28 octobre 2011
VDV#40: dites-le avec des Fleurie...
La Madone de Fleurie, par jour de grand vent. Cliché personnel.
C'est l'heure du Beaujolais, que dis-je c'est l'heure, c'est le mois complet du Beaujolais et ça, ça fait du bien aux papilles et aux amygdales. Un peu d'entrainement avant le troisième jeudi de novembre, le jeudi du vin nouveau, pour un Vendredi du vin pas nouveau, cela ne peut être que bénéfique. En tant que Président éphémère de ces Vendredis, mon choix s'est porté, pour des raisons que le raisin ignore, sur une série de bouteilles fleuries. Fleurie, rien à voir avec Mérogis (le vin n'y est pas incarcéré), ni les Mérovingiens ou Carolingiens, malgré leur empereur barbu. On dit d'une ville qu'elle est fleurie, lorsqu'elle possède une ou plusieurs petites fleurs sur une pancarte jaune, là, juste à l'entrée, pour signaler le passage fréquent de jardiniers qu'il faut veiller à ne pas écraser lorsqu'on la traverse en voiture. Ou, alors, une ville est Fleurie, lorsqu'elle est située dans le Beaujolais, qu'elle est entourée de vignes et que la Madone veille sur elle. Ce qui exclut d'emblée Marseille, trop près de la mer malgré la Bonne Mère. Le Fleurie, cru du Beaujolais, a ceci de fabuleux que c'est un vin qui parle. Pas avec les mains, non, mais avec ses raisins. Selon les circonstances, pour séduire, dites-le avec des Fleurie...
Une balustrade bien Fleurie, en plein mois d'octobre. Y'a plus de saisons!
Si vous voulez évoquer le fruité, la rondeur et la joie de vivre, dites-le avec En Rémont 2009 de Julie Balagny, la nouvelle Madone de Fleurie.
Si vous voulez exprimer l'élégance et la prestance, dites-le avec un Fleurie 2007 d'Yvon Métras, la référence ultime en matière de cru du Beaujolais.
Si vous voulez crier votre amour de la nature et du fruit en liberté, dites-le avec un Fleurie 2010 d'Isabelle et Bruno Perraud, les vignerons "nature" à la portée de tous les gosiers.
Si tu veux causer solide, caillou et minéralité, bon gré mal gré, dis-le avec Au bon grès 2004 de Michel Guignier, l'œil de Faudon, à l'acuité vinique et biodynamique sans pareil.
Et pour celui qui préfèrerait un discours plus franc et direct, qu'il le dise avec une Madone 2010 du domaine Chamonard, vinifiée par Jean-Claude Chanudet, vigneron à la barbe également fleurie.
Et si tu n'as rien à dire, dis-le avec un Fleurie 2010 de Lilian Bauchet. Mais là, il n'y en a pas sur la photo et il n'y en avait pas à goûter non plus. Même si des raisins de Lilian se sont cachés dans l'une de ces bouteilles. Sauras-tu les retrouver, ami lecteur?
Le langage du Beaujolais, c'est la meilleure façon d'apprendre à parler. La prochaine fois, je vous expliquerai comment régler vos achats à Moscou avec des Chiroubles.
Olif
07:29 Publié dans Les Vendredis du vin | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : fleurie, beaujolais, lilian bauchet, julie balagny, domaine chamonard, michel guignier, domaine des côtes de la molière, yvon métras, isabelle perraud |
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Commentaires
Écrit par : Hervé LALAU | 28 octobre 2011
Les raisins de Lilian sont dans la bouteille d'Isabelle, qui est une voisine de Michel, qui aurait signalé à Yvon la disponibilité des parcelles aujourd'hui travaillées par Julie. Chat alors !
Écrit par : Arnaud | 28 octobre 2011
Soutenons les crûs du Beaujolais !
C'est VdV#40 :
http://baraou.blogspot.com/2011/10/beaujolais-primeur-mais-durable.html
Écrit par : Baraou | 28 octobre 2011
Écrit par : isabelle Perraud | 28 octobre 2011
http://unefemmedesvins.typepad.com/histoire_dune_reconversio/2011/10/vendredis-du-vin-40-gammes-en-beaujolais.html#tp
Bonne compil !
Écrit par : Catherine | 28 octobre 2011
http://www.showviniste.fr/vignerons/dis-comment-vendre-le-vin-de-beaujolais-le-3eme-vendredi-de-novembre/
Écrit par : ShowViniste | 28 octobre 2011
Écrit par : Patrick Cadour | 29 octobre 2011
Écrit par : griesmar | 29 octobre 2011
http://www.thulon.com/index.html
Et que de dire de la cuvée OPALE ! A l'aveugle celui qui découvre le gamay est trés trés fort !!!!!!
Écrit par : Philippe | 04 novembre 2011
J'ai vraiment été bluffé par les 2010 de Julie Balagny, notamment sa cuvée "Cayenne". Une petite bombe. J'ai d'ailleurs posté un petit billet à ce sujet:
http://levindescopains.wordpress.com/2011/10/16/fleurie-cayenne-2010-julie-balagny/
Le Beaujolais n'est pas mort!
Écrit par : jb | 22 novembre 2011
Écrit par : olif | 22 novembre 2011
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