01 février 2011

Variations d'En-Dive...

aligoté,bourgogne,céline et laurent tripoz

 

La Dive est une rivière française qui coule dans les départements de la Vienne, des Deux-Sèvres et de Maine-et-Loire. C'est un affluent du Thouet en rive droite, donc un sous-affluent de la Loire.

Une fois par an, la Dive sort de son lit, se met en bouteille et traverse les caves troglodytiques du Château de Brézé. Quand c'est trop, c'est troglodyte...

Après une copieuse entrée aux Greniers Saint-Jean, dont on reparlera plus tard, en Dive Brézé, c'était le plat principal et le dessert de ce week-end ligérien. En Dive à toutes les sauces, déclinée de multiples façons, y compris en sorbet, au grand dam des frileux et des hypothyroïdiens. Le Frai salon, ce n'est pas du réchauffé!

 

dive bouteille

En Dive, avant ébullition...

 

Premier service, dans un ordre aléatoire ...

- En Dive au Jambon: du côté du Beaujolais, de bien belles choses chez Philippe Jambon, avec une Grande Bruyère 2007 toujours aussi top, du grand blanc long et profond, comme je les aime, ainsi qu'une trilogie de Chiroubles 2008, 2009 et 2010, de F. et H. Gonnet, un domaine qui n'existe plus dorénavant et dont Philippe assure la commercialisation. La progression était pourtant constante, à la vigne comme à la cave (2010 est une petite bombe!), mais les choses étaient devenues trop compliquées pour poursuivre l'aventure. C'est Karim Vionnet qui régalait du côté de chez Charly et Jean-Paul Thévenet, et là aussi, c'était gratiné, en Villages, à Chiroubles ou à Régnié.

 

- En Dive au Comté: en Jura, ça goûtait plutôt bien aussi chez Evelyne et Pascal Clairet, du domaine de la Tournelle. L'Uva 2010 (Arbois ploussard) juteux et gourmand, l'Arbois Chardonnay Terres de Gryphées 2008 plutôt tranchant (effet millésime), beau Savagnin de voile 2007, Jaune 2003 rond et fruité, Vin de Paille 2005 au bel équilibre acidulé. Pas eu le temps de goûter chez la coqueluche des filles de l'AVN, Etienne Thiébaud, du  domaine des Cavarodes, mais je sais quand me rattraper.

 

- Fondue d'En Dive: du côté de la Savoie, de bien belles cuvées chez Jean-Yves Péron, avec une comparaison intéressante sur le Cotillon des Dames 2009, une cuvée de jacquère-altesse, version sulfitée à 1g à la mise versus non sulfitée. Malgré une quantité équivalente de SO2 libre en bouteille, voisine de 0g, les profils des vins sont complètement différents. La version sans soufre, plus expressive et épanouie, remporte les suffrages. Les Barrieux 2009 (jacquère et roussane) possèdent un bel élan, la mondeuse de la Côte Pelée 2009 se les pelait légèrement, mais goûtait quand même bien. Chez le voisin Jacques Maillet, peu de volume en 2010. Pas de cuvée Autrement rouge en prévision (assemblage). Les 3 cépages sont goûtés séparément et la mondeuse l'emporte haut la main à ce stade. La roussette 2009 est dans la lignée de ses aînées et promet beaucoup.

 

 

dive bouteille

 

- En Dive à la provençale: ce fut l'entrée en matière et une bien sympathique rencontre avec Peter Fischer. Revelette aussi Grand, en blanc qu'en rouge, millésime 2008.

 

- En Dive en meurette: une jolie découverte que les Bourgognes de Julien Altaber, présentés par son patron et mentor Dominique Derain, et une confirmation avec les vins de Fanny Sabre, dont le Pommard 1er cru 2008 m'a failli tué une nouvelle fois.

 

- Gratin d'En Dive: pour terminer, une petite sélection de quelques bouteilles qui m'ont particulièrement tapé dans les papilles, entre autres le grolleau 2009 de Sylvain Martinez, soyeux, dense et charnu, Adonis 2009 et 2008 de Renaud Guettier, un pineau d'Aunis épicé et d'une grande et belle buvabilité dans les deux millésimes, les Hauts de Madon 2009 de Christian Venier, un Cheverny rouge juteux à souhait, le Coup franc 2008 de Stéphanie Roussel, un cabernet franc de pied du Marmandais aux tanins déjà très civilisés, L'Icaunais 2009 de la famille Courtois, en Sologne, un vin original à base de gascon, vieux cépage d'origine bourguignonne quasiment disparu.

 

 

dive bouteille

 

Au final, une En Dive très nourrissante, même sans sauce béchamel.

 

Et pour ne pas prendre froid aux oreilles, rien ne valait un bon vieux bonnet de trappeur québecois, surtout porté avec élégance...

 

 

dive bouteille

 

 

Olif