24 juin 2011
VDV#37: les accords d'un été...
C'est de saison. À l'occasion de cette 37ème session des Vendredis du vin, Nathalie Merceron, alias Tiuscha, nous invite à mélanger saveur et passion. Un sujet qu'elle maitrise bien, c'est d'ailleurs le nom de son blog. Boire sans manger, c'est un peu comme manger sans boire. L'exercice est vain, tant la passion est vin. Il n'y a que les adolescents boutonneux ne jurant que par l'association Coca-Cola-BigMac pour ne pas le savoir.
Le vin à la plage est un exercice périlleux. Gare aux goûts iodés, aux arôme salins et aux papilles ensablées. Les entrailles de pignon, dévorées crues, telles une offrande au Dieu de la pêche à pieds nus ou en tongs, sont gorgées de cristaux qui crissent sous la dent et rayent l'émail. La glacière sert tout juste à réchauffer le café plutôt que rafraichir le rosé. Les chichis s'accomodent mal d'un petit verre de Layon complètement frit sous le parasol.

L'accord parfait se fera plutôt sous la tonnelle. L'été, le cuisinier de la maison se transforme en surfeur qui ne se sépare jamais de sa planche. Un poisson, une viande, un peu d'huile, olive ou autre, des épices, et, psssssschhhhhh, le tour est joué. La plancha, c'est la cuisine d'été par excellence. La facilité ne tolère cependant pas la médiocrité, tout est dans la maitrise de la cuisson.
Une recette enfantine, paprikée des hannetons, filet mignon de veau, marinade légère, huile de pistache-paprika. L'astuce, c'est la cuisson sur papier sulfurisé. Le genre de truc qui vous rend la vie tout de suite plus belle, en simplifiant le nettoyage de la planche en fin de repas. C'est peut-être mesquin, mais c'est appréciable. Avec cette cuisine simple et goûteuse, estivale, ne craignant que le grand vent qui pourrait nuire à la qualité de la cuisson, il faut un vin à l'unisson. Vibrant, sur le fruit, éventuellement soutenu par un léger trait boisé, mais goûteux et harmonieux, bref, un vin évident et limpide, à savourer à tout moment de l'été, sur la terrasse et entre amis. Et pourquoi pas un bête pinot noir bourguignon, à servir frais avec quelques glaçons? Sans aucun doute le vin de mon été!
Échézeaux, l'été sera chaud!
À défaut, on pourra se contenter d'un petit verre de rosé de son producteur préféré.
Olif
07:15 Publié dans Les Vendredis du vin | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
| Tags : drc, échézeaux, vendredis du vin |
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05 juin 2010
Dégustation de Rêve en petit Comité...
Ça y'est, je peux mourir. Pas après avoir vu Venise, un truc de belle-mère, mais pour être allé à la Romanée-Conti. Le rêve inaccessible de tout œnophile normalement constitué. Un genre de quête du Graal qui laisse complètement ébahi une fois la geste accomplie. Récit de cette journée épique, minutée comme une horloge suisse pourtant légèrement grippée à l'allumage. Finalement, 10 heures pile à Vosne grâce à l'emprunt d'un itinéraire-express. La ponctualité helvétique peut se hausser de nouveau du col.
Sur le portail rouge, anodin en apparence, deux initiales au sommet. RC. Pas besoin d'en dire plus. Cela ne peut aucunement signifier Rez-de-Chaussée. Le quidam passe devant sans même se détourner, là où l'initié se génuflexionne et s'auto-flagelle à grands coups de guide vert de la RVF sur la tête, en rêvant de pouvoir un jour y introduire ne serait-ce que le bout d'un orteil.
En attendant le chef de culture Bernard Noblet, son petit panier de verres sous le bras, et le départ pour la cuverie, précaution d'usage et passage aux toilettes. Au fond à gauche, comme un peu partout ailleurs dans le monde. Sauf qu'ici, pour y aller, on passe devant des palettes de caisses en bois estampillées "Société civile du Domaine de la Romanée Conti" et sur lesquelles on peut aussi lire "La Tâche", "Richebourg", "Romanée Conti", "Montrachet". Juste posées là, en attendant qu'un transporteur vienne les chercher. Et les expédier au bout du monde. Les toilettes, elles, sont juste ordinaires. Comme un peu partout dans le monde, d'ailleurs. Il n'est même pas écrit DRWC sur la porte.
Toutes les commissions ayant été faites, y compris la grosse, celle qui consistait à régler en espèces une caisse bois tatouée 007 sur le front, c'est parti pour un endroit secret qui recèle de nombreux trésors. Les yeux bandés et à la queue leu leu .
22:18 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
| Tags : drc, domaine de la romanée-conti, vosne-romanée, bourgogne, 2009 |
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