21 février 2012
No contains sulphites
Oui, je sais, ce n'est œnologiquement pas possible, car ça n'apporte que des défauts et ça mérite tout juste de ne pas être commercialisé, pour ne pas tromper le consommateur ignare, tout juste vidé à l'évier pour déboucher les canalisations quand on n'a plus de marc de café. Mais je n'y peux rien, j'aime bien ça!
Le Herdeleau 2005, Vin de table, Domaine des Maisons Brûlées
Un vin non dégusté à l'aveugle, l'étiquette n'étant pas écrite en braille. Son principal défaut, à cette bouteille, c'est de se boire trop vite, comme un verre de l'eau. Gamay et Pinot noir, vinifiés ensemble, à l'épreuve de quelques années de vieillissement en cave, supposée fraîche, du Haut-Doubs. Un très joli et bon vin, imposant, à point, avec de la matière, mais une grande digestibilité. Des bienfaits de l'absence de S02.
Ancien directeur de cave coopérative reconverti en 1996 dans le vin biodynamique, tendance naturelle (comprendre sans intrant, ni SO2), Michel Augé serait certainement plus à même d'émettre un avis autorisé sur les vins dits "nature" que Michel Chapoutier, qui tente désespérément de se raccrocher aux branches après une première sortie malheureuse, et qui ne fait que s'enfoncer. Si seulement ses vins à lui étaient exempts de tout reproche, en plus d'être trop sulfités...
Olif
P.S.: dernier petit rappel de langue française, tiré d'un dictionnaire (et désolé si ça ne convient toujours pas à certains mauvais coucheurs):
"nature", adjectif
Sens 1 Sans addition. Ex Un yaourt nature.
Sens 2 Naturel, spontané.
Le vin vaut bien un yaourt!
Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.
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Commentaires
Écrit par : tiuscha | 22 février 2012
Écrit par : laurentg | 22 février 2012
Ce qui est vraiment gênant, pour ne pas dire carrément gonflant, c'est ce discours systématiquement généralisateur de la part de tous ces soit-disant bien-pensants, qui ne nous veulent probablement que du bien en nous disant quels vins ne surtout pas acheter et/ou consommer. A titre personnel, j'ai renoncé depuis très longtemps aux vins de Chapoutier, après une longue série, y compris en cuvées parcellaires coûtant la peau des fesses, de vins liégeux, bouchonnés, imprécis, pas nets, pas vraiment bons et d'un rapport qualité/prix exécrable. Et je n'en ai pas fait tout un fromage sur la toile pour me faire mousser ...
Écrit par : olif | 22 février 2012
Goûté récemment des vins de Guillot, Ganevat, Tortul, Faucher, Corbineau, Duchêne ... heureusement plus présentables (sans sauter au palfond, non plus).
Ils ne me font surtout pas mettre au rencart les vins que j'aime.
Je me suis déjà expliqué ici ou là sur le sujet, en évitant de caricaturer notamment.
Je n'aime au passage pas trop les vins de Chapoutier mais j'ai parfois trouvé dans sa gamme des splendeurs, certes ridiculement chères (Pavillon 2000 en rouge, Orée 2006 en blanc).
Écrit par : laurentg | 22 février 2012
Écrit par : jb | 22 février 2012
Moi, dernièrement, j'ai grimpé aux rideaux avec les vins de Fanfan, rouges comme blancs, ceux de Julien Guillot, ceux de la Sorga. Et je me suis un peu, voire franchement, emmerdé avec du Bonnes-Mares 2004 de Groffier (végétal et pas bon), du Pavie-Macquin 2008 (trop jeune, forcément, mais j'ai bu d'autres Bordeaux 2008 plus avenants), de l'Auxey-Duresses rouge 2009 de Coche-Dury (d'un classicisme plat et peu enthousiasmant), du Bourgogne blanc 2008 de Coche-Dury (ça, ça fait déjà un petit moment, mais c'était acide et vert, limite buvable)... Des vins comme ça ne me feront surtout pas mettre au rencart les vins "natures" que j'aime...
Écrit par : olif | 22 février 2012
Il aurait fallu que l'on teste cette bouteille ensemble, pour voir.
Nous, autour de la table, c'était non seulement la soupe au poireau mais aussi la soupe à la grimace.
Quelques palais échaudés, donc.
Et quelques débutants dans le groupe, qu'il fallait un minimum informer sur la démarche.
Toi, tu sembles ne jamais etre confronté à des vins nature partis en vrille : veinard :-)
Tout est bon (voire grand) au pays du nature ...
jb,
Je goute souvent les vins de Ganevat mais n'en achète pas.
Écrit par : laurentg | 23 février 2012
Écrit par : jb | 23 février 2012
J'ai goûté une fois un grand vin nature, le Clos de Bèze 2007 de Prieuré-Roch.
Goûté de beaux vins nature aussi (Foulards Rouges glaneuses 2002, chatons de garde 2007, Overnoy Poulsard 2009, Rien que du fruit 2007 de Ganevat - 80% de vieux cépages, Enfariné, Petit Bécland, Scévillard, Geusch, etc + 20% Chardonnay).
Mais beaucoup m'ennuient, soit parce que je les trouve répétitifs soit parce que je ne les trouve pas bons.
Alors, je bois aussi des vins de Lenoir, de Reynaud, de Boyer (Margaux).
Les rouges de Ganevat ne sont pas à mon goût.
Côté chardonnay, je suis très difficile et constate beaucoup de crus "classiques" et chers décevants, bien entendu.
Et quand un caviste (chez qui vous vous servez) me déconseille un vin de Dauvissat en me proposant plutôt un vin de Julie Balagny gavé d'acétate (en Rémont Jean Barrat 2009), j'hésite entre rire et exaspération.
Simone 2010, heureusement net, ne rentre clairement pas pour moi dans la catégorie des vins que je recherche (vous, vous dites que Cayenne 2010 est une grande quille, soit).
Et vous ne me ferez pas changer (dans l'immédiat du moins) mes sauvignons de Vatan ou de Cotat contre ceux des Maisons Brûlées.
Il n'y a pas de condescendance à afficher comme vous le faites.
Juste à essayer de voir la diversité des approches et des goûts.
(et moi, sans remettre en cause votre sincérité et votre élan, je lis avec prudence les sites où tout est systématiquement bon).
Et j'attends de Chamonard qu'il me remplace 10 bouteilles mal protégées.
Écrit par : laurentg | 23 février 2012
Si mon blog peut vous laisser penser que pour moi, tout est systématiquement bon, c'est parce que j'ai choisi de ne publier un article que lorsque j'ai aimé un vin, je ne vois pas l'intérêt de faire le contraire et de dire: "j'ai bu le vin X d'untel, c'est de la merde". Mais je suis très loin de penser et d'affirmer que les vins "nature" sont tous de qualité. J'ai bu aussi des choses dégueulasses. Et pour vous prouver que je ne fais pas partie de ces ayatollah du vin sans soufre, je peux vous dire que j'ai adoré la Pialade 2006 d'Emmanuel Reynaud.
Écrit par : jb | 23 février 2012
Point de masochisme mais plutôt de la curiosité (et je goûte presque tout le temps à l'aveugle).
J'aime particulièrement l'approche mesurée de Pfifferling sur les vins nature.
Elle me convainc, dans le discours et les vins.
Et j'ai envie de goûter Janin ET Dutraive, Landron ET Bossard, Mosse et Foreau (un superbe 85 sec récemment), Souhaut et Monteillet/Papy.
Et puis j'aime régulèrement Le Roc à Fronton, Carles-Gervat à Marcillac, Escausses à Gaillac, Souch à Jurançon, ...
Des vins francs, typés, bon marché.
Connaissez-vous ces vins ?
Les appréciez-vous ?
Si je peux me permettre, vous aideriez vos lecteurs en évoquant aussi les lots ratés.
Ce n'est certes pas si simple et on sait bien les différences d'appréciation d'un dégustateur à l'autre sur les vins de Gramenon, Prieuré-Roch, Allemand, Barral.
Sans parler de la Coulée de Serrant (récemment bcp aimé le 2002).
Tiens, cela me donne l'envie d'ouvrir Jadis 2005 ce soir.
Écrit par : laurentg | 23 février 2012
Je ne cherche pas à tout goûter ni tout connaitre en matière de vin, comme toi, et ne suis guère intéressé par la notion de grandeur du vin. Je demande juste à ce qu'il soit bon, et surtout buvable, ce qui est désormais la philosophie de Fanfan Ganevat, et il semble tout à fait logique que tu n'adhères pas plus que cela à l'achat de ce style de vins, tout comme ceux de Richard Leroy, que je suis surpris que tu n'aies pas encore mentionné.
Les 2010 de Julie Balagny sont pour moi le Graal à mettre en cave (c'est fait). En Rémont Jean Barrat 2009 souffre pour l'instant d'un élevage un peu appuyé, Julie est la première à le reconnaitre, mais En Rémont 2009 est nickel.
Des vins nature qui partent en vrille, évidemment, qu'il y en a. Parfois des cuvées irrémédiablement mauvaises, parfois de simples mauvaises passes. Mais, tout comme jb, je ne publie pas mon livre de cave en ligne (d'ailleurs je n'en ai pas), je fais part des vins qui m'ont procuré de l'émotion au travers d'une subjectivité totalement revendiquée, parce que je n'écris pas non plus un guide sur le vin. C'est un choix assumé, à mon avis irrémédiable, car je me vois mal revenir en arrière.
Après, je reste curieux, et goûte toujours un peu à tout ce qui passe, mais plutôt dans une gamme raisonnable, car ça me fait de plus en plus mal de mettre mon nez dans un verre de vin à plus de 100€ et de n'y trouver qu'amertume et déception, malgré une critique "officielle" dithyrambique.
Écrit par : olif | 23 février 2012
Je bois aussi parfois ces vins nature dans des repas conviviaux.
Ou dans le club d'un ami, qui monte des thèmes spécifiques vin nature.
Donc, avec des publics variés.
Pas encore goûté Leroy 2009 ... (on me dit que c'est de mieux en mieux maîtrisé sur le bois et l'oxydation !).
Ce devrait être moins tranchant que Coche-Dury 2008, en effet :-)
(Pavie-Macquin, je n'aime pas trop et Groffier 2004 végétal n'est pas un scoop, essaie plutôt le Clos de l'Arlot 2008 à 40 euros, c'est du grand pinot noir, fruité, vibrant).
Trop d'acétate dans ma bouteille de Jean Barrat 2009 : aucun plaisir.
N'en déplaise à Melle Balagny.
N'as-tu pas envie de t'intéresser un peu plus aux vins nature produits hors de l'Hexagone (j'essaie de le faire) ?
Nous venons de publier un cr assez perplexe sur 44 Bordeaux GC 1996, chers et encensés (comme dans tous les cas la prudence reste de mise ... mais l'avis est mémorisé).
Dans les plus grands vins goûtés l'année dernière (certes souvent chers, qu'ils viennent de France ou d'Allemagne), il n'y a pas un seul "vin nature".
Très récemment par ex, un ami m'a offert de goûter Rayas rouge 90 et Climens 83.
Ce sont bien là de grands vins de mon point de vue (le Preuses 2008 de la Chablisienne et le Bâtard 95 du DRC aussi, pour parler de chardonnay qui tutoie les étoiles).
Chez Ganevat, pas aimé :
* Marnes bleues 2007 (lactique, acide)
* encore moins Grands Teppes 2004 : vert, acide (un concours avec un meursault 2008 de Coche ? aujourd'hui et dans 10 ans ?)
* Assez séduit sur 2005 (la richesse) avec Chalasses et Grands Teppes mais mon enthousiasme reste mesuré (bons vins)
* Chalasses 2007 pas mal et surtout Grands Teppes 2007 très bon, pur, plein, tonique.
Au passage, ces 2 derniers vins de 2007 ont été goûtés à la suite d'une série de Montrachets.
Écrit par : laurentg | 23 février 2012
Et les vins de Richard Leroy ne sont pas oxydés... :-)
Écrit par : olif | 23 février 2012
Jamais bu en tout cas un sec de Richard Leroy qui m'emballe autant que la splendide Coulée 2002 bue récemment.
Elle voisinait avec des vins splendides :
Huet Le Mont 2007
F. Cotat Monts Damnés 2007
Grillet 2006 (grand !)
Boxler Sommerberg 2002
Dauvissat Forest 2002
Beaucoup de chardonnays bourguignons le sont, malheureusement, ce qui gâche leur goût.
Quand je pense que certains vont ajouter du soufre pour corriger le tir :-)
Écrit par : laurentg | 23 février 2012
Écrit par : entrovin | 24 février 2012
Écrit par : laurentg | 25 février 2012
Écrit par : laurentg | 25 février 2012
Écrit par : entrovin | 25 février 2012
Écrit par : laurentg | 25 février 2012
Écrit par : entrovin | 25 février 2012
Chili : Maule - Clos Ouvert « Vino Puro » Vino de Secano Huaso 2008
Pensé aux vins de l'Anglore (ou de Gramenon).
Écrit par : laurentg | 27 février 2012
Ainsi que la Podere Le Bonce da Giovanna Morganti (Chianti).
Écrit par : laurentg | 28 février 2012
Là, on est dans la complexité, la finesse de texture, la purté, la longueur, le potentiel de vieillissement ...
Le monde des grands vins ... AMHA
Écrit par : laurentg | 28 mars 2012
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