Xème arrondissement, sauf si l'on n'est pas un vrai bon vivant.

     

    Vindicateur: métaguide sur le vin qui n'hésite pas à mettre un poing dans la métagueule de l'œnologiquement bien-pensant. Un site suffisamment vindicatif et gênant pour être hacké à l'occasion, mais Vindicator, c'est le plus fort.

     

    Vlog: contraction de vidéo-blog. ça ressemble à un blog (voir Blog), sauf que le contenu est vidéo.

     

    W

     

    Wikio: feu le premier classement des blogs, selon des critères abscons, connus des seuls organisateurs. Désormais appelé Ebuzzing, c'est une source inépuisable de buzz, dans la blogosphère Vins, quand le bon vivant (voir Bon vivant) y gagne une ou deux places. 

     

    Wine Blog Trophy: genre de trophée dans lequel on a remplacé les Camel par des blogs sur le vin, les Land Rover par rien du tout et l'Amazone par les bords de Loire.

     


    Olif

     

    P.S.: ce n'est qu'un début et un premier jet, j'en ai bien peur.

  • Coupe du Mont d'Or de combiné gastronomique

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    Un chef étoilé, parfaitement secondé par sa moitié, un ancien arbitre international, une ex-sportive de haut niveau, venue à deux, normal pour une biathlète, un journaliste écrivain, ne cédant que rarement à la panique, le président du syndicat du Mont d'Or, ben oui, quand même, 5 blogueur(euse)s, âprement présélectionnés, et moi et moi et moi...

     

    Désormais épreuve reine de la saison fromagère comtoise d'hiver, le combiné gastronomique se joue en deux temps, trois mouvements et cinq participants. Un concours de recettes mis en place par le syndicat interprofessionnel du Mont d'Or pour valoriser ce noble produit du terroir franc-comtois, de plus en plus consommé sous forme de boite chaude, ce qui est pourtant loin d'être mauvais. Il s'agissait là de démontrer que ce fromage pouvait figurer à titre d'ingrédient culinaire à part entière dans des recettes inventives et créatives. Ils furent une trentaine de blogueurs de la sphère culinaire à tenter le grand saut, seuls les 5 premiers au tremplin furent retenus pour la suite de la compétition. Venus de la France entière, et même de Belgique ou du Berry central, les compétiteurs ont vécu une rude et endurante journée.

     

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    La première difficulté est apparue lors du tout premier ravitaillement, à l'auberge du Bon accueil, chez Marc Faivre, où se déroulait l'épreuve: ne pas se laisser gagner par le découragement après n'avoir fait qu'une bouchée (trois en tout) de ses pommes de terre fourrées au Mont d'Or.

     

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    Et puis, après le Chef, ce fut l'heure pour les participants de passer en cuisine. 5 blogueurs culinaires dans la cuisine d'un pro, inutile de dire qu'ils s'en sont donnés à cœur joie. Et ils ont mis un beau bazar. Avant de tout ranger, avec fair-play.

    Le coup de sifflet initial fut donné par Michel Vautrot, jamais avare d'une anecdote sur son exceptionnelle carrière, mais mieux vaut éviter de parler vidéo-arbitrage quand on est pressés. Le seul carton de Jaune fut pour Mamina, elle en avait besoin pour sa recette. La rencontre, qui s'est déroulée dans un excellent état d'esprit, dura une bonne partie de l'après-midi. Depuis la tribune d'honneur, ce fut un bonheur de les voir s'agiter, cuisiner, papoter et popoter. Au coup de sifflet final, les juristes sont passés à table, pour un 4 heures d'anthologie, genre dînette d'exception. Les 5 plats se sont succédés et, de façon improvisée, aurait pu constituer un repas complet "tout Mont d'Or". Sans fromage avant le dessert, toutefois. Pour les recettes détaillées originelles, il faut cliquer sur les photos.

     

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    C'est parti!

     

    Feuilletés de Montbéliard au Mont d'Or

    par Isa-Marie, de Grelinette et cassolettes

     

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    Gros macaroni farci de topinambour, Mornay Mont d'Or, crème de savagnin par Tiuscha, de Saveur-Passion

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    Petit voyage au pays où nait le Mont d'Or et Risotto très crémeux au… Mont d'Or forcément… par Dorian, pourquoi est-ce qu'il nous raconte ça, d'ailleurs?

     

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    Eclairs à la crème de Mont d'Or au vin jaune et crumble de noix par Mamina, il ne manquerait plus que ce ne soit pas bon!

     

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    Millefeuilles de crème de Mont d'Or et de poire - senteurs de sapin par Philou, Cuisinier chez vous, mais du côté de Liège

     

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    Après avoir bien goûté délibéré, surtout le Jury, tout le monde s'est retrouvé au pied du tremplin de Chaux-Neuve. En cas d'égalité, une ultime épreuve de saut à skis était prévue pour départager les ex-æquos. Si le match fut serré, il n'y eut pourtant pas besoin d'y recourir. Dommage? La remise des prix se déroula dans cette ambiance sportive, avant les épreuves officielles de Combiné Nordique qui avaient lieu le lendemain.

     

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    Ayant vaincu le signe indien et le syndrome de Poulidor qui la poursuivait dans les concours de cuisine, Mamina l'emporta d'une courte tête, pour le goût exceptionnel de la crème de Mont d'Or au vin jaune qui est venu farcir ses petits éclairs. Un trophée bien mérité pour cette grande cuisinière qui ne manque jamais de mettre le vin à l'honneur dans ses recettes (souvenez-vous...) et qui a confessé pouvoir sombrer dans l'addiction par amour du Vin Jaune.

    Une belle journée, sous le signe du bon accueil, de la rencontre, du Mont d'Or et du Combiné Nordique, ça valait bien un bel article dans l'Est Républicain du dimanche...

     

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    Olif

  • Le yaourt nature (quand il est bon)

     

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    Encore et toujours la même rengaine, le même ferment, pas du tout lactique, qui incite au débat contradictoire, aux avis divergents, aux querelles de clochers, aux engueulades et autres rodomontades, quand il ne se termine pas en véritable croisade. On voit bien, plus par curiosité que par conviction, que la conversion titille certains dégustateurs, qui aimeraient bien comprendre pourquoi le "nature" rencontre un tel succès auprès des vignerons et d'une frange d'amateurs réputés avisés autant qu'éclairés. Mais, finalement, pas si simple d'abjurer sa foi et renier un long passé idolâtre. Ceux qui reprochent à certains acteurs du monde du vin de se réfugier dans leurs chapelles respectives habitent en fait dans des cathédrales auxquelles il vaut mieux ne pas s'attaquer, au risque de passer pour un hérétique. Pape, ayatollah, fanatique, sectariste, la métaphore religieuse inspire pour qualifier les impies. Le Petit Jésus en culotte de velours aseptisé a encore de beaux jours devant lui, avec la clique à Monseigneur Michou, son bedeau et ses dévôts. Manquerait plus qu'un nonce photographiste, tiens! Finies les questions existentielles sur le vin de messe à servir aux ouailles, tout est écrit dans la Bible. Suivez LE Guide, comme de bons enfants de chœur.

     

    Oui mais..., non merci.

     

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    Clichés Chapelle Notre-Dame de Bon Secours 25300 Sainte-Colombe ©Olif

     

    Face au rouleau compresseur d'une pensée vinique unique et bien pensante, qui cherche à régner en maître sur le monde du vin, pour laquelle il semblerait qu'il n'y ait point de salut biodynamique à moins de 250€ la quille bourguignonne de référence, et qui ne s'aventure qu'exceptionnellement hors des sentiers archi-rebattus du vin conventionnel ou alors pour encenser du pseudo vin "nature" tendance marketing, il est plus que jamais utile de défendre de vraies valeurs et de revenir aux fondamentaux. Le vin est un produit naturel, certes créé par l'homme, mais nul n'est besoin d'une panoplie de petit chimiste pour en produire du bon. Les néo-vignerons qui s'y essaient, par philosophie et conviction plus que par idéologie, se sentent abandonnés de tous les côtés, bataillant pour l'agrément, parce que leurs vins auraient un profil déroutant pour des palais habitués depuis des décennies à leur dose de sulfites et à des arômes préfabriqués par les méthodes de vinification et les marchands de levures. Le déclassement peut alors être une solution mais n'est pas une fin en soi. Dur de renoncer à ses origines quand on se sent bien ancré dans un lieu et un terroir. Et on se demande vraiment pourquoi, dans le sillage d'Antonin, le Vindicateur, revenu du purgatoire du grand vide cybernétique, les deux styles de vins doivent systématiquement être opposés sans pouvoir cohabiter en bonne intelligence. Pour preuve, les vins d'un Pierre Overnoy, par exemple, qu'aucun dégustateur digne de ce nom, quelle que soit sa chapelle ou sa cathédrale, n'oserait dénigrer ou négliger, tant ils font partie des plus grands, même sans une once de soufre dedans depuis plus de 20 ans.

    Le vin "naturel", "nature", "vivant", "libre", quelque soit le qualificatif qu'il essaie d'adopter ou que l'on essaie de lui donner pour exprimer son style sans heurter la sensibilité de vignerons conventionnels qui ne travaillent pas selon cette approche et qui ne veulent pas que soit sous-entendu qu'ils puissent avoir recours à des procédés et/ou des produits technologiques (restons polis), fait de plus en plus d'émules. Même s'il reste encore largement minoritaire. Indispensable alors d'encadrer son élaboration pour un maximum de crédibilité. L'Association des Vins Naturels, émanation d'un groupuscule de vignerons-penseurs (Marcel Lapierre, Pierre Overnoy...) s'est donnée pour mission d'arriver à un idéal: un vin sans intrant chimique, bio-logique et/ou dynamique à la vigne comme à la cave. Avec un niveau d'exigences élevé pour tenter de garantir une certaine qualité. On peut faire du vin "nature" sans adhérer à l'AVN, on ne peut pas adhérer à l'AVN si on ne fait pas du vin "naturel". La charte élaborée par les vignerons eux-mêmes se veut de plus en plus restrictive, même si elle n'est garante que de la manière dont le vin a été produit. S'en inspirer ne peut qu'être une bonne chose, s'en réclamer n'est aucunement une obligation. Juste un équivalent de certification qui permet aux vignerons affiliés d'avoir un poids plus important pour affirmer la réalité de leur vin "naturel".

     

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    ©AVN

     

    Le vin "nature", évidemment, personne n'est obligé d'en boire. Mais quand on y a goûté et que l'on a aimé, il faut reconnaître qu'il est difficile de faire marche arrière. Forcément, il y en a des bons et des moins bons, des plus ou moins réussis, mais rien n'empêche l'amateur ou le professionnel de faire preuve de discernement, sans rejeter en bloc un processus qu'il a du mal à assimiler. Ça sert à quoi, la critique, sinon?

     

     

    Olif

     

    P.S.: "Non, pas lui!", entends-je déjà dans le rang des cancres du fond. Si, lui!

     

    P.S.2: s'ils veulent vraiment appréhender le "nature", les cancres du fond feraient mieux de se cantonner au yaourt, c'est là qu'ils pédalent le mieux. Je pense qu'ils se reconnaîtront.

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    P.S.3: côté vins bio et/ou "nature", pour des travaux pratiques d'envergure, en cette fin de mois de janvier, il faudra opérer un mouvement de téléportation dans le Sud, avec tout d'abord les 2èmes Rencontres pour l'Agroécologie, les 21 et 22 janvier, au Domaine de Sulauze si tu l'oses, suivi de peu par le 19ème Millésime Bio, au Parc des Expositions de Montpellier, du23 au 25 janvier.

     

    À partir du 28, c'est dans la Loire que tout va se passer, avec une émanation de Renaissance des Appellations aux Greniers Saint-Jean, suivie de près par le salon des Pénitents initié par la bande à René Mosse et l'incontournable Dive Bouteille dans les caves troglodytiques du Château de Brézé. Et enfin, le Salon des vignerons bio de Loire, également aux Greniers Saint-Jean.

     

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     Des infos plus détaillées sur la Pipette

     

     

    P.S.4: moi, mon vin "nature", je ne le laisserais pour rien au monde aux étourneaux. L'anti-Marionnet par excellence, en toute courtoisie, le vin nature de référence ne serait-il pas cette Cuvée des Étourneaux de Claude Courtois? Millésime 2002, lot 5, du gamay pur jus avec un gros coefficient de torchabilité.

     

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    P.S.5: ben voilà, pas mieux, comme illustration sonore!

     

  • Hacker sans cœur vs Vindicateur ...

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    Hacker vaillant, rien d'impossible, parait-il. Depuis deux jours, Vindicateur, le métaguide qui gratte là où ça démange, est aux abonnés absents. Son serveur dédié a implosé sous les coups de butoir d'un geek tâcheron, formé aux opérations commando et à la guerre informatique chirurgicale. Vindicateur spécifiquement visé, voudrait-on l'empêcher de triompher au prochain Wine Blog Trophy? Espère-t-on museler ainsi le provocateur délibéré qu'est Antonin Iommi-Amunategui, dont le nom est aussi difficile à écrire qu'à prononcer, pour quelqu'un qui ne serait ni basque, ni chilien, ni chien fou, ni parisien? Antonin Iommi n'a pas que des amis, c'est une évidence, et ce n'est pas William Fèvre ni sa copine Marine qui diront le contraire. J'espère que tous ces gens-là ont un bon alibi. AIA, pour faire encore plus court et pratique, n'a pas sa plume dans sa poche et compte bien continuer à la ramener, au mépris de tous ses détracteurs, même les plus fumeux, y compris Massey-Ferguson.

     

     

    En gros, le message d'Antonin à l'intention de ses ennemis fourbes et invisibles est on ne peut plus clair:

     

    "#%'è"2ç^^$<* de pirate !"


    Auquel on peut rajouter, sans vergogne et de ma part Image 1.png:

     

     

    ou encore:

     

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    De biens beaux jurons dessinés empruntés à Franquin et Uderzo et qui transcrivent tout à fait le fond de la pensée de tous les internautes orphelins du Vindicateur depuis déjà 48 heures et qui peinent encore à s'en remettre.

     

    Que l'on se rassure, Vindicateur n'est pas mort, Antonin banderille encore, tel un jeune taureau lâché dans l'arène, prêt à en découdre avec tous les empêcheurs de vindiquer en rond.

     

    Olif

     

    P.S.: grillé sur le fil par un pro de l'info et du Morgon, mais il n'y a pas à rougir! On est tous solidaires.

  • La 61ème recette...

    Après deux romans-pochades fleurant bon le terroir (Panique à la fromagerie et Panique dans les vignes du Jura, aux Éditions Cabédita), Jean-Claude Barbeaux n'a pas paniqué et il nous revient en grande forme pour un précieux petit opus relatant 60 recettes pour 60 vins du Jura, publié aux Éditions du Belvédère, une maison d'édition franco-suisse avec vue.

     

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    Un ouvrage doublement précieux, puisque, après un joli texte sur "la multiplication des vins du Jura", remarquable synthèse actualisée en 30 pages sur la viticulture et le vin jurassiens, 17 chefs soigneusement sélectionnés proposent 60 recettes à accorder avec 60 vins du Jura. Des grands chefs étoilés (Jean-Paul Jeunet, Pierre Basso-Moro, Romuald Fassenet,...), le meilleur chocolatier du Cosmos (Édouard Hirsinger), d'excellentes adresses (La Balance, Le Grapiot,...) et de très beaux endroits, moins clinquants mais tout aussi claquants et recommandables (Les Claquets). Un panorama de la gastronomie jurassienne avec des accords somptueux sur des vins de Stéphane Tissot, Fanfan Ganevat, Emmanuel Houillon, L'Octavin, Julien Maréchal, Jean-Claude Crédoz, Catherine Hannoun, Alain Labet, Philippe Bornard, Michel Gahier, La Tournelle, Étienne Thiébaud,... Largement de quoi se sustenter et s'abreuver. Mais pourquoi en faut-il toujours plus? Oui, pourquoi?

     

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    C'est un peu l'équivalent du 13ème coup de minuit, du 8ème mercenaire, du 4ème mousquetaire, du bouillon de 12 heures. Où est-elle donc, cette 61ème recette? Et le 61ème vin, par la même occasion? Tenue aussi cachée et secrète qu'un bonus de CD, tous les lecteurs du Blog d'Olif vont en avoir la primeur et l'exclusivité. Si Jean-Claude Barbeaux avait fait de son ouvrage un roman de terroir, on aurait pu l'appeler "Panique à la cuisine". Parce qu'à la limite, c'est vrai qu'une recette pareille, ça fait peur. Un plat qui a déjà soulevé des haut-le-cœur à bien du monde, mais il fallait le refaire, dans une version épurée, pour le rendre accessible à tous. Huîtres décoquillées, cancoillotte chaude, 2 minutes sous le gril et c'est tout. À la portée du premier ostréicancoillophile venu. Un régal, avec le vin qui va bien. Par exemple, un Arbois Saint-Paul 1987 de Camille Loye, où l'oxydation ménagée avec un grand A, ou un grand O, où tout ce qu'on veut, à partir du moment où c'est grand. Encore juvénile il y a quelques années, il entame désormais sa phase de plénitude, avec de l'enrobage sur sa belle acidité. Miel et épices au firmament, puissance et longueur, pour encore de belles et longues années.

     

    jean-claude barbeaux,jura,arbois,camille loye

     

    Ceux qui n'aiment ni les huîtres, ni la cancoillotte, pourront s'arrêter de compter à 60 et aisément se contenter de la lecture du livre de Jean-Claude Barbeaux, disponible dans toutes les bonnes épiceries, les bons restaurants et les bonnes librairies franc-comtoises ou dans n'importe autre endroit où l'on vend des beaux et bons livres, même sur le Web. Un cadeau indispensable pour la nouvelle année, je dirais. Que je souhaite belle et bonne à toutes et à tous par la même occasion.

     

     

    Olif

     

    P.S.: pour une 62ème recette, celle du coq au vin jaune et morilles, on se plongera avec délectation dans le blog illustré de Guillaume Long.

  • La parole de Pierre

    Cette parole-là, elle se lit, elle s'écoute, elle se boit. Fruit de 14 entretiens avec Pierre Overnoy, réalisés par Michel Campy, cette parole est devenue un livre et ce livre est une bible sans soufre ajouté. Avec la complicité de Roger Gibey, Bernard Amiens, Michel Converset et Emmanuel Houillon, cette transmission écrite d'un récit oral raconte le parcours d'une figure hors norme du vignoble jurassien. Homme d'une grande modestie, vigneron exemplaire, "vieux garçon" comme il aime à le souligner d'un regard malicieux, Pierre Overnoy a pourtant eu de multiples enfants spirituels, s'inspirant de son approche du vin et de la vigne. Lui-même disciple de Jules Chauvet, ami avec le grand dégustateur Jacques Néauport, co-fondateur du "groupe des vins naturels" avec les vignerons du Beaujolais, Marcel Lapierre en tête, "le Pierre", comme on dit dans le Jura, aura plus fait pour le rayonnement du vignoble jurassien et de la vinification sans soufre que Cadet pour le renom du Mouton dans l'Empire du Milieu. Petite digression hors sujet qui prouve, ô combien, que cette approche compétitive du vin est bien le mouton-cadet de nos soucis. Revenons donc à nos autres moutons, bien plus intéressants. Pouf pouf, comme disait Pierre Desproges que j'aime toujours autant citer dans le texte parce que, quand même, ça en jette et ça ne mange pas de pain. La façon du pain, que Pierre Overnoy maîtrise d'ailleurs à merveille et auquel il aime à se consacrer davantage depuis qu'il a pris sa retraite du côté d'en Chaux d'eaux, que l'on peut prononcer également En Chaudot, voire l'écrire comme ça.

     

    pierre overnoy,arbois-pupillin

     

    Ce bouquin, c'est une bible, parce qu'il retrace toute la vie et toute l'histoire de Pierre Overnoy. Son enfance à Pupillin, sa famille, son apprentissage, ses amis, ses maîtres, ses disciples, avant de se plonger sur des considérations plus pointues sur la vigne, les pratiques culturales et les méthodes de vinification. Une véritable somme, en fait, dans laquel chacun pourra piocher ce qui l'intéresse. Et faire plus intime connaissance avec l'homme, derrière le vin. Leçon de choses, leçon de vie, leçon de vin, leçon de Jura, la parole de Pierre, c'est tout ça à la fois. Et, promis, on ne pratique pas non plus le culte de la personnalité. Mais s'il n'y avait qu'un seul vigneron marquant à rencontrer dans sa vie, ce serait celui-là. Parsemée d'anecdotes sur le vin et la vie rurale jurassienne, truffée de petites phrases comme il les affectionne (sur la dégustation, les mouches, les roues du tracteur, entre autres, mais celles-ci ne sont pas dans le livre), La parole de Pierre est à mettre sous tous les yeux et entre toutes les oreilles.

    Elle peut même s'écouter sous le sapin. Mais avant, évidemment, il faut la commander sur MétaJura. Ça risque quand même d'être un peu juste pour une réception avant Noël.

     

    pierre overnoy,arbois-pupillin

     

    Olif

  • Grain-Grain, le petit raisin Gnan-Gnan de l'Avin

    C'est décembre, c'est l'Avin, c'est la fête du le vin à mettre sous le sapin. Notre Mère ŒNoël préférée nous ouvre à nouveau les portes de son Calendrier de l'Avin pour qu'on les remplisse par de jolies bouteilles qu'il ne faudra pas se priver de boire en accompagnement des mets divers et variés du Réveillon ou du jour de Noël. C'est décembre, c'est l'Avin, c'est l'heure des contes et des belles histoires à raconter aux enfants avant qu'ils aillent se coucher. C'est décembre, c'est l'Avin, c'est l'heure des belles bouteilles à siroter devant la cheminée au cours des longues soirées d'hiver, avant d'aller se coucher, tant qu'il est encore possible de se lever de son fauteuil.

     

    l'oublié,mas coutelou,jeff coutelou,carignan,languedoc,

     

    Conte de l'Avin

    Les raisins de la famille Gnan-Gnan n'ont pas toujours été gâtés par la nature. Leurs parents les vignes furent fréquemment victimes de mauvais traitements et prises pour des mères lapines par des méchants maîtres, qui les ont longtemps contraintes à donner naissance à de multiples rejetons palots et chétifs, vite expédiés dans d'immenses et sordides cuves, pour y finir rapidement leurs jours. Vint ensuite le temps du sacrifice de ces vieilles plantes incapables de produire suffisamment. Arrachées sans pitié, certaines furent sauvées in extremis et recueillies par de bons vignerons. Cajolées et choyées, elles ne se firent pas prier pour enfanter de bons petits raisins, bichonnés ensuite dans de bonnes vieilles barriques.

     

    ... La suite c'est sur Œnos...

     

    Olif

  • Grain-Grain, le petit raisin gnan-gnan

    C'est décembre, c'est l'Avin, c'est la fête du le vin à mettre sous le sapin. Notre Mère ŒNoël préférée nous ouvre à nouveau les portes de son Calendrier de l'Avin pour qu'on les remplisse par de jolies bouteilles qu'il ne faudra pas se priver de boire en accompagnement des mets divers et variés du Réveillon ou du jour de Noël. C'est décembre, c'est l'Avin, c'est l'heure des contes et des belles histoires à raconter aux enfants avant qu'ils aillent se coucher. C'est décembre, c'est l'Avin, c'est l'heure des belles bouteilles à siroter devant la cheminée au cours des longues soirées d'hiver, avant d'aller se coucher, tant qu'il est encore possible de se lever de son fauteuil.

     

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    Conte de l'Avin.

    Les raisins de la famille Gnan-Gnan n'ont pas toujours été gâtés par la nature. Leurs parents les vignes furent fréquemment victimes de mauvais traitements et prises pour des mères lapines par des méchants maîtres, qui les ont longtemps contraintes à donner naissance à de multiples rejetons palots et chétifs, vite expédiés dans d'immenses et sordides cuves, pour y finir rapidement leurs jours. Vint ensuite le temps du sacrifice de ces vieilles plantes incapables de produire suffisamment. Arrachées sans pitié, certaines furent sauvées in extremis et recueillies par de bons vignerons. Cajolées et choyées, elles ne se firent pas prier pour enfanter de bons petits raisins, bichonnés ensuite dans de bonnes vieilles barriques.

    Écoutez donc l'histoire de Grain-Grain, le gentil raisin Gnan-Gnan vendangé en 2001, qui fut installé avec ses frères et sœurs dans un demi-muid confortable, stocké au grenier. Pressé, souriant, béat et heureux, il attendit. Confiant. Patiemment. Longtemps. De plus en plus au large dans son costard en vieux chêne. "Y'a quelqu'un?" osa-t-il murmurer au bout de quelques années. Personne. Pas de réponse. L'aurait-on oublié? Pas de panique, il continua à attendre. L'exposition au grand air commençait à lui titiller les narines, jusqu'en 2007, année où d'autres de ses cousins Gnan-Gnan sont venus le rejoindre. Il leur fit bien volontiers une petite place. Le calme revint progressivement, le joyeux tumulte occasionné par les nouveaux arrivants cessa, l'air vint à nouveau caresser les tanins de Grain-Grain. L'aurait-on à nouveau laissé tomber? Deux années passèrent encore, dans l'obscurité du grenier.

    Et puis, le vigneron se serait-il soudainement souvenu? Le 1/2 muid a finalement été en partie vidé. Le sang de Grain-Grain, le petit Gnan-Gnan, fut aspiré dans le tourbillon de la bonde, pour laisser la place dans son vieux tonneau à d'autres de ses congénères, beaucoup plus jeunes. Ô solera mio... Ce bon jus de Gnan-Gnan, marié en grandes pompes avec une jeune Syrah consentante, pour le meilleur et certainement pas pour le pire, trouva de manière indéfectible sa voie. Ils furent heureux et eurent plein de petites bouteilles.

     

    l'oublié,mas coutelou,jeff coutelou,carignan,languedoc

    L'Oublié, de Jeff Coutelou, vin "oublié" dans un 1/2 muid pendant de nombreuses années, ouillé une fois par an. Une solera de carignan, dominante de 2001 et 2007, assemblé avec une barrique de syrah 2009, qui a des airs de VDN mais ce n'en est pas un. Parce qu'il n'est pas muté et qu'il est parfaitement sec. Son nez oxydatif, typé rancio, ouvre de belles perspectives d'accord pour Noël, de l'apéritif à la bûche aux marrons ou au chocolat. Oublier de le boire pourrait être nuisible à la santé.

     

    Olif

  • Du blogging et d'autres choses encore plus superflues (ou pas)...

     

    • Modeste et Pompon

    Tout le monde a déjà pu le constater depuis quelques jours tout en bas de la colonne de droite du blog, le Blog d'Olif a laissé sa place de n°1 dans le classement Ebuzzing des meilleurs blogs vins. J'ai déjà dit le peu d'intérêt que je portais à ce classement, à partir du moment où je ne suis pas number one, évidemment. Fausse modestie, quand tu nous tiens... Le Vindicateur n'en pense pas moins, et il l'a dit aussi, à sa façon. Mauvais joueur, Wikio, le roi de la pomme de terre, lui a cassé l'effet de son titre en devenant Ebuzzing dans le même temps. Je suis néanmoins heureux que cette première place soit désormais occupée (de façon transitoire, vraisemblablement, faudrait voir à pas nous refaire le coup de Bourgogne Live) par la pétillante Miss Glouglou, que l'on commence à voir trainer un peu partout où il y a à boire et à manger. Laissons désormais les petits télégraphistes et/ou les pseudo bon vivants gesticuler dans tous les sens pour décrocher le pompon, il est des trônes bien plus fondamentaux pour s'asseoir au quotidien.

     

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    Les tourbières de Frasne (25) Cliché Olif

     

    • Game over

    Bloguer, ce n'est pas comme un jeu vidéo. Tout pour l'audimat et l'ascension dans les classements d'influence, voilà qui en dit long sur les motivations de certains blogueurs. Laissons ces simples d'esprit y croire. Il y a d'autres boutons bien plus excitants à titiller que celui de l'outil statistique de sa plateforme.

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    Pourquoi blogue-t-on, finalement? C'est l'éternelle question, qui n'a pas toujours de réponse. Mix a recensé toutes les astuces pour essayer de percer dans cette nouvelle jungle, à la manière d'un vulgaire comédon après applications répétées d'Equaton. Ce n'est pas toujours joli joli à mettre en application, mais ça peut fonctionner, quand on a vraiment les crocs.

     

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    • Vinum et circenses

     

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    La 6ème édition du Wine Blog Trophy est lancée depuis début décembre, de manière très pro, ce qui n'a pas toujours été le cas par le passé. De l'eau a coulé sous les ponts de la Maine et de la Loire depuis ce mois de février 2007, année où le Blog d'Olif a été récompensé à la surprise générale, lors de la première édition. Désormais, le WBT (pour les intimes) est un simple jeu-concours, où il s'agit de publier un beau billet sur son blog, même en sommeil depuis des lustres, même pas encore ouvert au prélable, pour gagner un beau cadeau sponsorisé. O tempora, O mores! Mais félicitations anticipées au vainqueur.

     

    • Mont d'Or et circenses

     

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    Puisqu'on est dans le domaine du jeu, restons-y et soyons chauvin. Il s'agit d'un concours réservé aux blogueuses culinaires, qu'elles soient blondes comme sur la photo, ou pas, mannequins comme sur la photo, ou pas, qu'elles aient un beau tablier blanc comme sur la photo, ou pas. Et les blogueurs culinaires avec moustache, ou pas, peuvent aussi participer. C'est Mamina, qui, sur mon conseil que j'espère avisé, a relayé la première l'info dans la blogomiam. L'idée, c'est évidemment de créer une recette à base de Mont d'Or, mais il ne reste plus beaucoup de temps pour le faire. Faut se dépêcher. Si jamais c'est trop juste pour cuisiner et bloguer dans la foulée, vous n'aurez qu'à manger votre Mont d'Or avec deux ou trois patates. Ça ne vaut pas un déjeuner chez Marc Faivre, mais c'est bon quand même.

     

     

    Olif

     

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    P.S.: lundi 12, à L'Hédoniste, 14 rue Léopold Bellan, ça va grunger. Faudra pas manquer ça, les Parisiens! Des organisateurs sympas (et rebelles), des vignerons rebelles (et sympas), un lieu sympa (et rebelle pour l'occasion), et la participation exceptionnelle de Kurt Cobain pour la bande-son.

     

    P.S.2: pour ceux qui sont trop jeunes, ou ceux qui ne s'en souviennent plus, en cadeau, la pub Equaton, avec un Bruno Carette qui n'avait pas encore arrêté, et encore en pleine forme. Nul et culte!

     

     

  • Ballorin, moins t'en bois, plus ça craint!!!

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    "Ballorin, plus t'en bois, plus t'es plein!!!". Serment d'ivrogne, peut-être, mais d'ivrogne distingué, qui sait ce qui est bon. Cette inscription figure dans des toilettes dijonnaises classieuses, où tout un chacun peut écrire sur le mur sa maxime préférée, en relation avec le vin le plus souvent, tant ce dernier peut faire pisser et désinhiber. Même consommé avec modération, ce qui est hautement recommandé par la haute autorité sanitaire de ce pays.

     

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    Autrement formulé, les vins de Gilles Ballorin & F (pour femme, filles, Fabienne) sont désormais un chef d'œuvre en péril. Contraint à la liquidation totale, pour cause de revirement bancaire, Gilles Ballorin doit refaire sa trésorerie, sa banque refusant de cautionner son découvert sur les stocks existants. Aucun problème de vente, pourtant, ni même de production, juste un manque d'argent, le nerf de la guerre.

     

    "On ne sauvera pas tous nos vignerons un par un", comme dirait Le Darou, jamais avare de formules choc ou de lieux communs, selon son inspiration, mais on peut au moins essayer. Surtout pour ceux que l'on aime et qui travaillent bien et proprement.

     

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    Si par hasard, vos pas ou vos roues vous guident du côté de Morey-Saint-Denis les samedi 26 et dimanche 27 novembre, sachez que les vins de Gilles Ballorin ne font pas mal aux reins. Qu'ils rendent la vie meilleure, se boivent sans avoir très soif et guérissent même des ongles incarnés. On pourra les toucher, les goûter et même en acheter, au 17 rue Ribordot à Morey.

    Avis à la population, et qu'on se le dise..!

     

    Olif

  • Number one!

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    Le Bon Vivant implorant le pardon de Mgr Michou, dépité, pour avoir sous-estimé la valeur du Blog d'Olif dans le nouveau classement Wikio

     

    C'est l'excellent Hervé Lalau, journaliste intègre, indispensable chroniqueur vineux, empêcheur de pavaner en rond, pourfendeur des Maîtres à boire et brillant pousseur de chansonnettes dans le bus, qui avait lancé, il y a quelque temps, un concours mondial de la légende à deux balles. Un concours qui s'inspirait de l'œuvre de Pierre Desproges et qui n'a peut-être pas eu l'écho mérité sur le moment. J'espère qu'il n'est pas trop tard pour valider ma participation.

     

    Novembre 2011 sera peut-être à marquer d'une pierre jaune dans l'histoire de la blogosphère vinique, qui ne mérite plus guère le doux nom de Bloglouglou depuis qu'elle pète un peu plus haut que son cou. Le retrait volontaire de Bourgogne Live, immuable N°1 du Classement Wikio des blogs vins depuis sa création, pour "laisser la place aux vrais blogs" (dixit eux-mêmes), laisse la porte ouverte à la place suprême, que personne ne convoite réellement hormis un bon vivant qui aimerait bien être calife à la place de ... euh, de qui déjà?

     

    Les indignés en chewing-gum ne sont pas toujours ceux à qui l'on pense et il y a bien longtemps que par ici, on n'a guère dégainé la kalachnikov pour dire tout le mal que l'on pense de la parkerisation, la bettanisation, ou même la bonvivantisation* du monde du vin. Non, au contraire, le Blog d'Olif positive et mène son petit train-train, au mépris de ses détracteurs, en privilégiant les chroniques de dégustations de vin dit bio et/ou nature, les rencontres humaines avec les gens passionnés, intéressants et désintéressés, les Saints glouglouteu(rs)(ses), Belges parfois, même Bruxellois une fois, fieu. Sans chercher la castagne avec les petits marquis qui aimeraient bien gagner leurs galons de maîtres à boire (décidément, ce terme est particulièrement bien senti, Hervé, je te le pique encore une fois).

     

    La route sera encore longue pour beaucoup, souhaitons-leur belle et ensoleillée...

     

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    En attendant, le Blog d'Olif est N°1 sur Wikio, même si ça ne sert à rien, et c'est ma tournée. Vous pouvez déboucher vos vins jaunes et poster vos comptes-rendus ici à ma santé.

     

    Olif

     

    * je sais, c'est trop d'honneur, mais, si je suis modeste, je sais aussi être généreux.

  • Le XXIème siècle a été parmi nous

    Rencontre impromptue, hier, au Salon du livre À mots Comté de Pontarlier. J'y allais, entre autres, pour causer patates avec Martin Vidberg, le dessinateur blogueur du Monde qui fait du hâchis avec l'actualité économique et politique. Point de patates au marché, l'actu en livre et en patates, consacrée à un mandat présidentiel survolté (mais pas celui des VDV), ne sort que le 16 de ce mois. Pas de quoi se décourager, c'est facile de se moquer. Berth était là, lui. Berth est un dessinateur de la bande à Siné et il publie un dessin hebdomadaire dans Spirou pour nous informer de toutes les nouveautés du XXIème siècle. Je le lis toutes les semaines et je ne le savais même pas. Shame on me! Une fois la glace rompue, on a parlé Spirou, balise à cartoons, Lécroart et ses fameuses Fifiches du Proprofesseur, qui mériteraient largement d'être publiées sous forme de fifichier, et puis on a dévié sur Siné hebdo, Siné tout court, Marcel, le Morgon. Il m'a avoué avoir manqué, pour cause d'enterrement, la rencontre avec la famille Lapierre, que Siné voulait organiser avec les gens du journal. On a continué à parler vins et il m'a fait un petit dessin. C'est facile de se moquer, mais je ne l'ai pas influencé.

     

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    Pour préciser et compléter son dessin, on dira que la bouteille de mauvais vin, celle qui fait mal à la tête, elle est sulfitée à mort. Et que ce n'est pas du Morgon...

     

    Merci M'sieur Berth (le dessinateur aux grands pieds?), pour ce joli dessin!

     

    Olif

  • Stop stupid crushing of organic land!

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    ©Florence Kennel


     

    When she rides bike over the vineyards of Gevrey, Florence Kennel, a french wine journalist, does not have the nose into the grindstone. She knows how to enjoy the sights and take offense at the upheaval of land. Because that is what it is, when a backhoe is peeling the ground, crushing the bedrock and change permanently the capacity of the basement to express its natural characteristics. The debate is obviously open, contradictory and warm,  objectively transcribed on his blog by Laurent Gotti, journalist in Bourgogne aujourd'hui, and based on the statements of the various protagonists. If Gevrey-Chambertin Bel Air from Domaine de la Vougeraie, show-window and group Boisset‘s biodynamic good conscience, is a wine usually "thin and lacking body," said Pierre Vincent, manager of the estate, it’s the fault in the basement, unable to let the vine settle properly. "Wrong!" answer Claude and Lydia Bourguignon, reputed biologists in the world. "The problem come from the plant." Also according to them, if this land has been classified historically first thought, it is unthinkable not to be able to produce a wine worthy of the name. Now that the damage is done through a more frequent and devastating practice, it only remains to hope that the results are better than expected, because no way back is possible. Unless you use an “uncrushing machine”? This uncertain and doubtful practice, therefore, raises big questions, just when the “Climats de Bourgogne” seek their inclusion in the UNESCO World Heritage. How, in the region that revels in its soils, the man can reshape the ground without betraying it? And on what grounds? I imagine without difficulty that the Cistercian monks must be turning in their graves!

     


    And some guys still don't want to incorporate human intervention in the fundamental concept that links the wine in the place where it is produced ...


     

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    During that time, Olivier Cousin
    , who does not militate for the classification of its soil from Loire in the heritage of UNESCO, continues to plow with horse and his wines are refused to AOC  ...

     

     

     

    Olif

     

  • Non aux bioconcasseurs!

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    ©Florence Kennel


    Quand elle se balade en vélo au dessus des vignes de Gevrey, Florence Kennel n'a pas le nez dans le guidon. Elle sait admirer les paysages et s'offusquer des chamboulements de terroir. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, quand une pelleteuse vient peler le sol, concasser la roche-mère et modifier de façon définitive les capacités du sous-sol à exprimer ses caractéristiques naturelles. Le débat est évidemment ouvert, contradictoire et musclé, repris de manière objective par Laurent Gotti, de Bourgogne aujourd'hui, en s'appuyant sur les déclarations des différents protagonistes. Si le Gevrey-Chambertin Bel Air du domaine de la Vougeraie, vitrine et bonne conscience biodynamique du groupe Boisset, est un vin généralement "maigre et manquant de corps", selon Pierre Vincent, régisseur du domaine, cela serait la faute au sous-sol, incapable de laisser la vigne s'implanter correctement. "Faux" rétorquent Claude et Lydia Bourguignon: "Le problème vient du végétal". Toujours d'après eux, si ce terroir a été classé de tout temps en premier cru, il est impensable de ne pas pouvoir y produire un vin digne de ce nom. Maintenant que les dégats sont faits, par le biais d'une pratique dévastatrice qui tend, paraît-il, à se généraliser, il ne reste plus qu'à espérer que les résultats soient à la hauteur des espérances, car aucun retour en arrière n'est possible. À moins d'avoir recours désormais à un déconcasseur? Cette pratique, incertaine et douteuse, suscite donc de grosses interrogations, à l'heure même où les Climats de Bourgogne sollicitent leur inscription au patrimoine de l'humanité, au titre d'héritage historique exceptionnel. Jusqu'à quel point, dans la région par excellence qui se gargarise de ses terroirs, l'homme peut-il remodeler le sol sans le trahir? Et sur quels arguments? J'imagine sans peine que les moines cisterciens doivent se retourner dans leur tombe!

    Et dire que certains persistent à ne pas vouloir intégrer l'intervention humaine dans cette notion fondamentale qui lie le vin au lieu où il est produit...

     

    Pendant ce temps-là, Olivier Cousin, qui ne milite pas pour le classement de son terroir angevin au patrimoine de l'UNESCO, continue de labourer à cheval et de voir refuser ses vins à l'AOC...

     

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    Olif

     

     

     

  • La parole de Pierre-Emmanuel

    pierre-emmanuel buss,vin suisse

    Encore un guide, encore un guide sur les vins suisses. Ou plutôt sur les meilleurs vignerons. Pour l'écrire, Pierre-Emmanuel Buss a pris tout Le Temps nécessaire, mais n'a pas trop trainé en chemin: couverture des principales régions productrices de vin helvétique, de Vaud au Tessin, en passant par le Valais, Genève, les trois Lacs et la Suisse Alémanique, visite chez chaque vigneron entre mai et juillet 2011, portraitisation dans la foulée, dégustation, puis sélection de deux cuvées par domaine (l'une "incontournable", l'autre "coup de cœur"), photographie très pro, avec un soupçon de mise en scène.

     

    pierre-emmanuel buss,vin suisse

    Christophe Abbet figure en pole position des meilleurs vignerons valaisans. L'ordre alphabétique de présentation y est pour quelque chose, mais qu'importe! C'est mérité!

     

    Comme dans chaque ouvrage de ce type, on pourra toujours regretter l'absence d'untel ou d'une telle, que l'on pensait être le (ou la) meilleur(e), mais, à chacun son propre guide. Ici, la présentation est aérée, les portraits de vignerons agréables à lire, les photos très chouettes et la sélection est judicieuse, pas loin d'être irréprochable.

    Alors, tous dans le bus avec Pierre-Emmanuel, donc, pour découvrir une grande partie du meilleur de la Confédération vinique helvétique, en voyageant à peu de frais.

     

    Bienvenue en Suisse! Et tout de bon.

     

    pierre-emmanuel buss,vin suisse

    Travers-Saints, l'un des grands oubliés de ce guide des meilleurs vignerons de Suisse. À sa décharge, ce vin n'a aucune existence officielle.

     

    Le guide des meilleurs vignerons de Suisse, Pierre-Emmanuel Buss, Jérôme Aké, Guillaume Pernet

    Éditions Favre, Le Temps

    26€, 30CHF

     

    Olif