14 mars 2010
Plou et trou
Les conditions météorologiques actuelles incitant soit à l'expatriation dans l'hémisphère Sud, soit à l'autarcie jurassienne, le menu du soir fut vite trouvé dans le frigo: saucisse de Morteau confite au ploussard. Faisant récuser illico la Syrah australienne et privilégier des vins autochtones, du genre de ceux que personne ne pourra nous copier et/ou nous piquer, si ce n'est à ses risques et périls.
Arbois-Pupillin 2000 de la maison Overnoy-Houillon versus Côtes du Jura Plein Sud 2005 de Fanfan Ganevat. Plou contre Trou, Ssard contre Sseau, Arbois-Pupillin contre Sud-Revermont, 2000 contre 2005. Un match sans match, le Jura vainqueur. Que la montagne est belle...
La palme néanmoins à Manu, pour ce Ploussard merveilleux, un nectar pour avaleur de sabre en soie. Pfffioou! Une robe orangée encore soutenue, à peine trouble, mais surtout très troublante. Un nez merveilleusement fin, confit d'oranges et épices, et une texture en bouche à nulle autre pareille, aussi soyeuse et sexy qu'une petite culotte oubliée dans une cabine d'essayage chez Aubade. Gracile et élégant, limite voluptueux. De la grande quille, à parfaite maturité, qui en a encore sous la semelle.
Plein Sud, de Fanfan, c'est du 2005, et c'est chaleureux. Dans un style différent du style de ses rouges actuels. Solaire et concentré, mais sur la réserve. Il ne faut pas trop s'exciter dessus pour l'instant et le laisser sagement dormir en cave.
Olif
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08:52 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
| Tags : ploussard, trousseau, overnoy-houillon, ganevat, arbois-pupillin, côtes du jura |
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Commentaires
Alain
Écrit par : AlainT | 14 mars 2010
Arbois Pupillin – Pierre Overnoy (GAEC Emmanuel Houillon) 1999 : cr par Pascal Perez
PP13,5 – PC15+ – LG13,5 – DS14,5.
100% poulsard.
Les senteurs langoureuses nous entraînent vers le grand sud (mandarine confite, orange cloutée, cannelle, olive).
Même constat en bouche avec des notes similaires d’orange, d’épices douces et de fruits à l’alcool. Elle présente un bon volume, une finesse de grain indéniable et une légère sucrosité. Vue la charge alcoolique, on peut s’interroger sur l’équilibre matière/alcool.
La surprise est totale à la découverte du flacon, alors que les pronostics se tournaient vers Châteauneuf et ses environs.
Pas trouvé cette chaleur sur Plein Sud 2005 (même s'il y en a un peu) ni même sur Enfant Terrible 2005 (pensé Pineau d'Aunis).
Écrit par : laurentg | 14 mars 2010
Les notes d'orange confite, de girofle et d'épices sont assez caractéristiques des vieux ploussards.
Quant à la confusion à l'aveugle ploussard-pineau d'Aunis, elle ne me surprend pas, je suis le premier à me laisser prendre.
Une nouvelle mise de 99 vient seulement d'être commercialisée par Manu Houillon. Une barrique qui ne donnait pas satisfaction jusque-là. S'agit-il de ce vin-là, ou d'une mise plus ancienne, comme j'ai moi-même en cave, et qui se goûte très bien en ce moment?
Écrit par : olif | 14 mars 2010
(trouvez autre chose, enfin, je ne sais pas)
Écrit par : rose chiffon | 14 mars 2010
Écrit par : olif | 14 mars 2010
Je comprends votre retour mais si la photo Aubade, c'est Mme Olif, l'honneur est sauf !
Écrit par : laurentg | 14 mars 2010
je sais que vous l'avez déjà "palpé"
salutations des PO
Écrit par : la table de cuisine | 14 mars 2010
Écrit par : rose chiffon | 15 mars 2010
Est-ce que ce chemin vicinal vous conviendrait mieux, Rose? L'idée générale étant toujours d'évoquer la soie, évidemment.
Le Blanc bec de Fred Rivaton s'est effectivement déjà retrouvé sur ma table de cuisine, Martine. Superbement palpable!
Écrit par : olif | 15 mars 2010
Écrit par : rose chiffon | 15 mars 2010
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