01 juillet 2011
Devoir de vacances
Les vacances, non seulement c'est un droit, mais c'est aussi un devoir. Les vacances, ça laisse du temps pour se reposer, ne rien faire, lire, flemmarder, mais aussi éventuellement écrire quelques billets en retard. Pour le dernier point, on verra. Et puis aussi changer d'air, boire un ou deux verres, rencontrer deux ou trois indigènes, randonner, se balader, découvrir, s'imprégner de nouvelles senteurs et de nouveaux paysages, faire des petites bouffes sympas et puis aussi ... oui, aussi ... pourquoi pas?
Avant de mettre la clé sous le paillasson, quelques news de dernière minute, à l'intention de ceux ou celles qui seraient passés au travers de ces billets et/ou infos. Je m'adresse ici aux lecteurs du Blog d'Olif, évidemment, et pas à ceux de L'Express ou de Decanter, qui ont bien d'autres chats à fouetter.
- Un hangar en Ventoux? J'achète! Grâce à la Bloglouglousphère, Olivier B. pourra donner suite à l'aventure des Amidyves. L'acquisition ferme et définitive de son petit hangar de vinification lui en fait même prendre pour 20 ans! Tout ça à lire en détail sur son blog, avec, en prime, un petit clin d'œil à la visite olifienne sur la tête du Géant, dans un article précédent.
- Decanter a publié la Power list de tous les gens soit-disant influents dans le monde du vin, ceux qui seraient le plus à l'origine de ce que l'on va trouver dans nos verres. C'était un vote participatif, où les internautes pouvaient suggérer leurs propres candidats. Le premier, c'est le PDG de Pernod-Ricard. Faut dire qu'il a une sacrée force de frappe publicitaire, et qu'il fournit de jolies casquettes pour la pétanque, aussi. En 3, Bob himself, on le connait Parker. Il faut croire que les internautes préfèrent désormais un petit jaune vite fait à la table d'un café, sous un platane, plutôt qu'un vin de Bordeaux puissant, concentré et ultra-boisé à la terrasse climatisée d'un hôtel ****, sous une véranda. Et, la surprise, en 16ème position, le blogueur amateur de vins, l'obscur, le sans grade, mais dont les recommandations viniques commencent à être appréciées de ceux qui ont besoin d'être épaulés dans leurs choix. La SAQ (prononcer Essacul), prestigieuse et difficilement contournable Société des Alcools du Québec, a choisi une bien belle image pour illustrer ce propos dans son journal du vin en 60 secondes chrono. Enfin, moi, je trouve.
- Suite à la publication de mon billet sur le Hors série vin de l'Express, Hervé Lalau, l'un des rares journalistes vineux à bloguer avec générosité et conviction, s'interroge sur la liberté de parole du web vineux et son éventuelle récupération par les forces occultes du Mordor. Saurane*, ne vois-tu rien venir? On verra bien et on continuera surtout à rester libre, indépendant et à ne pas se laisser marcher sur les pieds.
Sur ce, passez un bel été, buvez bien et, surtout, buvez bon et pas trop soufré, pour des lendemains qui chantent...
Olif
* amusante contraction de Sauron, Sœur Anne et ...? Oui, on ne se refait pas!
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23 juin 2011
Sur la tête du Géant
Pour certains, l'origine pyrénéenne du Mont Ventoux ne fait aucun doute. Né bien avant les Alpes, suite au plissement pyrénéo-provençal dont il possède le grand axe, il n'aurait fait qu'être réhaussé et légèrement retravaillé par l'émergence alpine. Il faut bien reconnaître qu'il en impose, détonnant presque dans le paysage des Pré-Alpes du Haut-Vaucluse. Un terroir exceptionnel, aride, drainant, avec des coteaux très pentus. Un climat idéal, ensoleillé et venté, frais la nuit, peu propice au développemant de la maladie. Le seul petit problème, de taille, c'est qu'au sommet du Mont Ventoux, rien ne pousse, en dehors de spectateurs acharnés prenant pitié de cyclistes un peu moins chargés que les autres, à la peine dans les dernières rampes de l'ascension. Sur la tête du Géant provençal, à 1909 mètres d'altitude, pas plus de ceps de vignes que de bouclettes sur le crâne d'un calvitien précoce. Uniquement de grosses pellicules calcaires, encore une histoire de lutte des clastes, à force de gel et de dégel.
Les vignes, elles sont restées au pied, un peu plus bas, à une altitude respectable pour du vignoble. Au sud, du côté de Méthamis, on ne trouve quasiment que des raisins de table. Certains terroirs pourraient peut-être mériter la cuve, pourtant. Faudrait voir... Ce jour-là, comme un fait exprès, c'était le gros cirque à Méthamis! Un tout petit chapiteau de passage, mais les camions et les caravanes bloquaient la route d'accès au désormais célèbre petit hangar de vinification où j'avais rendez-vous avec un vigneron AJT. La tête sur les épaules et le chapeau bien vissé sur la tête, Olivier B. n'a rien d'un géant. Il émerge d'un rêve qu'il a pourtant vécu bien éveillé et n'aspire désormais plus qu'à retrouver un anonymat qui lui sied bien. "Je n'ai plus envie de voir ma tronche et mon nom dans les médias, je veux redevenir anonyme, dans l'ombre, de profil, juste Olivier B.". B. pour bagout, très certainement. Parce qu'il est volubile, Olivier.
Musique! Le premier réflexe après avoir ouvert la porte du hangar. Yves Jamait, forcément, indissociable désormais du vigneron AJT.
On goûte deux ou trois blancs au fût (dont l'oxydative et imprévisible cuvée Jade, vendangée toujours le même jour, quoi qu'il arrive, encore en kit et assemblée à la pipette dans une éprouvette), on papote. Jamait joue toujours dans le poste. Et puis il y a les rouges, qui n'en font un peu qu'à leur tête, mais ça y est. Le grenache 2009 est reparti à bloublouter. Il va y avoir un peu de boulot de mise en bouteilles dans quelque temps, parce qu'un troisième millésime ne tiendra pas dans ce petit hangar de vinif. Le vin de hangar, un nouveau concept très système D, très système B.. Les vins se goûtent plutôt bien d'une manière générale, fruit en avant, beaux tanins soyeux et frais. La palme à la future Deuxième, millésime 2009, une splendide syrah des Nayes qui devrait faire causer d'elle dans quelque temps. Il n'aurait plus manqué que ça Nayes pas! Pour y goûter, il ne faudra pas être le dernier, quantités limitées. Le karma depuis le début de l'année est trop bon, l'horizon d'Olivier se dégage un peu, le Ventoux est toujours inscrit dans son paysage, l'avenir proche n'est plus aussi incertain. Il y aura bien du 2011 des Amidyves, un millésime pour l'instant "zéro traitement". Le pari est en passe d'être gagné, chaleur et mistral étant arrivés à point pour sécher les vignes de ce printemps exceptionnellement et anormalement pluvieux dans le sud de la vallée du Rhône.
Après ce tour de hangar, direction Villes sur Auzon, où Les Vins d'Olivier B. ont pignon sur rue. Une boutique à la déco bien dans l'esprit et à la sonorisation adéquat. À Jamait, pour toujours. Ambiance provençale autour d'un tonneau, sur le trottoir, sous un platane. Dégustation apéritive et aérée des vins en bouteilles: les Amidyves 2007 toujours aussi sensuel, 2008, plus végétal et moins chaleureux, pinoterait presque.
Flash-back. La veille, ça m'aurait donc vraiment fait mal au sein de ne pas escalader le Géant. Via Malaucène. La foule m'attendait au sommet, forcément, par un temps pareil. Beaucoup de bédouins, entassés au balcon, quand ils ne faisaient pas la montée en vélo, avec plus ou moins de bonheur. Descente tout schuss par Bédoin, la plus raide à ce qu'il paraît, avant le ravitaillement à Carpentras, Chez Serge, l'adresse à ne pas manquer au pays du berlingot. La truffe et le Ventoux y sont à l'honneur. Petit retard à l'allumage au service, frôlant la double faute, mais ça s'est arrangé par la suite. Ça valait le coup de patienter.
Menu truffes et Oligocène 2005 de Philippe Gimel, du domaine Saint-Jean du Barroux. L'osmose parfaite et non pas l'inverse. Avec l'Oligo, belle entrée en cène pour copuler avec la truffe. La puissance massive du géant et la délicate dentelle du Montmirail. Comme sur le dessin de l'étiquette, judicieusement stylisée.
Maintenant, j'en suis convaincu, le Ventoux, ce n'est pas que du vent. Là-bas, il y a tout. Et pas que des cyclistes, il y a aussi du vin et des truffes. Pas la peine de chercher des poux sur la tête du Géant...
Olif
21:48 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : mont ventoux, ventoux, olivier b., philippe gimel, saint-jean du barroux, les amidyves |
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15 janvier 2011
Cloudy wine...
scarabée
- 1Genre d'insectes à ailes membraneuses, recouvertes par des étuis cornés ; les scarabées forment un genre dans la tribu des scarabéides, famille des palpicornes, ordre des coléoptères.
De bons observateurs se sont avisés de dénombrer ces petits yeux, et ils en ont compté 6362 sur la tête d'un scarabée
. [Bonnet, La contemplation de la nature]Scarabée cornu ou cerf-volant, la lucane.
Scarabée disséqueur, le dermeste.
Scarabée enterreur, nécrophore.
Scarabée pilulaire, bousier.
Sur un Nuage 2009, Vin de Table, Le Scarabée
Ce scarabée-là n'est pas un bousier, un nécrophore, un dermeste ni même une lucane, mais il a pris les airs par dessus la lucarne pour se retrouver Sur un nuage. Grenache noir et carignan du Roussillon aériens, évidemment, aux tanins frais et déssoiffants, comme un cumulonimbus un jour d'orage. Un Scarabée qui laisse bouche bée. Et qui l'a donc élaboré, ce petit Scarabée? Si ce n'est toi, c'est donc Isabelle Frère, fière et souriante vigneronne du Roussillon, installée depuis 2007 sur son petit nuage et dont les vins n'ont rien d'un coléoptère.
Cliché piqué sans vergogne au Passeur de vins sur un nuage (mais pas seulement)
Olif
P.S.: ce Scara B., bu bouche B. nous amène directement à parler d'Olivier B., le vigneron AJT des Amidyves qui a eu un gros coup de mou en ce début d'année et sur la tête duquel plane un gros nuage de difficul T. qui l'ont inci T. à vouloir tout arrê T. et mettre la clé sous la porte. S'il vend tout son Ventoux, il peut s'en tirer. Dans un formidable élan de générosi T., la bloglouglousphère, pas toujours nulle à chi É., s'est investie et des solutions sont en passe d'être trou V., grâce notamment à l'hyperactive Eva RobinŒnos et les infatigables BL. Allez, on va y arri V.!
Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.
19:32 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : le scarabée, isabelle frère, côtes du roussillon, olivier b., ventoux, les amidyves |
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23 septembre 2009
Les Amidyves sont aussi mon ami!

Olivier B., profil de Mr Hulot sans la pipe, est un fan d'Yves Jamait. Appeler son vin Les Amidyves incite à voyager De verre en vers, du nom du premier album du Dijonnais. Ami d'Yves, Olivier B. aurait pu également faire partie du club des amis d'Al, le guitariste d'Yves. Otorhinos s'abstenir. Al, dont la plume légère se jouant des mots n'a d'égal que le côté aérien de ses mélodies. Un croisement totalement revendiqué entre Georges et Boby!
Olivier B. n'a apparemment aucun lien de parenté avec Michel B., jusqu'à preuve du contraire. L'un un est un vigneron AJT tandis que l'autre ne fait rien qu'à critiquer! Il l'a néanmoins sélectionné dans son guide annuel, en oubliant de le référencer. 1/10 000! La probabilité d'être encensé sans en avoir de retombées concrètes. Les boules! Et de vivre un Grand Tasting dans l'isolement le plus complet. Si jamais Michoubidou nous lit...
Olivier B. tient un blog agité, où il relate ses aventures de vigneron, mises en musique par Yves J. et agrémentés de commentaires sur la prestation de l'OM. La vie, quoi! Dans toute sa simplicité, bonne comme du bon vin. Du bon vin du Ventoux.
Olivier B. possède un domaine en Côtes du Ventoux, de création récente. Après une première expérience avortée avec le domaine Cascavel, il se lance en solo, avec une exploitation à la taille d'un seul homme, qu'il parvient à gérer en totalité. Peut-être ne vend-il encore pas tout, mais ses vins valent le coup d'être achetés. Il parait que le blanc vaut le coup, à vérifier prochainement, en espérant qu'il tâche moins l'étiquette que le rouge.
Celui-ci est étonnant! C'est un vin rouge, millésime 2007, grenache (60%) et syrah (40%), élevés séparément. Un soyeux et une patine en bouche particulièrement séduisantes. Le grand 8 sans rayer l'émail! Avec un coefficient de buvabilité particulièrement élevé, malgré son petit accent sudiste en finale.
On parle, on parle, mais il se fait tard. C'est bientôt la fin du monde et j'ai plus rien à boire!
Va-z-y, Jean-Louis!
Yves Jamait - Jean Louis
envoyé par Le_Mery. -
Vin étonnant, non?
Olif
00:45 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : les amidyves, olivier b., côtes du ventoux, 2007 |
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