15 mars 2012
Cap sur Vins "nature" en Nord...
C'est devenu un cliché tendance pour apprécier le vin "nature", il faut souvent passer le cap du nez. Un écueil loin d'être insoluble, lorsque l'on a envie de toucher au graal vinique avec sa langue, et d'autant moins compliqué à franchir que bon nombre de vins dits "nature" sont de plus en plus civilisés. La sélection de vignerons effectuée par Luc et Gilles Carpentier pour le salon de Séclin (59) ne va pas piocher parmi le vin "nature" le plus trash et réalise un judicieux mix entre quelques membres de l'AVN, des biodynamistes convaincus, des bios de la première heure, et d'autres vignerons, soucieux autant de leurs sols que de la viabilité économique de leur entreprise. Le tout, parrainé par Le vin de mes amis et, depuis deux éditions, associé au Blog d'Olif, ce qui est une joie et un honneur. Et aussi un plaisir, celui d'effectuer désormais rituellement, au printemps, la route jusqu'à Lille pour un grand moment de convivialité et de retrouvailles.
Bienvenue chez les Ch'tis, ceux qui ne font pas du ski, mais clapent de la langue au pied des terrils. La route du Nord est parfois semée d'embûches, elle s'est faite par étapes progressives. Cette année, la virée lilloise a nécessité un crochet par Colmar, mais pas pour se gondoler sur la Petite Venise, avant de passer par Nancy et une étape Rue de la Soif, à L'Échanson, haut lieu, aussi stimulant que bruyant, de la vie vinique lorraine. Un Bourgogne Épineuil 2010 de Nicolas Vauthier, servi en magnum et à l'aveugle, a trompé son monde, mais pas tous. Gamay (du Beaujolais), pineau d'Aunis (de Loire) ou pinot noir (d'Alsace), les supputations sont allées bon train, avant d'atterrir en Mâconnais, chez Julien Guillot. Encore perdu, mais plus conforme.

Garder le cap, c'est une obsession. Et puis le dépasser. Pour se rendre à Vins nature en Nord, à l'espace Napoléon de Seclin. Passer le cap du nez...
Cap Blanc-Nez, les mouettes piaillent en direction de l'Angleterre, ce qui n'empêchera pas le XV de France de marcher sur une épine.
Cap Gris-Nez, légèrement embrumé, légèrement enrhumé, mais sans excès. Cap passé, mais sans y être allé.
Cap Rouge-Nez, au salon de Séclin, mais avec modération évidemment, car si on a beaucoup goûté, on a aussi beaucoup craché. Des belles choses, évidemment. S'en souvenir et ne pas oublier les autres. Priorité aux Filles, une symphonie de Chignin-Bergeron 2010 chignée Gilles Berlioz.
Priorité aux filles toujours, avec Frédérique Barriol-Montès et ses 2004 du domaine de la Casenove, qui se goûtent à merveille, à l'image de cette cuvée Commandant Jaubert 100% syrah, dont une goutte a malheureusement dû tomber par terre, on la cherche encore. S'Arena est issue d'un accident climatique qui a donné naissance à un passerillage précoce de muscat sur souche. Caractère oxydatif, style vin de paille, belle fraicheur, sucrosité discrète, voilà un bien joli vin.
Priorité aux filles encore, avec un petit clin d'œil à Monsieur Mosse, le chouchou d'une grande partie de ces dames, "en plein boulot, avec sérieux et une certaine classe", qui produit des vins blancs à marquer au rouge fer, comme cet Anjou 2010 le Rouchefer, justement
Priorité aux filles, encore et toujours, avec les Bonichons 2010 de Philippe Peulet, du gamay 95C qui soutient bien la gorge, quand il y glisse avec volupté. Ce lieu-dit abritait naguère une maison entièrement dédiée aux nourrices, à qui l'on amenait la marmaille à téter, mais pas encore du gamay, il faut croire.
Priorité aux filles, avec Marie Lapierre, et ses toujours gouleyantes cuvées de Beaujolais. La prime à un épatant Morgon 2011, qu'il fallait se dépêcher de goûter pendant qu'il y en avait encore.
Priorité aux filles, enfin, avec Hortense et Honorine, deux jolis sauvignons 2010, l'un de Touraine, l'autre de Ménetou-Salon, vinifiés par Albane et Bertrand Minchin, vigneron pragmatique et homme de convictions. Une gamme très cohérente, en blanc comme en rouge, et qui fait plaisir à boire.
Et puis tant d'autres, du Bandol La Tour du Bon d'Agnès Henry au Pomerol Gombaude-Guillot de Claire Laval, en passant par les bulles magiques de Delphine Richard, en Champagne. Même s'il n'y avait pas que des filles, à Séclin, certaines étaient accompagnées.
Le Salon Vins nature en Nord ne serait pas le même sans ses soirées d'exception, comme le grand repas vigneron qui s'est tenu à la Laiterie, et l'indispensable after de clôture à L'Huitrière, où le tandem Giboulaureau ne manque jamais de se distinguer, après avoir ingurgité une ou deux crêpes Suzette flambées.
Olif
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| Tags : vins nature en nord, gilles berlioz, domaine de la casenove, domaine lapierre, francis boulard, bertrand minchin, philippe peulet, les bonichons, l'huitrière |
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30 mai 2011
Gare aux jéroboams champenois...
En mai, bois ce qu'il te plaît! Puisque, le 31, les blondes Québecoises vont siffler en direct live sur le web du magnum alsacien, il n'y a aucune raison qu'on n'envoie pas du gros aussi ici. En léger différé, par contre. Champagne millésimé 2005 de la maison Boulard, Delphine et Francis, père et fille. Un nouveau petit domaine dans le paysage champagnard. J'aime bien aider les petits jeunes qui débutent. Surtout quand ils font aussi bon. Il faut dire que le papa Francis a déjà de la bouteille dans le métier. Du jéroboam, même.
Tous les bons médecins vous le diront: boire, oui, mais avec modération. Pas plus d'une cuiller à soupe de bon vin par repas. Ah, tiens, il n'y en a déjà plus? Trop bon, ce médicament effervescent!
Bon, on passe à table? Faites péter les homards et les tartelettes au chocolat!
N'importe quoi, comme dirait Mme Olif!
Olif
P.S.: Olif est habillé par Kukuxumusu
P.S.2: ni Lilliput, ni soumis. Mais je vais quand même aller rendre ses couverts à Gulliver.
P.S.3: le Jéroboam 2005 de Delphine et Francis Boulard a en fait été ouvert, dégusté et entièrement bu lors de Terres et Vins de Champagne, en accompagnement de bouchées de homard servies sur tartelette au chocolat. Véridique! Un Champagne épicé, élégant et persistant, à la bulle fine, de grande classe. Un accord sublime, je l'ai encore en bouche.
P.S.4: la grosse tentacule vérolée, sous les bouchées de homard, c'est la main du serveur. À la limite, ça couperait presque l'appétit!
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| Tags : francis boulard, les murgiers |
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20 avril 2011
1911-2011: la belle Révolte champenoise
Si on m'avait dit un jour que j'appellerais à la révolte vigneronne champenoise et que je ferais une course de fûts dans les rues d'Aÿ la nuit... Pas facile à manier, un fût! Surtout après une journée de dégustation. Vigneron, c'est un métier.
Terres et Vins de Champagne, c'est fini, donc, et cette troisième édition fut un moment de pur bonheur. Et pas uniquement parce que le Blog d'Olif fut lauréat du prix des vignerons de Terres et vins, récompensant sa "ferveur champenoise" . Dire que les vignerons champenois ne m'en ont même pas voulu d'avoir essayé de fabriquer mon propre Champagne à partir d'un vin clair lambda!
1911, la révolte gronde en Champagne. Après 3 millésimes de disette, les vignerons moustachus champenois crient famine. Pour continuer à produire du Champagne, dont les ventes explosent, les gros négociants font venir frauduleusement des moûts de toute la France. Leurs vins destinés à l'export rejoindront le caniveau, au cours d'opérations commando rondement menées par la fronde vigneronne. Dans le même temps, les vignerons aubois, relégués en seconde division champenoise, tentent de raccrocher le premier wagon. Ce sera chose faite en 1923 et c'était pas trop tôt! Sur la grande qualité des Champagnes de l'Aube, on lira avec grand intérêt le beau dossier qui leur est consacré dans le n°100 de la revue Le Rouge & le Blanc.
Plus d'une semaine que je me préparais intensivement en vue de cet événement dédié aux authentiques vignerons champenois soucieux de préserver leurs terroirs et de les mettre en valeur. Je pouvais rejoindre Aÿ en toute sérénité. L'épreuve a débuté la veille du jour J, en fait, au cours d'un dîner-atelier en comité restreint, où les chefs étoilés champenois ont préparé 18 bouchées en accord avec un vin pré-sélectionné de chacun des 18 vignerons présents. Une prouesse technique au cours de laquelle la plus grande bouteille de la soirée par la taille fut sans contestation possible le Jéroboam de Millésimé 2005 de Francis Boulard et fille, par ailleurs la plus longue au service. Elle a merveilleusement été accompagnée par un Homard/Tartelette au chocolat, exhausteur des notes épicées de ce Champagne.
L'autre bouteille qui a marqué certains esprits, dont le mien, fut le magnum de 1982 de Pascal Agrapart, servi avec une morille fraîche fourrée à la volaille. Grand vin, grande bouchée, grand accord, même s'il y en eut beaucoup d'autres.
À ce stade, on était toujours dans la préparation, mais la grande journée de Terres et vins pouvait désormais commencer sereinement. Beaucoup de visiteurs attendus, les compteurs ayant dû être bloqués autour de 400, pour que les vignerons ne soient pas dépassés par le succès de leur événement. Dégustation de vins clairs, puis de vins champagnisés, un exercice toujours aussi didactique et enrichissant. Certains vignerons moustachus allaient même jusqu'à présenter des vins clairs encore troubles pour justement le semer, le trouble, et ajouter à la difficulté. De qui se Mocque-ton(neau)?
Trois vins clairs par vigneron, suivi de 3 versions champagnisées, soit, théoriquement et en pratique, 108 vins dégustés sur la journée. Divers terroirs, styles différents, dosages variés (de zéro à brut "modéré") pour un ensemble qualitatif global extrêmement homogène.
Parmi les vignerons, un petit nouveau, le poil hérissé car venu dès l'Aube, producteur de rosé et de "Champagne de deuxième zone": Olivier Horiot, vigneron aux Riceys. Ses vins de la parcelle "En Barmont", colorés et tranquilles, sont épatants. Le Rosé des Riceys 2003, aux jolis arômes de griotte, servi la veille sur une bouchée de Canard/Griottine, se goûtait fort bien et possédait encore une fraîcheur surprenante pour le millésime.
La cerise sur le gâteau champenois fut donc la remise du prix Terres et vins de Champagne au Blog d'Olif. Le prix Terres et vins, c'est un peu comme un Wine Blog Trophy, mais en mieux, parce qu'il vient du cœur et qu'on l'arrose au Champagne. Alors, sûr qu'on va continuer à parler du vrai bon Champagne de vigneron dans cet espace dédié au bon goût, y compris (et surtout) le mien.
Longue vie à Terres et Vins de Champagne et à tous les vrais bons vignerons champenois, sympathiques et accueillants, même quand ils sont "révoltés et en colère".
Olif
P.S.: le dimanche de Pâques, n'oubliez pas la grande chasse aux œufs au gamay organisée par les vignerons de la BiojoLeynes!

10:16 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : champagne, terre et vins de champagne, olivier horiot, pascal agrapart, francis boulard |
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15 mars 2011
Week-end "nature" en ch'Nord
"Dins ch’nord y a pont qu’des corons, dins ch’nord y a pont qu’du carbon, in a un aussi du houblon, in a aussi du pichon", comme dit la chanson. Mais y'a pas que ça! Y'a aussi d'bios chicons et d'bons canons. Du vin bien nature, au Salon de Séclin, mais pas exclusivement. Partenaire du salon cette année, le Blog d'Olif a fait bien volontiers le déplacement pour profiter de la douceur du printemps ch'ti et faire trempette dans la mer du ch'Nord. Un partenariat bien cool, puisqu'il a consisté en une simple présence et un tour des stands vignerons, même pas besoin de signer des autographes. Profitant de ce que leur gouvernement avait le dos tourné, les Belges en ont profité pour envahir le domaine Napoléon, sans refaire le coup de Waterloo.
Avant de s'immerger dans la ferme carrée du domaine Napoléon, blindée de cartons de vins et de vignerons pour l'occasion, une visite du vieux Lille s'imposait. Pas celui qui pue à force d'être macéré dans la saumure, ce qui ne l'empêche pas d'être excellent, même si ce n'est en théorie plus la saison. Non, celui qui resplendit sous le soleil printanier, avec ses façades lumineuses, son architecture ancienne, ses rues pavées et ses estaminets restés dans un jus soigneusement entretenu. Pour se sustenter, point d'chicons, mais un welsch au Maroilles (aussi sensuel, gonflé et savoureux que le 95C de Raquel habillée d'une peau de bête), au Vieux de la vieille et aux petits oignons, Place aux Oignons, derrière la Basilique de Notre-Dame de la Treille. Ne pas avoir goûté à la bière de l'estaminet m'aurait miné. Elle remplace avantageusement le jus de Notre-Dame et le service y fut d'une grande affabilité, je ne dis même pas ça parce que la serveuse était jolie.
L'estomac aussi bien calé, les vignerons nature en Nord n'avaient qu'à bien se tenir. Rien de tel pour se faire le palais, le matin, qu'une Uva 2009 du domaine de la Tournelle. Avec ça, tu vas! Et c'est parti pour de joyeuses rencontres, découvertes, révélations, confirmations, dont il ne sera possible de retenir que quelques bribes:
- la rencontre avec Madame Vouette et Monsieur Sorbée, sans chapeau mais avec une casquette. Les vins, je les connaissais déjà, des Champagnes de l'Aube qu'on peut boire jusqu'au crépuscule. Blanc d'argile 2007 est une pure expression de chardonnay qui tend vers le kimmeridgien et qui le mérite bien. Minéral, fruité, acidulé, à la bulle vive, ce sera un vrai coup de cœur. Le deuxième coup de cœur en Champagne, ce sera pour les Murgiers, de l'ami Francis Boulard, dans sa version non dosée, à la bulle lumineuse et éclatante. Rien à jeter parmi les autres cuvées, au potentiel très certainement supérieur (les Rachais 2005, Petræa, Mailly Grand cru, Millésimé 2005), mais le blanc de noirs des Murgiers m'a tout particulièrement séduit, avec un rapport Q/P exceptionnel, de surcroît.
- la découverte des vins de Dominique Andiran du domaine Haut-Campagnau. Des Côtes de Gascogne qui cognent fort, avec l'accent du Sud-Ouest. Et puis un vin de Pissenlits, c'est déjà la saison, même si celui-là a passé quelques années en vidange sous voile. Cachez ce manseng que je ne saurais boire? Tout le contraire, en fait, un vin étonnant dans un registre oxydatif surprenant, peut-être plus accessible dans la cuvée Ruminant des vignes, également élevée sous voile, mais moins longtemps.
- la révélation des vins auvergnats de Jean Maupertuis, dont une cuvée La Presse 2009 totalement bluffante, qui fait éruption en bouche. Quand le Gamay d'Auvergne réveille les volcans papillaires ...
- la confirmation de la maestria et de la force tranquille de Christian Chaussard et Nathalie Gaubicher, vignerons aux Nérons, dont la gamme You are so est de plus en plus Bubbly, Fine, Nice, etc. Le Bubbly pétille naturellement d'Ardèche et ça chwingue sévère. Patapon 2009 (80% gamay, 20% Aunis) est une vraie bombe, Les Mortiers 2009 (100% Aunis) un obus, à attendre patiemment mais qui possède une matière à ne pas avoir envie d'attendre autant.
Et puis, Rouge Garance, le Mas de mon Père (Cause toujours, Frédéric, et cause toujours, Laurent, cet assemblage de cinsault et grenache est juste épatant), Charlotte et Jean-Baptiste Sénat, l'Arena de René Mosse (Savennières) et le must d'Arena (Antoine), ses deux sublimes rouges 2009 de Corse (Carco et une cuvée 0 soufre), la pétillante Mireille Meyer, et Patrick aussi, évidemment, la toujours jeune Yvonne Hégoburu, béarnaise de Souch, dont la vendange tardive 2005 est à se mettre à genoux, Christine et Gilles Berlioz, qui font briller la Savoie au firmament, la Côte-Rotie 2008 du domaine Clusel-Roch, L'Ebrescade 2007 de Marcel Richaud, Métisse 2010 de Maxime Magnon, la Combe d'Ève d'Emmanuel Giboulot (et toutes ses autres cuvées 2009 de Côtes de Beaune, également, en blanc, marquant parfaitement leur terroir), les Savennières de Damien Laureau, le Morgon 2010 du domaine Lapierre, Les Ardilles 2009 d'Isabelle Villemade...
Une pareille organisation nous a laissé comme deux ronds de Flandres. À s'en perdre dans les dunes et sur le sable, du côté de Zuydcoote, la destination pour parfaire un week-end dans le Nord. Sans embarquer sauvagement pour l'Angleterre. Parce qu'il ne fallait surtout pas manquer la dernière soirée À l'Huitrière. Une formule buffet de fruits de mer-traiteur particulièrement savoureuse et marquante, accompagnée d'une partie des restes de vin du week-end. De quoi rendre heureux et épanouis le tandem Giboulaurot à la sortie de cette institution de la gastronomie lilloise.
Quand les vignerons font salon dans ch'Nord, c'est à Séclin que ça se passe, et ils sont généralement enclins à y revenir. Le Blog d'Olif aussi, d'ailleurs, tant l'accueil ch'ti fut à la hauteur. Le sens du partage et de l'échange des frères Carpentier, gentils et brillants organisateurs, y fut très certainement pour quelque chose.
Olif
P.S.: pour se loger, n'ayons pas peur de s'embourber dans le Marais des Loups, un loft d'hôtes extra, situé à Phalempin.
P.S.2: pour le prochain salon, les Belges joueront à domicile, du côté d'Olne, sweet Olne. Chacun son tour... Le sirop de Liège va couler à flots et les boulets-frites seront tirés dans tous les coins.

23:39 Publié dans Dives bouteilles ... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : séclin, salons, vins nature en nord, domaine de la tournelle, vouette et sorbée, francis boulard, jean maupertuis, mas de mon père, frédéric palacios, maxime magnon, gombaude-guillot, damien laureau, emmanuel giboulot, christian chaussard, gilles berlioz, dominique andiran, antoine arena, rené mosse, domaine de souch, julien frémont |
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26 décembre 2009
Noël à l'arrachée...
Table de fête. Gougères au Comté, toasts au pistou, Champagne Les Rachais 2004 de Francis Boulard. Les agapes vont bientôt commencer. Après ce véritable vin de Champagne au fruité mûr et à la minéralité perçante. La bulle un peu sauvage à l'ouverture se transforme en catalyseur élégant, fin et tonique. Après une telle entrée en matière, Noël 2009 ne peut-être qu'une fête inoubliable. Une bouteille notée Bravo Francis, sans la moindre hésitation.
Olif
P.S.: des quilles, il y en a eu d'autres, évidemment, de tous les genres et de tous les styles. On reviendra dessus un peu plus tard, une fois qu'elles seront bien digérées. Et la bûche aussi.
P.S.2: ah! j'oubliais. Bonne récupération de Noël et bonne préparation de Nouvel An à tous!
Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.
20:08 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : champagne, francis boulard, les rachais |
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18 octobre 2009
Bientôt une cuvée des Rachais sous voile?

09:52 Publié dans Clin d'oeil, En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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10 mai 2009
Francis Boulard, le Champenois qui aime les petites fleurs jaunes
La Route 44
(2me Mille)
D'après M. Robert GUILLON (pardon à lui!) / Air : La Riviera
I
""...
Et qu' plein d'bonne fortune
On bouff ' du pissenlit dans les Rachais !
Les bulles s'affolent
On est bien vit' boul'versé
...
REFRAIN
Sur les bords d'la Route Quarant' quat'
On reçoit une flûte dans les patt's
Et si vous montrez votr' poitraille
Vous risquez d' déguster un Maroilles !
...
II
Mais y a Cauroy les Hermonville
Où l'on vient se retaper
Ca c'est un' bath ville
On trouve chez Boulard ... des bulles pour s'abreuver
On se r' fait la fiole
L'palais se trouve vite rassasié
Quand on est mariole
...
III
Mais faut qu' ça finisse
Ca n' peut pas toujours durer,
Saluer l'ami Francis
Un jour ou l'autre, faut s'en aller ...
...
Après avoir fait sauter les bouchons
Plus d' Rachais, d'Petræa, d'Comète, de Mailly
On aura retrouvé son Pays.
Mais vivement l'retour
Au Vendangeoir Luxembourg !
''Mai 2009"
22:45 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
| Tags : francis boulard, champagne, les rachais |
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