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  • Vins natures dans la nature et aux Jardins: après la Mailloche, un tour aux Tourillons!

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    Stéphane Planche, le caviste-sommelier des Jardins de Saint-Vincent en Arbois, le vin nature, c'est son jardin et une seconde nature. Un double concept qui a désormais fait ses preuves: déguster du vin nature à même la parcelle qui l'a produit. Après En Chaudot (pour une dégustation mémorable au milieu des vaches), Château Chalon (et l'embrasement du Puits Saint-Pierre) et la Mailloche il y a deux ans (les pieds dans la marne jaune, avec une jolie perspective sur le domaine de l'Octavin, une dégustation mystérieusement portée disparue du blog au creux de l'été 2012), les Tourillons ont eu le privilège de recevoir la quatrième édition de ces "Vins natures dans la nature", orchestrée par le jardinier de Saint-Vincent. Les Tourillons, là où tout a commencé pour Renaud Bruyère et Adeline Houillon. Sans doute pas l'un des plus beaux terroirs arboisiens, mais un terroir avec vue. Depuis cette parcelle complantée de chardonnay, savagnin et trousseau, la soirée fut particulièrement bien jardinée et organisée par Stéphane Planche et Renaud Bruyère.

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    Une fois le cadre posé, dans le soleil couchant et le nez dans le verre, il n'y avait qu'à se laisser porter par l'enchaînement des cuvées et des millésimes. Prometteur Arbois blanc 2013, assemblage de chardonnay et de savagnin dans les proportions de la parcelle des Tourillons, tiré sur fût, encore sur des notes fermentaires. Le même, en 2011, déjà bien posé, et, pour finir les blancs, un Arbois-Pupillin 2012, pur chardonnay majuscule, à la grande dimension argileuse pupillanaise.

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    Quel plus beau spectacle qu'un verre de ploussard dans le soleil couchant? Et quel ploussard! Cet Arbois-Pupillin 2012 presque orange, c'est du rouge, avec de magnifiques petits tanins fluides, qui glissent dans le gosier en laissant néanmoins leur empreinte sur les papilles. Vin de soif, donc, mais pas uniquement, car doté d'une grande personnalité. Dans un autre style, avec une robe plutôt groseille, l'Arbois trousseau 2012 détonne et étonne. Du jus de grenade bio qui te pète à la gueule, avec une petite astringence rustique que j'aime beaucoup et qui accroche au palais. On en boirait presque au petit déjeuner! Le 2011 est un ours polaire (© Du Morgon dans les veines), dont il ne reste plus beaucoup d'exemplaires. Heureux les chanceux qui en ont gardé un peu, c'est juste magnifique. D'ailleurs, je crois qu'il m'en reste une ou deux bouteilles.

     

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    En bonus, un rouge 2013 tiré du fût, supposé problématique car parti d'emblée sur l'acétate. ll revient pourtant très bien, même s'il ne devrait pas être commercialisé et plutôt destiné à devenir le vin des vendanges 2014. Ce qui devrait d'ailleurs attirer un maximum de vendangeurs chez Adeline et Renaud cette année, à l'heure du repas. Et puis, Les oubliés de Paname, cette  fameuse cuvée de vendanges tardives faite par Renaud avec les raisins "oubliés" par les vendangeurs parisiens de Stéphane Tissot en 2009. Dans le genre surmaturé (presque) sec, une petite merveille.

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    Vins natures dans la nature, quatrième, et un concept toujours aussi séduisant. À pratiquer de préférence par une belle soirée ensoleillée du mois de juin pour mieux profiter du paysage et des vins, avant de danser autour d'un feu de la Saint-Jean.

     

    Olif

     

    P.S.: en bonus photo, Vins natures dans la nature 2012, ou Arbois vu depuis la Mailloche, versant Octavin. De bien belles images qui se passent de commentaires!

     

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  • Quand le Jura voit rouge...

     

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    Le Jura, pays du jaune, nul ne saurait le contester, si ce n'est Marseille. Mais là, difficile de rivaliser, à moins de tenter une piscine au Château Chalon, une expérience extrême qui n'a, à ma connaissance, jamais été tentée, même par le plus aventureux des buveurs de vin jaune. Peut-être faudra-t-il remédier à ça un de ces jours..? Non, Mon Dieu, pitié, ne me tentez pas!

     

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    Le Jura, l'autre pays des grands blancs, ceux qui n'ont plus à rougir de la comparaison avec le prestigieux voisin bourguignon, même qu'il serait peut-être bientôt temps d'arrêter de vouloir comparer deux régions aux terroirs aussi dissemblables. Le chardonnay s'y décline en différents clones, qui apportent diversité, richesse, originalité et caractère, ce que les Bourguignons, eux, ne savent plus faire. Avantage Jura, finalement. Le savagnin, avant de virer jaune, peut aussi s'apprécier en blanc. Notamment dans sa version ouillée, non oxydative, ce qui change un peu des arômes de noix verte et de curry.

     

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    Et vous faites du rouge, dans le Jura? Oui, Madame. Du pur, du vrai, du primitif, de l'indigène, du caractéristique, de l'authentique. Grâce à une jolie collection de cépages qui ne demandent qu'à s'épanouir, en cuve, en fût, voire en amphore. Des vins qui peinent encore parfois à vaincre les préjugés d'amateurs aux certitudes viniques boursouflées aux entournures et engoncées dans une pensée œnologiquement bien pensante qui les conduit à ne point trouver de salut dans leur verre en dehors de vins standards au grand standing, classés avec plus ou moins de bonheur par des moines cisterciens, des exposants universels ou bien je ne sais quel besogneux de la dégustation comparative à l'intention de l'acheteur compulsif du mois de septembre (ne pas hésiter à biffer les mentions inutiles). Le rouge, dans le Jura, tente sa propre percée et ça commence à plutôt bien fonctionner.

     

    Le Trousseau:


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    L'origine de ce cépage rouge plutôt bien troussé est ancestrale. On en retrouve la trace depuis 1731 en Franche-Comté, mais il existait probablement antérieurement, peut-être importé dans le Jura par des immigrants savoyards ou valaisans, sans doute détrousseurs de grand chemin.

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    Le  Troussot figurait en cinquième position sur la liste des bons cépages établie par le parlement de Besançon en 1732. Il était cultivé un peu partout dans la région où il prenait des noms différents, selon l'accent patois en vigueur à cet endroit: Trousseau à Montigny et Arbois, Triffaut à Besançon,  Trusseau ou Trussiau encore ailleurs. Il a été formellement identifié en Galice sous le nom de Merenzao et on le trouverait même jusqu’en Argentine, usurpant la dénomination de Pinot gris du Rio Negro! Les trousseaux sont pluriel, mais le singulier n'est pas exclu.

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    Son nom viendrait du mot ancien « toursel», qui signifie « paquet». Il faut reconnaitre que sa grappe est bien troussée. Un raisin plutôt couillu, donc, dont la variété la plus qualitative est représentée par le "trousseau des dames". La gent féminine en connait un rayon, lorsqu'il s'agit de mettre la main au paquet.

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    Son terroir de prédilection : les marnes rouges du Trias et les éboulis argilo-calcaires de Montigny-les Arsures, capitale officielle du Trousseau. Sur les 80 hectares plantés dans le Jura, on en trouve plus de 52 ha en Arbois, dont la moitié à Montigny, seul vignoble à voir s’accroître la proportion de ce cépage.

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    Quelques cuvées de Trousseau particulièrement recommandables (liste non exhaustive), dans des styles variés: Singulier et Amphore de Stéphane Tissot, Trousseau des Corvées (cuvée du Nain) et Commendatore de L'Octavin, le Clousot et les Grands Vergers de Michel Gahier, Trousseau des Corvées de Pascal Clairet (La Tournelle), Plein Sud de Fanfan Ganevat, Les Bérangères du Puf, le Ginglet de Philippe Bornard, Arbois de Renaud Bruyère, Rouge de colère de Catherine Hannoun,...

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    Le Ploussard ou Poulsard (l'important c'est d'en boire):

     

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    L’un des trois cépages rouges qui donne droit à l’appellation Arbois ou Côtes du Jura. Le plus girly de tous lorsqu'il se porte en tee-shirt ou quand il est étiqueté rosé. Pas vraiment sa vocation, en fait. Parce que c'est un vrai rouge, même s'il est peu coloré. Raisin noir à jus blanc, il débourre très tôt et concurrence le savagnin sur ses terres de prédilection. Pas de chance pour lui! Les marnes bleues et irisées du Lias se laissent difficilement partager. Il occupe néanmoins à lui seul une surface de 300 hectares, soit la moitié de la superficie plantée en rouge dans le Jura.

     

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    Son nom est un véritable sujet de controverse. L'important, finalement, c'est d'en boire. Etymologiquement, le Ploussard tire son nom de la prunelle, dont les grains ont la même couleur, parfois la même forme. Un nom qui se prononce de façon très différente en patois local selon que l’on habite à Salins (pleusse ou plesse), Arbois (plusse) ou Poligny (plousse ou pelosse) ! L'important, ça reste toujours d'en boire.

     

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    Le  Poulsard, quant à lui, dériverait du latin "pulsare", et c'est vrai que, bien vinifié, il pulse drôlement. Cultivé dans le Jura depuis le XIVème siècle (on parlait alors de Polozard!), c'est un vrai cépage d'ici, ça ne fait guère de doute. Même si l’on en retrouve un peu dans le Bugey sous le nom de Mescle. Il fut inscrit dans la liste des bons cépages publiée en 1732 par le Parlement de Besançon et son identité est fortement jurassienne. Manquerait plus que quelqu'un veuille nous le piquer, tiens!

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    C’est pourtant bien le terme de  Poulsard qui sera retenu en première place dans les décrets d’AOC, au grand dam des habitants de Pupillin, proclamée Capitale mondiale du Ploussard. Un crime de lèse-majesté qui alimente les débats et finit par donner soif. L'important, ça reste quand même d'en boire!

     

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    Quelques cuvées de Ploussard (ou Pousard) particulièrement recommandables (liste non exhaustive), dans des styles variés: Overnoy-Houillon, Point Barre et la Chamade de Philippe Bornard, En Billat de Julien Labet, L'enfant terrible de Fanfan Ganevat, Cuvée Marc de Jean-Marc Brignot (5% de Trousseau), En Chôné du domaine Pignier, les Gruyères d'Étienne Thiébaud, Par ici et Par là de Raphaël Monnier-Ratapoil, Jean-Michel Petit (domaine de la Renardière), Dorabella de L'Octavin, L'Uva du domaine de la Tournelle,...

     

    Le Pinot noir:


     

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    Présent dans le Jura depuis la fin du XIVème siècle, sous le nom ambigu de Savagnin noir, il vient tout comme le Chardonnay de la Bourgogne voisine. Surnommé  Maurillon en raison de sa couleur noire, on ne sait s‘il faut l‘appeler Pinot (du latin «pinus», le pin), ou Pineau (du grec « pinein », boire).

     

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    Si le vocable Pineau est très typé Charente, on l'utilisait aussi en Haute-Saône, tandis qu’à Salins, Arbois ou Poligny, on le préférait Petit Noirin, ceci afin de ne pas le confondre avec le Gros Noirin, qui n'avait pourtant rien à voir avec lui! Besançon penchait pour Noirum, mais dans le sud Revermont, on le qualifiait de Savagnin noir pour profiter de l’analogie avec la star des cépages jurassiens.

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    Classé en deuxième position sur la liste des bons cépages en 1732, juste derrière le Poulsard, mais très critiqué du fait de sa maturité précoce, on le considèrait comme « peu recommandable » au XIXème siècle. Certains allaient même jusqu’à préconiser l’arrachage de ce «raisin des mouches», surnom qui avait le mérite d‘être très évocateur! De nos jours, encore, vestige d'un passé qu'il serait temps de renier, il n'est pas rare d'entendre quelques généralisations déplacées. Du style: "Dans le Jura, le Pinot noir, t'oublies!".
    Ce qu’on lui reproche, en fait, c’est de ne pas produire des vins aussi bons qu’en Bourgogne lorsqu’il est vinifié seul! Mon œil! Sous l’égide du Dr Guyot, plusieurs expériences furent faites afin de rivaliser avec le modèle bourguignon, sans grand succès alors. Mais les Jurassiens persévérants ont toujours su en tirer quelque chose, de ce fichu cépage!

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    Il représente actuellement environ 10% du vignoble rouge. Il est fréquemment utilisé en assemblage pour structurer les rouges et augmenter leur aptitude à la garde. Il faut pourtant se faire un devoir de le goûter seul, pour ne surtout pas avoir à l'oublier.

    Quelques cuvées de Pinot noir particulièrement recommandables (liste non exhaustive), dans des styles variés: Arbois 2005 (les raisins de Camille) et En Barberon de Stéphane Tissot, Côtes du Jura d'Alain Labet, Arbois du Puf, la Pépée (assemblage Pinot-Poulsard) de Jean-Baptiste Ménigoz (les Bottes rouges), PP 2005 (assemblage Pinot-Poulsard) de Jean-Marc Brignot, Côtes du Jura du domaine Pignier, Julien et Grusse en Billat de Fanfan Ganevat, Don Giovanni de L'Octavin, ...

     

    L'Enfariné et autres cépages oubliés:

     

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    Recouvert d’une pellicule blanchâtre, d’où son nom, l'Enfariné fut candidat à l’arrachage en 1731. Aussi «désagréable que le nom est déplaisant, son vin léger est acerbe et peu coloré», d'après un certain Chevalier, très acerbe lui aussi, et dont on peut penser qu'il s'est fait rouler dans la farine. Car l'acidité naturelle de l'Enfariné peut faire des merveilles dans des mains expertes. À tel point que certains n'hésitent pas, parfois, à le vinifier seul.

     

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    Ces vieux cépages généralement complantés de tout temps au sein des parcelles sont proscrits dans l'appellation et généralement voués à l'arrachage. C'est compter sans l'opiniâtreté de certains à vouloir les sauver et les préserver à tout prix, tant leur apport est passionnant dans des cuvées qui fleurent bon la simplicité et la rusticité.

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    Quelques cuvées de vieux cépages particulièrement recommandables (liste non exhaustive), dans des styles variés: J'en veux de Fanfan Ganevat, À table avec Léandre du domaine Pignier, Le Ratapoil de Raphaël Monnier-Ratapoil, Vin de Pays de Franche-Comté d'Étienne Thiébaud (domaine des Cavarodes)...
     

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    Olif

  • Couchés dans le foin, avec le ploussard pour témoin...

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    À défaut d'amour dans un pré, le poulet se roule parfois dans le foin. Avec le ploussard pour témoin. Fin janvier à Pupillin, un temps à ne pas mettre un renard dehors. Pourtant, il rentrait tout juste d'une virée parisienne. Un poil fatigué, mais le poil bien lustré. Petit tour par la cave de Philippe Bornard, pour goûter des jus de 2012. Peu de volume, mais du jus, dediou! Le Ginglet, trousseau de cuve, c'est du glou, pour sûr. La Chamade, de battre son cœur ne s'est pas arrêté, à ce joli ploussard, loin de là. Élevé en cuve jusqu'à présent, il présente une pointe de réduction somme toute plutôt logique. Depuis deux millésimes, cette Chamade, qui passe habituellement en foudre, se retrouve en bouteille juste après la cuve, tant son fruit éclate.

     

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    Et, pendant ce temps, le poulet faisait un foin du diable pour qu'on passe à table. Une recette *** inspirée de Passard, qui rime avec ploussard, préparée avec amour, qui est aussi parfois dans la cuisine. Bêtes à manger du foin, mais néanmoins émerveillés. Par le poulet magnifiquement parfumé par un foin bio qu'il à fallu aller chercher exprès pour l'occasion, par les scorsonères qui l'accompagnaient, cuits de deux façons (même si la version marinée, puis braisée, a laissé un poil d'amertume à la cuisinière), et aussi par ces deux bouteilles d'exception. D'abord un ploussard 1992, issu d'une récolte productive et laissé sur pied dans un premier temps pour cause de quotas atteint à la Fruitière de Pupillin, puis vendangé trois semaines plus tard pour une consommation personnelle. En légère surmaturité, donc, mais plutôt bienvenue, qui a donné un vin plein et concentré, encore très jeune. Et puis ce trousseau 1999, superbe de fraicheur et de gourmandise, taillé pour une garde exceptionnelle. Deux vins qui ont d'la gueule!

    Et enfin par ce qui paraissait être un marbré de fromage au chocolat et qui s'est avéré être du cheddar affiné à la Guiness.

     

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    Olif

     

    P.S.: Du 23 février au 3 mars, la promotion 2012 de L'amour est dans le pré va aller faire le foin au Salon de l'Agriculture de Paris. Ça devrait dépoter sec Porte de Versailles, sans que le Parc des expositions ne se transforme en lupanar géant, toutefois.

    Et en bonus, pour tous ceux qui ne l'avaient plus écoutée depuis longtemps et qui en rêvaient. Allergiques au foin s'abstenir!

     

     

    P.S.2: ce week-end, faute de ploussard, on pourra boire du vin jaune à Voiteur, à l'occasion de la 17ème Percée du Vin Jaune. Il devrait faire un peu moins froid que l'année dernière, mais rien n'est certain. Une "goutte froide", synonyme de tempête hivernale, pourrait couler sur l'Europe de l'Ouest, selon les spécialistes locaux.

     

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    P.S.3: je ne pourrai être de cette 17ème Percée, pour cause, non pas de piscine, mais de Salons ligériens. La "goutte froide" touchera-t-elle aussi la Loire? Les souterrains troglodytiques du Château de Brézé serviront-ils une nouvelle fois de refuge aux festivaliers ligériens perdus dans les neiges? Vous le saurez en regardant le prochain épisode de Le Blog d'Olif descend la Loire, prochainement sur vos écrans.

     

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  • De l'eau, oui, mais de l'Overnoy!

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    Du ploussard comme s'il en pleuvait, aujourd'hui, à Pupillin! Pas tant que les trombes d'eau qui se sont abattues sur le petit village jurassien, malheureusement! Mais, tout comme cette mousson jurassienne, les flots de ploussard 2011 de la maison Overnoy-Houillon ne dureront pas très longtemps. 2011, année généreuse en quantité, mais la maturité est arrivée avec un petit degré. Ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose, d'ailleurs, mais, pour le coup, la robe de ce 2011 est plutôt groseille clair. Plus foncée que celle d'un Tavel de L'Anglore, toutefois. En bouche, on retrouve néanmoins des similitudes avec les vins d'Éric Pfifferling. Un soyeux, une fraicheur et une onctuosité sans pareil. Ce pur plaisir, c'est la signature d'une grande bouteille sans sulfites ajoutés, même si certains croient toujours dur comme fer que ça n'existe pas.

     

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    Avec un tel ploussard (derrière un épatant chardonnay 2011 prélevé en œuf béton), même si la personnalité de Manu Houillon s'affirme de plus en plus, il est clair que la parole de Pierre prévaut toujours. À défaut d'être lue, elle pourra d'ailleurs prochainement être véritablement entendue et même visualisée, puisque un film inspiré du livre va être réalisé. Avec Pierre Overnoy dans son propre rôle. Et aussi celui du boulanger. Un vrai rôle de composition, en fait.

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    Olif

  • VDV#39: le vin qui aimait les femmes...

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    Corps dans décor ©Mme Olif

     

     

    Vendredisduvin À l'occasion de cette 39ème session des Vendredis du vin, Jacques Berthomeau, du fin fond de son espace de liberté, nous pose une colle. "Parlez-nous du vin qui aimait les femmes!", nous dit-il, en substance. Traduction: se mettre dans la peau d'un vin pour exprimer les sentiments que lui inspirent une femme en particulier ou les femmes en général. Se liquéfier et se laisser avaler par un gosier féminin? Lui caresser la luette, couler le long de ses amygdales avant de plonger depuis l'épiglotte, dans son œsophage, pour se répandre voluptueusement le long de sa grande courbure gastrique, franchir son pylore, direction le duodénum, se faufiler dans son jéjunum, baguenauder dans son iléon, puis coloniser son colon? Tout ça pour finir accroché à son ampoule et s'évaporer comme une louise ou un vulgaire gaz intestinal? Voilà du fantasme anatomique et digestif pas banal. Une sacrée aventure intérieure, un voyage fantastique comme on voudrait (ou pas) en faire plus souvent. Je t'aime, je te mange, je te... Non! Dans le cas présent, je te bois, mais ça revient au même. Euh..., serais-je hors sujet? Si peu. Juste avant de se voir préciser par le Président de séance, séance tenante: "C'est un jeu sur la séduction, surprend-les!"

     

    Ah, d'accord! Au temps pour moi.


    Le vin, objet de séduction, alors? Tout comme les femmes. Et la réciproque est vraie. Boire pour séduire ou être séduit, être séduit par ce que l'on boit. Tout un programme. Références cinéphiles en prime.

    La mariée était en noir, mais le poulsard était en blanc. Tout juste un petit reflet rosé sur la robe, dû à l'assemblage avec un fond de cuve de trousseau, lui aussi vinifié comme un vin blanc. L'histoire du rouge qui se prend pour un blanc avec des allures de rosé. Mélange des genres, ambiguïté vinique, blanc tannique, de quoi être un peu perdu! Rouge non avoué, blanc contre nature, rosé refoulé. Saura-t-il plaire? Faut-il l'aimer? Se remettre en question, avoir des doutes sur ses penchants colorés et ses orientations textuelles? Pour, au final, s'assumer et se foutre du qu'en-dira-t-on, s'en foutre tout court. Comme dit le viril King Marchand, joué par James Garner dans le chef d'œuvre de Blake Edwards, tout en se laissant aller à rouler une pelle à Victor, brillament interprété(e) par Julie Andrews:

    - I don't care if you are a man.

    - I'm not a man.

    - I still don't care!

     

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    Victor ou Victoria, peu lui chaut, même si, bien avant lui, certains l'ont aimé chaud. Nobody's perfect! Du moment que l'on aime et que l'on est aimé en retour...

     

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    Cul rond à la cuisse rose 2010, du domaine de L'Octavin, à servir à l'aveugle dans un verre noir pour surprendre et tromper son monde ou, mieux encore, à boire pour ce qu'il est, et l'apprécier vraiment.

    - I don't care if you are a white wine

    - I'm not a white wine.

    - I still don't care! 

     

    Cul rond à la cuisse rose, du poulsard comme on en boirait les yeux fermés!



    Olif

     

  • Du ploussard, point barre!

     

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    Arbois-Pupillin 2009 Point Barre, Philippe Bornard

     

    Des raisins de ploussard mis dans une cuve, point barre! Dire que certains pensent que les méthodes de vinification naturelle ne peuvent donner naissance qu'à du vinaigre! Il suffit juste de mettre en bouteille au bout d'un certain temps, au bon gré du vin et du vigneron.  "Ça devrait être interdit de faire du vin aussi bon!", m'a sussuré la marchande. Oui, Sandra, une telle bouteille est une incitation à la déraison et à la non-modération. Ça devrait être interdit de vendre du vin aussi bon. Point barre!

     

    Nota benêt: l'absence de soufre dans une bouteille de vin est susceptible d'entrainer une réaction épidermique chez les sujets sensibilisés au préalable. Si tel est le cas, merci de prendre conseil auprès d'un pharmacien ou d'un vulcanologue. Point barre!

     

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    Crédit photo: Planet Terre

     

    Olif

     

    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.

     

  • Plou et trou

     

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    Les conditions météorologiques actuelles incitant soit à l'expatriation dans l'hémisphère Sud, soit à l'autarcie jurassienne, le menu du soir fut vite trouvé dans le frigo: saucisse de Morteau confite au ploussard. Faisant récuser illico la Syrah australienne et privilégier des vins autochtones, du genre de ceux que personne ne pourra nous copier et/ou nous piquer, si ce n'est à ses risques et périls.

     

    Arbois-Pupillin 2000 de la maison Overnoy-Houillon versus Côtes du Jura Plein Sud 2005 de Fanfan Ganevat. Plou contre Trou, Ssard contre Sseau, Arbois-Pupillin contre Sud-Revermont, 2000 contre 2005. Un match sans match, le Jura vainqueur. Que la montagne est belle...

     

     

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    La palme néanmoins à Manu, pour ce Ploussard merveilleux, un nectar pour avaleur de sabre en soie. Pfffioou! Une robe orangée encore soutenue, à peine trouble, mais surtout très troublante. Un nez merveilleusement fin, confit d'oranges et épices, et une texture en bouche à nulle autre pareille, aussi soyeuse et sexy qu'une petite culotte oubliée dans une cabine d'essayage chez Aubade. Gracile et élégant, limite voluptueux. De la grande quille, à parfaite maturité, qui en a encore sous la semelle.

     

    Plein Sud, de Fanfan, c'est du 2005, et c'est chaleureux. Dans un style différent du style de ses rouges actuels. Solaire et concentré, mais sur la réserve. Il ne faut pas trop s'exciter dessus pour l'instant et le laisser sagement dormir en cave.

     

    Olif

     

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  • Orgie de Ploussard!

    Chacun commence à le savoir dorénavant, j'espère, le nom de ce cépage jurassien se nomme indifféremment Ploussard ou Poulsard, selon l'endroit du département où l'on se situe. Ploussard à Pupillin, qui en est la capitale tant il s'épanouit sur les marnes du Lias, et son nom vient alors de la plousse ou pelosse, terme ancien pour désigner la prunelle dont la forme des grains n'est pas sans rappeler celle de ce cépage. Et Poulsard un peu partout ailleurs, en Arbois comme dans les Côtes du Jura, parce que les grappes poussent vite (pulsare en latin).

     

    Mais tout ceci n'est que querelle étymologique. Ploussard ou Poulsard, l'important, c'est d'en boire, finalement! Et d'en manger, aussi! Plus exactement de cuisiner avec, afin de démontrer que la saucisse de Morteau est définitivement le trait d'union entre Poulsard et Ploussard.

     

     

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    Au fond de la casserole, un Ploussard pupillanais de contrebande. Pas frelaté pour autant. Mais il en fallait bien un!  Un sacrifice non vain. Et puis, quelques patates. Par dessus, la Belle de Morteau, Label Rouge. Cuisson lente au four, pour confire la saucisse dans le vin. Pour faire glisser, Dorabella 2008, rouge aussi et Poulsard arboisien du domaine de l'Octavin. Un petit bijou signé Alice Bouvot et Charles Dagand, le fruit et la soie emprisonnés dans une bouteille. Macération carbonique et vinification sans soufre, une toute nouvelle partition du domaine, à consommer allegro avec modération.

     

    La bouteille idéale pour souhaiter la bienvenue dans les vignes à une jeune pousse, Anatole, pour un millésime qui s'annonce déjà grand! Vive le Ploussard, vive le Poulsard, vive Anatole!

     

     

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    Olif

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  • Philippe Bornard, rusé vigneron pupillanais

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    Philippe Bornard est un vigneron rusé. Comme son nom semble l'indiquer. Coopérateur de longue date à Pupillin, il a, depuis toujours, vinifié quelques cuvées à titre personnel et privé. Depuis 2005, il avance crinière au vent. Il a cessé de vendre son raisin à la coopérative, pour produire désormais ses propres vins. Et c'est tant mieux! Un jeune domaine, mais un vigneron qui a de l'ancienneté et du bagage. Et des millésimes anciens à la cave. Son plaisir: les ouvrir et en faire profiter les amateurs et les amatrices, bien au frais dans le joli carnodze aménagé dans une des magnifiques caves du domaine. Une dégustation à l'aveugle, où il s'agissait d'identifier cépage et millésime. Le producteur? Ben, on le connaissait tous! Cela peut paraitre facile de prime abord, mais le sans-faute est rare. Les meilleurs se fourvoient allègrement, confondant trousseau et ploussard, voire, pour les plus mauvais, ploussard et poulsard, ce qui est définitivement mal vu à Pupillin. Même si, comme chacun sait, l'important, c'est finalement d'en boire.

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    Philippe Bornard à la Beaujoloise 2009 (une photo piquée à Estèbe, mais il n'avait qu'à pas la laisser trainer sur mon disque dur!)


    Les cépages rouges jurassiens, ces grands incompris, ont largement de quoi séduire les amateurs lorsqu'ils sont travaillés intelligemment. Ils possèdent en outre une grande aptitude au vieillissement. Les plus anciens, récoltés mûrs et bien vinifiés, dans les beaux millésimes, ont de beaux jours devant eux et paraissent encore bien jeunes. La preuve avec le premier vin à ouvrir le bal, un Arbois-Pupillin Ploussard 1976 à la robe œil de perdrix, une grande partie des anthocyanes étant restée accrochée aux parois de la bouteille. Dépouillé de ses atours, pas de sa matière. Evolué, certes, mais sa structure droite, acidulée, poivrée et fraiche porte encore bien loin. 33 ans, le gaillard! Et toujours debout. Le Trousseau 1997 fut l'un des plus beaux vins proposés à la dégustation. Le plus complet, certainement. Une structure parfaitement bien définie, à maturité optimale, un grand moment gustatif. Le Pinot noir 1990 était un petit cran en-dessous, sans démériter pour autant. Plusieurs autres vins au programme, pas un seul âgé de moins de 10 ans, mais une grosse panne de stylo n'a pas permis la prise de notes précises. Sans aucun doute la faute à Mehdi, le trublion retardataire de la soirée, ratapoil* de surcroît. Quelque soit leur âge, aucun des vins n'a failli. En blanc, mention particulière pour un Chardonnay 1976, impeccable, qui n'était pas s'en rappeler les vins de Camille Loye du même millésime. Certains ont préféré le 1979, malgré un petit manque de netteté sur le premier nez. On ne peut pas pour autant leur en vouloir! Des vins idéalement vinifiés, avec le moins d'intrants possibles, embouteillés avec un peu de gaz, ce qui leur assure fraicheur et longévité.

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    La jolie et rusée étiquette orangée du domaine. Seul le nom de la cuvée change de l'une à l'autre, Goupil, lui, est toujours là.

    Beaucoup plus récent, servi sur les succulentes saucisses vigneronnes cuites dans la cheminée, cet Arbois-Pupillin Ploussard 2008 en macération carbonique sera le dernier coup de cœur: du raisin, point barre! D'ailleurs c'est son nom, à cette cuvée. On en boit des seaux,  Point barre! Le futur est en marche, mais le passé a de beaux restes, du côté des Chambines** et de la Côte de Feule**.


    Olif

     

    * ratapoil: nom masculin, si c'est un homme, féminin le cas contraire. Personne qui a élaboré du vin pour sa propre consommation alors qu'il n'est pas officiellement vigneron.

    "Hmm!, il est bon, ton vin de ratapoil. Meilleur que celui que fait Untel!" En principe, ce genre de choses ne se dit pas. Ce n'est pas correct pour Untel.

    ** Les Chambines et la Côte de Feule sont deux noms de parcelles situées sur Pupillin. On essaiera d'y voir un peu plus clair sur les terroirs pupillanais un de ces jours.

  • Le Ploussard du Bornard

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    Arbois Pupillin Ploussard La Chamade 2005, Philippe Bornard

    Ancien coopérateur à Pupillin, Philippe Bornard a décidé un beau jour d'aller voir plus loin, si son ramage se rapportait à son plumage pelage... euh... si on ne pouvait pas faire du vin autrement. Il avait évidemment une petite idée derrière la tête. Et du bon raisin dans son tonneau.

    2005 est son premier millésime de vigneron. Ce ploussard est une pure merveille, qui se goûte admirablement en ce moment. Un joli grain de vin,  croquant et charnu, des petits tanins grenus, une couleur rubis soutenu. Roulement de tambour! Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrr... Et un dernier petit verrrrrrre!  Tonique et tannique! Si mon cœur bat la chamade ce soir, je me demande bien pourquoi!

    Olif

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  • VdV #15 - Nul n'est Champagne en son pays!

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    ... et c'est Tant mieux! A l'invite de Nicolas Ritoux , un compère québecois de Remy Charest, le Président des Vendredis du vin,  il va falloir trouver des bulles en dehors de la Champagne. Pas un challenge trop difficile, en fait, tellement ça gaze pour les vins mousseux! Vin festif par excellence, dont on peut faire péter le bouchon jusqu'au plafond, rien que pour embêter le voisin du dessus, le "mousseux" se décline de plusieurs façons, suivant les méthodes d'élaboration traditionnelle, ancestrale, ou champenoise. Un peu à part, parce qu'embouteillé avant la fin de la fermentation alcoolique, le pétillant naturel a aussi le vent en poupe, parce qu'il est pétillant, bien sûr, et naturel aussi! Du fruit en bouteille, avec plus ou moins de sucre, généralement peu d'alcool, une grande digestibilité, le vin de soif et de pique-nique par excellence. Et c'est Tant mieux!

     

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     Tant mieux, c'est aussi le nom de cette cuvée de Ploussard pétillant de Philippe Bornard, vigneron à Pupillin. Un vin résolument jouissif, sec, bourré de fruit, frais et gourmand, à la bulle exubérante dès l'ouverture. Vin de plaisir immédiat, parfait à boire, il ne passera certainement pas l'été mais il ne serait pas correct d'en gaspiller une bouteille pour arroser le public lors d'une victoire de Grand Prix. Laissons cela aux vins rèches, acides et difficilement buvables des marques soit-disant réputées de Champagne.

    Olif