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Quartiers libres... - Page 4

  • Pendant les salons de mai, fais ce qu'il te plaît!

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    "Dans l'Yonne, fais comme chai toi!" Chai l'un chez l'autre, ce salon échangiste du 89 s'installe durablement dans le paysage printanier bourguignon et revient à Avallon, chez Nicolas Vauthier, pour une nouvelle édition où il faudra peut-être ne pas trop se découvrir d'un fil, malgré le moi de mai débutant. Une rencontre vigneronne à ne pas manquer, le week-end du 3 et 4 mai 2013. Avallon ou pas, il n'y a pas que dans le 69 que l'on s'interroge, et j'ai bien peur de ne pouvoir encore en être cette année.

     

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    "À Calce, les cavent biffent et se rebiffent encore!" Ce sera d'ailleurs la 8ème fois. Bande de récidivistes! Y venir il faudra. Au moins une fois. Et ce sera peut-être bien pour cette fois. Je sens que je vais affûter mon sabre laser et lacher les chiens au pied du Canigou. Que la Force catalane soit avec moi! Et la crème aussi, j'y compte bien. Le samedi 11 mai, tous à Calce, Roussillon.

     

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    "Pendant ce temps, à la ferme de Cauberotte, bois du vin vivant, écoute de la musique naturelle et rote". Vins et musiques à l'unisson, dans le pré, là où le bonheur est. En principe. Si tu veux aussi y trouver l'amour sans avoir les lèvres gersées, n'oublie pas Condom, c'est par là-bas que ça se passe. Le samedi 11 mai également. Ça va être chaud!

     

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    " Il est à toi ce salon, toi l'Auvergnat qui sans façon, a envie d'un peu de vin bio, quand dans ta vie il faisait soif". Le salon du bougnat et de la pastille Vichy, c'est chez Bebert que ça se passe, et nulle part ailleurs, le samedi 25 mai. Le vert et le vin, c'est son rayon, en fait, à Jean-Marc Imberdis. In vin bio veritas! Et il a convié en cure une bonne trentaine de vignerons en bio, dont une poignée de tronches de vin, épaulées par une doublette d'auteurs. Ça va dépoter dans l'Allier! Carottes Vichy et pommes de terre à l'eau à volonté.

     

    Olif

  • Pendant les salons d'avril, ne te découvre pas d'un fil!

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    "À la BiojoLeynes, n'oublie pas ta petite laine." C'est qu'il pourrait encore faire frais les 20 et 21 avril, même si la météo locale annonce un temps très bio, du côté du petit salon de Leynes, organisé par le team Boyat-Desgouilles-Jambon, auquel il faut désormais ajouter Jérôme Guichard. Programmée sur deux jours, la BiojoLeynes prend de l'ampleur et dispose désormais d'un blog officiel. Outre le salon de vins, on pourra faire son marché paysan, laisser jouer ses enfants à l'ancienne, feuilleter et acheter un ou deux livres au Cadran lunaire, chasser une dédicace de tronche (le samedi uniquement). La petite salle des fêtes de Leynes devrait faire le plein à l'occasion de ce sympathique salon printanier, qui vit sa quatrième édition et qui semble avoir trouvé son public et son rythme de croisière .

     

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    "À Terres et vins de Champagne, ne retire pas ton pagne!" C'est que le mercure pourrait encore rester au fond du tube, du côté du Castel Jeanson d'Aÿ, lors de la 5ème édition du salon champagnard devenu un véritable must printanier. Vins clairs versus leur version champagnisée équivalente, l'exercice est toujours aussi passionnant. Deux nouveaux vignerons sont venus grossir les rangs cette année, portant l'effectif à 21. Un salon pétillant et bien au clair, réservé aux professionnels, uniquement sur réservation.

     

    Olif

  • Le vin est amour...

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    Le vin est amour, le vin est plaisir, le vin est bonheur. Allelouiah! Love and pif. Bois, pisse and love, ce bel aligoté de Yann Durieux qui exacerbe la Recrue des Sens. Dans la joie et la bonne humeur, mon frère. Et toi aussi ma sœur, il n'y a pas de raison. J'ai le vin qui va bien pour toi.

     

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    Ce gamay du Vendômois occasionne des râles de plaisir à qui en avale une gorgée. .G, d'Émile Hérédia, du domaine de Montrieux, ravira toutes celles (et ceux) qui sont avides de sensations fortes, organiques, orgasmiques. Rien de salace dans tout cela, pourtant. Juste du vin propre, bio, nature, bien élevé. T'en veux?

     

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    Si toi aussi tu en as dans la culotte, ce vin du Jura est fait pour toi. Shocking? Rien d'obscène là-dedans, malgré ce que tu crois. Juste une pointe d'érotisme sur une étiquette, un croquis d'alchimiste artiste pour un vin inspiré, du jus de cépages originaux qu'il eût été ballot d'oublier, surtout lorsqu'ils ont été vinifiés de façon aussi minimaliste. Signé Jean-François Ganevat, cette bouteille fait couler beaucoup d'encre auprès des ligues de (petite?) vertu. Toutes à mettre dans la même SAQ? Tant pis pour eux, moi, J'en veux!

     

    Oui, le vin est amour, platonique, sensuel, érotique. Le vin est amour, mais pas toujours. Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondovinos possible. Sur le web, ça s'écharpe, ça gueule, ça s'étripe, ça se lapide, ça se querelle, ça se colle des bifles, dans le seul et unique but de savoir qui est susceptible d'avoir la plus grosse. Le nature, le bio, la biodynamie, tout le monde s'en prend pour son grade, lorsqu'il s'agit de défendre une vision du vin archaïque et dépassée, même si elle se veut avant tout moderne, parce qu'elle sacrifie tout à la technologie, à la vigne comme au chai. Pour qui veut tutoyer les sommets, mieux vaut ne pas s'embarrasser de trop de principes moraux. Mais gare à la déchéance...

     

     

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    Depuis plusieurs années, il était le maillot jaune du Tour de France du vignoble. Des titres soit-disant conquis de haute lutte, alors qu'il était chargé à mort. C'est après avoir imprudemment lorgné sur le Giro italien, que le gourou est tombé. "TE LODO IO IL VINO ... NATURALE". Convaincu de dopage au vin technologique, ayant sans doute bénéficié de la bienveillance de l'UCVI (Union Critique Vinique Internationale), Michel B. a fini par avouer et craquer devant la plume fraichement arrachée du derrière du bon vivant, exécuteur des basses œuvres internautiques d'un consortium sur le vin dont on taira le nom, pour ne pas trahir l'anonymat de son gourou. Un règne s'achève, ce n'est pas trop tôt, vivement le suivant!

     

    "-Avez-vous consommé des sulfites?

    -Oui.

    - Avez-vous inhalé des pesticides?

    -Oui.

    -Avez-vous reçu des transfusions de gros rouge qui tâche?

    -Oui.

    -Avez-vous développé une aversion pour le cuivre?

    -Oui.

    -Avez-vous touché des pots de vin technologique?

    -Oui.

     

    ..."

     

    Une interview qui laisse pantois et se passe de commentaires. Ah, c'est pas joli joli, l'envers du décor de la critique vinique internationale.

     

    Allez, Pif and love quand même!

     

    Olif

     

    P.S.: le lecteur attentif l'aura remarqué, je ne suis pas très doué pour le photomontage. Si quelqu'un sait faire mieux, je suis preneur.

     

    P.S.2: "aller de l'avant en faisant marche arrière", c'est devenu le credo d'un biodynamiste convaincu comme Stéphane Tissot. Et je ne pense pas que l'on puisse beaucoup se plaindre de la qualité de ses vins. Ce ne sont pas les petits gars de Maigremont qui diront le contraire!

    P.S.3: pour une réponse autrement plus sérieuse et argumentée au baroud d'honneur et au disque rayé de MB (©Vindicateur), on lira la réponse de Claire Laval, du Château Gombaude-Guillot, publiée sur le blog de Lestignac.

  • Don Bettanillo e gli stupidi biologici

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    Comment on dit biocon, en italien? N'ayant pas réussi à contenir l'invasion des hordes françaises  d'indigènes levuriens complètement assoiffés de bioconneries viniques, Don Bettanillo s'attaque finalement au marché italien.

     

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    -"Mais ce ne sont que quelques vins minoritaires, Don Bettanillo..."

    -"Oui, Seigneur, mais ils sont oxydés et ils puent de la mort!"

     

    Le vin nature gagne du terrain et c'est heureux. Les Italiens n'ont d'ailleurs pas attendu les Français pour s'y convertir. La charge michoubidesque dans le très respectueux Gambero Rosso s'apparente à la traversée des Alpes par Hannibal. Éléphantesque! Pauvres transalpins, qui voient débarquer chez eux notre Michounibal avec ses gros sabots.

     

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    C'est Jonathan Nossiter, célèbre réalisateur de Mondovino*, qui a révélé "l'affaire" sur Facebook, en traduisant ce papier approximatif et honteux signé Bettane et Desseauve, ce qui a déclenché des réactions en chaîne dans le mini-monde du vin connecté. Le bistrotier du fond à gauche recyclerait bien Michou en gardien de phare, un poste où il excellerait sans aucun doute. Alice Feiring abandonne bien volontiers son allocation d'Ornellaia à Michoubidou. Mister M., assisté de Mister T., a foutu une grosse pâtée à Mister B dans l'amphithéâtre des levures. Lilian Bauchet a regardé la caravane des vins naturels passer pendant que le chien de Don Bettanillo aboyait. Et Isabelle Perraud, des Côtes de la Molière, a expédié des cartons de Beaujolais nature en Italie. À Don Bettanillo?

     

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    Le vin naturel gagne du terrain, c'est heureux. Il franchit même désormais toutes les frontières**. Bienvenue en Suisse, alors! Ou bien. Sans doute légèrement retardé à cause des formalités douanières, il arrive enfin à y faire son premier salon, Vinivivi. Au Péristyle de l'Hôtel de ville de Neuchâtel, s'il vous plaît. Moins d'un mois après la présentation officielle du Non-filtré, une institution là-bas. Les 8, 9 et 10 février, le Péristyle n'en manquera pas. De style, de non filtré, mais aussi de non levuré et de non sulfité. Veni vinivivi vici!

     

    On attend avec impatience la diatribe de Herr Bettanich en Suisse allemand pour préserver les Helvètes d'une dérive levurienne indigène.

     

    Olif

     

     

     

    * film magnifique, controversé, honni par les amateurs d'étiquettes et de vins conventionnels pour son discours jugé manichéen, tandis que le cinéphile averti a tendance à le classer parmi les chefs d'œuvre du genre, d'un point de vue purement cinématographique. L'amateur de vins moins conventionnels, quant à lui, est aux anges pour les deux raisons.

     

    ** Je taquine, car il existe d'excellents passeurs de vins naturels en Suisse et ce, depuis de nombreuses années.

  • Laisse béton (ou pas!)

    mas de libian,hélène thibon,

     

    Les vœux du Mas de Libian, c'est chaque année un rayon de soleil en plein hiver, un trait d'humour dans ce monde cruel, une bouffée d'oxygène à 5000 mètres de fond. En 2011, Libian proposait une cure de remise en forme à grands coups de bons canons. En 2012, pas question de se laisser acheter par les schisto-dollars. Et puis, ce fut la fuite. La tuile, la cata. En 2013, Libian ne laissera pas béton. Ses cuves seront désormais étanchéifiées à toute épreuve, pour que le Grand vide ne se reproduise plus jamais.

     

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    Cliché ©Mas de Libian

     

    Tout ce qui ne s'est pas retrouvé dans le caniveau, par la faute à un béton défectueux, a permis l'élaboration, en plus d'un faible nombre de bouteilles, de quelques magnums, non commercialisés. J'ai la chance d'en avoir un. Numéroté, signé, dédicacé. Un exemplaire unique, inestimable, un vainqueur, un survivant de haute lutte, parce que le bon vin, c'est plus fort que le béton.

     

    mas de libian,hélène thibon,

     

    Et je connais au moins un marchand de cuve qui ferait mieux de marcher à l'ombre pendant quelque temps!

    Raison pour laquelle, en 2013, ne lâchons rien et continuons de boire ardéchois de Saint-Marcel: "Buvez du bon, buvez du Thibon, buvez du Mas de Libian!"

     

    Olif

  • Et surtout, la santé...!

    MEILLEURS J'EN VOEUX POUR 2013

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    Surtout les filles, hein?


    Après 2012, année de la loose, il va falloir en vouloir, pour espérer mieux dans le futur. Alors, 2013..?

     

     

     

    Olif

  • Planté de bâton!

    droits de plantation,planté de bâton,jean-claude Duss,

     

    C'est Noël, c'est l'heure des cadeaux. J'ai justement acquis le droit de plantation de bâtons téléscopiques dans la neige du Haut-Doubs, ou, à défaut, dans les verts pâturages nordiques en cas de pluie incessante, ce qui semble se dessiner actuellement. Point n'est question de vignes par ici, évidemment, mais par la magie du web, le sujet est quand même arrivé jusqu'à mes oreilles. Je suis loin d'être un spécialiste en la matière, du niveau de Sylvain D., le Grand Monarque de l'Homme vert. Par contre, Michel B., qui joue remplaçant dans l'équipe du Quetzalcoatl, mais n'en est pas pour autant à sa première bête ânerie, pense que ce n'est pas bien de ne pas avoir libéré les droits de plantation de la vigne. François Morel si, c'est le Taulier qui l'a rapporté. Mais Hervé Lalau, chroniqueur vineux non mondain, à l'avis généralement avisé, non plus. Alors? David, le jeune viticulteur du Vaucluse à la feuille de vigne, peut pourtant aller se rhabiller, au sens propre, suite à la décision de Bruxelles de continuer à réguler les droits de plantation, suite au lobbying intensif, notamment des jeunes viticulteurs. Du coup, je m'y perds un peu, ce qui ne va pas manquer de conforter mes détracteurs.

     

     

     

    Parce que, mon sentiment, à l'heure où on donne des primes à l'arrachage de vieilles vignes aptes à produire de jolis vins à petits rendements dans des endroits magnifiques, sur des terroirs de premier choix, c'est plutôt que l'autorisation de plantation de n'importe quel cépage, à n'importe quel endroit où l'on pourra produire de la piquette, de préférence sur un terroir merdique apte à la mécanisation intensive, me laisse bigrement sceptique. Et ne repose que sur un argument productiviste économique pour permettre aux gros négociants et/ou producteurs de venir s'auto-concurrencer sur le marché des vins bas de gamme en provenance du Nouveau-Monde ou d'ailleurs. Force est de constater que le véritable objectif de cette demande de libéralisation semble être la production du meilleur Coca-Cola vinique du monde, au plus petit prix possible, pour abreuver les masses laborieusement laborieuses qui ne réclament que leur vin quotidien en grande surface, de préférence bien noté dans les guides qui servent à acheter les plus mauvais vins au meilleur prix, pourvu qu'ils soit toujours égaux à eux-mêmes la semaine d'après.

     

    Sans doute n'ai-je pas bien compris l'enjeu de toutes ces considérations qui me dépassent...

     

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    Finalement, pour le droit de planté, je vais m'en remettre à Jean-Claude Duss, tiens!

     

     




    Olif

  • Les lecteurs boivent...

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    Pendant que les Gourmands lisent, il arrive que les Lecteurs boivent. Tout ça à une seule et unique adresse, au numéro 12 de la rue Bersot de Besançon, dans le Doubs.

     

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    Transformé l'espace d'une soirée en Micro Tasting, il a fallu pousser les murs de la petite boutique des Gourmands lisent, pour accueillir une poignée de vignerons venus de la France entière. Avec, par ordre d'apparition à l'écran et à Besançon:

     

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    Ivo Ferreira, du domaine de L'Escarpolette, avait préféré prendre les devants et arriver la veille, pour être sûr de ne pas être en retard. L'occasion rêvée d'un petit programme alternatif incluant le restaurant L'Alchimie de Pontarlier, Les Claquets d'Arbois et la chocolaterie Hirsinger. Plus de marrons glacés depuis le début du mois, il a fallu se contenter d'un ballotin de chocolats, ce qui n'est déjà pas rien quand on sait qu'ils sont les meilleurs du système solaire. Un air de pélerinage pour cet ancien stagiaire chez Jean-Marc Brignot l'année 2004. Et si nous ne sommes pas allés arpenter les vignes de Curoulet, c'est bien parce qu'une pluie battante a refait son apparition, comme il était malheureusement prévu. Sur sa table, toute une collection d'idéogrammes japonais, représentant des ceps stylisés. Un bel écrin pour de juteux cinsault, carignan ou merlot, à l'expression totalement libérée. Une découverte et un gros coup de cœur pour pas mal de bisontins et de bisontines.

     

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    Alice Bouvot, du domaine de L'Octavin, régional de l'étape, avait laissé Carlito, jeune papa modèle, à la maison. Il fut néanmoins un peu avec nous, grâce au coup de pinceau de Mme Olif, co-responsable de la décoration de la boutique.

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    Trois cuvées à déguster, blanches et rouge, du Jura comme on l'aime, nature et sans fard, des vins qui coulent tout seul dans le gosier. Avec, pour l'after, un Foutre d'Escampette, réjouissant pet'nat tout bon à avaler.

     

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    Gilles Ballorin, le voisin bourguignon, est venu pour "ramicoller" les jurassiens/ssiennes avec la Bourgogne. Dans sa musette, de l'aligoté, du Marsannay et du Fixin comme on n'en boit pas assez souvent, ici comme ailleurs.

     

     

    Egaré du côté de Bourg-en-Bresse, suite à une défaillance simultanée du GPS et du co-pilote qui faisait la sieste, le Pick-up champagnard s'est posé avec une petite heure de retard sur le pavé de la rue Bersot. Et, dommage collatéral, les vignerons champenois ont loupé la séance photo. Grâce, une nouvelle fois à Mme Olif, leur tronche ne manquera pas à l'album-photo.

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    Francis Boulard a apporté dans sa hotte de Père Noël 4 exemplaires différents de ses terroirs boulardiens, des Murgiers aux Rachais, en passant par Mailly. Des bulles d'une infinie délicatesse, où l'on sent de plus en plus la touche féminine de Delphine, du propre aveu de Francis lui-même. Dans la peau de Francis Boulard le temps d'une cigarette, j'ai eu l'immense plaisir de raconter deux ou trois bêtises aux dégustateurs de passage, même qu'ils n'y ont vu que du feu.

     

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    En plus d'avoir fait chauffeur de Francis, Benoit Tarlant est venu présenter deux cuvées Zéro, l'une blanche, l'autre rose. Zéro, peut-être, mais uniquement en ce qui concerne le dosage, car largement mieux notées sur l'échelle de Richter du Champagne, celle qui reflète le degré de secousse des papilles après dégustation. L'admirable Louis nous a rejoint au cours de l'after, à la table du Petit Polonais, situé à peine plus loin, et il s'est joliment marié à une tête de veau sauce gribiche, un jambon chaud aux morilles ou encore un tartare de bœuf au couteau.

     

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    D'autres tronches de vin, dans le genre jurassien bien célèbre, qui passe à la télé ou pas, auraient pu se joindre à nous. Ils ont quand même été un peu là, en ce 14 décembre 2012.

    Au final, les lecteurs auront plus bu que les gourmands n'auront lu. La sortie du futur best-seller Tronches de vin reportée au mois de mars, il n'y eut pas de séance de dédicace. Je me suis alors occupé comme j'ai pu, à la plonge notamment. Et c'est là que je me suis rendu véritablement compte que bistrotier, c'est un métier!

     

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    Crédit photo Francis Boulard

     

    Tous les vins dégustés sont encore disponibles aux Gourmands lisent, rue Bersot à Besançon, jusqu'à épuisement des stocks. Un beau Noël en perspective pour les Bisontins gourmands qui rendront visite à Julie et Jérôme. Et en prévision des fêtes de Pâques, n'oubliez pas, le 15 mars, Tronches de vin...

     

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    Crédit photo Ivo L'escarpolette

     

    Olif

  • Tronches de Gourmands lecteurs...

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    Cela devait être LA soirée bisontine de lancement de ces fameuses Tronches de vin, "le guide des vins qu'ont d'la gueule". De là à battre le record du monde du lancement de guide, il n'y avait qu'un pas que ma modestie légendaire m'empêchait de franchir. Tronches de vin n'est pas encore complètement né, accouché au forceps dans sa phase finale*. Le record de 32,278 mètres n'est pas tout à fait près de tomber...

     

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    Tronches de vin ne sera donc finalement pas dans les bacs de toutes les bonnes librairies le 14 décembre. La faute à plein de choses trop compliquées pour les évoquer ici. Mais ce n'est que partie remise. Tronches de vin est en rade provisoire, mais pas en cale sèche. La soirée aux Gourmands lisent de Besançon est donc maintenue. Parce que la date est bloquée depuis longtemps, parce que ce sera bientôt Noël, parce qu'il n'y a pas besoin d'excuse pour déguster et boire du bon vin, parce que Jérôme et Julie Letoublon se démènent avec énergie pour la survie de leur petite cave-librairie, un concept de magasin particulièrement réjouissant où il y a à lire et à boire, mais pas à manger n'importe quoi. Ils multiplient les rencontres avec les auteurs et avec les vignerons, en organisant des soirées-dégustation autour du vin ou du whisky et en stimulant la vie culturelle franc-comtoise. Pour toutes ces raisons, ce lieu de vie, véritable espace de liberté, est totalement indispensable. Tous ceux qui ne le fréquentent pas régulièrement ne savent pas ce qu'ils perdent! Cette soirée se transformera donc, avec la complicité de Jérôme et Julie, en un Micro Tasting convivial à échelle humaine, non exportable à Shangaï ou Hong-Kong. Un genre de "Le Blog d'Olif fait salon", finalement, grâce aux Gourmands lisent. Pas sur une péniche (les montagnards n'ont pas trop le pied marin), ni dans un carrousel (ça tourne trop et ça monte à la tête), mais là où la paix niche, dans la petite boutique du n° 12 de la rue Bersot à Besançon.

     

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    Crédit photo: Monsieur Septime, je pense qu'il ne m'en voudra pas de lui avoir emprunté ce cliché.

     

    Au programme, pour vous mettre en appétit en attendant le livre, des tronches de vin revisitées par Mme Olif (attention, peinture fraîche!) et des vraies tronches de vignerons, en chair et en os, entre deux bouteilles, qui ont répondu présent, avec plaisir et aussi par amitié. Les bisontins auront donc la chance de pouvoir faire ainsi le plein de bulles avant les fêtes, en compagnie de Francis Boulard et Benoit Tarlant, de faire un tour d'Escarpolette avec Ivo Ferreira, de refaire leurs gammes en Jura grâce à Alice Bouvot et Charles Dagand du domaine de l'Octavin et de toucher au graal bourguignon, de Nuits à Marsannay, en la personne de Gilles Ballorin.

     

    Que tu habites ou pas la capitale comtoise, que tu y sois simplement de passage ou en vacances, que tu y viennes spécialement pour l'occasion, ami gourmand et/ou lecteur, ça risque de swinguer sec avant que minuit sonne, rue Bersot, à Besançon dans le Doubs ouap dou ouap...

     

    Venez nombreux, les gens de Besançon ou d'ailleurs! Venez, on vous attendra de pied ferme!

     

     

    Olif

     

    *Le livre ne sera donc pas édité aux Éditions Jean-Paul Rocher, comme il est mentionné par erreur sur la plaquette des Gourmands lisent, imprimée depuis quelques mois déjà. Marie Rocher reprend le flambeau suite au décès de Jean-Paul, mais cela a nécessité un montage un peu particulier, en collaboration avec les Éditions de L'Épure. Tronches de vin est désormais annoncé pour le 15 mars 2013. Affaire à suivre ...

  • On Blois un coup?

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    - Tu le connais, ce vin?

    - Sevin?

    - Ce vin de Sevin, oui.

    - ...

    - Ça sent le coing.

    - Le coin?

    - Non, le coing.

    - Ça sent aussi mon coin.

    - T'es du coin de Sevin, toi?

    - Non, du coin de ces vins qui sentent la pomme, la noix et aussi parfois le coing.

    - Mais du coing, il y en a parfois dans les vins du coin de Cour-Cheverny.

    - C'est vrai que la Touraine, c'est le coin du romorantin.

    - Oui. Et aussi de Noella Morantin.

    - Rhooooo...

    - Celui-là, de Romorantin, il a été élevé 2 ans sous voile, donc c'est vrai que ça peut ressembler à ceux de ton coin.

    - Tiens, justement, il va bientôt y avoir un salon des vins du coin.

    - Dans le Loir et Cher?

    - Oui, Les Vins du coin.

     

    Bon, arrondissons les angles, pour terminer. Les Vins du Coin, c'est un chouette salon du côté de Blois. Avec uniquement des vins bios du coin. Pas besoin de venir sur son 41, mais tout un chacun pourra déguster des vins du Loir-et-Cher pas trop chers. Avec Cyrille Sevin, Béatrice et Michel Augé, Pascal Potaire, Nathalie Gaubicher, du romorantin et Noella Morantin, Hervé Villemade, Olivier Lemasson, Pascal Simonutti, Émile Hérédia, Joël Courtault, Renaud Guettier, Thierry Puzelat et encore plein d'autres vignerons que ça ne gêne pas de marcher dans la boue et de produire de bons vins bio et/ou nature du Loir et Cher. Des Vins du coin, quoi... A déguster avec modération les 1er et 2 décembre, à l'Espace Jorge Semprun de la bonne ville de Blois.

     

     

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    Olif

     

  • Vivons nature, lisons nature, buvons nature, achetons nature...

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    "J'aime la nature et les fleu-fleurs des champs,
    Mon coeur est tout ému et, dieu que c'est touchant !
    Je vais m'étendre
    Sur l'herbe tendre
    En écoutant d'un oeil distrait
    L'odeur si forte des forêts la la la
    L'odeur si forte des forêts." *

     

     

    Faut-il y voir un regain d'intérêt actuel pour le rousseauisme? Ou, plus simplement, juste une envie de revenir à des choses plus simples, authentiques, goûteuses et saines? Le très véritable groupe Machin, à la fin des années 70, prônait déjà un retour vers les verts pâturages haut-saônois, sans même savoir que la vigne finirait par s'y implanter. Toujours est-il que le vin "nature" a le vent en poupe. Au point que le terme en devient de plus en plus galvaudé et qu'il serait peut-être effectivement temps de le définir de façon précise et officielle. Mais, en même temps, l'officialiser et vouloir le faire rentrer dans un carcan trop bien défini, est-ce encore l'esprit "nature", volontiers rebelle et un brin libertaire? N'en déplaise au bourgeois qui passe. Et à tous ceux qui voudraient le cataloguer exclusivement comme vin à bobo parisien et m-as-tu-vu dans bar-à-vins branché de la capitale. Le vin nature est plus qu'une mode, la preuve, il est en train de se faire récupérer par ceux qui, hier, lui crachait dessus. Formater le vin nature pour le vendre en GD, voila le nouveau credo des industriels de l'agro-alimentaire. S'il y a une demande et si ça se vend... Et ce n'est pas Lilian Bauchet qui a dit le contraire, dans l'excellente interview réalisée par Antonin le Vindicateur pour No Wine is Innocent, son blog de la Rue 89 où les commentaires des riverains valent aussi leur pesant de cacahouètes.

     

    En parlant de marché du vin nature, trois jeunes étudiantes très "natures" du Mastère Spécialisé Connaissance et Commerce International des Vins (AgroSup Dijon / CFPPA Beaune) ont lancé une étude à ce sujet dans le cadre de leur formation. Les ceusses qui auraient envie de leur sacrifier naturellement 5 bonnes minutes de leur temps sont invités à y répondre en cliquant sur le lien ici présent. Merci pour elles. Réponse souhaitée avant la fin du mois de novembre, pour ceux qui veulent participer.

     

    Et pendant ce temps-là, le vin nature fait son petit bonhomme de chemin en multipliant les micro-initiatives qui font les grandes rivières.

     

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    Buvons nature à Paris en décembre, les 7,8 et 9, en compagnie des Vins S.A.I.N.S, sans aucun intrant ni sulfite. Un micro salon qui se tient à l'Espace Beaujon, rue du Faubourg Saint-Honoré, doublé cette année d'une conférence sur le vin véritablement nature.

     

    Trop à l'étroit dans son costard d'animateur de soirée conceptuelle autour du vin, Fabrice Vinsurvin a fait sauter le couvercle de son Tupperwine pour créer un vrai salon, sans canapé, ni fauteuil, ni gobelets en plastique, les 17 et 18 novembre. Le parc des expositions de la Porte de Versailles indisponible pour cause de Salon du mariage gay, c'est finalement sur la péniche Le Marcounet, 40 quai de l'Hôtel de Ville, que 12 excellents vignerons, bio et/ou nature, tenteront de lutter contre le mal de Seine. 5€ l'entrée, verre et gilet de sauvetage inclus.

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    Les péniches amarrées sur les quais de Seine sont devenues les endroits les plus hypes pour déguster du vin à la Capitale. Ce n'est pas complètement nature, mais presque, et surtout, c'est ultra propre à la vigne. 22 vignerons bio ou biody vont tenter de faire couler une nouvelle fois la péniche Mélody sur le quai de Bercy, avec la complicité de Verre Bouteille et Isabelle Jomain. Un salon désormais bien installé, qui tangue plus ou moins, selon les années, le nombre de vignerons et le niveau de la Seine.

     

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    Olif

     

    * Ma cabane à la cambrousse, du très véritable groupe Machin, un hymne au Rousseauisme, et, à qui saura lire entre les lignes, au vin "nature".

  • The Blairfood witch project

     

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    Aujourd'hui, on n'a plus le droit d'avoir faim, ni d'avoir froid. Ni d'avoir soif non plus, d'ailleurs. Ça tombe bien, il fait soif!

     

     

    Un beau grenache aérien, produit du côté de Valréas par Maxime-François Laurent, du domaine Gramenon. Parfait avec des petites tartines de tapenade maison...

     

    N'importe quoi, comme dirait Mme Olif. Mais cette fois, c'est pour la bonne cause. Dans un an, 18 millions d'Européens ne feront pas semblant. Soutenez The Airfood project et ... votez Coluche!

     

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    Olif

     

    P.S.: Olif est habillé par Rémy "Ça débouchonne chez nous..." Bousquet, et faudrait voir à lâcher la grappe aux Restos du Cœur et autres associations d'entraide solidaire.

     

    P.S.2: le tableau de Coluche, là, juste derrière moi, a été peint en trois coups de cuiller à pot par un artiste local plus ou moins SDF, qui fait des prouesses à la bombe à taguer.

     

    P.S.3: c'est à l'appel du Taulier que j'ai décidé de soutenir The Airfood project, afin de montrer que la Bloglouglou, ce n'est pas que du vent!

     

    P.S.4: un petit sketch de Coluche, ça n'a jamais fait de mal à personne, ni aux clochards, ni aux analphabètes!

     

     

     

     

  • Faim de terroir!

    Terroir: gros mot, avec plus ou moins de choses dedans. Le monde entier nous l'envie, mais personne n'a encore réussi à se mettre d'accord sur ce que c'était exactement.

     

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    Dans les mains, deux types de sols argileux jurassiens, distants de quelques mètres l'un de l'autre. Trias contre lias, qui donneront naissance à des vins différents ...

     

    Une définition qui ne sort ni du Littré, ni de la cuisse de Jupiter, ni même du cerveau d'un sbire malengroin soit-disant amoureux de presque tous les plaisirs de la vie. Certes, le terroir, ça ne se mange pas, mais la terre, par contre, ça se palpe, ça se goûte et ça se hume. Et le climat, au sens bourguignon du terme (un lieu géographique, une exposition, un sol (un endroit quoi!, que l'on peut caractériser par un certain nombre de critères, distincts de ceux de la parcelle voisine), ça se ressent et ça se vit, autrement qu'en pointant son groin au-dessus d'un verre Inao. Pour ça, il faut savoir enfiler une paire de bottes, arpenter les rangées de vignes ou escalader les coteaux. Et tailler un brin de causette avec le bipède parfois bourru qui les cultive, lui-même également chaussé de ses bottes en chameau ou en tout autre animal avec plus ou moins de bosses. Avec un peu de chance et un bon microscope, on pourra même rencontrer, au détour d'un couloir, des levures, ces  micro-organismes qui veulent du bien au bon raisin, pour peu qu'on leur laisse faire leur travail correctement, sans les asphyxier à grands coups de viticulture délétère. Un choc frontal levurien, c'est justement ce qui est arrivé à Lilian Bauchet l'autre jour, alors qu'il fouinait dans les allées de la cave de son Château des Bachelards et qu'il est tombé sur un bon gros paquet de levures qui s'agitait dans ses cuves. De source sûre, il a appris dans le même temps que le goût d'un vin, c'était à 40% le terroir et à 60% les levures. Tuer la levure, c'est tuer le terroir, un peu. Alors, oui, faim de levures indigènes, faim de terroir, soif de vins qui ont d'la gueule, élevés en ciment, en amphore, en cuve béton ou en barrique (pas trop neuve de préférence). De belles tronches de vin qui devraient bientôt avoir leur guide, qui justement n'en est pas un. Tout au plus quelques pistes à suivre, à l'intention de l'amateur curieux susceptible d'être intéressé par ces tranches de vignes, à la découverte d'artisans-vignerons parfois forts en gueule, et de leurs vins, qui n'en manquent pas non plus.

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    Tiens, en parlant de château (mais pas celui des Bachelords), voilà que les Wine Industries américaines veulent s'emparer de la dénomination "Castle" (en anglais dans le texte, mais en français sur les étiquettes) pour fourguer plus facilement leur merde à boire aux Européens peu regardants sur la qualité, mais facilement impressionnés par un nom qui en jette. Les Bourguignons seraient également dépouillés de l'usage restrictif de leurs lieux clos. Une concurrence totalement déloyale, quand on connait la signification viticole de ces deux termes, dont la mention sur une étiquette se mérite, sur des éléments précisément définis dans un cahier des charges censé être strict. À Pomerol, la famille Laval-Techer, avec son Château Gombaude-Guillot et son Clos Plince, n'a pas fini de trinquer. Une double peine parfaitement injuste, mais, surtout, un sentiment d'inégalité vis à vis de tous ceux qui se donnent la peine de faire vivre un lieu en le respectant, tandis que d'autres accapareraient ce privilège sans le moindre effort, dans la seule optique d'un profit facile. Ceux qui estiment qu'ils s'agit là d'une simple broutille (les mêmes qui s'agenouillent, fesses en l'air, pour acclamer les financiers de tout poil, aux yeux bridés ou pas, qui s'achètent à grands coups de millions un domaine bien plus gros et bien plus cher que celui du concurrent) arguent que les meilleurs châteaux ne daignent même plus s'appeler "château" pour vendre. Pétrus, Cheval-Blanc, Lafite n'ont nul besoin d'accoler une bicoque, aussi prestigieuse soit-elle, à leur nom, tout comme ils ne communiqueraient pas sur l'agriculture biologique, comme n'importe quel paysan ou roturier, si, par bonheur ou dans un seul souci de prestige, ils se convertissaient officiellement au bon sens. D'autres pensent que les châteaux américains, dysneylandais ou espagnols tiennent la dragée haute aux masures bordelaises, question architecture, et que les conneries brimantes à la française, ça commence à suffire. On les suivrait bien volontiers sur le terrain de l'insignifiance du marketing chatelain (qui, parmi les amateurs, a encore vraiment envie d'acheter du Château Bordeaux?), mais de là à cautionner, par soit-disant esprit d'ouverture, un tel nivellement par le bas au profit d'une industrie pinardière cocacolière..!

     

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    Le Clos du Moucheron, à Calce. Un véritable clos qui n'a même pas besoin d'être revendiqué. L'amateur avisé sait en déceler toute la classe, rien qu'en mettant son nez sur un vin de Jean-Philippe Padié...


    Alors oui, au final, le vin doit plaire à celui qui le boit. Et s'il ne plait pas, il n'y a qu'à le remettre dans la bouteille. Mais, il n'est pas si surréaliste que ça de voir plus loin que le bout de son verre. Savoir comment le vin a été élaboré, qui l'a vinifié, dans quel contenant, par quelle méthode, dans quel château ou quel clos, ne peut qu'aider à sa compréhension. Le jour où les amateurs de vin, a fortiori ceux qui s'estiment dégustateurs, y compris les professionnels, arrêteront de se regarder le nombril et de ne raisonner qu'en fonction de de leur ego surdimensionné ou de leurs goûts bien souvent calqués sur l'avis de critiques qui se considèrent comme les seuls qualifiés à émettre un avis autorisé, ... euh ..., eh! bien, ... ce jour-là est loin d'être arrivé, en fait!

     

    Olif

     

    P.S.: le 11 novembre, à Latour (pas le château qui ne tient pas plus que cela à porter le nom de sa bicoque, mais celui de France), tout le monde est invité à venir signer l'armistice autour d'un verre, en évitant soigneusement les dépôts de gerbe en fin de journée. Tous les vignerons du village, avec quelques amis triés sur le volet, invitent à célébrer ce beau terroir du Haut-Fenouillèdes à grands coups de dégustation, d'exposition et de déambulation artistique. Qu'on se le dise!

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    P.S.2: les Tronches de vin ont pris un certain retard dans leur élaboration, pour des raisons de force majeure. Il va falloir patienter un brin avant de pouvoir les admirer au grand jour!

  • Rentrée oenolittéraire de poids (et haltères)

    Dur d'y échapper au mois de septembre, c'est la rentrée. Des classes, des foins, des vendanges. Et qui dit rentrée, dit sortie. Des films, des disques, des guides, des livres. Qui traitent parfois d'un sujet grave: le vin.

     

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    Cliché AFP, piqué sur le web

    L'alter-œnophile en plein effort ne soulève pas le double de son poids à l'arraché. Il ne pousse généralement pas non plus des caddies remplis à ras bord de cartons dans un hyper marché. Non. L'alter-œnophile fréquente plutôt volontiers des alter-cavistes ou des alter-vignerons, mais beaucoup plus rarement des haltérophiles. Même s'il est quand même capable de porter un ou deux cartons de vins à l'arrache ou même de siffler une ou deux bouteilles à l'épaulé-jeté.

     

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    Reproduction de l'affiche de Michel Tolmer, pour Catherine et Pierre Breton, reproduite sans autorisation, j'espère bien qu'ils ne m'en voudront pas.

     

    Sur le ring, à ma gauche, le Guide de l'Alter-vin, de Baraou et Septime, pour qui j'ai beaucoup de goût et d'estime, et pas uniquement pour la rime. 133 vignerons alternatifs, qui prennent le temps de faire leur vin (pas si hâtifs que ça, finalement!), de le vendre et de le faire connaître. Certains y sont arrivés et sont désormais reconnus un peu partout. D'autres continuent de ramer un peu, mais poursuivent leur ligne en gardant leurs convictions. La sélection est pointue, mais ce sont tous des vignerons sincères, qui produisent des vins qui méritent d'être goûtés, à défaut d'être plébiscités. Des vins qui ont "la gueule de l'endroit où ils sont nés", comme disait avec beaucoup d'à-propos Jacques Puisais, et "les tripes de ceux qui l'ont fait". 133, c'est beaucoup, mais c'est peu aussi. Il en manque. Forcément. Tous ceux qui n'ont pu y être, pour des raisons bassement matérielles de temps de rédaction, et, peut-être aussi, tous ceux qui n'ont pas voulu y figurer, comme cela semble être la tendance actuelle, tous ces vignerons plus altiers qu'alters. Car cet alter-guide ne vise pas une pseudo exhaustivité. Simplement inciter à aller fouiner à droite ou à gauche, pour dénicher la perle rare dans le vignoble et donner des pistes à l'amateur sincère qui ne souhaite pas se complaire dans le grand cirque Barnum de la rentrée, avec ses étoiles et ses guides à sensations, qui ne balisent finalement que les allées des magasins à grande distribution où se produit périodiquement un écoulement diarrhéique de bouteilles, pudiquement dénommé foire aux vins, à destination d'un consommateur lambda atteint de fièvre acheteuse compulsive, maladive et incontrôlable.

     

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    Alors, oui, on l'aime bien, ce guide de l'alter-vin un brin austère dans sa présentation, parce qu'il va à l'essentiel et au vrai vin. Un ouvrage qui a de la gueule et comme on aimerait en lire d'autres plus souvent, au milieu de la jungle des véritables guides des records du nombre de vins commentés et dégustés.

    Le Guide de l'Alter-vin, Laurent Baraou et Monsieur Septime, François Bourin Éditeur

     

    À ma droite, mais à quelques années-lumières de là, tant le concept est différent: Vins Leçons de dégustations, d'Emmanuel Delmas. Une couverture d'un beau rose pas loin d'être parfait et un découpage pour le moins original, en deux parties d'une distinction quasi-parfaite, elle. Après un avant-propos clair, déterminé et précis, sur ses motivations plus que louables, le sommelier, dispenseur de multiples formations et apprentissages auprès des amateurs ou des néophytes, s'amuse à récolter des indices pour donner des clés et nous apprendre, de façon limpide, comment bien déguster le vin sans cracher son chewing-gum. Parce que le vin, pour bien l'apprécier, il faut le mâcher. Oui Madame, foi de grumier! Une manière instinctive et enfantine, quoique manquant un chouïa d'élégance en société, de mettre en valeur les arômes d'un vin pour mieux les identifier.

    La deuxième partie est un peu plus technique, tentant d'expliquer, pour mieux les comprendre, les particularités de certains terroirs remarquables. Difficile de retrouver un fil conducteur rouge, ou même blanc, entre Alsace, Muscadet, Pommard et Volnay, Côte-Rotie, Irouléguy ou Barolo, mais peu importe. Chaque chapitre est parfaitement indépendant et aide grandement à la compréhension de chacun de ces terroirs, de manière pourtant assez condensée. Pas de producteurs spécifiquement recommandés, l'ouvrage se veut généraliste et didactique. Il se lit aisément, car l'écriture est déliée, débarrassée des quelques tics de langage que l'on peut retrouver sur les blogs (et pas spécifiquement sur Le blog du Sommelier, mais aussi quand même un peu!). S'il n'y a qu'un seul livre sur le vin à mettre dans son cartable pour bien retenir ses leçons en vue de la rentrée, c'est certainement celui-là.

     

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    Vins Leçons de dégustation, Emmanuel Delmas, Éditions de la Martinière

     

     

    On attend avec impatience les prochaines sorties de la rentrée, de quoi s'occuper jusqu'au prochaines vacances de la Toussaint. D'autres blogueurs adultères en prévision, en dehors d'une Miss Glouglou sur tous les fronts?

     

    Olif

  • Le Grand vide...

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    Ce 2008, année pourtant difficile à Saint-Marcel, n'a pas connu les affres de 2011, année de vaches plutôt maigres à la cuverie du Mas de Libian. Un micro Bout d'zan à venir, assemblé avec les restes de Khayyam, et qui laisse un grand vide au goût beaucoup plus amer que d'habitude, dans la bouche d'Hélène Thibon, suite à un (gros) problème de malfaçon sur des cuves fraîchement achetées. Plus de la moitié de la récolte perdue, un énorme grain de laideur sur la joue de la bêtise, comme ne l'a pas dit Omar Khayyam, le poète perse du XIème siècle, c'était même plutôt tout le contraire. Et une étiquette qui laissera apparaître un grand vide, pour rappeler celui que vit actuellement la famille Thibon.

     

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    Silicium et aluminium ne riment donc pas avec qualité premium, au Mas de Libian, qui doit faire face à une situation œnologique et économique difficile. Le Taulier de la blogosphère, dans un de ses afterworks dont il a le secret, s'était déjà ému de cette situation, qui suit désormais son fil judiciaire. C'est bien volontiers que j'assure un éphémère relais, pour soutenir la plus adorable vigneronne en marcel de Saint-Marcel d'Ardèche. Et je n'aurai qu'une seule chose à dire: "Buvez du bon, buvez du Thibon, buvez du Mas de Libian!"

     

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    Cliché JL Delmarty, pour le Mas de Libian

     

    Olif

     

    P.S.: les vacances d'été tirent vraiment à leur fin, désormais. Le blog d'Olif va essayer de retrouver un rythme de publication un peu plus soutenu dès la rentrée. Et peut-être même avant, qui sait?

  • Pupillin sur la Paille et autres futilités: chronique d'un été finissant...

    L'été déroule gentiment. Bientôt le jour réputé le plus chaud de l'année, le 15 août. Sauf dans le Haut Doubs, où l'on a généralement un peu plus froid que les autres jours, parce que, traditionnellement, on coupe le chauffage dans les maisons. Le blog d'Olif est en stand-by depuis quelque temps, pour cause de congés annuels, suivis de reprise du travail et de plein d'autres choses, en prévision de la rentrée. Néanmoins, quelques broutilles à se mettre sous la dent, en attendant des jours blogueurs meilleurs...

     

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    Si tu ne vas pas dans le vignoble, il se peut que le vignoble vienne à toi. Après un week-end Festicaves, Troll's Prod, organisateur du festival de la Paille, a convié les vignerons pupillanais à une opération Caves ouvertes à Métabief. Un beau festival et une belle affiche, qui a vu défiler sur la grande scène, en deux jours, Brigitte, Izia, Irma, Chinese Man et Lofofora (entre autres). Idéalement placé, le stand des vignerons pupillanais a vu défiler bon nombre de VIP, qu'ils soient vignerons (même arboisiens), blogueurs, hommes politiques locaux... The place to be, le vendredi soir, pour poser en compagnie du plus célèbre d'entre eux, amoureux dans le pré et dans les vignes, venu accompagné, avec un ou deux extras de sexe féminin, mais hors émission. Rien n'est encore joué du côté de M6 et Mme Olif a insisté pour tenter sa chance hors champ. Côté vins, le Ploussard Point barre 2011 du Bornard s'imposait, mais le Chardonnay 2010 de Renaud Bruyère avait de l'allure, tout comme le Ploussard 2010 de Jean-Mi Petit, entre autres. Ambiance peu propice à la dégustation, c'est sûr, mais boire autre chose que de la bière souvent médiocre dans ce genre d'évènement, voilà une belle et grande première. Un agréable moment, en musique, tant pour les festivaliers que pour les vignerons, barmen d'un ou deux soirs.

     

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    Partir dans un bel endroit, c'est le rêve de chacun à chaque été. Pas besoin de toujours aller bien loin. Surtout si on est livré. Sébastien Wiedmann, producteur d'abricots bio, de pêches et, accessoirement, de Saint-Joseph, avait fait le déplacement jusqu'en Arbois pour proposer sa marchandise aux chalands, à l'initiative de Thierry Moyne, du restaurant La Balance. Les abricots étaient sur commande, les pêches en sus et le Saint-Joseph 2010 Les Montas en bonus, pour ceux qui avaient eu le bonheur de rester après la distribution. Production minuscule, vendue quasi-exclusivement en direct et réservée à quelques privilégiés. Mais qu'est-ce que c'est bon! Un bien Bel endroit, surtout bien caché.

     

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    Dans le genre syrah qui dépote, cette petite 2011 a tout d'une grande. Même si la bouteille est finalement trop petite, hélas, c'est là qu'est l'os! Les Lys, IGP Pays des Cévennes, Duché d'Uzès, vinifié par Ray Monahan et Olivier Privat.

     

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    Le 31 août sort Le guide de l'Alter-vin, de Laurent Baraou et Monsieur Septime. Enfin! Une autre façon d'envisager les vignerons, leur façon de travailler et, pour le consommateur, d'acheter le vin différemment. Un livre formellement contre-indiqué pendant les foires aux bestiaux de la rentrée en GD, dont on espère bien qu'il va faire des petits. Et le plus vite possible, même! Chiche?

     

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    Cliché ©Charles Dagand, domaine de L'Octavin

     

    Pendant ce temps, le millésime "deux mille diouze" continue de faire des ravages, un peu partout dans le vignoble. Mousson printanière, chaleur, pluie à nouveau, le septentrion se bat contre le mildiou tandis que le Sud lutte contre l'oïdium. D'après Francis Boulard, consciencieux, méritant et excellent vigneron de Champagne, tant que la véraison ne sera pas effective, le raisin reste exposé. Et elle tarde, dans le massif de Saint-Thierry. À tel point que certains producteurs peu zélés de raisins champenois n'excluent pas de ramasser des raisins verts pour les fourguer dans les cuvées brutes des grandes maisons, elles-mêmes peu scrupuleuses sur la qualité. Ça ne les changera pas beaucoup de d'habitude, en fait. Un bon dosage brut à 12 g et il n'y paraitra plus... Courage Francis, on croise les doigts pour toi, et on compte bien que les Rachais 2012 seront à la hauteur du travail fourni à la vigne.

     

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    Le feuilleton de l'été, c'est le projet d'antenne qui a (é)branlé le microcosme vineux sur le web. Où en est-il, désormais? On savait déjà que Michel Chapoutier avait l'intention de démolir ses verrues murales et publicitaires qui défigurent la colline, on a appris qu'il en avait également profité pour résilier un bail qui courait depuis 20 ans avec SFR et qu'il allait faire démonter une immonde antenne abritée sur ses terres et dans ses murs depuis cette date. Il y en a vraiment qui ne manquent pas d'air... Mitage? Finalement, tout est bien qui finit bien, un accord devrait être trouvé entre les parties. Les antennes (la nouvelle et l'ancienne) devraient aller défigurer un autre site, un peu plus loin, là où il n'y a pas de vignes. Ouf, sauvés!?

     

     

     

     

     

    Olif

  • L'Hermitage de rien, chronique d'un été débutant...

    Entre déconnexion passagère du web, bronzette sous la pluie bretonne, Paléo sous le soleil, bientôt le Festival de la Paille jurassienne et reprise (déjà!) du travail, l'été 2012 déroule gentiment, l'air de rien. Enfin, gentiment! Quand j'dis ça, j'dis rien...

     

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    - Un projet d'antenne au sommet de l'Hermitage agite le landerneau vinique. Ne touchez pas à la colline vinique sacrée, ou je fais un malheur! Déjà largement défigurée par des murs publicitaires à la gloire de Chapoutier ou de Jaboulet, la célèbre colline rhodanienne n'en serait pourtant pas à une verrue près, puisqu'une autre antenne s'y trouve déjà. Le véritable problème, c'est cette pollulation* d'antennes, depuis que le monopole public de TDF a volé en éclat. Plutôt que d'utiliser l'existant, il revient moins cher d'en construire une autre à côté et de laisser rouiller les autres, que plus personne n'entretient. Suite à la mobilisation générale, orchestrée par les notables vignerons et l'élite de la blogosphère vinique, l'antenne serait susceptible d'être déplacée... si un autre endroit propose la même couverture d'ondes. Prions pour qu'elle n'aille pas défigurer un autre lieu du secteur, sans chapelle, mais encore vierge, et où on ne plante même pas de vigne. Le véritable point positif, dans cette affaire, c'est que Chapoutier s'est engagé à démonter ses horribles murs publicitaires, pour participer à la revalorisation du site en vue d'un classement éventuel au patrimoine mondial. Le vignoble de l'Hermitage est sauvé! Ouf! Ça s'arrose! J'en ouvrirai bientôt une bouteille, juste pour voir comme c'est bon. Un sans soufre, peut-être? Que cela ne vous empêche pas de signer la pétition en faveur de l'Hermitage, si le cœur vous en dit... On relèvera juste qu'il y avait un peu moins de beau linge pour s'insurger contre le massacre des terroirs bourguignons à la bioconcasseuse l'automne dernier. Il est vrai que cela se passait en sous-sol, cette fois-là. Rien de bien visible, à même de troubler le bourgeois, donc.

     

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    - L'air de rien, nous sommes rentrés dans l'ère du tout ou rien. Les coiffeurs penchent pour l'hair de rien, les clochards pour l'hère de rien, les analphabètes pour ... rien, les calembourdistes pour l'R de rien, les joueurs sur les mots au troisième degré à L'de Rien. Nihiliste jusqu'au bout des ongles, si je devais baptiser une cuvée minimaliste, je me limiterais à un seul et unique R sur l'étiquette. Qui me dit que je ne serai pas accusé de plagiat éhonté pour avoir utilisé l'R de rien, pourtant dûment protégé à l'INPI? Bon, finalement, tout va bien, il est temps d'aller boire un coup.

     

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    - L'année 2012 est difficile pour les tenants et partisans d'une agriculture biologique, au nord et à l'ouest du Pécos. On ne va pas plaindre nos amis viticulteurs d'avoir du boulot par dessus la tête à la vigne, nom d'un mildiou, personne n'a jamais dit que s'engager dans cette voie du bio et du bon était facile. On regrettera amèrement cependant que l'on en soit au stade de se battre pour tenter de sauver quelques raisins à mettre dans les bouteilles. Mon diou, faites que tous ces efforts ne s'avèrent finalement pas vains et se transforment en un minimum de vin. On pense plus particulièrement à tous les Champagnards qui ont trop fait fumer leurs enjambeurs, aux micro-vignerons angevins victime de la rouille ou encore aux petits gars du Sud-Ouest qui baptisent leurs cuvées de noms rigolos pour oublier à quel point elles les ont fait souffrir à la tâche pour les élaborer. Tout ce qu'on leur souhaite, c'est de tenir bon et de ne "rien lâcher", d'ailleurs c'est ce qu'ils sont tous en train de faire.

     

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    - Juillet, c'est la saison des festivals de plein air, l'occasion de se nourrir les oreilles de bonne musique et d'écluser quelques bières, sans se préoccuper d'une autre qualité que celle de la désaltérabilité sous le soleil. Question alcool, Hubert-Félix Thiéfaine est revenu de pas mal de choses, mais sa prestation scénique au Paléofestival de Nyon a valu le détour et fait tirer bien des langues. L'occasion de parler d'autre chose que de vin, finalement...

     

     

    Olif

     

    P.S.: cette cuvée L'antenne 1999 du domaine de Cazal Viel, à Saint-Chinian, en est restée à l'ère hertzienne. Une transmission brouillée par de mauvaises ondes d'évolution tertiaire, ce qui n'est nullement surprenant pour une cuvée destinée à une consommation plus rapide. Oubli de fond de cave, mais ressortie fort à propos, je trouve...

     

     

    * contraction de pollution et pullulation, ce néologisme veut tout dire, en fait ...

  • Le bonheur est-il dans les vignes..?

    Oui, ...enfin, pas toujours!

     

     

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    Vaïhana 2004, les Vents d'Anges de Floréal, Le Bouscas: blanc à base d'ugni, qui tient toujours parfaitement la route. Plutôt riche, au caractère oxydatif, possiblement amplifié par le vieillissement, il est parfait sur des asperges blanches des Landes, du fait de sa puissance, de sa grande acidité et de sa droiture. Il serait dommageable qu'un tel vin ne puisse plus exister.



    Pourtant, il figure désormais sur la liste des possibles espèces en voie de disparition. Dans le Gers, le bonheur n'est pas toujours dans le pré ni dans les vignes. Confronté à des difficultés de trésorerie, alors qu'il est en pleine tentative de redressement productif, lâchement lâché par des banquiers frileux, en raison d'un endettement jugé trop important, mais nécessaire au bon fonctionnement d'un domaine biodynamique, aggravé par des ventes en dessous des espérances, because la perte de certains marchés prévus initialement, Floréal Romero a les lèvres limite gercées. Son Bouscas risque d'arriver au bout et il est à deux doigts de devoir se casser. Pas question avant d'avoir tout essayer, en tout cas. D'où l'idée du lancement d'une souscription pour l'achat de vins qui ne seront disponibles qu'à l'automne. Le bout du tunnel n'est pas loin, si l'on en croit le prévisionnel de Floréal (revente de terres non exploitées), mais encore faut-il arriver jusque là. Pour ça, il a besoin d'un petit coup de pouce. De sang froid (du nom d'une de ses cuvées), ses cavistes distributeurs au sang chaud (du nom d'une autre cuvée) ont déjà tous répondus présents pour relayer son action. Un pour tous, tous pour un, il ne sera pas dit qu'un Gascon sera abandonné dans l'adversité. Pour soutenir Claudine et Floréal Romero dans leurs difficultés que l'on espère passagères, deux options: une commande directe en souscription...

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    ... ou le passage chez un caviste distributeur ou sur Internet. Et pourquoi pas à Rennes, au resto-cave Un midi dans les vignes, ou à la Cave d'Ivry, par exemple, le week-end des 2 et 3 juin, où il devrait y avoir le moyen de se régaler de vins de Gascogne mais aussi d'ailleurs..?

     

     

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    Olif

     

     

    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.

     

  • Refroidissement climatique bourguignon...

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    ©Florence Kennel

     

    Les bioconcasseurs le retour! Il semblerait que le sujet soit soigneusement esquivé par les instances concernées. Surtout pas de vagues au moment où les Climats de Bourgogne entrent dans la dernière ligne droite de la validation de leur classement au patrimoine mondial de l'UNESCO. Aucune chance d'envisager le report de la décision, pour cause de terroir impraticable du côté de Bel-Air à Gevrey-Chambertin, tout comme le match Dijon-Auxerre, dont Aubert de Vilaine devait siffler le coup d'envoi le 2 mai, et qui a du être joué le lendemain. Tout le monde s'en fout, apparemment, seul le classement compte. Tout le monde s'en fout? Non, un journaliste intègre et irréductible, tout le contraire d'un justicier, Hervé Lalau, aimerait bien que le Président du Syndicat des vignerons de Gevrey-Chambertin veuille bien répondre à ses interrogations à ce sujet dans une lettre ouverte publiée dans le magazine belge In Vino Veritas. In vino veritas, c'est d'ailleurs son credo, à Hervé, puisqu'il y exerce les fonctions de rédacteur en chef adjoint.

     

    Point de volonté ici de se comporter en justicier pour saccager un beau projet, bien au contraire. Plutôt la volonté de le soutenir énergiquement en pointant de graves dérives, pour ne plus laisser faire n'importe quoi avec ces terroirs prodigieux. Protéger et sauver les climats de Bourgogne, c'est d'abord les préserver de ces pratiques honteuses et injustifiables, qui massacrent à tout jamais le sous-sol et la façon dont il est naturellement drainé.

     

    Le réchauffement climatique, en Bourgogne, ce n'est pas pour tout de suite, visiblement...

     

    Olif

  • Drink free ...

     

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    Clic sur l'affiche pour tous les détails.

     

    Au départ, Dieu créa le vin. Et le vin était nu. Libre, aussi. Dieu but le vin et il vit que c’était bon. Une fois complètement saoûl, Dieu créa l’homme. Et l’homme était nu. Et libre, aussi. Profitant que Dieu était parti cuver, l’homme s’habilla et but le vin. Il vit que c’était bon. Et il décida d’habiller aussi le vin. Pour en faire un produit à son image. Gros mégalo, va! Complètement prisonnier de la technologie, l'homme finit par ne plus avoir soif et s'ennuyer. Alors, il décida de réinventer le vin nature. Pour le rendre à nouveau … libre. Et le faire goûter à plein de gens heureux dans de beaux salons, en plein air, ou dans des chais.

     

    La biennale des vins libres se déroulera comme toujours en Alsace, l'organisation reposant toujours sur le triumvirat Binner-Meyer-Schueller-Frick*. Exit Marbach, place à Rouffach. La fine fleur des vignerons en liberté s'ébrouera dans l'ancien hôtel de ville, élection oblige. Faudra une procuration pour aller voter (chez vous), mais pour goûter et pour boire les bons vins libres d'ici, pas besoin de carte électorale. Juste un carnet de bal, pour savoir où on met les pieds avant d'aller danser...

     

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     Et si jamais ce n'est pas suffisant, le lundi, direction Courgis, Chais l'un, Chais l'autre, Chai de Moor, Chai Pico, les deux hôtes de la nouvelle édition de ce salon alternatif où il sera difficile de rencontrer de mauvais vignerons et de boire de mauvais vins. Pr!ère de montrer patte blanche (de loup) et bonne tête (pas de mort) à l'entrée.

     

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    Si tu bois free, finalement, c'est que t'as tout compris.

     

    Olif

     

    * Je sais, ils sont 4, c'est pour voir s'il y en a qui suivent.

     

     

     

    P.S.: si toi aussi, tu as vraiment travaillé dur toute la semaine, n'oublie pas de ne pas mettre ton réveil le mardi 1er mai, pour suivre le défilé des partisans de la vraie grasse matinée.

     

    P.S.2: si toi aussi, tu t'es laissé poussé la moustache et que tu aimes passer l'aspirateur en petit débardeur rose, drink free, break free... Cette vidéo est pour toi. Cadeau!