04 avril 2010
Le printemps fait salon (2)
A peine remis de la verdeur des frimas martiens, l'amateur, le pro, le semi-pro, voire le semi-amateur, ou encore celui qui n'en a rien à secouer du vin, pour peu qu'il ne sache pas trop comment occuper ses week-end, bref, tout ce petit monde pourra se retrouver un verre à la main aux salons de jardin printaniers, et pas uniquement à VillaVerde.
Le week-end de Pâques sera calme, mais après, ça bourgeonne dans tous les coins.
Du 9 au 12 avril, Vini Circus entre en piste. On y boit, on y cause, on y mange, on y va au spectacle, on y expose. Voilà un vrai salon complet, avec une affiche naturellement exceptionnelle. Chanceux, les Bretons!
Pour ceux qui préféreraient un printemps plus sudiste, c'est du côté de Châteauneuf-du-Pape qu'il faut aller. Tous les ténors de l'appellation y seront, ou presque, pour une affiche papale, donc.





Le même jour, les Champenois essaient d'y faire voir un peu plus clair aux pros et aux amateurs, en leur proposant leurs vins en deux versions, avant et après champagnisation. Une dégustation éducative, conviviale et passionnante. Une halte indispensable sur le chemin du retour de la Belgique. Terres et Vins de Champagne, l'endroit où il fera bon buller. Aÿ, Aÿ, Aÿ!


Avril ayant tiré pas mal de ses cartouches, il faudra attendre les week-ends fériés de mai pour continuer à déguster le plus librement du monde. Retour probable en Beaujolais, au pays du Jambon, le 2 mai, mais on en reparlera car je dispose de peu d'infos pour le moment, ou, au choix, Chai l'un Chai l'autre, chez les Montanet, à Saint-Père sous Vézelay. Là encore, une jolie brochette de vignerons.

Les 8 et 9 mai, direction l'Alsace pour un salon des vins libres, naturellement bons, qui s'annonce grandiose. Nature, naturel, libre, peu importe la terminologie, du moment que le vin correspond à une approche non technologique. Ce vin-là, il fait salutairement souffler un grand vent de liberté dans le monde coincé et souvent conventionnel de ceux qui se disent amateurs. La grand-messe sera célébrée en l'abbaye de Marbach, près d'Husseren les Châteaux. Yop là!

Du 13 au 16 mai, cap sur la Vendée, pour les incontournables et indispensables Rencontres vendéennes, où l'on causera jurassien, italien et angevin. Entre deux baignades ou deux parties de pêche aux pignons. Ne pas oublier crème solaire, rateaux et pelles pour châteaux de sable.

De quoi s'occuper largement avant les vacances d'été...
Olif
13:01 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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13 avril 2009
Printemps 2009, on va déguster! (2)





21:13 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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28 novembre 2008
Petit tasting amical!

21:40 Publié dans Clin d'oeil | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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22 juin 2008
Vins "natures" dans la nature...et aux Jardins!
Une dégustation aux champs, mais néanmoins aux Jardins, un instant bucolique, quasi surréaliste! On en a tous rêvé, Stéphane Planche l'a vraiment osé.
"Et au point de vue des idées neuves, que comptez-vous introduire dans le pré-néo-progressisme?" demande le critique de peinture Adhémar de Lamarche de L'escalier de Lacave à Libellule, l'adjoint du détective Gil Jourdan, grimé en pseudo-artiste hellène, lors d'une soirée mondaine dans le deuxième volet de leur inoubliable première aventure, "Popaïne et vieux tableaux".
-"Dans le pré?... Des vaches!!" répond l'autre sans se démonter.
"Et au point de vue des idées neuves, que comptez-vous introduire dans le pré-néo-régressisme?" demande le célèbre critique de vins Michoubidou à Stéphane Planche, dit Saint-Vernier, le tourbillonnant caviste des Jardins de Saint-Vincent, organisateur de séances de dégustation réputées.
-"Dans le pré?...Des vaches!!"
Réponse limpide pour un indispensable retour aux vins "natures", une valeur essentielle, un revitalisant recul de civilisation, une nécessité actuelle pour ne pas se laisser happer, hâcher, émasculer, décérébrer par la spirale infernale du progrès et de la technologie à tout prix, qui nous conduit inexorablement à notre perte, si ce n'est déjà fait, et puis aussi à ne boire que des vins aseptisés, et ça, c'est pas demain la veille qu'on se laissera faire.
La menace bovine se rapproche, mais les dégustateurs restent sereins, malgré le côté très terre à terre des échanges.
- "Tu ne trouves pas qu'il sent un peu la vache, ce vin nature? "
- "Mais non, c'est pas le vin, regarde juste derrière toi!"
- "Tu parles d'une bouse, ce picrate!"
- "Ah! la vache, qu'est-ce qu'il est bon, celui-là!"
- "Tu crois qu'il s'agit de bourricots transformés en bêtes vaches?"
- "Il parait que ce sont les ébissions de mettane qui sont à l'origine du trou dans la couche de vin jaune de la planète!"
C'est clair, ce n'était pas la fête à Michoubidou, ce soir-là, mais on s'est plutôt bien régalés! D'abord avec un Sauvignon de Touraine de Thierry Puzelat. Bien malin qui dirait sauvignon à l'aveugle: grande maturité de fruit, richesse, puissance, peut-être un peu trop massif, mais ne soyons pas difficiles. Puis avec Les Capriades, de Pascal Potaire, une bien jolie définition de fruit. Avec les vins de L'Anglore d'Eric Pfifferling, toujours aussi impeccables (remarquable Tavel 2006, d'une grande précision aromatique et d'un soyeux de texture inimitable, superbe Cuvée des Traverses 2006, honteusement recalée à l'agrément Côtes du Rhône, alors qu'on y produit tant de daubes par ailleurs). Evidemment aussi, avec Barral et sa réjouissante cuvée Tradition 2005, un vin dans le registre du costaud au coeur tendre, celui qui a bon fond. Et enfin, avec La Bohème 2006 de Patrick Boujut, qui a bien trompé son monde, personne n'ayant osé imaginer que cela puisse être un Gamay d'Auvergne. Il y a du vin, dans cette bouteille! Au final, tous des vins droits, nets, précis, sans aucune note aromatique déviante qu'on voudrait leur prêter systématiquement. Que des belles bouteilles, et c'est tant mieux! Tant mieux, un pétillant naturel de Ploussard et de Philippe Bornard, à qui on laissera le mot de la fin.
Revenir vers plus de vin, plus de raisin, plus de nature, plus de convivialité, sans perdre son sens critique, voilà certainement un credo alternatif aux manières un peu prout-prout d'une forme d'intelligentsia du vin, déconnectée de la réalité du monde viti-vinicole et des véritables aspirations des amateurs.
Et rien que pour çette soirée, merci Stéphane!
Olif, celui qui a mal tourné.
18:40 Publié dans Les séances de dégustation, côté Jardins! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : vins nature, jardins saint-vincent, dégustation, en chaudot |
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