04 janvier 2010
Autrement vins à défaut, le débat!
Ce fut l'une des attractions de l'automne parisien, la découverte du vin Autrement. Une expo-dégustation cautionnée par les plus grands noms de la critique vinique, afin de mettre en avant les marginaux, les oubliés, les inclassables, les durables,... bref, tous ceux qui font du vin ... autrement.
Le fameux débat entre Marcel Richaud et Michel Bettane, arbitré par Laurent Bazin, est enfin en ligne et visionnable ci-dessous. Pas de ring, ni de gong, ni même de victoires aux poings ou aux points. Un débat légèrement édulcoré, manquant singulièrement, et paradoxalement, de soufre.
Autrement Vin - Le débat from L'AGENCE VINIFERA on Vimeo.
Le standardisation est-elle dans le défaut, comme veut le faire croire l'intervenant œnologue largement acquiescé par Michoubidou, ou dans la qualité, uniforme et lisse? Le débat reste ouvert, et c'est tant mieux, finalement.

En bonus, la dégustation commentée d'un certain nombre de coups de cœurs des sommités œnologiques présentes ce soir-là.
Autrement Vin - La Dégustation commentée from L'AGENCE VINIFERA on Vimeo.
Enjoy...
Olif
23:16 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : michel bettane, marcel richaud, laurent bazin, autrement vins |
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Commentaires
Le standardisation est-elle dans le défaut ?
Est-ce qu'un bonbon haribo fait à base d'arômes de synthèse, où le coca sont-ils des défauts ?
Or combien de grands enfants mangent encore fraise tagada ou des serpentins de réglisse. Le coca n'est-il pas la boisson la plus bu dans le monde?
Si j'ai un jour j'ai des enfants, je leur ferait comprendre le goût par des jeux ludiques. Sur un envoyé spécial intelligent de juin 2006, une femme anime des jeux de dégustations pour les écoles. Dans une classe de maternel : deux jus sont bu à l'aveugle. Tout le monde trouve le premier : jus de fraise. Le seconde : tout le monde donne sa langue au chat. C'était aussi de la fraise....mais du vrai jus de fraise mixé à la minute. La première boisson était de l'eau avec de l'arôme de fraise.
Notre éducation gustative naviguent dans les méandres de la standardisation qui rime avec industrialisation. Les temps changent : la grand mère qui faisait les petits plats et nous initiait le dimanche a été remplacé par mac donald. Les désherbants chimiques ont remplacé fin 60 les labours. Fini les labeurs, les courbatures dans le dos....mais aussi basta la vie microbienne. Alors au lieu de connaître les raisons de la difficulté soudaine d'un démarrage difficile de fermentation , les œnologues ont décidé d'utiliser des levures sélectionnées de laboratoire produit dérivé de levures naturels. Nos amis anglais les appellent chemical yeats, alors que les indigènes natural yeats. Sommes-nous fous ou simplement c'est un second waterloo ?
Vous avez des boulangeries, pâtisseries industrielles, nous avons le droit d'avoir une viticulture standardisée demandée par une certaine clientèle. Je l'ai nommée le style buccal. En effet, il y a aucune rétro-olfaction minéral. Alors que le style spirituel donne une rétro-olfaction minérale très longue, et votre cerveau essaie de cherché les arômes très complexes. C'est la conséquence de la symbiose entre une agriculture saine (bio souvent) et une vinification avec peu d'intrant.
Dans la première vidéo,M.Béttane parle de terroir? Mais quelle est la marque de terroir dans un vin? Je voudrai bien connaître sa réponse.
Le plus important est l'information et surtout l'éducation du goût. Je pense que nous avons beaucoup de travail pour défendre notre identité viticole.
Jean-Charles Botte
www.vinpur.com (à lire le vin sans ajout de soufre et le goût des autres)
sommelier du restaurant de la méditerranée 75006 Paris (sur 70 références, 23 sont bio mais vinifiés en levures indigènes)
Écrit par : botte jean-charles | 06 janvier 2010
La conscience collective n'est pas encore bien intégrée, chacun pour soi, même entre bon vigneron parfois ça se tire dessus...Quel dommage. Les vins "naturels" sont une réel prise de conscience et permettent aux vignerons de réfléchir à chaque conséquences de leurs actes en viticulture (labours, griffage, mesures prophylactiques...) et en vinification. Vive l'authenticité des vins et les différences... A ceux qui préfèrent l'uniformisation des goûts,
tant mieux pour vous mais laissez nous le supplément d'âme que nous apportent les vins "vrais" réalisés par des vignerons magiques...
Écrit par : Jean-Charles | 03 mars 2010
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