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Bons plans, bonnes adresses - Page 4

  • Slurp in Geneva (4): dans les coulisses de Top Slurp

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    Après toute cette préparation physique en vue du de la participation au grand Jury de la presse genevoise, il fallait bien se restaurer. On aurait pu tenter le régime pâtes à l’eau préconisé chez tous les athlètes endurants de haut niveau, mais que nenni ! Pas assez slurp ! Une CPE ? Il fait trop chaud, actuellement, en terre genevoise; les porcs laineux sont tous partis chez le coiffeur ! Alors, quand le grand chef Slurp reçoit, c’est du 3 étoiles sur l’échelle de Girardet! Et pendant que le chef cuisine, on poursuit l’entraînement ! Un blanc de Pinot noir  de Jean-Michel Novelle qui réussit l’exploit de réunir les 3 couleurs, ce n’est pas rien ! Il n’y a qu’à Genève que l’on peut voir ça ! Ben oui ! ce blanc de noir affiche une superbe couleur … légèrement rosée ! Mais c’est très bon, voluptueux, légèrement tannique, gras, presque trop pour l’apéritif, alors on le met de côté pour accompagner la féra, par exemple. Et puis on débouche une « A » (initiale d’un cépage non encore autorisé dans le canton de Vaud), un vin blanc de Monsieur Cruchon, à Echichens, mais servi en bouteille. Suivi d'un Plant Robert, même si on n’a pas non plus écouté Led Zeppelin. Et puis encore -soyons fous !- un Ermitage valaisan Primus Classicus 1998 avec le dessert.

    Et c’est là que je me vois dans l’obligation de révéler un scoop à toute la blogosphère culinaire. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Monsieur Slurp a une conscience ! Elle ne se nomme pas Jiminy Criquet, mais Madame Sonson ! Sans elle en cuisine, il a parfois du mal à retrouver ses casseroles. Et ce serait dommage. Vraiment ! Elle est aussi sa muse, lui susurrant à l’oreille quelques idées lorsqu’elles lui font défaut. Et c’est plutôt heureux. Vraiment aussi ! Madame Sonson est parfois secondée par M'zelle Sonson, qui apporte fraîcheur et insouciance à la cuisine de Mr Slurp. Son seul défaut est d'aimer la (bonne) guimauve. Alors Mr Slurp la lui arrache des mains. Pour jouer, bien sûr. Et pour la lui manger, aussi. Entre deux petits plats qui mitonnent en cuisine. Sacré Mr Slurp!

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    Crostini, féra, fromage, dessert, un entraînement avec Mr Slurp, c’est une vraie compétition ! Les assemblages genevois rouges n’ont qu’à bien se tenir ! La guimauve aussi!

    Olif

  • Mon terroir s'appelle Maury!

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    Rien à voir avec Chevallès et Laspalier, dont la femme de l'un s'appelait Maurice, à moins que ce ne soit celle de l'autre, mais cela n'empêchera nullement les cinéphiles de dormir la nuit. Maury, haute vallée de l'Agly, célèbre pour ses vins de Grenache noir, ne s'endort pas non plus au pied de la forteresse cathare de Quéribus. La toute nouvelle Maison du Terroir vient d'ouvrir ses portes à l'entrée du village. Un endroit regroupant la production de la quasi-totalité des vignerons de l'Appellation, ainsi qu'une boutique de divers produits régionaux et, surtout, une table qui devrait rapidement s'imposer comme l'une des meilleures de la région. Le talentueux chef Pascal Borrel, ancien du Chapon fin à Perpignan, n'a pas tardé à trouver ses marques, nous gratifiant d'une cuisine légère, raffinée et  et ensoleillée. Le restaurant n'est ouvert que depuis 10 jours mais toute l'équipe est déjà bien en place. La carte des vins est exclusivement centrée sur les producteurs de Maury. Les prix, cave et restaurant, sont très proches des prix propriété, ce qui n'incite pas à se priver, une aubaine pour tous les Mauryces et les Maurycettes Maurynats et les Maurynates, mais aussi pour tous les autres, fussent-ils francs-comtois.

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    Tellement bien, qu'on a bissé le lendemain soir, pour un repas plus copieux mais sans appareil photo! Une adresse à ne pas manquer!

    Olif

  • Le Verre de Terres, à Colmar

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    Heureuses alsaciennes! Non contentes de faire des biscuits que l'on trouve aussi à Paris, elles peuvent aller les tremper dans un verre au coeur de la vieille ville de Colmar... Inutile cependant d'y aller en rampant, à ce Verre de Terres, même si la carte des vins aurait tendance à vous faire tirer une langue comme ça (voir figure 1).Image_002

    Pour 12 malheureux petits euros, un plat et un dessert d'une élégance et d'une simplicité gastronomiques, tel ce tartare de thon aux légumes suivi de fraises comme ma grand-mère, crémées et d'une onctuosité remarquable. Un menu accompagné d'un Vouvray 2004 du domaine Lemaire-Fournier, un fort joli chenin aux arômes de coingImage_004 et de mirabelle, très mûr, sur un versant légèrement oxydatif, et d'une Sainte Epine 2003 d'Hervé Souhaut, une petite merveille de Syrah produite sur un des plus beaux coteaux de Saint-Joseph, appréciée également dans les milieux culturels du Soif Art.

    Une adresse immanquable, si l'Alsace  vous tape du pied dans le coin de l'oeil!

    Le Verre de Terres
    11, rue Wickram
    68000 Colmar
    Tél.: 03 89 23 61 10

    Olif

  • Le balcon du Jura Vaudois

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    Sainte-Croix - Les Rasses, au pied du Chasseron, c'est le balcon du Jura Vaudois. Une vue imprenable sur toute le plaine helvétique, en surplomb d'Yverdon et du lac de Neuchâtel, que l'on a le droit d'appeler ainsi jusqu'à Genève, contrairement au lac de Genève qui devient Léman au fur et à mesure que l'on s'éloigne du célèbre jet d'eau, susceptibilité vaudoise oblige! "Les cocus, au balcon!", mais je ne me suis pas senti concerné ce matin, la vue n'était pas bien dégagée! Roméo n'y aurait même pas aperçu sa Juliette!

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    La combe des Cluds, véritable grenier à neige situé à une altitude minimale de 1200 mètres, permet la pratique du ski de fond dans d'excellentes conditions et ce, souvent, lorsqu'elle est impossible ailleurs. Ce qui n'était pas le cas en ce dimanche 25 mars 2007 où le soleil avait fait sa réapparition après 6 jours de neige ininterrompue sur le massif jurassien, mais c'est là que j'avais envie d'aller. 50 centimètres de poudre, moins une fois tassée et damée, mais on n'en a pas eu autant de tout l'hiver. Sortie à skis de rigueur par une température encore hivernale, une brume tenace et habituelle s'accrochant aux sommets. Piste excellente, comme à l'accoutumée, plutôt facile et rapide car peu de reliefs, même si la neige est un peu collante, printanière. En skatant vers le lieu-dit La Caravane, le soleil fait une percée, laissant apparaître le sommet du Chasseron. A partir de là, on peut prolonger plus loin, jusqu'au creux du Van, ou choisir de boucler prématurément la boucle pour un retour aux Cluds, le vent en poupe et le Van derrière soi. Et pourquoi pas, s'arrêter au Warm-Up, une bulle futuriste au milieu des fermes, boire une Rivella rouge, au sérum de lait, ou, pour un coup de fouet plus violent, une tasse de vin chaud. Le vin chaud, c'est pour Mme Olif, je sais personnellement être plus raisonnable.

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    Curieusement, la veille au soir, nous nous sommes déjà retrouvés au même endroit, à l'Auberge des Les_cluds_009 Cluds, par un ciel étoilé et une température frisquette de -8°C, pour manger des filets mignons à la crème et aux champignons. Servis au choix sur assiette ou en plat, c'est à dire à volonté, pour uneLes_cluds_010 poignée de petits francs suisses supplémentaires. Et pour terminer, un petit gâteau meringué, comme seuls les Helvètes savent les réussir, n'y manquait que la double crème de la Gruyère pour un petit plus si déraisonnable mais tellement bon, que, pour le coup, ce fut presque déraisonnable de s'en passer! Le tout arrosé d'une Dôle des Monts 2005 de Robert Gilliard, à Sion, un vin ma foi fort honnête, fruité et épicé, robuste, pour un plaisir simple et authentique.

    Pour les randonneurs gourmands, il existe, en partenariat avec le marchand de skis saisonnier du coin, une formule "location de skis-forfait journalier-filet mignon" à 35 CHF, de quoi ne pas se faire prier pour avoir envie de skier de et à fond!

    Olif

  • L'Ami Jean, un très bon copain dans le VIIème!

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    Nom: Jego, prénom: Stéphane. Plus connu dans le VIIème sous le nom de L'Ami Jean. Situé 27 rue Malar, à deux pas de l'affriolante cuisine du voisin Thierry Vérola (L'affriolé, au 17), L'Ami Jean est un excellent copain, même s'il s'appelle désormais Stéphane, comme on l'a vu plus haut. Issu de l'écurie Camdeborde, l'ancien chef de la célèbre Régalade, Stéphane Jego cuisine tendance bistro pour mieux flirter avec le gastro, ce qui donne, évidemment, un ... "Bistronomique"! A l'inspiration basco-béarno-bretonnante. Bretagne, pour les origines lorientaises du chef, Sud-Ouest pour celles du bistrot, ancien repaire à troisième mi-temps que fréquentait Roger Couderc, et où les jambons de Bayonne pendus au plafond cotoient les cordes de piment d'Espelette. Irouléguy et Jurançon sont bien représentés sur la carte des vins, mais si l'on en a l'occasion, on se tapera un petit galichet: le Bourgueil 2004 Les Galichets de Catherine & Pierre Breton est une petite merveille de fruits soyeux et concentrés, parfaitement mûrs. Parfait en accompagnement d'un peu de moelle grillée sur effilochée de gibier à poil et à plumes et d'une langue de veau façon grand-mère, mais façon aussi Ami Jean, avec plein de bons légumes qu'on n'a pas oublié de mettre dedans.

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    L'Ami Jean fut, avec L'Epi Dupin, qui aura droit aussi à un petit billet, je pense, la révélation "bistronomique" de ce séjour parisien. Tout comme Les Galichets du domaine Breton fut le Top du Bourgueil 2004. Même s'ils n'ont pas démérité, La Coudraye 2004 de Yannick Amirault et le Bourgueil de Pontonnier-Caslot, n'ont pas suscité le même engouement.

    Bistronomiquement vôtre,

    Olif

  • La Tour de Montlhéry, prends garde!

    Paris_008 Sous-titré "Chez Denise", voilà un bistrot parisien à l'ancienne, dans leParis_009 quartier des Halles, où il fait bon venir s'encanailler en avalant de larges bouchées de cervelles d'agneaux meunières ou en ferraillant à grands coups de brochettes d'onglet. Déco classique, façon bistrot, avec nappe à carreaux rouges, carte présentée sur ardoise, quasiment immuable, peu de choix sur les vins, mais corrects (Brouilly à la tireuse et Quincy en bouteille, ne variant que selon les millésimes), service jusqu'à très tard dans la nuit,  pas toujours égal, on va le voir.

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    Ce soir-là, Denise, je sens que je vais piquer une crise. Denise, il faut que je te dise, je crois que, je crois que tu vas beaucoup trop loin! Rien à redire sur la cuisine, roborative et goûtue, à défaut d'être inventive, mais sur le service, légèrement grippé, à l'image de ce serveur qui nous a eu dans le nez et pris en grippe toute la soirée, nous faisant poireauter chaque fois qu'il était possible, tardant à apporter les assiettes et encore plus à débarrasser. Il n'aurait plus manqué qu'il nous souhaite "Bonne continuation"!

    Un petit rien qui apporte une note d'amertume à tous les plats, et encore plus à l'addition. Mais c'est quand même une adresse recommandable, quand les serveurs sont à la hauteur, et dont on pourra trouver les coordonnées ici!


    Olif

    P.S.: merci à Jacques Higelin pour sa contribution involontaire.

  • Le GJP bon accueilli à Malbuisson

    Très bien bon accueilli, même, lorsqu'il s'est agi de goûter à la carte automnale concoctée par Marc Faivre, du restaurant Le Bon Accueil, à Malbuisson, au bord du lac Saint-Point (25), qu'on ne se prive pas d'appeler ici lac de Malbuisson, plagiant ainsi les mauvaises manières des Genevois, qui voudraient bien s'approprier eux aussi leur grand lac, la vérité si je Léman! Des Genevois qu'on aperçoit parfois au bord du petit lac haut-doubien et à qui, pour la peine, j'emprunte un cliché pour illustrer ce billet.

    Accueil Même pas d'appareil photo pour immortaliser les mets avant de les engloutir, service minimum sur le Blog d'Olif! Mais de bien belles assiettes et  des vins somptueux pour une addition peu salée, voilà qui mérite que l'on s'attarde un moment sur cette soirée. La pêche aux coquilles Saint-Jacques n'étant pas encore autorisée dans le Jura, il faudra attendre que les Pecten Maximus de la baie d'Erquy transhument jusque par ici pour y goûter. A défaut, quelques cornards bourguignons ont bu le bouillon et poussé leur dernier soupir dans un relent d'ail doux, nappés d'une émulsion de persil. En compagnie d'un autre bourguignon, à la robe brillante, d'une minéralité superbe en bouche malgré son jeune âge, toute la race d'un grand terroir qui transparaît déjà, grâce à des mains expertes. Une bouteille d'exception pour aiguiser l'appétit, à un prix angélique sur table, un Meursault Perrières 2001 de Jean-François Coche-Dury.

    Le GJP* s'est ensuite majoritairement haussé du col vert pour faire sa fête à Oncle Donald. Le filet juste rosé, la cuicuisse délicatement confite et posée sur une purée de céleri, coings et pommes, voilà un premier colvert de l'année qui donne des ailes. D'autant plus qu'il fut servi arrosé d'un Bandol 1990 du Château de Pibarnon, à la fougue bien maîtrisée et d'une jeunesse presque arrogante.

    Pour accompagner quelques fromages régionaux, un Cornas Reynard 1999 de Thierry Allemand fut logiquement plébiscité, un vin immense pour dans quelques années mais qu'est ce que c'est déjà bon! Et puis le Grand dessert, une succession de petits, dont une assiette principale, qu'on pourra accompagner avec bonheur d'un Vin de Paille 1999 du Domaine Puffeney, légèrement oxydatif et pas trop riche en sucres, à l'équilibre plus que parfait. Sans parler des quelques mignardises pour la route, du baume au coeur avant d'affronter la tempête qui fait rage au dehors.

    Un accueil aussi bon mérite amplement d'être souligné!

    Le Bon Accueil
    1 r Source
    25160 MALBUISSON
    Tél.: 03 81 69 30 58

    Olif

    * GJP: Grand Jury Pontissalien, secte d’adorateurs de Bacchus, basée sur les hauts plateaux du Doubs et qui n'a de jury que le nom!

  • L’Auberge des Morainières à Jongieux: le bien-manger au royaume de l’Altesse

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    Au cœur du cru Marestel, il est une enclave au milieu des vignes, qui domine le village de Jongieux, avec vue panoramique sur cette haute vallée du Rhône injustement méconnue. Un cadre somptueux, qui méritait bien une cuisine à la dimension royale de l’Altesse du cru, j’ai nommée la Roussette de Savoie Marestel (prononcer Marétel)!

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    L’Auberge des Morainières de Michaël Arnoult (et son épouse), fraîchement débarqué de Megève en 2005, où il officiait aux Flocons de sel, devrait s’imposer rapidement comme la table incontournable du secteur, du Bugey à la Savoie, la halte gastronomique obligée du dégustateur, du passionné, en passant par le blogueur, la blogueuse ou  tout amateur, amatrice, des bonnes choses de la vie. Sans oublier les critiques gastronomiques officiels, qui ne devraient pas tarder à se l’approprier, cette bonne adresse-là! Parce que la cuisine de Michaël Arnoult est raffinée, goûteuse, élégante et chaleureuse comme les flancs de la « Montagne chaude *» sur lesquels sont adossés plein Ouest le cru Marestel et par conséquent l'Auberge des Morainières.

    Une cuisine qui convient particulièrement aux mardis pluvieux, mais pas aux lundis au soleil, puisque c'est le jour de fermeture! Sous le soleil, en été, par contre, on peut manger sur la terrasse panoramique, et le spectacle est alors autant dans l’assiette qu’au dehors, en totale symbiose!

    Menu fraîcheur pour température fraîche en cette fin août, météo humide et programme viticole chargé, nous sortirons rassasiés mais légers comme l’air, avec l’envie furieuse de gambader comme des bouquetins dans les coteaux pentus de Marestel, s'il n’était la pluie insistante qui tombait!

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    En images, le menu "Retour de marché", pour la beauté des yeux, à défaut du palais! Juste quelques précisions: le foie gras, c'était un petit extra offert par le chef, puisque nous avions été présentés par un habitué fidèle comme les futurs Gault et Millau de la Blogosphère gourmande! Et puis, la fera, elle était tellement fraîche, qu'elle bougeait encore sur la photo! C'est pour cette raison qu'il en manque un morceau! Et enfin, pour les amateurs de chocolat, le fondant est à tomber, avec son petit craquant aux noisettes et sa grosse boule à la bergamote le surplombant! Le tout arrosé d'une Roussette de Savoie Marestel 2002 du domaine Dupasquier, un vin caméléon qui s'est adapté à tous les mets. Encore bien jeune, mais déjà magnifique, s'épanouissant au fur et à mesure de l'aération.

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    L'Auberge des Morainières à Jongieux, une adresse à ne pas manquer. Il est d'ailleurs prudent de réserver!

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    Route de Marétel
    73170 Jongieux
    Tél.: 04 79 44 09 39

    Olif






    * la Montagne chaude, c’est le Mont de la Charvaz, sous lequel prennent naissance les sources chaudes de la ville thermale d’Aix-les-Bains, rien de sulfureux là-dedans, donc, encore que je ne connaisse pas la teneur en soufre de cette eau-là!

  • Petit tour à la Tournelle

    Vous venez de visiter Arbois, de déguster aux Jardins de Saint-Vincent, de déjeuner (léger!) chez Jean-Paul Jeunet, d'acheter des chocolats chez Edouard Hirsinger, mais vous trouverez bien encore une Petite Place? Parce qu'au 5 de la Petite Place, il y a le domaine de la Tournelle et que, passant juste devant, il n'aurait pas été correct de ne pas saluer Evelyne et Pascal Clairet. L'occasion également de faire la connaissance de Mathys, le dernier-né de la famille, et de goûter un ou deux vins, hein, pourquoi pas, puisqu'on est là?

    L'Uva Arbosiana 2005, Ploussard de soif sans soufre "ajouté" (paradoxe rencontré sur la plupart de ces cuvées nature non soufrées, la mention obligatoire "contient des sulfites" figure sur l'étiquette, car les levures ont synthétisé quelques grammes de soufre naturel lors de la fermentation!), est un vin très mûr (petite pointe d'oxydation?) vinifié en carbonique et non dégazé à la mise, ce qui lui garde toute sa buvabilité. A boire légèrement rafraîchi tout l'été, ça gouleye plutôt bien!

    Au rayon des blancs, on en goûte quand même quelques-uns et on attaque par une Terre de Gryphées 2002 au nez de crème catalane évoquant celui des Saint-Paul 1987 de Camille Loye, dégusté le matin même aux Jardins de Saint-Vincent. C'est très beau, encore à peine marqué par le fût en finale, ce qui n'était pas une volonté de Pascal, mais le fait d'un renouvellement partiel du parc à barriques. A attendre! Les 2003 démontrent une fois de plus que le Jura s'en est plutôt bien tiré dans cette couleur pour ce millésime solaire. La fraîcheur est là, tant sur Les Corvées sous Curon que la Fleur de Savagnin, qui ont bénéficié de la même durée d'élevage que les années précédentes, contrairement à ce que préconisaient certains. Le terroir s'est réapproprié le vin et la minéralité transparaît, ce qui en fait deux bouteilles qui se goûtent particulièrement bien actuellement.

    On termine par un très joli Vin de Paille 2002, futur Coup de Coeur du Guide Hachette, à la robe légèrement ambrée qui enveloppe magnifiquement ses rondeurs. Bâti sur la fraîcheur, c'est un style que j'affectionne tout particulièrement!

    La grande nouveauté, c'est l'ouverture ici, à partir du 21 juin 2006, du Bistrot de la Tournelle, un bar à vins apéritif, dans le jardin de la propriété, à l'ombre des remparts et au bord de la Cuisance, un cadre somptueux qui respire la quiétude. Que des bonnes choses à boire et à grignoter pour s'ouvrir l'appétit : le vin de Pascal, bien sûr, mais aussi celui des copains, une bande de joyeux vignerons triés sur le volet. On ira vérifier tout cela sur (petite) place dès que possible!

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    Olif

  • L'Hôtel Terminus à Sierre (VS)

    Une bonne adresse comme celle-là, ce n'est pas un scoop! Mais le nom de ce jeune chef valaisan arrivé au firmament des bottins culinaires, personnellement, je ne le connaissais pas. Je ne dirai certainement plus cela maintenant car ce dîner chez Didier de Courten restera pour l'instant comme un des plus grands moments gastronomiques que j'aie vécu. La cerise sur le gâteau d'une superbe Rencontre Autour des Vins Valaisans organisée de main de maître par un dégustateur amateur ayant le sens du partage. Qu'il en soit remercié! Fin de l'aparté!

    Cadre historique et design, service stylé impeccable, sans être envahissant, Maître d'hôtel que l'on croirait sorti tout droit des Brigades du Tigre (rarement vu depuis cette époque une moustache  aussi bien roulée!), menu gastronomique sans faute! Je lui accorde bien volontiers un 19/20 au Gault et Millau, ainsi que 2 * au Michelin! Il les a déjà, ça tombe bien!

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    Je n'ai pas mémorisé l'intitulé exact de tous les plats, mais il y avait, en vrac:
    une cuicuisse de grenouille,
    une effilochée d'araignée et de langoustine,
    un tartare de boeuf,
    du ris de veau et des morilles (tiens, tiens!)
    un filet de turbot,
    de la selle d'agneau,
    une mousseline de pommes de terre,
    du beurre d'alpage,
    du sorbet à la rhubarbe-schweppes,
    des mignardises,
    et j'en oublie certainement, mais il n'y avait pas de raton-laveur!

    Pour en savoir plus, on ira fouiner sans vergogne chez Thomasvino et dans les archives de Pique-assiette, le 1/4 d'heure gastronomique du dimanche, mais aussi des autres jours, sur la TSR !
    Et bien évidemment sur le site de l'Hôtel Terminus!

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    Olif

  • Week-end mystère, la solution!

    Bon alors, la soluce du Week-end mystère! Tout le monde a tout faux, mais c'est sympa d'avoir joué (et fait exprès de perdre!).

       



    Pas Châteauneuf, ni Saïgon, chez la taulière de Biénoa ("comment qu'elle s'appelait nom de Dieu?"), ni près d'un vignoble, ni chez les ch'timis, mais pas loin, d'accord!


    Est-ce que comme ça, c'est suffisamment clair?

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    J'en pince pour Bruxelles, contrairement au Manneken qui en pisse!Photo_055

    A Bruxelles, on y boit de la bièèère, mais pas seulement! Du vin aussi, et pas que du Saint-Emilion!

    Du Châteauneuf du Pape, également, et du parmi les meilleurs! Et même des vins oxydatifs, enfin ça, c'était à Anvers!

    Petits comptes-rendus à venir, évidemment! Mais en attendant, juste quelques adresses incontournables, malheureusement réservées à quelques privilégiés dont j'ai eu la chance de faire partie:


    - Pour le dormir, Chez Lab, une bonne vieille maison bruxelloise, en plein coeur de la ville mais au calme reposant et qui n'est pas à "Te Huur",

    -Pour le manger, Chez Elisabeth, à Antwerpen (Anvers pour les non-néerlandophones) où le chef MarcPhoto_085 propose une cuisine soignée et travaillée, s'accordant avec merveille avec les vins oxydatifs. A signaler,  pour l'apéritif, un import de "fondue comtoise": des batonnets de Comté que l'on trempe à loisir dans un bol de cancoillotte! Un véritable must!


    Alleye, une fois, laissez-vous gagner par le charme belge!


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    Olif

  • Retour sur le Mont d'Or...

    Une nuit sur le Mont Chauve d'Or, au sommet également dégarni. Une expérience inoubliable, qui n'a rien de musicale, ni de tennistique, si l'on excepte le scrouitch scrouitch des raquettes dans la neige!

    Partir à la nuit tombante et à la lampe frontale arpenter la neige du Mont d'Or, voir apparaître les étoiles au fur et à mesure de l'ascension, monter jusqu'au sommet et sortir enfin la tête de la grisaille qui stagne même sur les hauts plateaux ces jours-ci, jeter un oeil sur la chape de brouillard qui plombe la plaine helvétique, sans s'approcher trop du bord de la falaise, puis redescendre jusqu'à la Grangette, altitude 1270 mètres, pour une halte restauratrice à ne pas manquer!

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    La Grangette, une auberge perdue dans la montagne, accessible uniquement en raquettes l'hiver. UnLa_grangette_014 lieu de chaleur et de vie dans la froidure hivernale, où l'on se reconstitue grâce à de copieux Roëstis-jambon-Morteau-salade. Un endroit où il fait bon aller, pour des sensations inhabituelles, exotiques serais-je tenté de dire, avant de regagner sa voiture, garée sur le Parking des Super Longevilles, à 4 kilomètres de là!
    Des Roëstis amplement mérités, tout comme l'excellente tarte aux myrtilles!

    Olif

  • Et un Mont d'Or bien crémeux, un!

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    La protubérance blanche qui dépasse, en plein milieu de la photo, c'est le sommet du Mont d'Or! Crémeux à souhait en ce moment, mais je doute qu'il parvienne à tenir en entier dans la célèbre boîte d'épicéa!

    Un petit tour à skis sur le toit du Doubs, en guise d'apéritif, et il est l'heure de se mettre à table, àMont_dor_014 l'Auberge de la Boissaude , qui affiche complet à midi, en cette saison hivernale, heureusement que l'on peut se restaurer quasiment à toute heure! Il était 14 heures en ce dimanche 12 février 2006.

    Une adresse incontournable pour le randonneur de passage ou pour l'habitué doubien! Pas de la grande cuisine, mais des spécialités, comme on dit ici, le fromage comtois décliné dans toutes ses versions, de la fondue au Comté jusqu'au Mont d'Or, en passant par la cancoillotte chaude. Le jambon et la saucisse de Morteau sont grillés sur le feu, dans une des salles du restaurant, et servis accompagnés de pommes de terre en robe des champs cuites sous la cendre.

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    Après cette petite balade en ski de fond en compagnie de mes seuls enfants, Madame Olif, toujours gourmande lorsqu'il s'agit d'avaler des kilomètres, ayant préféré participer à sa troisième Transjurassienne consécutive, la grande, les 76 km réservés en principe à la gent masculine, il nous fut agréable de nous installer à proximité de la cheminée pour nous restaurer, Jéromine, François et moi! Quelque douzaine d'escargots pour commencer, accompagnés d'un bien décevant Poulsard Mont_dor_0192003 de Frédéric Lornet, plat, presque insipide (est-ce dû au fait qu'il s'agissaitMont_dor_020 d'une demie bouteille?), puis un jambon grillé, sauce échalote (qui aurait mérité d'être plus relevée à mon goût), et enfin une part de tarte aux myrtilles, voilà de quoi réconforter le skieur et/ou raquetteur et/ou randonneur du dimanche et/ou de la semaine et/ou des deux, ce qui est un peu mon cas, lorsque je ne vais pas passer le week-end en Anjou!

    La Boissaude, une adresse à ne pas manquer pour qui s'égarerait sur le Mont d'or, été comme hiver!

    Olif

  • A la claire Fontaine de Mars...

                                                                                                       

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    Mars en décembre! Un endroit que j'aime visiter à cette période de l'année. Pas une planète, ni même un abreuvoir où viennent se réhydrater les petits hommes verts daltoniens, mais une fontaine à proximité du Champ du même nom! Ici, les nappes sont à petits carreaux roses, dans la tradition des vraisDsc02569 bistrots parisiens. Cuisine traditionnelle, revisitée goût du jour pour l'apport d'une petite touche de fraîcheur, avec une légère accentuation sud-ouest. Présentation irréprochable dans l'assiette et carte des vins courte mais judicieuse: Lagrezette des Dames d'honneur au Pigeonnier, Prince Probus, Cauhapé, Brumont pour le Sud-Ouest, Foillard en Beaujolais, Richaud, Gérin, Colombo, Barral, Sénat pour le grand Sud, on a déjà vu pire!

    Une adresse d'une grande régularité, où j'aime prendre mes quartiers, profitant d'un Congrès se tenant rituellement dans celui des Invalides.

    La Fontaine de Mars
    129, rue Saint-Dominique
    Paris 7ème
    01 47 05 46 44

  • Le caviste qui prend soin de vos papilles

                                            

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    Amateurs de chimique, s'abstenir! Ici, tout est naturel! A commencer par les vieux murs, qui abritent une cave depuis plus de 50 ans! Reprises en 2001, les anciennes caves Saint-Vincent privilégient les papilles en proposant une sélection quasi-exhaustive de vins naturels parmi lesquels figurent tous les grands spécialistes en la matière: Didier Barral, Bruno Schueller, Thierry Allemand, Pierre Overnoy-Manu Houillon,... ainsi qu'une large sélection de jeunes pousses montantes, notamment en Loire.

    L'endroit est éminemment sympathique, à l'image du caviste (au look soigné, casquette, gants de cycliste et pattes finement taillées sur les joues). On y boit volontiers un petit verre de la dernière découverte en date, à la bonne franquette, de façon très naturelle!

    C'est à deux pas du cimetière du Montparnasse, dans le quatorzième arrondissement, que cela se trouve,Dsc02584 rue Daguerre, une agréable rue-marché dans sa partie piétonnière, où les différents métiers de bouche rivalisent d'inventivité pour attirer le chaland vers leurs étals. Pain, viandes, poissons, fromages...et vins, bien sûr, un endroit où il doit faire bon vivre avant d'aller se reposer juste à côté, "à quatre pas de sa maison"!

    La Cave des papilles, un endroit 100% nature!

    La Cave des papilles,
    35, rue Daguerre
    PARIS XIVème
    01 43 20 05 74



                                                        Dsc02587 

    Olif

  • Le Jura comme si vous aviez envie d’y aller!

    Le_vignoble_2 1picture4 Photo_009

    Depuis le temps que je fréquente la communauté web du vin, j’ai déjà eu l’occasion de répondre à pas mal de sollicitations concernant les bonnes adresses jurassiennes. Il en figure un certain nombre, éparpillées sur ce blog.

    Pour permettre à tous ceux susceptibles d’être intéressés d’y accéder plus facilement, voilà qui devrait faire l‘affaire, un genre de mini-guide Olif du Jura viticole, gastronomique, touristique et hôtelier. Un truc complètement subjectif et non exhaustif, à enrichir au fur et à mesure de mes propres découvertes ou de celles des autres, mais qui devrait permettre à tout un chacun de programmer au mieux son séjour dans cette belle région qu’est le Jura, et de ne pas passer à côté de quelques adresses incontournables.

    A boire, à manger, à dormir, à visiter, à découvrir, à déguster, le Jura version Olif, où je vous encourage à venir piocher ce qui vous fait envie, si jamais vos pas ou vos roues vous guident vers ces petites montagnes d’une grande richesse touristique, là où naissent les légendes.

    Je vous le propose pour l’instant dans une version incomplète, « en construction ». Il sera parachevé puis modifié régulièrement par la suite.

    A manger

    Jean-Paul Jeunet , Arbois (39)
    Le chef le plus étoilé ** de toute la région propose dans son établissement une cuisine raffinée et de haut vol. On pourra bénéficier des conseils d’un sommelier parfaitement avisé en la personne de Stéphane Planche, également caviste aux jardins de Saint-Vincent, et se laisser guider dans une sélection de vins au verre. L'Hôtel-Restaurant ferme ses portes début Décembre pour réouvrir le premier week-end de Février à l'occasion de la Percée du Vin Jaune.

    9 rue de l'Hôtel de Ville 39600 ARBOIS
    Tél. : 03 84 66 05 67

    La Balance, Mets et Vins, Arbois (39)
    Prix plus que corrects, cuisine soignée et inventive de Thierry Moyne avec belle recherche sur les accords mets-vins, notamment avec la formule sommelier, qui pour 15 euros par personne, vous donne la possibilité de boire 5 vins au verre suivant la sélection du moment, en accompagnement du menu, de l'amuse-bouche au dessert.
    Une adresse à  recommander à  tous les visiteurs de la cité de Pasteur qui n'ont ni l'envie, ni les moyens de s'offrir un repas gastronomique ** chez Jean-Paul Jeunet.

    47 rue de Courcelles 39600 ARBOIS
    Tél.: 03 84 37 45 00

    Château de Germigney, Port-Lesney (39)

    Un établissement Relais et Châteaux, étoilé au Michelin, qui revit depuis quelques années grâce à Pierre Basso-Moro, jeune chef provençal débauché par un richissime décorateur suisse. Une annexe façon bistrot, le Pontarlier, permet une déclinaison simplifiée de cette cuisine ensoleillée.

    Rue Edgar Faure 39600 PORT-LESNEY
    Tél. : 03 84 73 85 85

    Dsc02466_1 Auberge Le Grapiot, Pupillin (39)
    Une petite auberge de campagne, à la cuisine simple et raffinée en même temps, goûteuse, élaborée par Samuel Richardet, un jeune chef qui a fait ses classes au château de Germigney avec Pierre Basso-Moro. Excellent rapport qualité-prix.

    Rue Bagier 39600 PUPILLIN
    Tél.: 03 84 69 56 05

    Le Comtois, Doucier (39)

    Un peu à l’écart de la route des vins, mais idéalement situé au cœur du pays touristique des lacs et des cascades. Délaissé par Christophe Ménozzi depuis qu'il a investi Besançon, cette adresse mérite encore probablement le détour mais je n'y suis pas retourné depuis un bail.

    Le Bourg 39130 DOUCIER
    Tél.:  03 84 25 71 21

    Le Moulin de la Mère Michelle, Les Planches près Arbois(39)
    Dans un endroit idyllique, cette vaste maison peut accueillir les groupes et les séminaires.

    Les Planches 39600 ARBOIS
    Tél. : 03 84 66 08 17

    Pour ceux qui s’aventureraient un peu plus haut dans la montagne, quelques belles adresses à ne pas manquer, entre deux randonnées sur les sommets jurassiens:

    L’Alchimie, Pontarlier (25)

    AlchimieInitialement Gourmandine, ce restaurant pontissalien a changé de nom en même temps que de propriétaire, il y a quelques années. Un nom qui lui convient fort bien, puisque la cuisine de Pierre-Ivan Boos, inventive, colorée, est une véritable alchimie des saveurs qui fait appel aussi bien aux produits régionaux qu'aux épices les plus exotiques.
    La carte des vins s'affirme avec le temps par une sélection de qualité, en Jura notamment (Camille Loye, Fanfan Ganevat), parfois résolument novatrice (les vins du domaine Viret, qui ne figurent pas sur beaucoup de tables de la région!).
    Vainqueur du trophée du meilleur jeune chef régional dans le guide Champérard 2006 et une * au Bottin Gourmand 2006.

    1 av Armée de l'Est 25300 PONTARLIER
    Tél.:03 81 46 65 89

    Au Bon Accueil, Malbuisson (25)

    Un des meilleurs rapports Q/P de tout le Haut-Doubs, ce restaurant étoilé au Michelin est également recommandé par le Guide du Routard.
    La cuisine de Marc Faivre est précise, chaleureuse, mariant avec le plus grand bonheur les saveurs de la mer et de la montagne, d'une incroyable fraîcheur et d'une extrême gourmandise.
    Belle carte de Jura, évidemment, qui permettra d'accompagner le râble de lapin au savagnin, un des musts de la maison, d’une Bardette de A. Labet ou d‘une cuvée Florine de J.F. Ganevat, par exemple. Pour les vraiment gourmands, le grand dessert, succession d'un pré-dessert, d'un dessert et d'un post-dessert.
    Les prix, tant au niveau de la carte ou du menu que des vins, sont plus que raisonnables.
    Si un jour vous venez goûter au charme de la petite station balnéaire du Haut-Doubs, au bord du lac Saint-Point et à  proximité de Métabief, été comme hiver, ne manquez pas cette adresse!

    1 r Source 25160 MALBUISSON
    Tél.: 03 81 69 30 58

    Jean-Michel Tannières, Malbuisson (25)

    Chef talentueux, parfois versatile, Jean-Michel Tannières propose une cuisine séduisante, variée, qui fait la part belle aux produits régionaux, habilement mis en valeur.
    On peut tester une formule bistrot, plus simple, mais néanmoins travaillée, à la Table d’Angèle, à la même adresse.

    17 Grande rue 25160 MALBUISSON
    Tél.: 03 81 69 30 89

    A boire

    Les jardins de Saint-Vincent, Arbois (39)
    JardinsTHE caviste d’Arbois! Stéphane Planche, par ailleurs sommelier au restaurant Jean-Paul Jeunet, est de ces hommes qui vous font partager leur passion avec un plaisir non dissimulé. Aux Jardins, tous les sens sont en éveil et on y goûte moult flacons, du Jura et d’ailleurs, tous des vins authentiques de vignerons passionnés amoureux de leur métier. Une visite s’impose, forcément!

    49, grande rue 39600 ARBOIS
    Tél.: 03 84 66 21 75

    Essencia, Poligny (39)
    Une petite boutique au coeur de la vieille ville de Poligny, où l'on vient pour acheter son fromage etDsc02471_1 d'où l'on ressort avec un carton de vin sous le bras. Une véritable caverne d'Ali Baba sur laquelle veille jalousement Philippe Bouvret, parfois exclusif dans ses choix (en Jura, seul Fanfan Ganevat trouve grâce à ses yeux!), mais réellement passionné. Le plus grand des trésors se trouve à la cave, une formidable collection de liquoreux et de vieux vins, avec, entre autres, une verticale d'Yquem qui remonte le temps jusqu'en 1889! Un endroit à ne pas manquer!

    24, Place Notre-Dame 39800 POLIGNY
    Tél.: 03.84.37.08.46

    Epicuréa, Poligny (39)
    L'autre adresse proposée par Philippe Bouvret, en plein centre de Poligny. Immanquable!

    Au Bon Echanson, Pontarlier (25)
    Caviste traditionnel et indépendant, Philippe Chapon a développé tranquillement mais sûrement une belle carte de vins des différentes régions de France, en se positionnant dans les plus beaux domaines. Belle sélection de Bourgogne et de Bordeaux, avec, pour ces derniers, achat possible en primeur.

    66, rue de la République 25300 PONTARLIER

    La cave du Trou de Souris, Pontarlier (25)
    Non content d’avoir creusé son trou dans les fromages, Didier Tardiveau a creusé une cave et propose une sélection exceptionnelle de vins fins de toutes les régions de France, Jura, Loire et Bourgogne en tête. Le Rhône et le Languedoc sont néanmoins loin d’être oubliés. Bordeaux et l’Alsace font un peu figure de parents pauvres mais il y a déjà là de quoi trouver largement son bonheur.

    7, rue Saint-Anne 25300 PONTARLIER

    La cave du Trou de Souris a fermé ses portes le 10 novembre 2006 pour cause de changement de propriétaire.

    Fromagerie Petite

    En lieu et place du Trou de Souris, la vitrine de la Fromagerie Petite, au centre de Pontarlier, qui propose un large choix de fromages régionaux, mais pas exclusivement. Quelques vins également, dont la production de Fanfan Ganevat.


    Les Zinzins du Vin, Besançon (25)
    Une adresse qui porte bien son nom, au centre de Besançon, orientée vin nature. Caviste, bistrot et bar à vins, le mercredi, c'est soirée sushis! Sans souci!

    14, rue de la Madeleine 25000  Besançon
    Tel/Fax : 03 81 81 24 74

    A dormir

    Hôtel de Paris, Jean-Paul Jeunet, Arbois (39)
    9 rue de l'Hôtel de Ville 39600 ARBOIS
    Tél. : 03 84 66 05 67

    Hôtel Les Messageries, Arbois (39)
    rue de Courcelles 39600 ARBOIS
    Tél.: 03 84 66 15 45

    Hôtel Les Cépages, Arbois (39)
    Route de Villette 39600 ARBOIS
    Tél. : 03 84 66 25 25

    Chambres d’hôtes, Le Moulin de la Ferté
    39600 LA FERTE
    Tél.: 03 84 66 14 22

    Chambres d’Hôtes,  A l’ombre du château, Nans sous Sainte Anne(25)
    6 rue du Château 25330 NANS SOUS STE ANNE
    Tél. : 0381865472

    Chambres et tables d'hôtes "A la part des Anges", Pupillin (39)

    La Part des Anges
    Stéphanie et Olivier ISTACE
    rue des Chenevières
    39600 PUPILLIN

    Tél : 03 84 37 47 35
    ou 0 871 032 334 (tarif local)

    AtHome, séjour et chambres d'hôtes

    "Loin de chez vous, votre chez soi"

    Frédérique CHAUVIN

    39250 MOURNANS

    0681982048

     

    A visiter

    La ville d’Arbois

    Château Chalon et son abbatiale

    La région des Lacs et des Cascades

    Pour se rafraîchir et s'imprégner d'histoire, on n'hésitera pas à gagner le plateau de Champagnole et celui de Nozeroy. Jura Monts et Rivières et Jura Lacs et Cascades vous donneront la possibilité de fouler les remparts moyen-âgeux de la petite cité médiévale de Nozeroy, d'apprécier la fougue de la rivière d'Ain, le charme des lacs de Chalain, Narlay ou Ilay et de découvrir le site hautement présumé de la véritable bataille d'Alésia, à Syam et Chaux des Crotenay.

    La Saline Royale d’Arc et Senans

    La reculée de Baume les Messieurs

    Le Fort Saint-Antoine

     

    A déguster

    Les chocolats d’Edouard Hirsinger, à Arbois

    Les charcuteries de Jean-Claude Guyon, à Arbois

    Les fromages d’Essencia, à Poligny

    Les fromages du Trou de Souris, à Besançon

    Les chocolats de Simplement Chocolat, à Pontarlier

    Les fromages chez Comté Petite à Pontarlier

    Nouveau crémier haut de gamme à Pontarlier, repreneur de l'enseigne du Trou de Souris dans la capitale du Haut-Doubs, Marcel Petite propose une sélection complète de sa gamme ainsi que des fromages de toutes les régions de France et d'Europe, dans le même esprit que son prédecesseur. Une cave à vins tendance bio/nature s'y développe activement grâce à Philippe Goux.

    Le Classement Olif des meilleurs domaines jurassiens

    Dans un ordre totalement subjectif, la liste des domaines jurassiens à ne pas rater pour avoir une idée de ce qui se fait de mieux dans nos contrées:

    Domaine Jean Macle
    La référence en Château Chalon et une relève plutôt très bien assurée par Laurent Macle, qui s’occupe désormais du domaine, même si l’on continue à en attribuer tous les mérites à son père Jean. Peu de cuvées proposées à la vente: un Côtes du Jura traditionnel d’une finesse hors pair, un excellent Macvin et le nec plus ultra du Château Chalon. Tout cela à un prix plus que raisonnable!

    Domaine André et Mireille Tissot
    La référence en Arbois! Stéphane vinifie depuis 1989 maintenant et s’est imposé comme une véritable tête chercheuse et une locomotive pour tout le vignoble. Son succès suscite du coup pas mal de jalousie mais, fidèle à lui-même, il continue dans la voie qu’il s’est tracé, entre tradition et modernité, pour le plus grand bonheur de l’amateur.

    Domaine Alain Labet
    La référence en Côtes du Jura! Ici encore, la passation de pouvoirs se fait progressivement avec le fils de la famille, Julien, qui possède un grand talent de vinificateur. Les cuvées ouillées parcellaires de Chardonnay (La Bardette, le Montceau, les Varrons) ont fait toute la réputation du domaine et sont devenues des must incontournables.

    Maison Pierre Overnoy-Emmanuel Houillon
    La référence en matière de vins sans soufre et d’Arbois-Pupillin! C’est Emmanuel Houillon, formé par Pierre, qui s’occupe dorénavant seul du domaine, mais l’esprit et les conseils de Pierre Overnoy sont respectés à la lettre. Des cuvées ouillées de savagnin magnifiques, des vins jaunes exceptionnels, au vieillissement en fût prolongé, des Ploussards d’anthologie, dont certains refusent de vieillir, autant de cuvées immanquables ici, à la condition d’arriver au bon moment. Seuls les premiers arrivés et les fidèles sont servis!

    Domaine Jacques Puffeney
    La référence en Arbois (comment, il y en a déjà une?), qui risque malheureusement de devenir mythique, personne dans l’entourage du Puf n’envisageant de reprendre le domaine! Son Trousseau et son Poulsard comptent parmi les meilleurs! Et que dire de ses Jaunes, souvent conservés pas loin de 10 ans en fût? Incontournable!

    Domaine de Montbourgeau
    La référence en L’Etoile, vignoble un peu méconnu mais qui regorge de stars potentielles. Une définition très précise du terroir et des vins d’une élégance rare, misant sur la finesse dans le registre oxydatif.

    Domaine Jean-François Ganevat
    L’autre domaine du Sud Revermont à ne pas manquer, dans la combe de Rotalier. Ici aussi, une grande recherche sur la définition des terroirs, avec des vinifications parcellaires et ouillées mettant en valeur les climats de Grusse, des Grands Teppes, des Chalasses. Le travail sur les Savagnins ouillés est exceptionnel mais les Chardonnays ne sont pas en reste!

    Michel Gahier
    Un domaine discret, à l’image du vigneron, mais des vins hautement recommandables, déclinant avec bonheur tous les registres jurassiens. La Fauquette (chardonnay oxydatif)  et les Grands Vergers (Trousseau) sont en passe de devenir des terroirs de référence.

    Domaine de la Tournelle
    Lentement mais sûrement, Pascal Clairet s’impose comme une des grandes figures de la viticulture jurassienne. Intransigeant, il refuse les étiquettes, fait du vin comme il a envie, en privilégiant l’expression naturelle du terroir. Une petite propriété par la taille, mais grande par le talent!

    Caveau de Bacchus, Lucien Aviet

    Figure de proue du paysage bacchique jurassien, Lucien Aviet porte bien son surnom tant ses vins rendent bien hommage au Dieu de la vigne. La transition est en train de se faire en douceur avec le fils, Vincent. Les rouges sont régulièrement réussis et la cuvée de melon à queue rouge est un véritable must!

    Château d’Arlay
    Un domaine aristocratique et réputé dont il faut saluer la grande qualité des vins jaunes. Je connais moins les cuvées standard, que l’on pourrait qualifier de classiques et traditionnelles.

    Domaine de la Pinte
    Un domaine emblématique d’Arbois sous la houlette de Philippe Chatillon, en bio,  qui propose nombre de cuvées intéressantes, dont un melon à queue rouge et un savagnin ouillé, la célèbre Cuvée S, à l’élevage parfois un peu appuyé.

    Jean-Marc Brignot
    Pour son premier millésime dans la région (2004), Jean-Marc s’est déjà taillé un franc succès, surfant avec conviction sur la vague des sans-soufre purs et durs. Un souffle d’air frais revigorant, venu de la Manche, qui devrait repousser encore plus loin les limites de l’innovation dans le Jura.

    Domaine Voorhuis-Henquet
    Bien placé sur toutes les grandes tables de France, mais camouflé à Conliège, vers Lons le Saunier, le domaine Voorhuis n’est pas des plus faciles d’accès, à l’image de son propriétaire. Pourtant, les vins méritent qu’on s’y attarde même s’ils ne constituent pas ce que l’on pourrait appeler l’exact reflet de la typicité jurassienne. La famille Voorhuis a quitté le Jura en 2006 pour s'installer dans le Bordelais.

    Domaine Rijckaert
    Une domaine situé à Mâcon et qui produit également une gamme de vins du Jura, un peu dans le même esprit que ceux du domaine Voorhuis. Question d’école? L’Arbois En Paradis, entre autres, vaut quand même le détour!

    Domaine Martin-Faudot2picture4_1
    Une maison traditionnelle qui récolte régulièrement des distinctions dans différents concours ou dans les guides. Des rouges élégants, des blancs de facture classique, et une cuvée de vendange tardive de savagnin, la Sainte Cécile, qui méritent bien des éloges.

    Xavier Reverchon
    Un style tourné vers l'oxydatif, avec des vins caractérisés par une acidité marquée du fait du mode de culture : le travail incessant du sol d'abord et puis le choix d'une presse faible des moûts, excluant ainsi le cœur de presse qui apporte du jus beaucoup moins acide. Des vins avec de la personnalité et du caractère, refusant la moindre concession aux modes et, de ce fait, pas forcément simples d'accès. Les Jaunes sont d’une grande droiture.

    La Maison de Rose

    Une petite propriété de 2,5 ha, une maison plus qu’un domaine, de création récente (2000) et dirigée par Dominique Grand, qui a choisi de voler ses propres ailes en laissant sa place au sein du grand Domaine Grand basé à Passenans et dont la production remplit les étalages de la grande distribution. Cette maison, qui a vocation a rester petite (un comble pour un Grand?), offre une gamme plutôt restreinte de vins mais dont l’élevage est fignolé, peaufiné, bichonné, résolument moderne en privilégiant l‘ouillage systématique et les vinifications parcellaires. Coup de coeur pour L'Ecole Buissonière, un vendange tardive de savagnin commercialisée en vin de table!

    Les Caves de la Reine Jeanne
    La maison de négoce de Stéphane et Bénédicte Tissot, située au cœur d’Arbois, dans d’exceptionnelles caves voûtées. Des vins destinés majoritairement à la grande distribution, et cette dernière aurait tort de s’en priver, à commencer par l’Arbois Grain de Pierre, un chardonnay ouillé de toute beauté. A rechercher en priorité pour remplir le caddie.

    Château L’Etoile

    Frédéric Lornet

    Jean-Michel Petit

    Domaine Pignier

    Clos des Grives

    Domaine Rolet

    Domaine Berthet-Bondet

    Domaine Philippe Vandelle

    Domaine de l'Octavin (Arbois)

    Jacques Tissot (Arbois)
    Une grosse machine à la production honorable (sans plus) capable de sortir de temps à autres une pépite. Son Naturé (savagnin ouillé) est particulièrement réussi dans le millésime 2000.  A signaler aussi un Galant, du Macvin à l'ancienne, c'est à dire cuit avec des épices.

    Caveau des Byards (Côtes du Jura)
    Une petite coopérative située au Vernois et qui produit des vins tout à fait intéressants, d'un excellent rapport Q/P. Les Crémants sont régulièrement réussis et possèdent une jolie fraîcheur.

    Domaine Rémi Treuvey (Arbois)

    Luc et Sylvie Boilley (Côtes du Jura)

    Amélie Guillot
    (Arbois)

    Domaine Dugois
    (Arbois)

    Domaine C. Joly (Côtes du Jura)

    Domaine Morel-Thibaut (Côtes du Jura, Poligny)

    Château de Persanges (L'Etoile)

    Domaine Géneletti (L'Etoile)

    François Mossu (Château Chalon)

    Peggy Buronfosse (Rotalier)

    Julien Maréchal, Domaine de la Borde (Pupillin)

    Benoit Royer, Domaine de la Cybelline
    (Arbois)

     

     

    En perpétuel chantier... (réactualisation rapide le 21/02/2011)

    Olif