26 décembre 2008
VDV 21: vins de fête!
Dernier vendredi du mois, donc vendredi du vin. Mais Vendredi d'entre deux fêtes, gare à l'absentéisme! Pas difficile d'avoir débouché quelques jolies bouteilles, pour accompagner les mets du réveillon, puis ceux du jour de Noël., le problème, ce sera de trouver le temps de les bloguer. Excès de table récurrents, la fête n'est jamais trop belle. Il faut donner, offrir, partager, se gaver. Pour expier le supplice infligé à toute une espèce animale sacrifiée? Il n'y a que le foie (gras) qui sauve, la foi maigre s'est sauvée depuis longtemps!
Si les oies et les canards se gavent, d'autres subissent un certain nombre de sévices, comme les crustacés. Et je ne parle même pas de toute cette génération de petits enfants qu'on roule dans la farine en leur faisant croire à un vieux bonhomme rouge à barbe blanche, ce qui évite d'avoir à leur expliquer la crise en long, en large et en travers, et de leur expliquer pourquoi, à la place de la dernière console de jeux WII,... ben non! Juste une mandarine. Comme lors de certaines périodes les plus noires de notre existence, mais au moins, les enfants étaient contents, ma bonne dame! Tandis que maintenant..., il leur faudrait une bonne guerre!

Pouf pouf!
Lulu, la quarantaine bien marquée, aimerait bien repartir pour une nouvelle vie, maintenant que ses enfants sont un peu plus grands et à peu près autonomes.
Régulièrement repoussée lors des entretiens d'embauche, elle s'offre une parenthèse, histoire de se prouver qu'elle existe encore un peu. Délaissant ses amis et sa famille (dont un mari beauf et alcoolique), elle commute sa vie en mode "vacance" pour une période de vacances à la petite semaine. Au cours de son ecapade, elle noue des relations avec d'autres personnes un peu en marge du système, qui semblent lui redonner goût à sa propre vie. Il faut bien dire que ces gens savent vivre et profiter de l'instant présent. Pour un menu gastronomique improvisé dans un camping-caravaning à l'hivernage, on ne se refuse rien. "Garçon! Quel vin avec la langouste?" Avec la langouste? Il faut croire que c'est déjà Noëls!
"Anjou blanc, Noëls de Montbenault 2004!" Excellent choix, garçon! Le choix du roi, le choix du Leroy! C'est Richard qui devrait être content de ce clin d'œil bédéphile de haute volée!
07:32 Publié dans Les Dégustantanés, Les Vendredis du vin | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
| Tags : vendredis du vin, anjou, richard leroy, noëls de montbenault, homard |
|
Facebook







Commentaires
Je te souhaite une très belle fin d'année, Olif.
Écrit par : nidal | 26 décembre 2008
Bonne fin d'année à toi et à ta famille... à très vite. Bises.
Écrit par : mamina | 26 décembre 2008
Lu ton avis avec intérêt, moi qui ai bien du mal avec cette cuvée que je trouve ... roborative (cf les 4 ou 5 crs du 2004 sur notre site).
Sur 2003, bien aimé le vin sucré (15,5/20) :
Une liqueur safranée en diable, fruitée, avec du miel, des fruits confits.
Bouche d'une allonge correcte, nette, très grasse, très douce, gourmande. Très «Layon ».
Écrit par : laurentg | 26 décembre 2008
Et il se trouve que son auteur, Etienne Davodeau est de St Gilles Croix de Vie, qui se trouve à quelques kilomètres de St Jean de Monts!...
Dans la BD, on retrouve d'ailleurs les paysages de cette station balnéaire bien connue.
Je vais creuser l'affaire, avec l'aide de mon libraire bédéiste préféré, mais le deuxième livre... RE-VE-VIN... à St Jean...
Ca serait-y pas génial?...
Écrit par : PhilR | 28 décembre 2008
(100% Chenin)
DS11,5 - LG12 - PR12,5 - MS12,5 - MF12 - EG12,5.
Boisé énorme, cornaquant des notes peu invitantes de rhum, de coco, de colle scotch, de raisin sec, d'encaustique.
Matière indigente (un spectre, ce soir), affreusement boisée, peu buvable (chardonnay ?, sauvignon ?, chenin ?).
C'est le pire état dans lequel nous ayons trouvé ce vin déjà si polémique (le 2002 bu très récemment ne présentait pas un profil aromatique et gustatif si dégradé).
Précisons que nous savons la méticulosité du producteur dont les vins recueillent de nombreux avis très favorables.
Écrit par : laurentg | 31 mars 2009
Les 2007, goûtés à Angers, étaient par contre épatants, droits, nerveux, minéraux et tendus, tout comme un Noël de Montbenault 2005 bu au bistrot Paul Bert à Paris, tout récemment.
Fin 2008, ce 2004 ne se goûtait déjà pas bien. J'ai juste eu l'occasion d'y tremper mes lèvres à la demande d'un pote qui en avait ouvert une bouteille au moment de Noël, et qui se posait aussi des questions.
Voir aussi là http://www.leblogdolif.com/archive/2006/06/26/re-ve-vin-2006-leroy-richard-c%C5%93ur-de-lion.html , un jour de mai 2006 où les vins se goûtaient tous particulièrement bien. Affaire de contexte?
Écrit par : olif | 31 mars 2009
Tu parles de la persévérance du vigneron ?
Pierre et Didier m'ont dit avoir goûté de beaux vins sur fût ...
Sinon, de superbes bourgognes 2006 chez Bonneau du Martray et Coche-Dury, le we dernier ...
Écrit par : laurentg | 01 avril 2009
Écrit par : olif | 01 avril 2009
Ta formulation est connotée ...
J'ai pour ma part bcp de mal avec ce genre d'élevage du chenin.
Ce n'est pas mon goût.
Aurais-je également du mal à apprécier des syrahs australiennes sirupeuses ?
Je connais certes des amateurs chevronnés qui les considèrent brillants ...
Je reverrai cela en séance dans la capitale un de ces 4 !
Écrit par : laurentg | 01 avril 2009
Écrit par : olif | 01 avril 2009
Anjou : Domaine Leroy "Les Noëls de Montbenault" 2002 - 13°
DS12,5 - PC12,5 - LG13 - PR12.
Robe or ; reflets verts.
Extravagance principalement boisée, crémeuse, exotique. Mirabelle, citron vert, poire en conserve, cidre, lavande, acacia, camphre, rouille : ça part un peu dans tous les sens, sous l'impulsion d'un bois trompeur.
Gras, capiteux, amer, très difficile à localiser (Marsanne/Roussanne plus souvent cités)... Pas encore mort, mais s'avachit dangereusement...
A noter que les Cormiers 2002 de Villeneuve était encore moins bon !
Alors le chenin et le bois ? vraiment ?
Écrit par : laurentg | 09 juin 2010
Écrit par : olif | 09 juin 2010
On m'a assuré que ce serait grand au vieillissement ! :-)
La Mailloche 2002 n'est ele pas trop mal passée.
Écrit par : laurentg | 09 juin 2010
Noëls de Montbenault 2005 vs Huet Le Mont 2005 : largement préféré le chenin sans bois (et sans oxydation précoce).
Rouliers 2007, pas trop mal ... mais bon ...
Écrit par : laurentg | 28 juin 2010
Et puis arrête de déguster des vins de Richard Leroy, Laurent. Même à l'aveugle. Tu ne les aimes de toute façon pas et tu te fais du mal!
Écrit par : olif | 28 juin 2010
Le pb, c'est mes potes qui s'en débarassent ...
On t'attend ici : http://blog.cavesa.ch/index.php/2010/06/28/197588-sans-soufre-et-sans-reproches#co
Les vins échevelés en prendront pour leur grade.
Écrit par : laurentg | 28 juin 2010
J'admire ta passion.
Tu remarqueras que, contrairement à toi, je commente aussi les vins que je n'aime pas.
Écrit par : laurentg | 28 juin 2010
Pour le "sans soufre", je revendique le droit de les aimer et de les commenter, sans me sentir obligé de partir en croisade pour me justifier (contrairement à Michoubidou et consorts) et aussi parce que la perfection stylistique bordelaise me gave profondément. Mais je ne passe pas pour autant tout mon temps à goûter des vins de Bordeaux que je n'aime pas pour dire haut et fort qu'ils ne sont pas bons.
Écrit par : olif | 29 juin 2010
:-)
Écrit par : laurentg | 29 juin 2010
Et je te concède même un faible pour quelques GCC: Pavie-Macquin (tu vois, je ne suis pas sectaire!), Vieux Château Certan, Léoville-Barton, Pontet-Canet...
Dernièrement, tout en 98, un fringant LB, un surprenant et frais Lagrange, une imbuvable Comtesse (poivronnée, austère, devant laquelle bien des adorateurs de Bordeaux se seraient pourtant prosternés, je suppose), un très correct Poujeaux et un Broustet buvable mais loin d'être mémorable (d'ailleurs, je l'ai déjà oublié). Là où certains auraient fait un post dithyrambique, ce sera juste 3 lignes en commentaire de celui-ci, pour ce qui me concerne.
Écrit par : olif | 29 juin 2010
Écrire un commentaire