28 août 2011
Beau ou laid...
Boletus luridus n'est pas un bolet bon teint. Blafard, plutôt, oui, un peu. C'est d'ailleurs son nom français, en raison d'un chapeau parfois un peu livide. C'est un champignon qui n'a pas bonne réputation. Il bleuit quand on le coupe, un peu pareil que le vin blanc quand on le mélange à du vin rouge, sauf que dans ce cas-là, il aurait plutôt tendance à rosir, même que les technocrates de Bruxelles en sont restés un peu bleus à ce sujet, l'année dernière. Boletus luridus a ceci de bon qu'il n'est pas censé conduire tout droit aux Urgences du CHU de Bordeaux l'Aquitain bon teint, cueilleur de champignons du dimanche en période mycologique faste, estivale, chaude et humide. Oui, ce beau bolet possède un signe distinctif caractéristique qui fait qu'il est impossible de le confondre avec une tarentule, un serpent venimeux, un verre d'arsenic ou un éléphant rose. Ce sacré bolet blafard est un coquet qui surligne ses sourcils d'un petit trait rouge. Là, oui, là, juste sous le chapeau. La beauté cachée des bolets se voit sans délais. Après cuisson prolongée, le bolet blafard retrouve un beau teint de jeune fille ictérique. Il se laisse volontiers accompagner d'un verre de PouRpre, de Maxime François Laurent, le fiston qui n'a de Grame que le nom. Son Côtes du Rhône 2009 possède un signe distinctif, outre sa raie et son R au milieu, chose qui le rend impossible à confondre avec la première piquette venue. Il laisse une jolie petite trace pourpre au fond du verre quand on a tout bu...
P.S.: si d'ici dimanche midi, personne ne m'a vu connecté sur Facebook, faites le 15!
P.S.2: en prime et sans délai, un deuxième petit bonus:
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27 août 2011
Sorbée aux petits fruits rouges
L'été, quand il fait chaud, rien de tel qu'un petit sorbet pour se rafraîchir les idées, ouaip! Vouette et Sorbée. Lever dès potron-minet, rosé du matin et Champagne de l'Aube, dont la qualité et la notoriété ne sont désormais plus à démontrer. Rosé de saignée, 100% pinot noir. Non coupé, mais il a quand même bien fallu le vendanger. Récolté en 2004, dégorgé en 2007. Arômes de petits fruits rouges fins et élégants, soutenus par une bulle très fine, bel équilibre entre vinosité, vivacité et acidulé. Sorbée, c'est la légèreté, pas de lourdeur et aucun additif. Rafraichissant, même sans passage au congélo. Le repos en cave de quelques années a permis à celui-ci de se révéler pleinement. À la veille des vendanges champenoises 2011, il se goûtait magnifiquement. Un signe, j'espère!
Bertrand et Hélène Gautherot, alias Monsieur Vouette et Madame Sorbée, on ne les présente plus. Depuis moins de 10 ans qu'ils se lèvent de bon matin, dès l'Aube, après avoir repris le domaine familial à Buxières sur Arce, ils ont hissé leurs bulles naturelles au sommet de la Champagne biodynamique, dynamique tout court. La Champagne et le Champagne qu'on aime, tout simplement.
Olif
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26 août 2011
Pets allowed
L'été, on le sait, il ne fait pas bon abandonner son chien sur une aire d'autoroute italienne. Rocco veille, et aussi Freddy. Les toutous, pourtant, ça peut être sympa, sur la plage. À condition qu'ils n'inondent pas le sable de leurs déjections. Qu'ils soient un minimum civilisés, quoi, on n'est pas des bêtes! On peut sans problème adopter un Tel Quel à poil dur de Thierry Puzelat, même si ce n'est pas encore la saison, ou caresser un CHI WA WA de Vinibrato, fermement tenu en laisse par Jean-Marc Brignot. Un petit toutou à son pépère qui se la joue décontracté, en boxer et Ray-Ban. Ne pas hésiter à le prendre par le colbac et l'agiter vigoureusement pour qu'il lâche les gaz, le calbute est bien serré et les lunettes bien accrochées. Mais après, oui, après. Les raisins de Jean-Luc Gauthier font du bien au gosier. Du gamay du Beaujolais, coupé en 2009, ni vil ni déloyal pour un sou, heureusement qu'il a échappé à l'arrachage préconisé en 1395 par Philippe le Hardi. Pas du jus de chique, du jus de CHI WA WA, ouah ouah, on en redemande.
Une bouteille désormais collector, l'une des dernières de Saturne, généreusement lâchée par le gars Ewen lors de mon passage là-bas en décembre 2010.
Olif
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21 août 2011
L'Égrappé
Souvenirs d'enfance. Origami, lâcher de ballons, en grappes légères. Rose, la couleur des filles. Ça tombe bien, la petite Jeanne est née il y a tout juste un an. Ça se fête! Lâcher de bulles. Roses. Légères. Aériennes. Fruitées, gourmandes, acidulées, sur un dosage peut-être un peu trop marqué, mais c'est une première mouture, susceptible d'être modifiée. Élaboré à la façon d'un Crémant, ce poulsard pétillant est commercialisé en vin de table.
L'étiquette est signée Mme Olif, dont la cote devrait désormais grimper en flêche auprès des œnographilistes, des placomusophiles, des amateurs d'art amateur, voire des amateurs de vin tout court, surtout si l'on ajoute qu'elle vient de gagner à nouveau un prix au plus grand concours de peinture urbaine du Haut-Doubs (le deuxième, cette fois, car elle sait faire preuve de modestie, en plus). L'étiquette pour le vin du domaine Macle est une œuvre de commande, mais cette gouache originale et rafraichissante ajoute au plaisir de la dégustation de la toute nouvelle cuvée proposée par Laurent Macle. À la santé de sa petite Jeanne...
La cuvée "Carmen" 2007 avait ouvert une brèche dans la tradition familiale et révélé le talent de vinificateur de Laurent Macle et sa maîtrise de l'ouillage du chardonnay. Une voie différente et complémentaire, inhabituelle pour le domaine, qu'il serait dommage de ne pas exploiter. Les amateurs de vin et de peinture ont tout à y gagner.
Olif
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10 août 2011
En rouge et noir...
En Rouge et Noir 2010, La Sorga
Ils ne sont certainement pas des masses à affubler une cuvée d'un nom pareil, sans être à la masse non plus. Référence à Stendhal, peut-être, mais je doute qu'Anthony Tortul rêve d'une ascension aussi fulgurante et sulfureuse que celle de Julien Sorel. Non, depuis deux ou trois millésimes, la Sorga, maison artisanale de négoce du Sud de la France, donne à goûter des vins de plus en plus définis et charmeurs, très peu ou pas sulfités du tout.
Rouge comme le vin, noir comme le grenache. 100% schistes sur le terroir de Cabrerolles, En Rouge et Noir, mes luttes, mes faiblesses, je les connais mais je ne voudrais pas qu'elles s'arrêtent. En rouge et noir, drapeau de mes colères, je réclame juste un peu de tendresse. Quelque part entre Julien Sorel et Jeanne Mas, Anthony Tortul joue sa carte personnelle et en sort ga...gnant, bien sûr, tout comme son domaine de la Sorga. La Pomponette est également rentrée avec fierté à la maison, les joues bien rousées, de bonheur très certainement. Une autre bouteille de La Sorga à ne pas manquer.
Olif
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| Tags : la sorga, anthony tortul, en rouge et noir, grenache noir, cabrerolles, schistes |
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07 août 2011
Loterie?
Pas sûr! Ici, grâce à Olivier Cousin, tout le monde gagne et tire le Grolleau. Dans sa version pétillante naturelle, du rouge gorgé de fruit, sur une bulle festive et agréable, avec juste une petite pointe de sucrosité, mais pas trop.
Le pét'Nat de cette fin d'été, sans aucun doute. Un vin 100% naturel, élaboré en Loire et à cheval par Olivier Cousin, responsable également de jolis vins tranquilles à base de gamay, grolleau ou cabernet franc. Bonjour ma cousine, bonjour mon Olivier Cousin, les vins d'Anjou natures et barbus comme on les aime. Disponibles au rayon vin des bonnes crèmeries que tout le monde nous envie.
Olif
P.S.: À moins qu'il ne vienne se faire détrôner in extrémis par le Petit coin de Paradis du domaine des Grottes, qui continue de s'écouler tranquillement au verre du côté des Jardins de Saint-Vincent, lors des douces et pas trop arrosées soirées arboisiennes d'été?
P.S.2: c'est la vidéo de cet été, ou comment faire un vrai vin de terroir. Si vous l'avez ratée, c'est le moment de vous rattraper. Merci Groland.con.
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26 juillet 2011
Comme son nom ne l'indique pas...
Côtes du Ventoux, Domaine de Fondrèche, Cuvée Persia 2001
Pas rèche pour un sou, avec beaucoup de fond, des arômes envoûtants de truffe et de cacao, bien enrobés par des notes kirschées, sans aucune effluve végétale de persil, ah? 80% syrah, 20% grenache, ce petit trésor millésimé 2001 dormait en cave depuis de longues années. Il a fini par être bu plutôt que tout vendu sur la Côte. Côtes du Ventoux, c'était encore d'époque, Domaine Fondrèche, cuvée Persia 2001. Comment que c'est bon, dis! J'ai bu du Châteauneuf bien pire! Je sais que ce n'est pas bien de comparer, ce n'est pas la même aura ni le même prix non plus. Décidément, le Géant... Quitte à choisir!

Olif
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23 juillet 2011
I have a dream today...
Mon rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'un vin inconnu, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre, et m'aime et me comprend.
...
Est-il jaune, blanc ou rouge ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés produits sous le Vissou, juste là.
Son goût est pareil au goût des grands crus,
Et, pour sa structure, soyeuse, et belle, et suave, elle a
L'inflexion des vins chers qui se sont bus.
Rêves enclos, Clos Romain, Cabrières 2010
Ces Rêves enclos, rapidement relâchés dans la nature, se sont envolés à la vitesse d'une bouteille que l'on siffle. Ils ont été imaginés par Céline et Romain, du Clos Romain, à Cabrières, et sont constitués de syrah (55%), grenache (20%), carignan (15%) et cinsault (10%), cultivés sur calcaire et schistes, puis élevés 6 mois en cuve. Quand la fraîcheur du tanin se fait aussi voluptueuse, le rêve n'est pas loin d'être éveillé.
Olif, avec la participation amicale et involontaire de Paul Verlaine
P.S.: Avant le vin, Paléo et ses rêves en plein air, également enclos. Une affiche de rêve pour une soirée d'anthologie. Ces dames ont donné de la voix, chacune dans leur registre. Bonheur jubilatoire intérieur et voix envoûtante pour Anna Calvi, sobriété, élégance et classe folle pour PJ Harvey, coiffée d'un corbeau aux ailes dépliées, voix fragile, mais énergie frénétique, pour Olivia de The Do. Et puis les Strokes, qui ont déroulé dans la nuit, pour laisser les oreilles repues, de la musique plein la tête...
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30 juin 2011
Peintures de guerre...
Hugh! En ce début d'été, les Caran d'Ache sont de sortie. Peinturluré de rouge, une plume coincée dans le bandeau derrière la tête, avant qu'elle ne glisse dans le derrière. Un petit coup d'eau de feu en fumant le calumet de la paix, ça ne peut pas faire de mal.
Hache de guerre déterrée et combat amical à la loyale entre la Coulée d'Ambrosia et le domaine Saurigny. Jean-François Chéné contre Géronimo Saurigny. Deux drôles d'indiens, que ces deux-là! Si La Pache "rend sioux", les Joues rouges vous pètent au visage pâle, si l'on y prend garde, et ça vous colle pour de bon les joues rouges. Gamay-grolleau versus carbo de cabernet franc, nature de chez nature, à dégazer prudemment avant le service. Les deux scalps n'ont pas mis longtemps à tomber. Ça glougloute et ça gouleye, youyouyouyouyouyou.......
Olif
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P.S.: pas trouvé sur le net d'autre cri de guerre apache que celui-là, désolé!
P.S.2: bon, il y avait bien aussi Nougaro: "Il faut tourner la pache, Changer le paysa..che..."
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24 mai 2011
Gimme some trousseau...
"I’m sick and tired of tasting wines From uptight, short-sighted, narrow-minded hypocritics All I want is the truth Just gimme some trousseau I’ve had enough of drinking wines By neurotic, psychotic, pig-headed producers All I want is the truth Just gimme some trousseau"
Ouais, je suis malade et fatigué de goûter à des vins étriqués, hypocrites et étroits d'esprit, tout ce que je veux, c'est la vérité, donnez-moi du trousseau. Marre de boire des vins élaborés par des têtes de cochon de producteurs névrosés et psychotiques. Tout ce que je veux, c'est la vérité, donnez-moi du trousseau! Imagine un seul instant que John Lennon ait vécu dans le Jura dans les années 2010 et ce n'est pas la peine de chercher plus loin l'inspiration de son hymne pacifiste. Boire du trousseau n'est jamais une corvée.
Cette macération carbonique de trousseau des Corvées, sous Curon, vinifiée grains entiers, sans ajout de quoi que ce soit pour le dénaturer, se laisse boire sans forcer ni fatiguer. Corvéable à merci, je veux bien l'être pour ce vin-là. Une production du domaine de l'Octavin, réalisée par Alice et Charles. Les décors sont de Mme Olif sur une idée originale de Mr Olif, moi-même ici présent. Avec autant de bonheur, dedans et en dehors de la bouteille, on ne sait plus à quel nain se vouer.
All I want is the truth...
Olif
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| Tags : domaine de l'octavin, trousseau, corvées sous curon, arbois, 2010 |
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19 mai 2011
Je reviendrai à Montréal...
"Je reviendrai à Montréal
Goûter le vin du Haut-Campagnau
Le bonheur est dans le pré, c'est l'idéal
Magnus 20% tannat 80% merlot"
Pendant que Charles boit, Dominique en dix rangs fait du vin. Au domaine du Haut-Campagnau à Montréal, 32250. Ici, les lèvres ne gercent pas l'hiver, le bonheur est juste dans le pré. Dans le Gers, t'as le domaine du Haut-Campagnau et, un peu plus loin, t'as Riquet. Tariquet, c'est du vin industriel produit à la machine, qui a beaucoup fait pour la renommée des Côtes de Gascogne auprès du grand public, jusqu'aux frontières de la Roumanie. Le plus grand domaine viticole d'Europe. Par la taille, évidemment. Faute de Premières grives, on boit du merlot. C'est préférable, de toute façon. Magnus 0102, c'est grand. LA découverte de Vins nature en Nord 2011. À l'image de Dominique Andiran, jovial "éleveur de raisin" et "vigneron fainéant", Magnus a l'accent du sud-ouest, loin des aurores boréales du Mont-Royal de nos cousins québecois. Du merlot juteux et fruité, soutenu par un soupçon de tannat, qui émoustille les papilles. Magnus, pour voir le bonheur en grand dans le pré, avant, de regoûter peut-être un jour aux Pissenlits, mais pas par la racine.
Olif
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16 mai 2011
En roue libre...

Alors que je ne sais pas encore si je vais participer, en tant que jury, à Un vin dégueulasse presque parfait, le nouveau concept d'émission de télé-réalité plus vrai que vin "nature" de TV12° où il s'agit de déterminer quelle peut bien être la meilleure dégueulasserie de vin nature et/ou sans soufre apte à sustenter le gogo-bobo parisien paumé, si l'on excepte le 5ème arrondissement, là où le vin "bio" serait moins dégueulasse qu'ailleurs et surtout pas "nature", voilà que je ne sais pas non plus comment me sortir de cette phrase un peu trop complexe et trop longue pour pouvoir signifier quelque chose de clair et hautement compréhensible par le commun des mortels, y compris la ménagère de moins de 50 ans qui ne boit pas une seule goutte d'alcool mais qui bave sur l'écran devant ses casseroles qu'elle ne fait pas aussi bien reluire que dans n'importe quelle émission pour apprenti-chef à la Star académie culinaire de rien. De rien.
Une phrase tout à fait symptomatique de ce coup de mou printanier au cours duquel mon envie de bloguer et parler vin sur le web est inversement proportionnelle à la force du rut qui habite DSK au sortir d'une réunion chiffrée du FMI dans un Sofitel new-yorkais.
Bref, me voilà en roue libre, un brin amer, désabusé, démotivé. A deux doigts de me piquer la ruche au Mouton-Rotschild limé. Ou, pire encore, au Mumm Cordon rouge chaud, parfumé à l'orange et à la cannelle. Pour reprendre le dessus, pas 36 solutions: Beaujolais. De France. Sans soufre ajouté, ni aucune autre cochonnerie. Loin d'être une "dégueulasserie" pour autant, le grain de sénevé ne m'est pas monté au nez. Ce vin-là se boit en toute franchise et avec gourmandise. Une bouteille rapportée de la BiojoLeynes et une belle confirmation pour ce tout jeune domaine de Marchampt qui m'avait déjà tapé dans les papilles l'année dernière.
Roue libre 2010, Hervé Ravera, Le Grain de Sénevé
Olif
P.S.: pas eu le temps ni l'inspiration d'écrire un billet sur la deuxième édition de la BiojoLeynes, qui s'est tenue le 24 avril à Leynes, mais un super salon et de bien jolies choses dégustées, avec notamment un gourmand et gouleyant 2010 non filtré, encore en cours d'élevage, au domaine de la Fully, la première vinification solo de Céline Vermorel, sous le regard bienveillant du papa Patrick, et un tout nouveau vigneron à suivre de près, Jérôme Guichard, cornaqué par Philippe Jambon et qui faisait goûter sa première cuvée, 2010 aussi mais pas encore en bouteille à ce moment-là, Au bouteau d'or, 100% nature et sans soufre. Un régal pour la bouche, le palais et l'estomac aussi, à condition de n'avoir pas recraché à l'extérieur. Des "dégueulasseries" comme ça, on en redemande!
P.S.2: "Longtemps j'ai cru que le vin pouvait être parfait, s'il l'était, je le quitterais"
Bruno Quenioux, 1990.
La valeur n'a pas attendu le nombre des années. Ce n'est que par la suite, avec l'âge, que ça s'est gâté un peu.
22:57 Publié dans En léger différé du vignoble!, Les Dégustantanés, Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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08 mai 2011
Nouvelle vague en pente douce...
Au cœur de l'appellation Cabrières, le Mas Coris vit sa vie sous le Pic de Vissou et pourrait se la couler douce, sans faire de vague. Ce petit domaine de 7 ha, dont 3 ha de vignes seulement, est cultivé en agriculture biologique par Véronique et Jean Attard depuis sa naissance et même avant, dans un environnement déjà naturellement préservé. Puisqu'il fallait un premier millésime, 2010 sera celui-là.
Cette Première vague n'est pas un tsunami, mais elle clapote gentiment dans l'arrière-gorge. Elle s'en va puis elle revient, laissant à chaque fois le souvenir de ses arômes de cerise noire et de garrigue. Un vin net et franc, à dominante grenache (50%), complété par cinsault (30%) et syrah (20%).
La Coulée douce, c'est le rosé, majoritairement cinsault (70%), complété par du grenache. Sa robe est très pâle, son nez tout en délicatesse et sa bouche tout en finesse. Les notes de fraise écrasée et de griotte s'accrochent au palais, puis coulent dans le gosier. Doucement, lentement, longuement. La finale est épicée, légèrement tannique, venant montrer, s'il en était besoin, qu'il y a là du vin dans la bouteille. Un rosé aussi doux que bien cool!
Pas question de continuer à se la couler douce plus longtemps, on attend avec impatience la nouvelle vague ... qui ne devrait cependant survenir qu'après les vendanges 2011.
Olif
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01 mai 2011
La petite bouteille dans la prairie...
La prairie, Aramon 2010, domaine de la Banjoulière
The bouteille, celle d'un dimanche printanier, à siroter à table, avant d'aller se coucher dans la prairie, en prenant bien garde de ne pas écraser les tites fleurs. Juste le droit d'en mâchonner une. Du jus de raisin zéro soufre, forcément, qui gouleye dans l'arrière gorge, à la robe plutôt claire, avec un chouïa de gaz, mais pas celui du schiste, surtout pas. Léger, c'est sûr, mais tellement désaltérant.
Le domaine de la Banjoulière est un domaine de 50 hectares à Puimisson (34) en totale conversion bio, sous la houlette du fiston Sébastien. Oui, c'est possible. Le Mas Coutelou voisin se sent désormais un peu moins seul!
EARL Domaine de la Banjoulière
04 67 28 35 22
15 rue des Pins - 34480 Puimisson
Olif
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| Tags : languedoc, puimisson, domaine de la banjoulière, aramon, 2010 |
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16 avril 2011
Prépa Terre et vins de Champagne, acte 2: l'épreuve de vitesse!
Une dégustation du calibre de celle de Terre et Vins de Champagne nécessite une véritable préparation, en plusieurs étapes. Après le travail de demi-fond, l'épreuve de rapidité avec le 110 mètres Lahaye. Guy Drut nature! De l'effervescence sans comprimé, pas une seule dosette de sucre, ni même de Stévia.
Benoît Lahaye, Brut Nature
Un Champagne sautillant, au fruité réjouissant et à la bulle fine et claquante, disponible dans toutes les bonnes crémeries, y compris celles qui vendent vraiment du fromage. Une excellente mise en bouche pour l'épreuve d'endurance champenoise qui commencera à partir de dimanche soir pour certains. Vivement!
Terre et Vins de Champagne, ce sera lundi 18 avril pour tous, en deux étapes, matin et après-midi, pros et amateurs. L'occasion de saluer le grand esprit d'ouverture des vignerons champagnards, qui, dès la première édition, n'ont pas fermé la porte aux amateurs.

Olif
P.S.: la semaine prochaine, ce sera Pâques et il faudra déjà penser à reconstituer son bas de Leynes dans le Beaujolais. C'est pas une vie!

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25 mars 2011
VDV#34: Vinstantané!
Pour cette 34ème session des Vendredis du vin, il fallait faire court. Les bans à peine publiés, et nous voilà déjà le dernier vendredi du mois! Heureusement, notre nouvelle présidente, les yeux planqués derrière son objectif, les a également grands ouverts sur le vin. Grâce à Pauline, ces 34èmes VDV sont dans la bouette, Coco. Accent franc-comtois de rigueur, sinon, la tentative d'humour ne fonctionne pas très bien.
Une photo, un vin, un souvenir. Trois raisons de ne pas boire Contrex. Dilemme! Quoi mettre en avant? La qualité de la photo? Celle du vin? Le souvenir? Euh ....
Les mouches ont pied, Vin de table 2004, Jean-Marc Brignot
Ce n'est donc pas cette fois que je gagnerai le prix Pulitzer. Ni le Sony World Photography Awards. Non, je ne pense pas. Jamais non plus ce vin ne remportera une médaille d'or au Concours des vins de Mâcon, ni ne se verra auréolé d'un 100 Parker. Pire encore, il ne fera même pas rêver l'amateur de vins ni le buveur d'étiquettes. Une chance, finalement. Parce que cette bouteille-là n'existe désormais plus. Dans ma cave tout du moins, et je doute qu'il en reste encore beaucoup d'exemplaires de par le monde. Les mouches auront définitivement pied dans mon verre. Plus rien à sucer sur les parois. Si c'est pas misère...
Flash-back. Fin décembre 2005. On jouait cartes sur table à Molamboz, chez Jean-Marc Brignot, nouvel as sorti de la Manche. De drôles de jus, dans de drôles de flacons. Et puis Wanda, pas un poisson, mais ce grand chien, aussi impressionnant que gentil. Pour une unique fois sur l'étiquette, en compagnie de son maître. Le ploussard 2004 vinifié en blanc ne donnait déjà pas sa part aux mouches, mais n'a pourtant jamais voulu se parer d'un teint de jeune fille pudique au cours de son élevage. Définitivement resté de la blancheur nacrée d'une jeune vierge, mais pas effarouché pour autant, y compris dans sa jeunesse. Une chair à croquer, à pleines dents, que je pensais un peu décatie, à l'aube de cette nouvelle décennie, et qui s'est révélée être d'une grande fraicheur et d'un équilibre souverain, celui de la reine des mouches.
Eyes wide shut, eyes wine open...
Olif
P.S.: ce week-end, en Arbois, après une heure de sommeil en moins, interdiction de ronfler dans son verre, mais cela ne dispensera pas d'avoir le nez dans le vert, par contre! Jean-Marc Brignot n'y sera pas, mais il y aura plein d'autres belles découvertes à faire.
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20 mars 2011
Cause Toujours! Forcément, tu m'intéresses...
Un bon vin valant mieux qu'un long discours, cause toujours! Cause Toujours!, c'est le rejeton de la gouaille sudiste de Frédéric Palacios et du parler juste de Laurent Bazin, une association volubile et judicieuse. Le vin de ses amis est désormais un petit peu plus le sien. Celui-là, sans aucun doute! Ces vieux grenaches et cinsaults, sauvés de l'arrachage dans un premier temps, puis de plusieurs années de viticulture conventionnelle dans un deuxième temps, sont enfin arrivés dans le verre. Un vin de France, du Mas de mon Père (enfin,... pas le mien, mais celui de Frédéric Palacios), dans la Malepère. Fruité, juteux et soyeux, relevé par une pointe d'épices, il a vraiment beaucoup de choses à dire. Cause toujours, pendant ce temps, je le bois..!
Olif
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23 février 2011
Vin de toilette
Immortalisé à tort comme produit de beauté par Alain Chabat, dans une courte parodie de pub nullissime, le gamay de qualité, qu'il provienne de Beaujolais, d'Auvergne ou de Loire, ne se pochtronne plus guère au comptoir ou en dessous, avec un béret sur la tête, même s'il continue à donner un teint éclatant et juvénile aux avisés amateurs de vins ayant retrouvé le goût de la/du nature. Qui peut le plus peut Le Moing, et cette cuvée parcellaire de gamay vinifiée de la façon la plus naturelle qui soit par Cyril Le Moing et Nam Joo Son, dans le millésime 2009, porte le nom de la parcelle qui l'a vu naître: Le Ponge. Le Ponge? Le Ponge. Le dernier mot qui t'a servi était Ponge. Serviette éponge? Parfait. Voilà qui nous ramène au vin de toilette grâce à l'ami Boby, toujours à Lapointe en matière de jeux de mots laids ou d'à peu-près.

Pour en revenir à ce Ponge 2009, donc, époustouflant gamay de Fline (49), voilà un vin épicé et fruité, aux tanins frais, juteux et précis, qui coule à la régalade dans l'arrière-gorge, lavant bien l'œsophage de toutes ses impuretés.
Olif
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| Tags : cyril le moing, anjou, vin de table, gamay, vin nature |
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19 février 2011
The Péteux...
The Péteux, Vin de table français, Domaine de L'Octavin
Voilà bien un vin schizophrène! Péteux, il l'est, naturellement, sans aucun ajout ni retrait de quoi que ce soit. Quand on l'ouvre, il en salive d'avance, l'enragé! Mieux vaut se placer au dessus de l'évier pour ne pas inonder la nappe. Mais péteux, il ne l'est guère, ne se prenant pas la tête et ne la prenant pas non plus. Bulle profuse, fruité réjouissant, sec comme il faut, bon comme pas permis. Bon aussi pour fêter le permis de la jouvencelle de la maison. Boire ou permis de conduire, pas besoin de choisir, quand on joue à domicile.
Olif
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P.S.: Alice Bouvot et Charles Dagand seront pris sur le fait, le nez dans le vert , les 27 et 28 mars, au Domaine de la Pinte en Arbois. Mais eux non plus, ne se la pètent pas!
22:20 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : domaine de l'octavin, arbois |
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11 février 2011
Le KAV se rebiffe...
Pas resté bien longtemps en cave, celui-là! Aussitôt acheté, aussitôt bu. Rencontré une première fois, il y a peu, dans les douves du Château de Brézé, servi par Karim Vionnet himself, entre deux Régnié de Charly et Jean-Paul Thévenet, ce Chiroubles 2009 tiendrait la dragée haute à des crus réputés plus charpentés. Du solide, avec du potentiel, mais déjà beaucoup de séduction et de plaisir donné. Un Vin de Kav qui ne dépareillera pas sur le livre de cave et qui peut se boire aussi bien dans les douves qu'à la cuisine ou au grenier. Va d'ailleurs falloir penser à en racheter!
Olif
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P.S.: le Beaujolais sera à la fête le 11 avril, avec la désormais célèbre Beaujoloise, qui se paye le luxe de parrainer son propre off bio parallèle. Grande classe, quoi!
Entre Beaujoloise et Biojolaise, va falloir faire les deux, en fait!
23:19 Publié dans Les Dégustantanés, Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : beaujolais, chiroubles, karim vionnet, 2009 |
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