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  • Le XXIème siècle a été parmi nous

    Rencontre impromptue, hier, au Salon du livre À mots Comté de Pontarlier. J'y allais, entre autres, pour causer patates avec Martin Vidberg, le dessinateur blogueur du Monde qui fait du hâchis avec l'actualité économique et politique. Point de patates au marché, l'actu en livre et en patates, consacrée à un mandat présidentiel survolté (mais pas celui des VDV), ne sort que le 16 de ce mois. Pas de quoi se décourager, c'est facile de se moquer. Berth était là, lui. Berth est un dessinateur de la bande à Siné et il publie un dessin hebdomadaire dans Spirou pour nous informer de toutes les nouveautés du XXIème siècle. Je le lis toutes les semaines et je ne le savais même pas. Shame on me! Une fois la glace rompue, on a parlé Spirou, balise à cartoons, Lécroart et ses fameuses Fifiches du Proprofesseur, qui mériteraient largement d'être publiées sous forme de fifichier, et puis on a dévié sur Siné hebdo, Siné tout court, Marcel, le Morgon. Il m'a avoué avoir manqué, pour cause d'enterrement, la rencontre avec la famille Lapierre, que Siné voulait organiser avec les gens du journal. On a continué à parler vins et il m'a fait un petit dessin. C'est facile de se moquer, mais je ne l'ai pas influencé.

     

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    Pour préciser et compléter son dessin, on dira que la bouteille de mauvais vin, celle qui fait mal à la tête, elle est sulfitée à mort. Et que ce n'est pas du Morgon...

     

    Merci M'sieur Berth (le dessinateur aux grands pieds?), pour ce joli dessin!

     

    Olif

  • VDV#40: polygamie beaujolaise... (dernière partie)

     

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    Beaujolais, suite et fin. Provisoirement, car il ne devrait s'écouler guère de gamay sous les ponts avant qu'on en reparle, ici ou ailleurs. Le succès de cette thématique des 40èmes Vendredis du vin n'en finit pas de me surprendre, à tel point que je peine à arriver au bout du compte-rendu, et ce à ma plus grande joie, finalement. Le Beaujolais, d'une manière générale, le vaut bien et il serait dommage qu'un amateur de vin digne de ce nom passe à côté de cette si belle région sous le fallacieux prétexte que son image a été galvaudée pendant longtemps par la nouveauté, la réduisant à d'insipides et lassants arômes de banane retrouvés dans des vins soit-disant primeurs et affectés de progeria vinique, déjà vieux avant d'être nés. Un véritable laboratoire précurseur de l'école des vins "nature" couvait là-bas de longue date, grâce au génie d'un Jules Chauvet, qui fut vite suivi par Marcel Lapierre et repris désormais par bon nombre d'autres vignerons qui ont compris que le gamay ne supportait ni la médiocrité, ni l'artificialisation.

     

    Place donc aux ultimes billets des participants. Si quelqu'un s'estime lésé, floué, oublié, qu'il me le fasse savoir discrètement, je ferai de même pour rétablir l'injustice.

     

    Michel Smith nous livre en moins de deux un précis du bon usage du Beaujolais, en n'oubliant pas de convoquer à sa table du jambon, Boby Lapointe, Brassens, du fromage de chèvre et sa voisine. Une belle histoire qui devrait bien finir grâce au Beaujolais. Et vive le Beaujolif!

     

    Sophie Senty, docteur es Bacchus et art contemporain sur son blog Vinsinthecity, nous prescrit un Beaujolais par mois, à commencer par un ancien nouveau de Lilian Bauchet. Et si vous n'aimez pas le Beaujolais, vous n'avez qu'à boire du Morgon à la place!

     

    L'ancien nouveau de Lilian Bauchet a aussi été du goût du Vindicateur, parce que c'est un bon Beaujolais nouveau et qu'un bon Beaujolais nouveau, c'est juste un bon vin, et qu'un bon vin, ça sait supporter un peu de vieillissement en cave.

     

    Le Beaujolais nouveau durable, c'est aussi le credo de Laurent Baraou, dit Lolo de Bu. Ses anciens Nouvos, il ne les a pas tous bus, et quand c'est du vrai vin, c'est loin d'être périmé. Qu'on se le dise!

     

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    Dans le Beaujolais, tout n'est pas bon, loin de là, mais dans le cochon oui, encore faut-il que ce soir un bon cochon. Baltailles, c'est de la noix de Jambon, Philippe de son prénom. Le Baltailles du vin et de l'amour, Gilles Hourquet en a bu jusqu'à plus soif, du 2002, encore parfaitement top, et sans attraper le Nez rouge. Et figurez-vous que le Jambon rend bon. Philippe de son prénom.

     

    La Passion de la rive droite se double d'une passion pour le Morgon et se dédouble encore d'une passion pour l'art culinaire et les accords mets-vins. Sans parler de la passion du cigare et de celle des vieux Cognacs, quand il ne s'agit pas de celle des vénérables Cognaçais. Isabelle, dite la Nonne*, aux fourneaux, et Daniel, dit le Cardinal*, devant le match de rugby, avant la descente de cave pour y remonter la Côte du Py 2009 de Jean Foillard et les Vieilles Vignes 2010 de Daniel Bouland. Le tout, commenté en vieux français mâtiné de ch'ti, par la Nonne*. Du bonheur et de la joie de vivre, tout ça!

     * ©Littinéraires viniques

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    Le pirate de ces Vendredis du vin nous est venu de la confédération. Laurent Vins-Confédérés a tâté du gamay made in Switzerland. Un Gamay 2009 du Domaine de la Treille des frères de la Côte, Christian et Julien Dutruy, doublé d'une cuvée valaisanne Bovernier 2008 de Gérald Besse, ont suffi à insuffler un vent de Beaujolais dans ses montagnes neuchâteloises.

     

    Céline Beauquel, du  Clos Romain, avec sa sensibilité de vigneronne languedocienne, a tenu à nous parler de "son" Beaujolais, celui qu'elle connait et qu'elle aime, celui des terroirs, celui de la tradition et celui de l'hospitalité. Avec elle, faites tomber les préjugés...

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    Nina Izzo ne s'est pas perdue dans le Beaujolais, elle est allée directement à l'essentiel: Château Cambon 2008 de Marcel Lapierre. Elle ne pouvait pas mieux choisir. Château Cambon, ma première incursion beaujolaise à l'occasion de la première Beaujoloise, en 2008, justement, et ma première rencontre avec Marie et Mathieu Lapierre. J'y reviendrai à l'automne de cette même année 2008, pour une dégustation mémorable avec Marcel et une verticale du Morgon du domaine, version sans sulfites ajoutés. Encore aujourd'hui, je ne débouche plus un Morgon sans le tire-bouchon estampillé Lapierre, que Marcel distribuait à la brassée et qui fait maintenant des jalou(x)(ses). Sa bouteille de Château Cambon, Nina l'a bue en direct-live et en vidéo depuis sa cuisine. Elle a apparemment eu du mal à en trouver (du bon, s'entend), puisque le fleuve Beaujolais n'abreuve pas régulièrement Montpellier. Il va falloir remédier à cela, sans aller pour autant jusqu'aux inondations actuelles.

     

    Jean-Baptiste Lemaire, de Vinivert, vend du vin et le promeut également. Il vient tout juste de publier un gros dossier pour mieux comprendre le Beaujolais et ses vins. C'est complet, bien écrit et ça incite à découvrir ses deux vins nouveaux qui seront à la vente bientôt: ceux du néo-vigneron presque déjà vieux, Lilian Bauchet, et ceux d'un petit jeune qui monte et qui va bien, Paul-Henri Thillardon.

     

    Olivier Lebaron se questionne: "Comment vendre le vin du Beaujolais le troisième vendredi de novembre?". Et trouve des réponses. Il en est des Beaujolais comme du vin ou des belles choses. Pour encore acheter (et boire) du Beaujolais le lendemain de la soirée officielle de lancement du vin nouveau, il faut l'aimer, le comprendre et aller à sa rencontre. Retrouver l'âme de ce qui fait son charme et sa qualité. The Showiniste must go on...

     

    Jean-Charles Huon, du P'ti Journal du vin naturel, a fait son lundi du vin en se raccrochant aux fondamentaux. Indispensable, parfois, souvent même. Et quoi de mieux alors qu'un Morgon MMIX de Marcel Lapierre? Ben rien, justement, et il ne fallait pas le passer sous silence...

     

    Les Cousins n'y vont pas par 4 chemins. Le Beaujolais aujourd'hui, pour eux, c'est le Morgon de Michel Guignier. Pas celui de Faudon, mais de Villié-Morgon. Avec une assiette de fromages et les oreilles grandes ouvertes à l'écoute du vigneron.

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    Du Morgon, justement, on s'en remplirait bien volontiers les veines en permanence, mais ce vendredi-là, Guillaume a choisi du Fleurie. Pas n'importe lequel, il a jeté son dévolu sur la fleur de Julie Balagny, en tout bien tout honneur, et En Rémont 2009. Sans volonté de fayotage, néanmoins, même s'il a ouvert ni plus ni moins une des bouteilles de la sélection présidentielle. Quand les grands esprits se rencontrent...

     

    Du Fleurie, j'en ai moi-même décoré ma balustrade, c'est du vin qui pousse en toute saison. Julie Balagny, donc, mais aussi les Côtes de la Molière, Yvon Métras, Jean-Claude Chanudet (domaine Chamonard) et Michel Guignier, celui de Faudon.

     

     

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    Et tout ça pour apprendre au final (et un poil en retard) que le petit gamay rouge serait originaire de Touraine! Encore un coup de Leblanc, Éric de son prénom, pas Just. Le petit dernier à avoir rejoint la toile et les Vendredis du vin aussi. On ne demande finalement qu'à le croire, tant son histoire est jolie. À sa décharge, il est tombé dedans quand il était petit. Mais il ne faudrait pas que cela enlève des mérites au Beaujolais...

     

    Olif

     

    P.S.: une ultime partie rédigée d'une main fluide, un verre de Moulin à Vent 2009 des Côtes de la Molière dans l'autre. Santé, et si la nouvelle présidente veut remettre le couvert sur le Beaujolais en novembre, on est partant, avec encore du répondant.

     

  • VDV#40: polygamie beaujolaise... (deuxième partie)

     

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    Beaujolais, le retour. Et il y a encore du boulot! Mais on ne va pas se plaindre, ce n'est que justice pour une appellation et un cépage d'ordinaire si injustement décriés.

     

    Binbin est fou de vin en général et de Beaujolais en particulier. Il nous dresse un constat chiffré alarmant de l'historique du Beaujolais ces 50 dernières années: la crise, récurrente du fait des excès et d'un marché instable, jouant sur l'effet de mode qui, comme chacun sait, finit par passer, et les raisons d'espérer, grâce à des vignerons talentueux et une autre vision de ce que peut et doit être un vin du Beaujolais. Avec un petit clin d'œil appuyé à Jean-Claude Lapalu.

     

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    Quoi de mieux qu'une vigneronne pour parler simplement de la région qu'elle aime et où elle vit? On attendait un truc hypersophisitiqué de la part d'Isabelle Perraud, des Côtes de la Molière, eh bien non! Le Beaujolais, tout simplement! Même qu'elle a failli sécher sur le sujet, après avoir trop révisé.

     

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    Sébastien Fleuret est un micro-vigneron scientifique. Ça se voit tout de suite. Brève et concise, sa contribution est probablement la plus évidente jamais proposée. Elle tient en un symbole ou deux lettres, mais une infinité de chiffres derrière la virgule. , le Morgon de la côte du Py de MONSIEUR Jean Foillard. Afin qu'il ne soit pas le grand oublié de ces VDV.

     

    Dans le genre bref, on a eu Eva d'Œnos, également. Bref, Eva a bu du bon Beaujolais. Avec son cousin Germain. Il ne lui reste plus qu'à tourner son joli scénario pour concurrencer Canal +. Ou alors, encore mieux, le proposer à la production. Peut-être qu'ils lui achèteront et qu'ils en commandront d'autres? Mais peut-être pas toujours avec le Beaujojo comme thème.

     

    Moins rapide que Buzz ou Guy, Tarlant l'éclair a pris son temps pour arriver. Millésime 2001, pour une bouteille retrouvée dans les entrailles d'une cave champenoise et un domaine, le Château de L'éclair, qui parle encore aux locaux. C'est une chance.

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    Quand on lui parle Beaujolais, Audrey Domenach ne fait pas les choses à moitié. Elle anticipe le sujet deux bons mois à l'avance, part y faire les vendanges et nous écrit une encyclopédie en plusieurs volumes. Le Château des Moriers cher à Miss Vicky Wine est une nouvelle fois à l'honneur, tout comme l'appellation Fleurie.

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    Vin et musique font de plus en plus bon ménage, mais le Beaujolais ne s'accorde pas qu'avec un air d'accordéon. Sur CabFrancFreak, Anna Tyac n'hésite pas à mixer Joy Division avec le Morgon VV 2010 de Jean-Paul Thévenet, le Morgon 2009 Corcelette de Jean Foillard avec Patsy Cline, le Régnié 2009 Grain et Granit de Charly Thévenet avec Morphine et le Brouilly VV 2010 du domaine de la Grand'Cour avec Austra. The Lady and the Tunes, pas freak du tout, et ça dépote un max, question vin et musique!

     

    Notre bien aimée Présidente à vie des Vendredis du vin n'aime pas gâcher. Elle recycle tout ce qui lui passe sous la main, faisant de ses vieilles barriques de jolis bacs à fleurs, que même Iron Man a du mal à soulever, et de ses anciens billets pour les vendredis du vin des posts flambant neuf, que l'on ne croirait avoir été écrits qu'hier. On ne va quand même pas reprocher à Iris de mettre en avant les vins du domaine des Côtes de la Molière!

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    Depuis la foire aux vins de Pranzac, en Charente, Maxime Carion n'analyse sensoriellement le Régnié 2009 du domaine Olivier Depardon qu'en compagnie d'un morceau de saucisson. On le comprend aisément.

     

    Pour sa première contribution, le Sommelier Masqué a arrêté de boire du thé pour tester le Beaujolais, dont il n'est pas coutumier. Presque une révolution, en ce qui le concerne. Son choix s'est porté sur un Chénas VV 2010 d'Hubert Lapierre (le 2011 n'est pas encore commercialisé, à ma connaissance), ainsi qu'un Morgon 2010 de Jean Foillard. Il semblerait que désormais le thé ne soit plus son verre de Beaujolais...

     

    Gérard Garroy est "sotmellier"(c'est lui qui le dit) et belge de surcroit. Comme beaucoup de Belges, il ne sait pas faire court et il nous livre ici un véritable manifeste œnotouristique pour partir à la découverte du Beaujolais, bonnes adresses pour le boire, le manger et le dormir incluses. Son blog s'appelle Vins Cœurs et il gagne ... à être connu.

     

    "Pourquoi le Beaujolais c'est si bon?" C'est une bonne question et on remercie Julien, de Picwineblog, de l'avoir posée. Entre un Beaujolais Cœur de vendanges 2009 du domaine du Vissoux et un Moulin à Vent 2007 du Clos du Tremblay, son cœur balance, mais il prend les deux et même encore plus, pour un rapport qualité/prix toujours intéressant.

     

     

    Philippe Rapiteau, the Pipette man, est l'homme du mix. Délaissant le traditionnel saucisson lyonnais aux pommes de terre, il a préféré mixer la saucisse de Morteau et la lentille verte du Puy pour accompagner son Morgon MMIX de Marcel Lapierre. Comme le hasard fait bien les choses, le Beaujolais est à l'exacte bissectrice d'une ligne courbe qui va du Haut Doubs à la Haute Loire en passant par les Fiefs vendéens. Ce n'est pas la peine de vérifier, on s'en fiche un peu, mais c'était le Morgon de Marcel ou un Gammes en May de Thierry Michon.

     

     

    À suivre, parce qu'il y a encore largement matière à une troisième partie. Le Beaujolais, on ne s'en lasse jamais!

     

    Olif

  • VDV#40: polygamie beaujolaise... (première partie)

    L'appel du gamay a délié les plumes et les billets de blogs ont pris leur envol dès la fin octobre à l'occasion de ces quarantièmes Vendredis du vin consacrés à ce cépage hardiment présenté comme "vil et déloyal", mais qui sait pourtant être le meilleur compagnon du buveur lorsqu'il est bien cultivé et vinifié dans son fief beaujolais. À ce propos, justement, quoi de neuf en Beaujolais, région ampélographiquement monogame (ou presque)? Pas encore de vin nouveau, c'est trop tôt. Raison de plus pour en parler et en boire bien avant le troisième jeudi de novembre, mondialement célèbre pour cause de sortie de cave plus ou moins tragique, c'est selon. Selon la façon dont on envisage les choses, entre marketing démesuré qui se casse désormais la figure et sincérité et convivialité du vin de soif qualitatif, fait uniquement avec du raisin, sans adjonction de banane ni de framboise.

     

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    Pas loin de 40 blogueurs et/ou facebookeurs se sont laissés à la confidence pour faire de ce mois d'octobre 2011 le mois du Beaujolais sur la toile. Et un nombre de flacons débouchés largement supérieur, proche du double, ce qui n'est nullement une surprise, les Brusseleirs ayant annoncé fermement leur participation d'un "Non, peut-être" qui ne laissait planer aucun doute sur leurs intentions. C'est parti pour une overdose de gamay!

     

    La partie teasing de l'opération fut lancée la veille par les BL boys qui n'ont pas hésité à se rendre sur place pour interviewer le 007 des néo-vignerons beaujolais, période Sean Connery. Permis de boire, avec Lilian Bauchet, sur Bourgogne Live! Et plutôt très fort de la part de Bourguignons.

     

    Les premiers à avoir dégainé leurs quilles furent évidemment les Brusseleirs, dont le rapporteur est aussi Monomaniaquement Alsace que farouchement adultère en matière de vin. Fort heureusement, le riesling n'est pas jaloux. Et le gamay, c'est tellement bon.

     

    Miss Vicky Wine nous envoie de son Beaujolais à elle un faire part de naissance prématurée. La mère et son nouveau-né vont bien. Félicitations à tous les deux!

     

    Pauline Boët s'est sentie une âme de poète pour se remémorer le début de l'été, le saucisson, les joies et les ris, le Fleurie... Après s'être enfilée quelques verres, elle a compilé des vers et fait du Fleurie son nouveau vin favori.

    Pas le temps pour la prose,
    l'air du weekend 'fût' plutôt morose,
    une chose est certaine cependant
    c'est que l'on apprend en buvant
    et qu'il faut faire fi
    des aprioris.

    Le Beaujolais pour moi s'est révélé
    Lors d'une fête des crûs au début de l'été
    Dégusté avec fromage et saucisson
    et un groupe d'ami qui ri à l'unisson
    il fait désormais partie
    de mes vins favoris.

    J'en profite ici pour remercier
    mon amie Vicky Wine bien aimée
    pour la découverte intiatique
    du Beaujolais à travers plusieurs bariques.
    (Salutation aussi en passant
    à vous tous, wine lovers épatants!)

     


    Un vendredi du vin sans le Bicéphale, ce serait un peu comme un lundi sans raviolis ou encore un samedi sans ramoner Momone. Et puis, le Bicéphale est tellement entier, même réduit à une simple moitié, qu'il nous dégaine un Beaujolais quel que soit le sujet. Pour une fois, c'est raccord complet avec Un petit coin de Paradis 2009 du domaine des Grottes, un jus de raisin pétillant naturel qui donne envie de courir tout nu dans les vignes.

     

    Catherine a littéralement fait ses gammes et la bise à Louis. Une femme, des vins, dont un Morgon Côte du Py 2007 de Louis Desvignes, pour un bien joli billet.

     

    En trois services, tel un vrai couguar, Berthomeau et Cie, mon prédécesseur à la présidence du Vendredi, nous fait voir du Bojo de toutes les couleurs. Un rouge nouveau signé P-U-R et un blanc 2009 du domaine Cornin. Avec en prime de jolies photos.

     

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    Le petit coup du matin n'arrête pas le pélerin, ni Antoon, qui s'encanaille aux aurores avec "une tomme daubée, un morceau de saucisse de couenne au marc ... et p'tit canon qui rend amoureux". Saint-Amour, quand tu nous tiens...

     

     

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    Doc Adn clame son amour du gamay et du Morgon avec le 2009 de Jean-Paul Thévenet. Son excellent goût en matière d'escapades viniques est malheureusement gâté par sa passion des animations Gif complètement kitch et douteuses. On lui pardonnera néanmoins volontiers ses écarts tant il sait être convaincant dans sa déclaration d'amour.

     

    Pour Didier Dardenne, "le Beaujolais, c'est comme le gendarme, ça va toujours par deux." Je lui suggère volontiers de passer au magnum, surtout s'il s'attaque à la Côte du Py de Jean-Marc Burgaud. Il est rejoint tout en haut de la Côte par ChristianB, le Littinéraire vinique, qui a trouvé chez le même Jean-Marc Burgaud une bonne raison de croire en la grandeur de Dieu.

     

    Joli hommage à Bruno Debize, excellent vigneron méconnu du Sud-Beaujolais, par l'un de ses plus grands admirateurs, le toujours vert Jean-Marc Imberdis. Et en musique, s'il vous plait!

    Bruno, il joue pas les starlettes
    Il met pas des lunettes
    De soleil
    Il pos' pas pour les magazines
    Il travaille dans les vignes
    A Bully !

    Au pays des Pierres Dorées
    Il est dans l’Beaujolais
    C’est douillet
    Surtout si la voie ferrée
    Et la route bétonnée
    Passent au loin

    Il va pas à Saint-Paul-de-Vence
    Il pass' tout's ses vacances
    Dans son chai
    Comme famille il a tous ses potes
    dans l’monde, éparpillés
    Et ça le botte

    Bruno il a plus vingt-cinq berges
    Mais j'crois bien qu'Saint-Vincent
    Des églises
    N’fait pas de Beaujo plus soyeux
    Et ne t‘accueille pas mieux
    Quoi qu'on dise

    L'automne quand la vill' s'embrume
    Chez lui y a du soleil
    Qui s'attarde
    Il prend une boutanche dans sa main
    Remplit douc'ment l’godet
    Et c’est bien

    Il fait du Beaujo comm’ on l’aime
    Aussi bon qu’feu l’ Marcel
    Sans banane
    D’la fraise y en a pas non plus
    Qu’ du raisin et d’l'amour
    Comme on aime.

     


     


    À suivre...

     

    Olif

     

    P.S.: vu l'ampleur de la tache à laquelle je suis en train de m'atteler, je crois plus raisonnable de la livrer en plusieurs tomes. Et ce d'autant que je sens les vendredistes impatients... Il y a déjà là de quoi se faire gentiment les crocs.