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Quartiers libres... - Page 4

  • On Blois un coup?

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    - Tu le connais, ce vin?

    - Sevin?

    - Ce vin de Sevin, oui.

    - ...

    - Ça sent le coing.

    - Le coin?

    - Non, le coing.

    - Ça sent aussi mon coin.

    - T'es du coin de Sevin, toi?

    - Non, du coin de ces vins qui sentent la pomme, la noix et aussi parfois le coing.

    - Mais du coing, il y en a parfois dans les vins du coin de Cour-Cheverny.

    - C'est vrai que la Touraine, c'est le coin du romorantin.

    - Oui. Et aussi de Noella Morantin.

    - Rhooooo...

    - Celui-là, de Romorantin, il a été élevé 2 ans sous voile, donc c'est vrai que ça peut ressembler à ceux de ton coin.

    - Tiens, justement, il va bientôt y avoir un salon des vins du coin.

    - Dans le Loir et Cher?

    - Oui, Les Vins du coin.

     

    Bon, arrondissons les angles, pour terminer. Les Vins du Coin, c'est un chouette salon du côté de Blois. Avec uniquement des vins bios du coin. Pas besoin de venir sur son 41, mais tout un chacun pourra déguster des vins du Loir-et-Cher pas trop chers. Avec Cyrille Sevin, Béatrice et Michel Augé, Pascal Potaire, Nathalie Gaubicher, du romorantin et Noella Morantin, Hervé Villemade, Olivier Lemasson, Pascal Simonutti, Émile Hérédia, Joël Courtault, Renaud Guettier, Thierry Puzelat et encore plein d'autres vignerons que ça ne gêne pas de marcher dans la boue et de produire de bons vins bio et/ou nature du Loir et Cher. Des Vins du coin, quoi... A déguster avec modération les 1er et 2 décembre, à l'Espace Jorge Semprun de la bonne ville de Blois.

     

     

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    Olif

     

  • Vivons nature, lisons nature, buvons nature, achetons nature...

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    "J'aime la nature et les fleu-fleurs des champs,
    Mon coeur est tout ému et, dieu que c'est touchant !
    Je vais m'étendre
    Sur l'herbe tendre
    En écoutant d'un oeil distrait
    L'odeur si forte des forêts la la la
    L'odeur si forte des forêts." *

     

     

    Faut-il y voir un regain d'intérêt actuel pour le rousseauisme? Ou, plus simplement, juste une envie de revenir à des choses plus simples, authentiques, goûteuses et saines? Le très véritable groupe Machin, à la fin des années 70, prônait déjà un retour vers les verts pâturages haut-saônois, sans même savoir que la vigne finirait par s'y implanter. Toujours est-il que le vin "nature" a le vent en poupe. Au point que le terme en devient de plus en plus galvaudé et qu'il serait peut-être effectivement temps de le définir de façon précise et officielle. Mais, en même temps, l'officialiser et vouloir le faire rentrer dans un carcan trop bien défini, est-ce encore l'esprit "nature", volontiers rebelle et un brin libertaire? N'en déplaise au bourgeois qui passe. Et à tous ceux qui voudraient le cataloguer exclusivement comme vin à bobo parisien et m-as-tu-vu dans bar-à-vins branché de la capitale. Le vin nature est plus qu'une mode, la preuve, il est en train de se faire récupérer par ceux qui, hier, lui crachait dessus. Formater le vin nature pour le vendre en GD, voila le nouveau credo des industriels de l'agro-alimentaire. S'il y a une demande et si ça se vend... Et ce n'est pas Lilian Bauchet qui a dit le contraire, dans l'excellente interview réalisée par Antonin le Vindicateur pour No Wine is Innocent, son blog de la Rue 89 où les commentaires des riverains valent aussi leur pesant de cacahouètes.

     

    En parlant de marché du vin nature, trois jeunes étudiantes très "natures" du Mastère Spécialisé Connaissance et Commerce International des Vins (AgroSup Dijon / CFPPA Beaune) ont lancé une étude à ce sujet dans le cadre de leur formation. Les ceusses qui auraient envie de leur sacrifier naturellement 5 bonnes minutes de leur temps sont invités à y répondre en cliquant sur le lien ici présent. Merci pour elles. Réponse souhaitée avant la fin du mois de novembre, pour ceux qui veulent participer.

     

    Et pendant ce temps-là, le vin nature fait son petit bonhomme de chemin en multipliant les micro-initiatives qui font les grandes rivières.

     

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    Buvons nature à Paris en décembre, les 7,8 et 9, en compagnie des Vins S.A.I.N.S, sans aucun intrant ni sulfite. Un micro salon qui se tient à l'Espace Beaujon, rue du Faubourg Saint-Honoré, doublé cette année d'une conférence sur le vin véritablement nature.

     

    Trop à l'étroit dans son costard d'animateur de soirée conceptuelle autour du vin, Fabrice Vinsurvin a fait sauter le couvercle de son Tupperwine pour créer un vrai salon, sans canapé, ni fauteuil, ni gobelets en plastique, les 17 et 18 novembre. Le parc des expositions de la Porte de Versailles indisponible pour cause de Salon du mariage gay, c'est finalement sur la péniche Le Marcounet, 40 quai de l'Hôtel de Ville, que 12 excellents vignerons, bio et/ou nature, tenteront de lutter contre le mal de Seine. 5€ l'entrée, verre et gilet de sauvetage inclus.

    Vinsurvin.jpg

     

    Les péniches amarrées sur les quais de Seine sont devenues les endroits les plus hypes pour déguster du vin à la Capitale. Ce n'est pas complètement nature, mais presque, et surtout, c'est ultra propre à la vigne. 22 vignerons bio ou biody vont tenter de faire couler une nouvelle fois la péniche Mélody sur le quai de Bercy, avec la complicité de Verre Bouteille et Isabelle Jomain. Un salon désormais bien installé, qui tangue plus ou moins, selon les années, le nombre de vignerons et le niveau de la Seine.

     

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    Olif

     

    * Ma cabane à la cambrousse, du très véritable groupe Machin, un hymne au Rousseauisme, et, à qui saura lire entre les lignes, au vin "nature".

  • The Blairfood witch project

     

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    Aujourd'hui, on n'a plus le droit d'avoir faim, ni d'avoir froid. Ni d'avoir soif non plus, d'ailleurs. Ça tombe bien, il fait soif!

     

     

    Un beau grenache aérien, produit du côté de Valréas par Maxime-François Laurent, du domaine Gramenon. Parfait avec des petites tartines de tapenade maison...

     

    N'importe quoi, comme dirait Mme Olif. Mais cette fois, c'est pour la bonne cause. Dans un an, 18 millions d'Européens ne feront pas semblant. Soutenez The Airfood project et ... votez Coluche!

     

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    Olif

     

    P.S.: Olif est habillé par Rémy "Ça débouchonne chez nous..." Bousquet, et faudrait voir à lâcher la grappe aux Restos du Cœur et autres associations d'entraide solidaire.

     

    P.S.2: le tableau de Coluche, là, juste derrière moi, a été peint en trois coups de cuiller à pot par un artiste local plus ou moins SDF, qui fait des prouesses à la bombe à taguer.

     

    P.S.3: c'est à l'appel du Taulier que j'ai décidé de soutenir The Airfood project, afin de montrer que la Bloglouglou, ce n'est pas que du vent!

     

    P.S.4: un petit sketch de Coluche, ça n'a jamais fait de mal à personne, ni aux clochards, ni aux analphabètes!

     

     

     

     

  • Faim de terroir!

    Terroir: gros mot, avec plus ou moins de choses dedans. Le monde entier nous l'envie, mais personne n'a encore réussi à se mettre d'accord sur ce que c'était exactement.

     

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    Dans les mains, deux types de sols argileux jurassiens, distants de quelques mètres l'un de l'autre. Trias contre lias, qui donneront naissance à des vins différents ...

     

    Une définition qui ne sort ni du Littré, ni de la cuisse de Jupiter, ni même du cerveau d'un sbire malengroin soit-disant amoureux de presque tous les plaisirs de la vie. Certes, le terroir, ça ne se mange pas, mais la terre, par contre, ça se palpe, ça se goûte et ça se hume. Et le climat, au sens bourguignon du terme (un lieu géographique, une exposition, un sol (un endroit quoi!, que l'on peut caractériser par un certain nombre de critères, distincts de ceux de la parcelle voisine), ça se ressent et ça se vit, autrement qu'en pointant son groin au-dessus d'un verre Inao. Pour ça, il faut savoir enfiler une paire de bottes, arpenter les rangées de vignes ou escalader les coteaux. Et tailler un brin de causette avec le bipède parfois bourru qui les cultive, lui-même également chaussé de ses bottes en chameau ou en tout autre animal avec plus ou moins de bosses. Avec un peu de chance et un bon microscope, on pourra même rencontrer, au détour d'un couloir, des levures, ces  micro-organismes qui veulent du bien au bon raisin, pour peu qu'on leur laisse faire leur travail correctement, sans les asphyxier à grands coups de viticulture délétère. Un choc frontal levurien, c'est justement ce qui est arrivé à Lilian Bauchet l'autre jour, alors qu'il fouinait dans les allées de la cave de son Château des Bachelards et qu'il est tombé sur un bon gros paquet de levures qui s'agitait dans ses cuves. De source sûre, il a appris dans le même temps que le goût d'un vin, c'était à 40% le terroir et à 60% les levures. Tuer la levure, c'est tuer le terroir, un peu. Alors, oui, faim de levures indigènes, faim de terroir, soif de vins qui ont d'la gueule, élevés en ciment, en amphore, en cuve béton ou en barrique (pas trop neuve de préférence). De belles tronches de vin qui devraient bientôt avoir leur guide, qui justement n'en est pas un. Tout au plus quelques pistes à suivre, à l'intention de l'amateur curieux susceptible d'être intéressé par ces tranches de vignes, à la découverte d'artisans-vignerons parfois forts en gueule, et de leurs vins, qui n'en manquent pas non plus.

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    Tiens, en parlant de château (mais pas celui des Bachelords), voilà que les Wine Industries américaines veulent s'emparer de la dénomination "Castle" (en anglais dans le texte, mais en français sur les étiquettes) pour fourguer plus facilement leur merde à boire aux Européens peu regardants sur la qualité, mais facilement impressionnés par un nom qui en jette. Les Bourguignons seraient également dépouillés de l'usage restrictif de leurs lieux clos. Une concurrence totalement déloyale, quand on connait la signification viticole de ces deux termes, dont la mention sur une étiquette se mérite, sur des éléments précisément définis dans un cahier des charges censé être strict. À Pomerol, la famille Laval-Techer, avec son Château Gombaude-Guillot et son Clos Plince, n'a pas fini de trinquer. Une double peine parfaitement injuste, mais, surtout, un sentiment d'inégalité vis à vis de tous ceux qui se donnent la peine de faire vivre un lieu en le respectant, tandis que d'autres accapareraient ce privilège sans le moindre effort, dans la seule optique d'un profit facile. Ceux qui estiment qu'ils s'agit là d'une simple broutille (les mêmes qui s'agenouillent, fesses en l'air, pour acclamer les financiers de tout poil, aux yeux bridés ou pas, qui s'achètent à grands coups de millions un domaine bien plus gros et bien plus cher que celui du concurrent) arguent que les meilleurs châteaux ne daignent même plus s'appeler "château" pour vendre. Pétrus, Cheval-Blanc, Lafite n'ont nul besoin d'accoler une bicoque, aussi prestigieuse soit-elle, à leur nom, tout comme ils ne communiqueraient pas sur l'agriculture biologique, comme n'importe quel paysan ou roturier, si, par bonheur ou dans un seul souci de prestige, ils se convertissaient officiellement au bon sens. D'autres pensent que les châteaux américains, dysneylandais ou espagnols tiennent la dragée haute aux masures bordelaises, question architecture, et que les conneries brimantes à la française, ça commence à suffire. On les suivrait bien volontiers sur le terrain de l'insignifiance du marketing chatelain (qui, parmi les amateurs, a encore vraiment envie d'acheter du Château Bordeaux?), mais de là à cautionner, par soit-disant esprit d'ouverture, un tel nivellement par le bas au profit d'une industrie pinardière cocacolière..!

     

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    Le Clos du Moucheron, à Calce. Un véritable clos qui n'a même pas besoin d'être revendiqué. L'amateur avisé sait en déceler toute la classe, rien qu'en mettant son nez sur un vin de Jean-Philippe Padié...


    Alors oui, au final, le vin doit plaire à celui qui le boit. Et s'il ne plait pas, il n'y a qu'à le remettre dans la bouteille. Mais, il n'est pas si surréaliste que ça de voir plus loin que le bout de son verre. Savoir comment le vin a été élaboré, qui l'a vinifié, dans quel contenant, par quelle méthode, dans quel château ou quel clos, ne peut qu'aider à sa compréhension. Le jour où les amateurs de vin, a fortiori ceux qui s'estiment dégustateurs, y compris les professionnels, arrêteront de se regarder le nombril et de ne raisonner qu'en fonction de de leur ego surdimensionné ou de leurs goûts bien souvent calqués sur l'avis de critiques qui se considèrent comme les seuls qualifiés à émettre un avis autorisé, ... euh ..., eh! bien, ... ce jour-là est loin d'être arrivé, en fait!

     

    Olif

     

    P.S.: le 11 novembre, à Latour (pas le château qui ne tient pas plus que cela à porter le nom de sa bicoque, mais celui de France), tout le monde est invité à venir signer l'armistice autour d'un verre, en évitant soigneusement les dépôts de gerbe en fin de journée. Tous les vignerons du village, avec quelques amis triés sur le volet, invitent à célébrer ce beau terroir du Haut-Fenouillèdes à grands coups de dégustation, d'exposition et de déambulation artistique. Qu'on se le dise!

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    P.S.2: les Tronches de vin ont pris un certain retard dans leur élaboration, pour des raisons de force majeure. Il va falloir patienter un brin avant de pouvoir les admirer au grand jour!

  • Rentrée oenolittéraire de poids (et haltères)

    Dur d'y échapper au mois de septembre, c'est la rentrée. Des classes, des foins, des vendanges. Et qui dit rentrée, dit sortie. Des films, des disques, des guides, des livres. Qui traitent parfois d'un sujet grave: le vin.

     

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    Cliché AFP, piqué sur le web

    L'alter-œnophile en plein effort ne soulève pas le double de son poids à l'arraché. Il ne pousse généralement pas non plus des caddies remplis à ras bord de cartons dans un hyper marché. Non. L'alter-œnophile fréquente plutôt volontiers des alter-cavistes ou des alter-vignerons, mais beaucoup plus rarement des haltérophiles. Même s'il est quand même capable de porter un ou deux cartons de vins à l'arrache ou même de siffler une ou deux bouteilles à l'épaulé-jeté.

     

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    Reproduction de l'affiche de Michel Tolmer, pour Catherine et Pierre Breton, reproduite sans autorisation, j'espère bien qu'ils ne m'en voudront pas.

     

    Sur le ring, à ma gauche, le Guide de l'Alter-vin, de Baraou et Septime, pour qui j'ai beaucoup de goût et d'estime, et pas uniquement pour la rime. 133 vignerons alternatifs, qui prennent le temps de faire leur vin (pas si hâtifs que ça, finalement!), de le vendre et de le faire connaître. Certains y sont arrivés et sont désormais reconnus un peu partout. D'autres continuent de ramer un peu, mais poursuivent leur ligne en gardant leurs convictions. La sélection est pointue, mais ce sont tous des vignerons sincères, qui produisent des vins qui méritent d'être goûtés, à défaut d'être plébiscités. Des vins qui ont "la gueule de l'endroit où ils sont nés", comme disait avec beaucoup d'à-propos Jacques Puisais, et "les tripes de ceux qui l'ont fait". 133, c'est beaucoup, mais c'est peu aussi. Il en manque. Forcément. Tous ceux qui n'ont pu y être, pour des raisons bassement matérielles de temps de rédaction, et, peut-être aussi, tous ceux qui n'ont pas voulu y figurer, comme cela semble être la tendance actuelle, tous ces vignerons plus altiers qu'alters. Car cet alter-guide ne vise pas une pseudo exhaustivité. Simplement inciter à aller fouiner à droite ou à gauche, pour dénicher la perle rare dans le vignoble et donner des pistes à l'amateur sincère qui ne souhaite pas se complaire dans le grand cirque Barnum de la rentrée, avec ses étoiles et ses guides à sensations, qui ne balisent finalement que les allées des magasins à grande distribution où se produit périodiquement un écoulement diarrhéique de bouteilles, pudiquement dénommé foire aux vins, à destination d'un consommateur lambda atteint de fièvre acheteuse compulsive, maladive et incontrôlable.

     

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    Alors, oui, on l'aime bien, ce guide de l'alter-vin un brin austère dans sa présentation, parce qu'il va à l'essentiel et au vrai vin. Un ouvrage qui a de la gueule et comme on aimerait en lire d'autres plus souvent, au milieu de la jungle des véritables guides des records du nombre de vins commentés et dégustés.

    Le Guide de l'Alter-vin, Laurent Baraou et Monsieur Septime, François Bourin Éditeur

     

    À ma droite, mais à quelques années-lumières de là, tant le concept est différent: Vins Leçons de dégustations, d'Emmanuel Delmas. Une couverture d'un beau rose pas loin d'être parfait et un découpage pour le moins original, en deux parties d'une distinction quasi-parfaite, elle. Après un avant-propos clair, déterminé et précis, sur ses motivations plus que louables, le sommelier, dispenseur de multiples formations et apprentissages auprès des amateurs ou des néophytes, s'amuse à récolter des indices pour donner des clés et nous apprendre, de façon limpide, comment bien déguster le vin sans cracher son chewing-gum. Parce que le vin, pour bien l'apprécier, il faut le mâcher. Oui Madame, foi de grumier! Une manière instinctive et enfantine, quoique manquant un chouïa d'élégance en société, de mettre en valeur les arômes d'un vin pour mieux les identifier.

    La deuxième partie est un peu plus technique, tentant d'expliquer, pour mieux les comprendre, les particularités de certains terroirs remarquables. Difficile de retrouver un fil conducteur rouge, ou même blanc, entre Alsace, Muscadet, Pommard et Volnay, Côte-Rotie, Irouléguy ou Barolo, mais peu importe. Chaque chapitre est parfaitement indépendant et aide grandement à la compréhension de chacun de ces terroirs, de manière pourtant assez condensée. Pas de producteurs spécifiquement recommandés, l'ouvrage se veut généraliste et didactique. Il se lit aisément, car l'écriture est déliée, débarrassée des quelques tics de langage que l'on peut retrouver sur les blogs (et pas spécifiquement sur Le blog du Sommelier, mais aussi quand même un peu!). S'il n'y a qu'un seul livre sur le vin à mettre dans son cartable pour bien retenir ses leçons en vue de la rentrée, c'est certainement celui-là.

     

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    Vins Leçons de dégustation, Emmanuel Delmas, Éditions de la Martinière

     

     

    On attend avec impatience les prochaines sorties de la rentrée, de quoi s'occuper jusqu'au prochaines vacances de la Toussaint. D'autres blogueurs adultères en prévision, en dehors d'une Miss Glouglou sur tous les fronts?

     

    Olif

  • Le Grand vide...

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    Ce 2008, année pourtant difficile à Saint-Marcel, n'a pas connu les affres de 2011, année de vaches plutôt maigres à la cuverie du Mas de Libian. Un micro Bout d'zan à venir, assemblé avec les restes de Khayyam, et qui laisse un grand vide au goût beaucoup plus amer que d'habitude, dans la bouche d'Hélène Thibon, suite à un (gros) problème de malfaçon sur des cuves fraîchement achetées. Plus de la moitié de la récolte perdue, un énorme grain de laideur sur la joue de la bêtise, comme ne l'a pas dit Omar Khayyam, le poète perse du XIème siècle, c'était même plutôt tout le contraire. Et une étiquette qui laissera apparaître un grand vide, pour rappeler celui que vit actuellement la famille Thibon.

     

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    Silicium et aluminium ne riment donc pas avec qualité premium, au Mas de Libian, qui doit faire face à une situation œnologique et économique difficile. Le Taulier de la blogosphère, dans un de ses afterworks dont il a le secret, s'était déjà ému de cette situation, qui suit désormais son fil judiciaire. C'est bien volontiers que j'assure un éphémère relais, pour soutenir la plus adorable vigneronne en marcel de Saint-Marcel d'Ardèche. Et je n'aurai qu'une seule chose à dire: "Buvez du bon, buvez du Thibon, buvez du Mas de Libian!"

     

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    Cliché JL Delmarty, pour le Mas de Libian

     

    Olif

     

    P.S.: les vacances d'été tirent vraiment à leur fin, désormais. Le blog d'Olif va essayer de retrouver un rythme de publication un peu plus soutenu dès la rentrée. Et peut-être même avant, qui sait?

  • Pupillin sur la Paille et autres futilités: chronique d'un été finissant...

    L'été déroule gentiment. Bientôt le jour réputé le plus chaud de l'année, le 15 août. Sauf dans le Haut Doubs, où l'on a généralement un peu plus froid que les autres jours, parce que, traditionnellement, on coupe le chauffage dans les maisons. Le blog d'Olif est en stand-by depuis quelque temps, pour cause de congés annuels, suivis de reprise du travail et de plein d'autres choses, en prévision de la rentrée. Néanmoins, quelques broutilles à se mettre sous la dent, en attendant des jours blogueurs meilleurs...

     

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    Si tu ne vas pas dans le vignoble, il se peut que le vignoble vienne à toi. Après un week-end Festicaves, Troll's Prod, organisateur du festival de la Paille, a convié les vignerons pupillanais à une opération Caves ouvertes à Métabief. Un beau festival et une belle affiche, qui a vu défiler sur la grande scène, en deux jours, Brigitte, Izia, Irma, Chinese Man et Lofofora (entre autres). Idéalement placé, le stand des vignerons pupillanais a vu défiler bon nombre de VIP, qu'ils soient vignerons (même arboisiens), blogueurs, hommes politiques locaux... The place to be, le vendredi soir, pour poser en compagnie du plus célèbre d'entre eux, amoureux dans le pré et dans les vignes, venu accompagné, avec un ou deux extras de sexe féminin, mais hors émission. Rien n'est encore joué du côté de M6 et Mme Olif a insisté pour tenter sa chance hors champ. Côté vins, le Ploussard Point barre 2011 du Bornard s'imposait, mais le Chardonnay 2010 de Renaud Bruyère avait de l'allure, tout comme le Ploussard 2010 de Jean-Mi Petit, entre autres. Ambiance peu propice à la dégustation, c'est sûr, mais boire autre chose que de la bière souvent médiocre dans ce genre d'évènement, voilà une belle et grande première. Un agréable moment, en musique, tant pour les festivaliers que pour les vignerons, barmen d'un ou deux soirs.

     

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    Partir dans un bel endroit, c'est le rêve de chacun à chaque été. Pas besoin de toujours aller bien loin. Surtout si on est livré. Sébastien Wiedmann, producteur d'abricots bio, de pêches et, accessoirement, de Saint-Joseph, avait fait le déplacement jusqu'en Arbois pour proposer sa marchandise aux chalands, à l'initiative de Thierry Moyne, du restaurant La Balance. Les abricots étaient sur commande, les pêches en sus et le Saint-Joseph 2010 Les Montas en bonus, pour ceux qui avaient eu le bonheur de rester après la distribution. Production minuscule, vendue quasi-exclusivement en direct et réservée à quelques privilégiés. Mais qu'est-ce que c'est bon! Un bien Bel endroit, surtout bien caché.

     

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    Dans le genre syrah qui dépote, cette petite 2011 a tout d'une grande. Même si la bouteille est finalement trop petite, hélas, c'est là qu'est l'os! Les Lys, IGP Pays des Cévennes, Duché d'Uzès, vinifié par Ray Monahan et Olivier Privat.

     

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    Le 31 août sort Le guide de l'Alter-vin, de Laurent Baraou et Monsieur Septime. Enfin! Une autre façon d'envisager les vignerons, leur façon de travailler et, pour le consommateur, d'acheter le vin différemment. Un livre formellement contre-indiqué pendant les foires aux bestiaux de la rentrée en GD, dont on espère bien qu'il va faire des petits. Et le plus vite possible, même! Chiche?

     

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    Cliché ©Charles Dagand, domaine de L'Octavin

     

    Pendant ce temps, le millésime "deux mille diouze" continue de faire des ravages, un peu partout dans le vignoble. Mousson printanière, chaleur, pluie à nouveau, le septentrion se bat contre le mildiou tandis que le Sud lutte contre l'oïdium. D'après Francis Boulard, consciencieux, méritant et excellent vigneron de Champagne, tant que la véraison ne sera pas effective, le raisin reste exposé. Et elle tarde, dans le massif de Saint-Thierry. À tel point que certains producteurs peu zélés de raisins champenois n'excluent pas de ramasser des raisins verts pour les fourguer dans les cuvées brutes des grandes maisons, elles-mêmes peu scrupuleuses sur la qualité. Ça ne les changera pas beaucoup de d'habitude, en fait. Un bon dosage brut à 12 g et il n'y paraitra plus... Courage Francis, on croise les doigts pour toi, et on compte bien que les Rachais 2012 seront à la hauteur du travail fourni à la vigne.

     

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    Le feuilleton de l'été, c'est le projet d'antenne qui a (é)branlé le microcosme vineux sur le web. Où en est-il, désormais? On savait déjà que Michel Chapoutier avait l'intention de démolir ses verrues murales et publicitaires qui défigurent la colline, on a appris qu'il en avait également profité pour résilier un bail qui courait depuis 20 ans avec SFR et qu'il allait faire démonter une immonde antenne abritée sur ses terres et dans ses murs depuis cette date. Il y en a vraiment qui ne manquent pas d'air... Mitage? Finalement, tout est bien qui finit bien, un accord devrait être trouvé entre les parties. Les antennes (la nouvelle et l'ancienne) devraient aller défigurer un autre site, un peu plus loin, là où il n'y a pas de vignes. Ouf, sauvés!?

     

     

     

     

     

    Olif

  • L'Hermitage de rien, chronique d'un été débutant...

    Entre déconnexion passagère du web, bronzette sous la pluie bretonne, Paléo sous le soleil, bientôt le Festival de la Paille jurassienne et reprise (déjà!) du travail, l'été 2012 déroule gentiment, l'air de rien. Enfin, gentiment! Quand j'dis ça, j'dis rien...

     

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    - Un projet d'antenne au sommet de l'Hermitage agite le landerneau vinique. Ne touchez pas à la colline vinique sacrée, ou je fais un malheur! Déjà largement défigurée par des murs publicitaires à la gloire de Chapoutier ou de Jaboulet, la célèbre colline rhodanienne n'en serait pourtant pas à une verrue près, puisqu'une autre antenne s'y trouve déjà. Le véritable problème, c'est cette pollulation* d'antennes, depuis que le monopole public de TDF a volé en éclat. Plutôt que d'utiliser l'existant, il revient moins cher d'en construire une autre à côté et de laisser rouiller les autres, que plus personne n'entretient. Suite à la mobilisation générale, orchestrée par les notables vignerons et l'élite de la blogosphère vinique, l'antenne serait susceptible d'être déplacée... si un autre endroit propose la même couverture d'ondes. Prions pour qu'elle n'aille pas défigurer un autre lieu du secteur, sans chapelle, mais encore vierge, et où on ne plante même pas de vigne. Le véritable point positif, dans cette affaire, c'est que Chapoutier s'est engagé à démonter ses horribles murs publicitaires, pour participer à la revalorisation du site en vue d'un classement éventuel au patrimoine mondial. Le vignoble de l'Hermitage est sauvé! Ouf! Ça s'arrose! J'en ouvrirai bientôt une bouteille, juste pour voir comme c'est bon. Un sans soufre, peut-être? Que cela ne vous empêche pas de signer la pétition en faveur de l'Hermitage, si le cœur vous en dit... On relèvera juste qu'il y avait un peu moins de beau linge pour s'insurger contre le massacre des terroirs bourguignons à la bioconcasseuse l'automne dernier. Il est vrai que cela se passait en sous-sol, cette fois-là. Rien de bien visible, à même de troubler le bourgeois, donc.

     

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    - L'air de rien, nous sommes rentrés dans l'ère du tout ou rien. Les coiffeurs penchent pour l'hair de rien, les clochards pour l'hère de rien, les analphabètes pour ... rien, les calembourdistes pour l'R de rien, les joueurs sur les mots au troisième degré à L'de Rien. Nihiliste jusqu'au bout des ongles, si je devais baptiser une cuvée minimaliste, je me limiterais à un seul et unique R sur l'étiquette. Qui me dit que je ne serai pas accusé de plagiat éhonté pour avoir utilisé l'R de rien, pourtant dûment protégé à l'INPI? Bon, finalement, tout va bien, il est temps d'aller boire un coup.

     

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    - L'année 2012 est difficile pour les tenants et partisans d'une agriculture biologique, au nord et à l'ouest du Pécos. On ne va pas plaindre nos amis viticulteurs d'avoir du boulot par dessus la tête à la vigne, nom d'un mildiou, personne n'a jamais dit que s'engager dans cette voie du bio et du bon était facile. On regrettera amèrement cependant que l'on en soit au stade de se battre pour tenter de sauver quelques raisins à mettre dans les bouteilles. Mon diou, faites que tous ces efforts ne s'avèrent finalement pas vains et se transforment en un minimum de vin. On pense plus particulièrement à tous les Champagnards qui ont trop fait fumer leurs enjambeurs, aux micro-vignerons angevins victime de la rouille ou encore aux petits gars du Sud-Ouest qui baptisent leurs cuvées de noms rigolos pour oublier à quel point elles les ont fait souffrir à la tâche pour les élaborer. Tout ce qu'on leur souhaite, c'est de tenir bon et de ne "rien lâcher", d'ailleurs c'est ce qu'ils sont tous en train de faire.

     

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    - Juillet, c'est la saison des festivals de plein air, l'occasion de se nourrir les oreilles de bonne musique et d'écluser quelques bières, sans se préoccuper d'une autre qualité que celle de la désaltérabilité sous le soleil. Question alcool, Hubert-Félix Thiéfaine est revenu de pas mal de choses, mais sa prestation scénique au Paléofestival de Nyon a valu le détour et fait tirer bien des langues. L'occasion de parler d'autre chose que de vin, finalement...

     

     

    Olif

     

    P.S.: cette cuvée L'antenne 1999 du domaine de Cazal Viel, à Saint-Chinian, en est restée à l'ère hertzienne. Une transmission brouillée par de mauvaises ondes d'évolution tertiaire, ce qui n'est nullement surprenant pour une cuvée destinée à une consommation plus rapide. Oubli de fond de cave, mais ressortie fort à propos, je trouve...

     

     

    * contraction de pollution et pullulation, ce néologisme veut tout dire, en fait ...

  • Le bonheur est-il dans les vignes..?

    Oui, ...enfin, pas toujours!

     

     

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    Vaïhana 2004, les Vents d'Anges de Floréal, Le Bouscas: blanc à base d'ugni, qui tient toujours parfaitement la route. Plutôt riche, au caractère oxydatif, possiblement amplifié par le vieillissement, il est parfait sur des asperges blanches des Landes, du fait de sa puissance, de sa grande acidité et de sa droiture. Il serait dommageable qu'un tel vin ne puisse plus exister.



    Pourtant, il figure désormais sur la liste des possibles espèces en voie de disparition. Dans le Gers, le bonheur n'est pas toujours dans le pré ni dans les vignes. Confronté à des difficultés de trésorerie, alors qu'il est en pleine tentative de redressement productif, lâchement lâché par des banquiers frileux, en raison d'un endettement jugé trop important, mais nécessaire au bon fonctionnement d'un domaine biodynamique, aggravé par des ventes en dessous des espérances, because la perte de certains marchés prévus initialement, Floréal Romero a les lèvres limite gercées. Son Bouscas risque d'arriver au bout et il est à deux doigts de devoir se casser. Pas question avant d'avoir tout essayer, en tout cas. D'où l'idée du lancement d'une souscription pour l'achat de vins qui ne seront disponibles qu'à l'automne. Le bout du tunnel n'est pas loin, si l'on en croit le prévisionnel de Floréal (revente de terres non exploitées), mais encore faut-il arriver jusque là. Pour ça, il a besoin d'un petit coup de pouce. De sang froid (du nom d'une de ses cuvées), ses cavistes distributeurs au sang chaud (du nom d'une autre cuvée) ont déjà tous répondus présents pour relayer son action. Un pour tous, tous pour un, il ne sera pas dit qu'un Gascon sera abandonné dans l'adversité. Pour soutenir Claudine et Floréal Romero dans leurs difficultés que l'on espère passagères, deux options: une commande directe en souscription...

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    ... ou le passage chez un caviste distributeur ou sur Internet. Et pourquoi pas à Rennes, au resto-cave Un midi dans les vignes, ou à la Cave d'Ivry, par exemple, le week-end des 2 et 3 juin, où il devrait y avoir le moyen de se régaler de vins de Gascogne mais aussi d'ailleurs..?

     

     

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    Olif

     

     

    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.

     

  • Refroidissement climatique bourguignon...

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    ©Florence Kennel

     

    Les bioconcasseurs le retour! Il semblerait que le sujet soit soigneusement esquivé par les instances concernées. Surtout pas de vagues au moment où les Climats de Bourgogne entrent dans la dernière ligne droite de la validation de leur classement au patrimoine mondial de l'UNESCO. Aucune chance d'envisager le report de la décision, pour cause de terroir impraticable du côté de Bel-Air à Gevrey-Chambertin, tout comme le match Dijon-Auxerre, dont Aubert de Vilaine devait siffler le coup d'envoi le 2 mai, et qui a du être joué le lendemain. Tout le monde s'en fout, apparemment, seul le classement compte. Tout le monde s'en fout? Non, un journaliste intègre et irréductible, tout le contraire d'un justicier, Hervé Lalau, aimerait bien que le Président du Syndicat des vignerons de Gevrey-Chambertin veuille bien répondre à ses interrogations à ce sujet dans une lettre ouverte publiée dans le magazine belge In Vino Veritas. In vino veritas, c'est d'ailleurs son credo, à Hervé, puisqu'il y exerce les fonctions de rédacteur en chef adjoint.

     

    Point de volonté ici de se comporter en justicier pour saccager un beau projet, bien au contraire. Plutôt la volonté de le soutenir énergiquement en pointant de graves dérives, pour ne plus laisser faire n'importe quoi avec ces terroirs prodigieux. Protéger et sauver les climats de Bourgogne, c'est d'abord les préserver de ces pratiques honteuses et injustifiables, qui massacrent à tout jamais le sous-sol et la façon dont il est naturellement drainé.

     

    Le réchauffement climatique, en Bourgogne, ce n'est pas pour tout de suite, visiblement...

     

    Olif

  • Drink free ...

     

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    Clic sur l'affiche pour tous les détails.

     

    Au départ, Dieu créa le vin. Et le vin était nu. Libre, aussi. Dieu but le vin et il vit que c’était bon. Une fois complètement saoûl, Dieu créa l’homme. Et l’homme était nu. Et libre, aussi. Profitant que Dieu était parti cuver, l’homme s’habilla et but le vin. Il vit que c’était bon. Et il décida d’habiller aussi le vin. Pour en faire un produit à son image. Gros mégalo, va! Complètement prisonnier de la technologie, l'homme finit par ne plus avoir soif et s'ennuyer. Alors, il décida de réinventer le vin nature. Pour le rendre à nouveau … libre. Et le faire goûter à plein de gens heureux dans de beaux salons, en plein air, ou dans des chais.

     

    La biennale des vins libres se déroulera comme toujours en Alsace, l'organisation reposant toujours sur le triumvirat Binner-Meyer-Schueller-Frick*. Exit Marbach, place à Rouffach. La fine fleur des vignerons en liberté s'ébrouera dans l'ancien hôtel de ville, élection oblige. Faudra une procuration pour aller voter (chez vous), mais pour goûter et pour boire les bons vins libres d'ici, pas besoin de carte électorale. Juste un carnet de bal, pour savoir où on met les pieds avant d'aller danser...

     

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     Et si jamais ce n'est pas suffisant, le lundi, direction Courgis, Chais l'un, Chais l'autre, Chai de Moor, Chai Pico, les deux hôtes de la nouvelle édition de ce salon alternatif où il sera difficile de rencontrer de mauvais vignerons et de boire de mauvais vins. Pr!ère de montrer patte blanche (de loup) et bonne tête (pas de mort) à l'entrée.

     

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    Si tu bois free, finalement, c'est que t'as tout compris.

     

    Olif

     

    * Je sais, ils sont 4, c'est pour voir s'il y en a qui suivent.

     

     

     

    P.S.: si toi aussi, tu as vraiment travaillé dur toute la semaine, n'oublie pas de ne pas mettre ton réveil le mardi 1er mai, pour suivre le défilé des partisans de la vraie grasse matinée.

     

    P.S.2: si toi aussi, tu t'es laissé poussé la moustache et que tu aimes passer l'aspirateur en petit débardeur rose, drink free, break free... Cette vidéo est pour toi. Cadeau!

     

     

  • Prépa Terres et vins de Champagne: le dégorgement

     

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    Terres et vins de Champagne, le salon champenois où l'on peut buller tranquille (oxymore?), approche à grands pas. Buller tranquille ne veut pas dire ne rien faire. C'est le seul salon qui nécessite un minimum de préparation technique. L'année dernière, nous avons appris la différence entre un vin clair et un vin champagnisé, cette année, nous allons faire connaissance avec une autre spécificité des vins effervescents: le dégorgement. Qu'est-ce que c'est donc que ça, le dégorgement? Une bouteille de Champagne n'a pourtant rien à voir avec un poireau..!

     

    Le dégorgement est une opération délicate qui consiste à faire rendre gorge à la bouteille d'un petit dépôt qui s'accumule dans le goulot, lorsque la bouteille est placée la tête en bas, évidemment. 

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    Pour cela, il vous faut une bouteille de Champagne non dégorgée, la tête en bas, du style Les Barres, d'Alexandre Chartogne. 100% Pinot meunier en provenance de vignes non greffées sur le massif de Saint-Thierry. Et un outil spécial. Non, pas un sabre, ce sera pour plus tard. Pas un dégorgeoir à poissons non plus. Non, un truc, genre décapsuleur géant. Mais pas comme celui-là. Plutôt comme ça.

    Habituellement, le dégorgement ne se réalise pas en appartement. Alors, je sors.

     

     

     

    J'ai d'ailleurs à ce propos une anecdote tout à fait croustillante. Anecdote peu connue, que je n'ai moi-même apprise qu'hier (pour paraphraser le Grand Marcel Gotlib et sa Rubrique à Brac de célèbre mémoire). La première version de la Marseillaise de Rouget de Lisle, notre hymne national, s'appelait en fait la Champenoise et racontait l'invasion de la Champagne par un ennemi cruel et sanguinaire. Il y avait un passage terrible, que je vous livre de mémoire et qui disait à peu près ça:

     

    "...Entendez-vous, dans nos campagnes,

    Mugir ces féroces soldats?

    Ils viennent jusque dans nos caves

    Dégorger nos bouteilles de Champagne!

    Aux armes, Citoyens..."

     

    N'importe quoi, comme dirait Mme Olif!

     

    Olif

     

    P.S.: On comprend mieux pourquoi Rouget de Lisle est allé chercher l'inspiration du côté de Marseille par la suite....

     

    P.S.2: Olif a pris ses précautions et est habillé par Rémy Bousquet, ça dégorge chez nous, pendant que ça débouchonne chez Rémy et que ça bouchonne à Paris.

     

    P.S.3: après la course de rouler de fûts l'an passé, j'attends avec impatience le concours de dégorgement nocturne cette année, dans les rues d'Aÿ. Je suis entraîné!

     

    P.S.4: Terres et vins de Champagne, c'est le lundi 16 avril au Castel Jeanson d'Aÿ, sur inscription préalable.

     

    P.S.5: en complément de Terres et vins de Champagnes, auront lieu, le dimanche 15 avril à Épernay, la première du salon Terroir et talents de Champagne, ainsi que le mardi 17 avril à Reims, la deuxième édition des Artisans du Champagne. Ça va en faire, des bulles à dégorger, tout ça...

     

    P.S.6: Les Barres, vignes non greffées sur Murfy, 100% pinot meunier, par Alexandre Chartogne, c'est..., comment dire? C'est un Champagne vineux et épatant, comme on aimerait en boire plus souvent.

     

    P.S.7: Alexandre, je te rapporte ton décapsuleur bientôt...

     

    P.S.8: il s'agit de la première Vidéolif avec montage, suite à un problème technique lors du filmage. Cela a nécessité une deuxième prise, pas très raccord, alors je sollicite votre indulgence...

  • À lire, à manger, à boire, à poil...

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    Les quatorze besoins fondamentaux, conceptualisés par Virginie Henderson, ont été appris par cœur par bon nombre d'étudiant(e)s en soins infirmiers pendant des années. Laissons de côté les pratiques d'élimination des déchets, aussi indispensables que peu ragoûtantes, rajoutons un quinzième besoin non mentionné de façon explicite dans ce paradigme, de Nantes à Montaigu, et finissons par nous concentrer sur les quatre principaux, sans lesquels la vie vaut tout juste la peine d'être vécue.

     

    À lire: c'est, sans nul doute, la principale différence entre l'homme et le cœlacanthe: la capacité de distinguer 26 lettres de l'alphabet alignées dans un ordre aléatoire sur une page, une fois la lumière allumée. Et, également, celle de tourner les pages d'un bouquin. Ce n'est quand même pas avec ses moignons de nageoires à la place des doigts que cet analphabète préhistorique va y arriver.

     

    À manger, à boire: cela semble une évidence, sans un petit salé aux lentilles accompagné d'un verre de gamay du Beaujolais, l'homme est ravalé au rang de la bête, voire du cœlacanthe, quand la profondeur du creux de son estomac confine au vide abyssal des grands fonds sous-marins. Guillaume Long en connait un rayon sur la manière de se remplir la panse, avec du liquide ou du solide. A boire et à manger, c'est tout un blog de Le Monde, où les p'tits mickeys valent mieux qu'un long discours. Son livre en est le prolongement, ou comment réaliser une recette en trois coups de crayon ou de cuiller à pot! Hilarant, ludique, percutant, efficace, indispensable, avec en prime les bons conseils de Pépé Roni, qui permettront à n'importe qui de ne pas passer pour un inculte en société culinaire.

     

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    "À boire et à manger" par Guillaume Long, Éditions Gallimard, 144 pages, 20 €

     

    À poil: vêtir ou dévêtir son vin, telle est la question que se posent bon nombre de vignerons. Pour ne pas être gêné aux entournures, le vin sera pourtant beaucoup plus à son avantage complètement nu (naked, en anglais). C'est le terme retenu par Alice Feiring pour parler du vin "naturel", "nature", "libre", "vivant". Difficile de trouver le juste qualificatif, qui traduise bien ce qu'il est réellement, tout en ne prêtant pas le flanc aux critiques acerbes de ses détracteurs, qui ne voient en lui que la transformation vinaigrière naturelle d'un produit censé être anobli par l'homme. Le parcours d'Alice dans le pays merveilleux du vin sans artifices est réjouissant, tant il retranscrit bien dans son ensemble la problématique du vin "nature", de manière intelligente, objective et non manichéenne. Magnifiquement raconté, riche en belles rencontres (Jacques Néauport, Pierre Overnoy, Marcel Lapierre, Andrea Calek,...) et joyeux moments, The Naked Wine mérite de figurer dans toutes les bibliothèques et toutes les bonnes caves. Même si nul n'est contraint d'accrocher son slip au porte-manteau en rentrant.

     

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    ''Le Vin nu'' par Alice Feiring, Jean-Paul Rocher Editeur, 220 p, 19€.

     

    Olif

     

    P.S.: Alice Feiring ne s'est pas mise à poil sur Vindicateur, mais elle a répondu sans ambages aux questions d'Antonin Iommi-Amunategui. C'est à lire ici.

     

    P.S.2: histoire de ne pas se rhabiller trop vite, ce week-end a lieu le célèbre salon de vins naturels La Remise. C'est à Viviers, en Ardèche, que ça se passe, et ça fait un peu mal de manquer ça.

     

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    P.S.3: les Belges susceptibles de se rendre à Olne ce week-end pourraient bien être excusés de ne pas effectuer le déplacement jusqu'en Ardèche.

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  • Le goût du risque

    Longtemps considéré comme la "plus saine et hygiénique des boissons", grâce à ce bon Pasteur (qui ne savait pas encore tout le mal que la pasteurisation allait faire aux fromages au lait cru), le vin n'est-il désormais plus cet aliment bénéfique à la santé, recommandé par une partie du corps médical pour sa richesse en polyphénols et autre resvératrol? Il faut croire que non, puisque sa consommation est ramenée à un bête "facteur de risque" de mourir de quelque chose ...


    Vivre, avec ou sans fureur, présente indubitablement des risques. C'est un fait avéré. Imparable. Statistique, aussi. Une des dernières études, médiatiquement reprise à tout va par une presse friande d'infos pseudo-sensationnelles, concerne évidemment l'alcool, qui serait à l'origine de 10% des cancers chez l'homme. 10%, vous vous rendez compte? Mourir du cancer n'est plus tendance, il faut s'en préserver. Ne buvons plus d'alcool et encore moins de vin. Mais de quoi aimerait-il bien mourir, alors, l'homme d'aujourd'hui? De famine, quelque part dans la corne de l'Afrique? D'une irradiation aigüe à Fukushima? De sévices corporels dans les geôles de Bachar El Assad? Ou plus simplement, crever à la tâche ingrate d'un boulot abrutissant et mal payé, en ingurgitant des tonnes d'anxiolytiques et d'antidépresseurs? N'oublions pas non plus que 100% des cancers de l'anus touchent des trous du cul. En avoir un constitue déjà un risque en soi. C'est statistiquement imparable.

     

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    La suite, c'est sur Fureur des vivres...

  • Le goût du risque

    Longtemps considéré comme la "plus saine et hygiénique des boissons", grâce à ce bon Pasteur (qui ne savait pas encore tout le mal que la pasteurisation allait faire aux fromages au lait cru), le vin n'est-il désormais plus cet aliment bénéfique à la santé, recommandé par une partie du corps médical pour sa richesse en polyphénols et autre resvératrol? Il faut croire que non, puisque sa consommation est ramenée à un simple et bête "facteur de risque" de mourir de quelque chose...


    Vivre, avec ou sans fureur, présente indubitablement des risques. C'est un fait avéré. Imparable. Statistique, aussi. Une des dernières études, médiatiquement reprise à tout va par une presse friande d'infos pseudo-sensationnelles, concerne évidemment l'alcool, qui serait à l'origine de 10% des cancers chez l'homme. 10%, vous vous rendez compte? Mourir du cancer n'est plus tendance, il faut s'en préserver. Ne buvons plus d'alcool et encore moins de vin. Mais de quoi aimerait-il bien mourir, alors, l'homme d'aujourd'hui? De famine, quelque part dans la corne de l'Afrique? D'une irradiation aigüe à Fukushima? De sévices corporels dans les geôles de Bachar El Assad? Ou plus simplement, crever à la tâche ingrate d'un boulot abrutissant et mal payé, en ingurgitant des tonnes d'anxiolytiques et d'antidépresseurs? N'oublions pas non plus que 100% des cancers de l'anus touchent des trous du cul. En posséder un constitue déjà un risque en soi. C'est statistiquement imparable.

     

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    L'alcool tue lentement, certes, mais le soldat n'a pas peur de mourir. Nombre de vins ont pourtant des vertus thérapeutiques reconnues parfois depuis l'Antiquité. Si l'on sait de longue date que les vins de Savigny sont "nourrissants, théologiques et morbifuges", c'est à dire parlant autant au corps qu'à l'esprit, on ne savait pas à l'époque, expliquer cette constatation de manière scientifique. On ne savait pas non plus que certains constituants des tanins, ces fameux phénols, étaient pourvoyeurs d'effets bénéfiques, maintenant scientifiquement démontrés, sur le système cardio-vasculaire. Qu'ils diminuaient également le risque de maladie d'Alzheimer. Mais pas celui d'amnésie de Korsakoff, par contre, ce serait plutôt le contraire. Il n'empêche! On s'était déjà rendu compte que le divin breuvage redonnait des couleurs à ceux qui en manquaient, accentuant néanmoins celles de ceux qui en étaient déjà bien pourvus. Que ses effets néfastes sur le foie et le système nerveux ne se révèlaient qu'en cas d'alcoolisation chronique et/ou pathologique. Peut-on alors encore, sans passer pour un dangereux subversif, recommander du Pessac-Léognan blanc, riche en rutoside, pour soulager la crise hémorroïdaire? Est-il autorisé de prescrire une coupe de Champagne, par ailleurs excellent diurétique, pour faciliter la digestion (burp!)? Difficile à l'heure actuelle d'encore abreuver les accouchées valaisannes (d'un peu) d'humagne blanche, pour reconstituer leurs réserves en fer! Et peut-on raisonnablement aller jusqu'à préconiser du Saint-Émilion en lavement aux patients incapables de l'avaler, comme il a été rapporté au 2ème Congrès des Médecins amis des Vins de France, qui s'est tenu à Béziers en 1934? Ce mode d'administration a depuis été définitivement banni par la faculté, mais il serait peut-être urgent de réorganiser à nouveau des congrès de ce type pour défendre les vertus thérapeutiques de nos meilleurs crus. Le vin n'est certes pas qu'un médicament, au sens où l'entend le puissant lobby pharmaceutique, mais une consommation modérée et régulière est source inépuisable de plaisir et de bonne humeur.

    La consommation excessive de vin constitue donc réellement un facteur de risque. Au nom d'un discutable principe de précaution maximum, on voudrait la réduire à néant. Mais si le risque doit avoir le goût épicé du gamay du Beaujolais ou, celui, enivrant, d'un Château Chalon de quelques décennies, alors, il serait définitivement regrettable de ne pas le prendre. Ne cédons pas aux sirènes hygiénistes qui hurlent dans nos oreilles. Un doigt de whisky, une lichette de bière, un soupçon de Porto, une larme de cognac, un verre de bon vin, c'est facilement 10 minutes d'espérance de vie en moins. Et alors? Pour 1 heure de bonheur en plus! C'était combien, déjà, mon espérance de vie, avant que je ne me décide à boire un bon coup?


    Mais, rappelez-moi... Pourquoi vit-on, en fait? Pour mourir en bonne santé ?  Ça donne à réfléchir. Et quel est le sens de tout ça, au final?





     

     

    Olif

     

    P.S.: les prescriptions viniques de cet article sont issues de "Les vertus thérapeutiques du Bordeaux", des Docteurs Tran Ky, F. Drouart, J-M Guilbert, paru aux Éditions Artulen.

     

    P.S.2: On signalera au passage la réédition d'un incroyable ouvrage des années 70, écrit par le Docteur Maury, dont l'histoire ne dit pas s'il était originaire de la vallée de l'Agly.

     

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    P.S.3: on lira également avec bonheur, sur une thématique assez proche, l'éditorial de la Revue du Vin de France de mars 2012, signé Denis Saverot et relayé avec un plaisir non dissimulé par Michel Smith, du blog Les 5 du vin.

  • Le nez dans le Jura vert

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    Vert comme le Jura, bleu comme l'affiche du Jura vert, celui qui a le nez dedans et qui en est fier. 14,6% des vignes du Jura sont en bio, soit plus du double de la moyenne nationale. On n'en attendait pas moins du département réputé le plus vert de France. De là à en faire état et faire salon, il n'y avait qu'un pas...

     

    Dimanche 25 et lundi 26 mars se tiendra la deuxième édition du salon des vignerons bio jurassiens. Au château de Gevingey, dans le Sud-Revermont, au cœur des Côtes du Jura méconnues, qui recèlent pourtant de nombreuses pépites viniques biologiques. Ganevat, Labet, Buronfosse, Champ Divin (ex Champ d'étoiles), Marnes Blanches et plein d'autres, que l'on se réjouit de découvrir (dont le premier millésime d'un certain Kenjiro, bien connu de certains alsaciens). Une sympathique alternance Nord-Sud (la précédente édition a eu lieu en Arbois au Domaine de la Pinte) bienvenue, que les Arboisiens ne bouderont pas, bien au contraire.

     

    Toutes les infos pratiques se trouvent sur le site d'un salon où il fera bon se ressourcer, tandis que d'autres préfèreront pourtant se gaver de gamay dans le Beaujolais, à la Beaujoloise, la Biojolaise ou encore la Beaujol'Art.

     

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    Pendant ce temps, les Grenoblois n'auront pas beaucoup de kilomètres à faire s'ils veulent partir à la rencontre des vins naturels. Leur salon prend du galon et s'installe durablement dans le paysage des endroits où il ferait bon aller, s'il n'y avait tant de concurrence ce week-end-là!

     

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    Bien Boire, en Beaujolais, en Jura ou dans le Dauphiné, ce ne sera pas très difficile, à la fin mars...

     

    Olif

     

    P.S.: Si toi aussi tu veux être bien habillé sur les salons, n'hésite pas à passer commande d'un joli tee-shirt dessiné par Rémy Bousquet pour le Blog d'Olif. Ça débouchonne chez lui, pendant que ça bouchonne à Paris... Au cas où le Blog d'Olif te sorte par les yeux, il y a également plein d'autres beaux modèles.

     

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  • Le vin bio existe (enfin?), je l'ai rencontré!

    C'est le sujet tendance du moment. Depuis que Bruxelles a (enfin?) acté son existence, on ne pourra plus se réfugier derrière un soit-disant problème de terminologie pour réfuter le "vin bio".

     

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    Nouveau logo du "vin bio" européen

     

    Paradoxalement, cette nouvelle, potentiellement réjouissante, laisse dans le même temps dubitatif. La porte est désormais grande ouverte à un vin "bio industriel", réclamé par tous ceux qui ont vu le profit que pouvait engendrer une telle pratique, apte à répondre aux attentes du consommateur, de plus en plus soucieux de manger sain, tout en continuant de remplir son caddie à ras-bord. Bruxelles n'est certainement pas là pour encourager les bonnes pratiques artisanales, il ne faut pas se leurrer. Bruxelles est là pour favoriser la rentabilité économique dans une (relative) transparence, en imposant une charte moyennement restrictive, de la vigne à la cave. Si cela permet une diminution de l'utilisation de produits toxiques pour l'environnement, tant mieux et pourquoi pas? Mais il n'y a cependant pas grand risque que cela change les habitudes de tout ceux qui pratiquaient le bio par conviction depuis longtemps, et dont la charte personnelle, contrôlée par des organismes certificateurs indépendants, est beaucoup plus restrictive.

     

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    La suite, c'est sur Fureur des vivres, même si une grande partie de ce billet a déjà été publiée ici...

  • Le vin bio existe (enfin?), je l'ai rencontré!

    C'est le sujet tendance du moment. Depuis que Bruxelles a (enfin?) acté son existence, on ne pourra plus se réfugier derrière un soit-disant problème de terminologie pour réfuter le "vin bio".

     

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    Nouveau logo du "vin bio" européen

     

    Paradoxalement, cette nouvelle, potentiellement réjouissante, laisse dans le même temps dubitatif. La porte est désormais grande ouverte à un vin "bio industriel", réclamé par tous ceux qui ont vu le profit que pouvait engendrer une telle pratique, apte à répondre aux attentes du consommateur, de plus en plus soucieux de manger sain, tout en continuant de remplir son caddie à ras-bord. Bruxelles n'est certainement pas là pour encourager les bonnes pratiques artisanales, il ne faut pas se leurrer. Bruxelles est là pour favoriser la rentabilité économique dans une (relative) transparence, en imposant une charte moyennement restrictive, de la vigne à la cave. Si cela permet une diminution de l'utilisation de produits toxiques pour l'environnement, tant mieux et pourquoi pas? Mais il n'y a cependant pas grand risque que cela change les habitudes de tout ceux qui pratiquaient le bio par conviction depuis longtemps, et dont la charte personnelle, contrôlée par des organismes certificateurs indépendants, est beaucoup plus restrictive.

     

    Face au rouleau compresseur d'une pensée vinique unique et bien pensante, il est plus que jamais utile de défendre de vraies valeurs et de revenir aux fondamentaux. Le vin est un produit issu de la fermentation naturelle du raisin, sous contrôle de l'homme, mais nul n'est besoin d'une panoplie de petit chimiste pour en produire du bon. Les néo-vignerons qui s'y essaient, par philosophie et conviction plus que par idéologie, se sentent abandonnés de tous les côtés, bataillant pour l'agrément, parce que leurs vins auraient un profil déroutant pour des palais habitués depuis des décennies à leur dose de sulfites et à des arômes préfabriqués par les méthodes de vinification et les marchands de levures. Le déclassement peut alors être une solution mais n'est pas une fin en soi. Dur de renoncer à ses origines quand on se sent bien ancré dans un lieu et un terroir. Et on se demande également pourquoi, les deux types de vins (bio et non-bio) doivent systématiquement être opposés sans pouvoir cohabiter en bonne intelligence. Pour preuve, les vins d'un Pierre Overnoy, par exemple, qu'aucun dégustateur digne de ce nom ne saurait dénigrer sans se discréditer, tant ils font partie des plus grands, même sans une once de soufre dedans depuis plus de 20 ans. Quoi que puisse en dire à ce sujet, avec insistance dernièrement, Michel Chapoutier, dont on aimerait pouvoir penser autant de bien des siens après autant d'années, malgré leur sulfitage excessif.

    Le vin "naturel", "nature", "vivant", "libre", quelque soit le qualificatif qu'il essaie d'adopter ou que l'on essaie de lui donner, pour exprimer sa différence et son style, sans heurter la sensibilité de vignerons conventionnels qui ne travaillent pas selon cette approche et qui ne veulent pas que soit sous-entendu qu'ils puissent avoir recours à des procédés et/ou des produits technologiques (restons polis), fait de plus en plus d'émules. Même s'il reste encore largement minoritaire. Indispensable alors d'encadrer son élaboration pour un maximum de crédibilité. L'Association des Vins Naturels, émanation d'un groupuscule de vignerons-penseurs (Marcel Lapierre, Pierre Overnoy...) s'est donnée pour mission d'arriver à un idéal: un vin sans intrant chimique, bio-logique et/ou biodynamique, à la vigne comme à la cave. Avec un niveau d'exigences élevé pour tenter de garantir une certaine qualité. On peut faire du vin "nature" sans adhérer à l'AVN, on ne peut pas adhérer à l'AVN si on ne fait pas du vin "naturel". La charte élaborée par les vignerons eux-mêmes se veut de plus en plus restrictive, même si elle n'est garante que de la manière dont le vin a été produit. S'en inspirer ne peut qu'être une bonne chose, s'en réclamer n'est aucunement une obligation. Juste un équivalent de certification qui permet aux vignerons affiliés d'avoir un poids plus important pour affirmer la réalité de leur vin "naturel".

     

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    ©AVN

     

    Le vin "nature", c'est comme le yaourt. Sans ajout d'aucune sorte, et personne n'est obligé d'en boire. Mais quand on y a goûté et que l'on a aimé, il faut reconnaître qu'il est difficile de faire marche arrière. Forcément, il y en a des bons et des moins bons, des plus ou moins réussis, mais rien n'empêche l'amateur ou le professionnel de faire preuve de discernement, sans rejeter en bloc un processus qu'il a du mal à assimiler. À quoi peut bien servir la critique vinique, sinon à ça?

     

    Olif

  • "Bienvenue chez les Ch'tis" font du ski

    vins nature en nord,séclin,

     

    Cela a bien failli être la retraite de Russie à l'Espace Napoléon de Séclin. Il s'en est fallu d'une petite semaine pour que l'indispensable salon Vins nature en Nord ne soit complètement recouvert de neige. Il n'y a guère que les montagnons du Jura que cela aurait pu amuser, en fait, les Ch'tis n'étant pas particulièrement spécialistes du planter de bâton, sauf dans la descente des terrils. La météo devrait être beaucoup plus printanière le week-end du 10 et 11 mars. On l'espère, en tout cas, pour que le salon, organisé à la perfection par les frères Luc et Gilles Carpentier, reste définitivement le Numéro 1, devançant même largement les productions des années 70 de feu Maritie et Gilbert Carpentier.

     

    Tout ça pour dire que Le Blog d'Olif sera présent une nouvelle fois sur le salon, sans raquettes ni skis de fond, et que cette virée en Ch'nord s'annonce riche en belles rencontres, tout comme la précédente édition.

     

    Que les frites et le Maroilles coulent à flots!

     

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    Olif

     

    P.S.: pour ceux qui n'en auraient encore pas pris connaissance, j'ai répondu à un petit questionnaire de Fou de vin sur Fou-rgeot-de-vin.com. À lire ici.

     

    P.S.2: la semaine suivante, les 17 et 18 mars, on prend une partie des mêmes, plus quelques autres, et on recommence. Direction Villebarou, Loir et Cher, pour un salon devenu désormais une institution.

     

    vins nature en nord,séclin

    P.S.3: à moins qu'une virée plus au sud, pour un petit salon printanier, festif et alternatif ne soit au programme...

     

    vins nature en nord,séclin

  • Grand seigneur...

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    "Les blogueurs du vin sont-ils des rigolos?" "Oui!", ont répondu en chœur Pierre Guigui, journaliste au Gault et Millau et moi-même, blogueur en chef du Blog d'Olif, ici présent. Pas pour les mêmes raisons, certes, mais, au moins, on est d'accord. Un entretien croisé réalisé pour Grand Seigneur par Antonin Iommi-Amunategui, le Vindicateur, légèrement coupé et tronqué à la mise en page, mais une version longue est prévue pour bientôt sur Grand Seigneur.com.

     

    Dans Grand Seigneur Numéro 3, on apprend également que Patrick Sébastien ne mange plus de Justin Bridou, mais visiblement un bon sifflard, et qu'il boit du Morgon de Jean Foillard, quand ce n'est pas de l'Yquem. D'ailleurs, ça fait la couv'! Une nouvelle comme ça, il ne faudrait surtout pas passer à côté!

     

    Grand Seigneur, en vente chez tous les bons marchands de journaux qui l'ont encore en vente.

     

     

    Olif