26 octobre 2010

Du poivre dans la bouteille...

« - Atchoum ! … Oncle Olif, oncle Olif ! Tu as renversé le poivrier dans ton verre de vin rouge ?

- Mais non, Toto, c’est normal. Mon vin n’est pas poivré, même si tu y sens comme une odeur de poivre. Cela vient du raisin. »

 

Cette odeur piquante qui déborde du verre (à l’origine de crises d’éternuements chez Toto et les personnes sensibilisées) et cette saveur brûlante (due à la pipérine), elles proviennent soit des tanins du bois, soit du cépage proprement dit. L’arôme poivré, lui, est la résultante de la perception dans le vin d’un mélange de terpènes et sesquiterpènes (c’est qui, c’terpène ?), que l’on peut aussi obtenir en distillant certains bois tropicaux, trop piquants pour servir à faire des fûts. Le vin le plus classiquement poivré de tous est issu de syrah, cépage emblématique des Côtes du Rhône septentrionales. De Côte Rôtie à Cornas, en passant par Saint-Joseph, la route du poivre des Côtes du Rhône a de quoi séduire l’amateur, pourvu qu’il ne soit ni charpentier, ni amateur de crus trop boisés.

 

 

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Ailleurs, on retrouvera des notes poivrées dans le mourvèdre, cépage provençal  et méridional par excellence, dans le côt, lorsqu’il n’est pas de maille mais de Touraine ou de Cahors, et dans les beaux gamays que l’on aura laissés s’exprimer dans leur jus, en Beaujolais, en Touraine ou en Auvergne.

 

La prochaine fois, nous apprendrons comment distinguer les arômes de voatsiperiféry, Sarawak et cubèbe dans son verre de Crozes-Hermitage.

 

« - Merci, Oncle Olif, je vais pouvoir aller me coucher plus intelligent qu’hier.

- Bonne nuit, petit garnement, et fais de beaux rêves ! Pom popopo pom pom… »

 

 

Oncle Olif

 

08 novembre 2009

Neige sur Les Oliviers...

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L'envie de blanc hivernal ne se fait pas encore vraiment sentir, mais une petite couche de neige est venue saupoudrer les feuilles au-dessus de 1000 mètres d'altitude. Entre automne et hiver, le Larmont balance. Envie de blanc quand même, dans un verre, surtout qu'il s'agissait d'accompagner les premières véritables coquilles Saint-Jacques de l'année, servies dans leur coquille, justement, passées 3 minutes au gril, juste assaisonnées de poivre et d'huile de pistache.

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Une recette toute simple, brut nature, mais incomparable pour apprécier le goût de la noix. Le Saint-Joseph blanc Les Oliviers 2007 du domaine Gonon a tout le répondant nécessaire pour transcender ce plat. Fruité, riche, mais sans lourdeur. L'aplomb d'un beau blanc rhodanien, classieux et élégant.

Le Saint-Joseph rouge, version 2007, possède beaucoup de fraicheur, mais ne se livre que très peu. Même sur un carré d'agneau de pré salé d'origine irlandaise. Il a fallu ouvrir un 2006 pour se plonger dans de subtiles et séductrices notes de syrah (poivre, tapenade, violette, barde fumée). Les deux sont à attendre et à réserver en prévision des beaux jours prochains. La syrah, justement,  le Châ en est tombé raide dingue. Il en fait l'éloge sur Vin-Terre-Net, et ça risque de faire des jalouses, tant sa déclaration d'amour est belle!

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Olif

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15 mai 2009

Miquettes maousses!

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Ultime rencontre faite au salon Bio-Eco de Besançon, Paul Estève, du domaine des Miquettes, chaudement recommandé par un jardinier d'Eva à l'affût des belles découvertes. Une dégustation trop rapide, faute de temps, mais une très bonne approche et une excellente accroche, avec le vigneron, la vigneronne et les vins. Tout d'abord un fort joli Viognier d'Ardèche 2007, frais et fruité, évitant le caractère fréquemment mou et pataud inhérent au cépage, et puis surtout, regoûtés tout dernièrement à la maison, une belle paire de Miquettes, un Saint-Jo blanc et un Saint-Jo rouge, millésime 2007 itou. Un blanc d'une fraicheur absolue, sans une once de lourdeur ni de sensation alcooleuse, une Marsanne vinifiée sur le fil, avec beaucoup de tension, et puis un rouge, mamma mia, un rouge comme rarement! De la syrah de compétition, au grain serré mais soyeux, à la matière fraiche et acidulée, aux notes délicatement fumées. Un vin qui vous donne la chair de poule  comme ça, ça me ficherait presque les miquettes. Oxymore plutôt rassurant, finalement!

 

Un gros coup de cœur!

 

 

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Olif