Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Beau ou laid...

    DSC_0277.JPG

     

    Boletus luridus n'est pas un bolet bon teint. Blafard, plutôt, oui, un peu. C'est d'ailleurs son nom français, en raison d'un chapeau parfois un peu livide. C'est un champignon qui n'a pas bonne réputation. Il bleuit quand on le coupe, un peu pareil que le vin blanc quand on le mélange à du vin rouge, sauf que dans ce cas-là, il aurait plutôt tendance à rosir, même que les technocrates de Bruxelles en sont restés un peu bleus à ce sujet, l'année dernière. Boletus luridus a ceci de bon qu'il n'est pas censé conduire tout droit aux Urgences du CHU de Bordeaux l'Aquitain bon teint, cueilleur de champignons du dimanche en période mycologique faste, estivale, chaude et humide. Oui, ce beau bolet possède un signe distinctif caractéristique qui fait qu'il est impossible de le confondre avec une tarentule, un serpent venimeux, un verre d'arsenic ou un éléphant rose. Ce sacré bolet blafard est un coquet qui surligne ses sourcils d'un petit trait rouge. Là, oui, là, juste sous le chapeau. La beauté cachée des bolets se voit sans délais. Après cuisson prolongée, le bolet blafard retrouve un beau teint de jeune fille ictérique. Il se laisse volontiers accompagner d'un verre de PouRpre, de Maxime François Laurent, le fiston qui n'a de Grame que le nom. Son Côtes du Rhône 2009 possède un signe distinctif, outre sa raie et son R au milieu, chose qui le rend impossible à confondre avec la première piquette venue. Il laisse une jolie petite trace pourpre au fond du verre quand on a tout bu...

     

    DSC_0280.JPG

     

     

     

     

    P.S.: si d'ici dimanche midi, personne ne m'a vu connecté sur Facebook, faites le 15!

     

    P.S.2: en prime et sans délai, un deuxième petit bonus:

     

     

     

    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.

  • Sorbée aux petits fruits rouges

    vouette et sorbée,champagne,aube,bertrand gautherot,rosé

     

    L'été, quand il fait chaud, rien de tel qu'un petit sorbet pour se rafraîchir les idées, ouaip! Vouette et Sorbée. Lever dès potron-minet, rosé du matin et Champagne de l'Aube, dont la qualité et la notoriété ne sont désormais plus à démontrer. Rosé de saignée, 100% pinot noir. Non coupé, mais il a quand même bien fallu le vendanger. Récolté en 2004, dégorgé en 2007. Arômes de petits fruits rouges fins et élégants, soutenus par une bulle très fine, bel équilibre entre vinosité, vivacité et acidulé. Sorbée, c'est la légèreté, pas de lourdeur et aucun additif. Rafraichissant, même sans passage au congélo. Le repos en cave de quelques années a permis à celui-ci de se révéler pleinement. À la veille des vendanges champenoises 2011, il se goûtait magnifiquement. Un signe, j'espère!

     

    Bertrand et Hélène Gautherot, alias Monsieur Vouette et Madame Sorbée, on ne les présente plus. Depuis moins de 10 ans qu'ils se lèvent de bon matin, dès l'Aube, après avoir repris le domaine familial à Buxières sur Arce, ils ont hissé leurs bulles naturelles au sommet de la Champagne biodynamique, dynamique tout court. La Champagne et le Champagne qu'on aime, tout simplement.

     

    Olif

     

    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.

  • Pets allowed

    DSC_0265.JPG

    L'été, on le sait, il ne fait pas bon abandonner son chien sur une aire d'autoroute italienne. Rocco veille, et aussi Freddy. Les toutous, pourtant, ça peut être sympa, sur la plage. À condition qu'ils n'inondent pas le sable de leurs déjections. Qu'ils soient un minimum civilisés, quoi, on n'est pas des bêtes! On peut sans problème adopter un Tel Quel à poil dur de Thierry Puzelat, même si ce n'est pas encore la saison, ou caresser un CHI WA WA de Vinibrato, fermement tenu en laisse par Jean-Marc Brignot. Un petit toutou à son pépère qui se la joue décontracté, en boxer et Ray-Ban. Ne pas hésiter à le prendre par le colbac et l'agiter vigoureusement pour qu'il lâche les gaz, le calbute est bien serré et les lunettes bien accrochées. Mais après, oui, après. Les raisins de Jean-Luc Gauthier font du bien au gosier. Du gamay du Beaujolais, coupé en 2009, ni vil ni déloyal pour un sou, heureusement qu'il a échappé à l'arrachage préconisé en 1395 par Philippe le Hardi. Pas du jus de chique, du jus de CHI WA WA, ouah ouah, on en redemande.

     

    Une bouteille désormais collector, l'une des dernières de Saturne, généreusement lâchée par le gars Ewen lors de mon passage là-bas en décembre 2010.

     

    Olif

     

     

    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.