16 novembre 2008
Jambon, Jambon

Rien à voir avec un quart d'heure cinéphile. Penelope Cruz retenue ailleurs, c'est Philippe Jambon Jambon qui nous a reçus dans son petit village de Chasselas (71) en ce jour de commémoration poilue. On peut être chasseloutis et ne pas rechigner à la tâche.

Vigneron en bio certifié (mais non revendiqué, le domaine ne communique pas là-dessus) Philippe Jambon n'utilise ni engrais ni pesticides depuis toujours. 1997, en fait, date de la création du domaine. Petits rendements, élevages longs adaptés au vin, levurage indigène, vinification sans soufre, tout concourt à fait de ces vins naturels et vivants de grands vins de table, qui ne sont plus présentés à l'agrément. Chardonnay et gamay en liberté s'expriment fort joliment à la Grande bruyère, aux Ganivets ou à Roche noire. Un sacré beau terroir, que ce sol de cailloux tout noirs, riches en manganèse. Et un sacré beau vin, goûté sur différentes barriques de 2006, prêtes à la mise. Le 2003 est actuellement exceptionnel de velouté et de fraîcheur. Cette Roche noire est au Jambon mâconnais ce que le Pata negra est au cochon espagnol!
Avant le Jambon noir, on a quand même testé le Jambon blanc sur fût. Quelque soit le millésime, la Grande Bruyère reste un vin riche et puissant, mais frais et digeste, développant de fines notes oxydatives du fait de l'élevage long. Des vins stables, à forte identité, nourrissants mais à grande buvabilité malgré leur richesse.
Chasselas, au pays du Gamay, du Chardonnay et du Jambon
Olif
19:04 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
| Tags : philippe jambon, chasselas, mâcon |
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Commentaires
On aimerait en voir partout, au rayon frais du supermarché, ou chez son boucher favori, pour rire d'abord mais aussi pour le boire, le partager.
Écrit par : ShowViniste | 16 novembre 2008
Écrit par : Estèbe | 17 novembre 2008
Écrit par : olif | 17 novembre 2008
mais le 2005 bojo sans soufre offert par l'ami éric bernardin est un régal, une bomba de frutos, succulent !
Écrit par : fredlepicolo | 17 novembre 2008
Ils s'appellent Jambon comme lui, mais ne sont pas apparentés! Lui s'appelle Philippe, eux c'est Gaec! Rien à voir, mais il semblerait que tu ne sois pas le premier à t'être laissé prendre!
Écrit par : olif | 17 novembre 2008
Écrit par : Showviniste | 17 novembre 2008
Écrit par : Jeremy No | 18 novembre 2008
J'ait tout aimé, mais j'ai aussi flashé sur cette roche noire dont j'ai pu avoir quelques caisses; et je confirme donc que
"Cette Roche noire est au Jambon mâconnais ce que le Pata negra est au cochon espagnol!"
@+
Écrit par : LaurentVinature | 20 novembre 2008
pour procurer du bonheur aux dégustateurs sensibles à nos vins naturels !
Dans le beaujolais, il y a pleins de cochons !
Par cochon, il y a 2 jambons !
A Chasselas, il y a un jambon, philippe, produisant du VIN 100% raisins en culture biologique sans aucun ajout d'addififs
DANS LE BEAUJOLAIS , il y a donc pleins d'autres jambons !
Dans un vignoble qui se meurt et qui se perd dans des technologies oenologiques destinées à faciliter un commerce, certains jambons (gens bons ?) communiquent sur des cuvées dites NATURELLES, nos clients seront peut être susceptibles de les apprécier, MAIS MEFIEZ VOUS DE LA CONFUSION !!!!!!!!!!!
Philippe
Écrit par : JAMBON | 21 novembre 2008
beaucoup l'ont pris pour un beau pinot noir; et on rebelote ce soir :-))
Écrit par : LaurentVinature | 21 novembre 2008
Où est donc le Gamay ?
Écrit par : laurentg | 15 janvier 2009
Morgon Lapierre (sans soufre) 2006 : 16/20 - 17/7/08
Nez floral (pivoine, jacinthe) et fruité (clafoutis, groseille, fraise, framboise, mûre).
Matière dentelée, diaphane mais prégnante (le verre vide exprimera encore longtemps la signature aromatique de ce vin), s'étoffant sensiblement à l'air, d'une légèreté confondante.
Le fruit est explosif, très pur, subtilement réglissé et la boisson passe comme une lettre à la poste (donnant en cela raison aux zélateurs de ce genre de vin naturel).
Je trouve ici (ce n'est pas toujours le cas, cf. en particulier le cas du 2003) une sorte de plaidoyer pour le sans soufre ... (et une justification de la notion de "toucher en bouche", ici remarquablement soyeux, pour une fluidité remarquable).
Écrit par : llaurentg | 15 janvier 2009
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