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  • 2006, une année qui commence pas trop mal…

    Mieux qu’elle n’a fini en tout cas! De la soirée « Raquelette(s) » initialement prévue pour le réveillon, la sortie raquettes est tombée à l’eau, une pluie glaciale, qui a fait fondre et tasser le manteau neigeux jusqu’à 1600 mètres d’altitude. Heureusement, il nous est resté la raclette (aux trois fromages, Morbier, chèvre et raclette traditionnel) et la bonne humeur. Après les 12 coups de minuit et la bise à l’assemblée, pour accompagner la bûche Polynésienne, chocolat et fruits exotiques, en provenance des « P’tits Gourmands » à Pontarlier, l’année bacchique aurait pu commencer plus mal:

    Les Secrets du Château Palvié 2001 (photographiés le lendemain au soleil sur la terrasse), unDsc02723 véritable panier de gourmandise, tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un vin liquoreux: de la richesse, de l’onctuosité, du sucre, de la fraîcheur, de la longueur, du bonheur, de la candeur (« c’est où ça, Gaillac? ») et un bel accord sur le dessert fruité acidulé.

    Et dans la nuit, la neige est revenue, permettant une petite sortie décrassage en ski de fond le 1er janvier au matin, avant de se réconforter avec un foie gras mi-cuit goûteux à souhait, une recetteDsc02729 pour feignant et cuisinier nul, celle-ci, d’une simplicité déconcertante et au Dsc02724résultat garanti. Merci Patrick! La cuisine comme je l’aime, la seule que je sais faire! Pour l’accompagner, un petit verre d’Amigne de vétroz Mitis 1999, de Germanier Bon Père, à Vétroz, un vin flétri hautement symbolique pour moi, celui de mes premiers pas dans le vignoble valaisan. Parfait! Harmonieux, équilibré, toute l'originalité et la richesse de l'amigne!

    Et pour terminer une petite salade de tourteau des Abers, en provenance directe de Prat-Ar-Coum (leDsc02730 tourteau, pas la salade!), un verre de Chardonnay du Chili, Cuvée Alexandre 2001 de Casa Lapostolle, un moins bon choix que les précédents, en fait, un vin trop riche, s’ouvrant sur des notes exotiques un peu artificielles, trop opulent, avec une amertume finale du fait de sa grande richesse en glycérol, un style international que je n’affectionne pas particulièrement, même s’il faut reconnaître que ce vin technique est plutôt bien réalisé. Mais comme j’ai appris par le passé que le Chardonnay chilien n’en était qu’à ses balbutiements…!

    Au travers de ces trois vins, je voudrais souhaiter une Bonne année 2006 à toute la famille blog, vin et gastronomie, à tous les amis vignerons, blogueurs ou non, à tous les dégustateurs et à tous les passionnés, sans aucun sectarisme, à tous ceux qui arrivent sur ce blog, volontairement ou non. Une année qui s’annonce déjà riche en événements liés au vin, à commencer par LCL, la grande rencontre pipettienne autour du ch’nin à Savennières, organisée par PhR.

    Bon vin à tous,

    Olif

  • Petite virée à Marsannay, histoire d’y voir Clair…

    Finalement, on n’a pas vu Bruno, mais on a été bien reçus, et on a goûté pas mal de choses!

                                     

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    Comme titre, je pouvais difficilement faire pire, mais il s’agissait d’être à la hauteur de la petite réputation que je me suis taillée dans ce domaine!

    Tout ça pour dire que le GJP s’est payé une petite virée bourguignonne, avec en ligne de mire leDsc02626 domaine Bruno Clair à Marsannay, après un petit crochet à Pernand-Vergelesses, afin que le Seb étanche sa soif de Corton (même si on n‘a rien dégusté!), puis Meursault, histoire de ne pas mourir sot, et avant un final éclair à Morey-Saint-Denis, même s‘il était déjà (Clos de) tard.

    Accueillis à bras ouverts par un compatriote doubien exilé en Bourgogne, nous parlons d’abord un peu du pays avant de descendre à la cave pour y goûter les 2004 au fût. Une bien belle dégustation, ma foi, augurant magnifiquement de l’avenir de ce millésime.

                   

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    Marsannay Les Longeroies

    Derrière un premier nez légèrement grillé, c’est l’explosion du fruit, avec une belle fraîcheur, de l’acidité pour un équilibre des plus probants.

    Marsannay Les Grasses Têtes

    Par rapport au précédent, on se situe plus dans la puissance et la longueur. Un vin un peu plus difficile et moins friand à ce stade.

    Vosne-Romanée Les Champs Perdrix

    Son fruit est en train de se recroqueviller et le vin se présente sous un bloc un peu compact, assez puissant, avec des tanins bien marqués en finale. A attendre.

    Aloxe-Corton
    Sous sa robe rubis clair se cache une corbeille de petits fruits rouges croquants, charnus, avec une bonne acidité mais une petite amertume finale qui mérite de mieux se fondre.

    Morey-Saint-Denis En la rue de Vergy
    Élégant et racé, ce cru postule pour le coup de cœur de la série. Longueur, finesse et séduction rendent ce vin extrêmement prometteur.

    Gevrey-Chambertin 1er cru Fonteny

    Un vin costaud, concentré, charnu, avec une bonne acidité et de la fraîcheur, accentuée par une petite pointe de perlant.

    Gevrey-Chambertin 1er cru Les Cazetiers
    Un vin d’une grande richesse, en phase de repli, peu expressif, avec une longueur exceptionnelle et une jolie rétro qui voit revenir quelques notes fruitées.

    Savigny les Beaune 1er cru La Dominode

    Même pas peur, derrière les Cazetiers, grâce à des vignes d‘une moyenne d‘âge de 100 ans! Des airs de syrah, avec des notes poivrées, épicées et légèrement confiturées pour cette Dominode qui en impose et force le respect.

    Gevrey-Chambertin 1er cru Clos Saint Jacques
    Probablement le plus grand vin de la série, dense, au grain fin, long, élégant, fin et racé. La classe!

    Pernand-Vergelesses blanc
    Histoire de se refaire le palais et de se détartrer les dents, un petit coup de blanc! Très fermentaire, sur les fruits blancs, l’attaque est franche, incisive, avec de la fraîcheur et puis une petite pointe de gras commence à apparaître.

    Morey-Saint-Denis blanc En la rue de Vergy
    Un deuxième blanc pour poursuivre sur la lancée, mais un cran au dessus. Très minéral, un vin droit, acide dans le bon sens du terme, et qui commence à s’enrober légèrement. Très beau.

    Des 2004 qui semblent tenir toutes leurs promesses, avec des équilibres droits et élégants. Mention spéciale au Morey rouge et au Clos Saint Jacques.

    Olif

  • Cartes sur table à Molamboz, chez Jean-Marc Brignot

    Pour clore sa trilogie hivernale et déposer un brelan d’as sur la table, le GJP a abattu son joker et atterri à Molamboz, dans la plaine arboisienne, chez Jean-Marc Brignot, pour une relecture de ses gammes, tout juste neuf mois après la première visite au domaine. Neuf mois! Le temps d’une gestation humaine! La majorité des vins dégustés alors sont maintenant en bouteille et proposés à la vente. Une rencontre avec Jean-Marc est toujours un grand moment! Malgré son air nonchalant, l’exigence est une de ses priorités. Son credo du sans soufre ne l’empêche pas de vouer un véritable amour pour cette terre du Jura et ses cépages, le Ploussard tout particulièrement, et son ambition est d’en proposer sa propre vision, dans un respect total. Respect  de la terre, respect de la vigne, respect du raisin, respect du vin, respect de la nature, respect du consommateur … et respect du vigneron, à la recherche d’une cohérence dans sa gamme. Récolte, pressurage et mise sont les trois moments clés de la vinification du blanc. Le reste du temps, c’est un « boulot de feignant », et ça lui convient bien! Son grand truc, c’est les bulles, mais il n’y en aura pas en 2005, à son grand désespoir! Les rouges, c’est moins évident, mais il y travaille! Et grâce à des parcelles situées sur quelques-uns des plus beaux terroirs d’Arbois (Curon, Curoulet,…), Jean-Marc dispose d’une matière première de grande qualité, ce qui fut vrai pour son premier millésime en 2004, et le sera probablement encore plus en 2005.

    Il faisait déjà presque nuit et grand froid lorsque nous sommes arrivés à Molamboz. Le temps d’uneDsc02685 minute de recueillement et la bénédiction de la vierge du patelin, nous gagnons la cave pour découvrir une magnifique pierre de quelques tonnes, repolie et retravaillée à l ‘ancienne, qui servira de pressoir vertical à l’avenir, et goûter à quelques jus de 2005, dont un superbe Trousseau à la matière riche et concentrée, prometteuse, tout juste un peu frais.

    Retour à l’intérieur, près du poêle, où Wanda, l’impressionnant mais gentil chien de la maison se chauffe le poil, pour goûter encore à deux vins rouges de 2005 prélevés sur cuve avant de passer aux vins en bouteille, dont les noms de baptême font souvent se creuser la tête à Jean-Marc. Compte-rendu d’une dégustation effectuée au coin du feu et au son de Coltrane!

    - PP 2005 (nom provisoire)
    ¾ Ploussard, ¼ Pinot Noir. Dans une phase fruitée absolue, un vin gourmand et charnu.

    - Curon 2005
    2/3 Trousseau, 1/3 Ploussard. Le cépage majoritaire, dans un millésime solaire, apporte sa robe, très colorée, d’un rouge burlat soutenu. La matière est concentrée, harmonieuse, déjà bien équilibrée, et fait plaisir à voir et à boire!

    Dsc02689_1- Les Mouches ont pied
    Une intrigante cuvée de VDT, de couleur blanche, au nom bien trouvé, possédant beaucoup de fraîcheur et de gourmandise, laissant parler de jolies notes de fruits blancs. Curieusement, une structure tannique s’impose en milieu et fin de bouche. Il s’agit d’un Ploussard initialement destiné à être rosé, ayant subi deux jours de cuvaison mais qui n’a pas eu le temps de prendre de la couleur et est resté désespérément blanc! D’où la sensation tannique, malgré la légèreté et ses arômes fruités. A tester dans un verre noir!

     

    - Arbois, Ploussard en Retard 2004
    Un potentiel primeur 2004 présenté au moment des primeurs 2005! Si peu en retard, en fait! Un premier nez, sur l’autolyse, s’estompe rapidement, pour faire parler son fruit tout en restant légèrement animal, de légères notes cacaotées faisant le liant. Un vin digeste, à boire pour le plaisir, où à garder un petit peu, pour le plaisir également.

    - Arbois Préface 2004
    Du Ploussard dans les temps, en vendange égrappée, sur le fruit (cassis) avec des notes végétales (dans le bon sens du terme). La bouche est ronde et charnue, possédant une belle structure déjà bien en place, et un brin de rusticité campagnarde pour la personnalité. Une cuvée taillée pour affronter quelques années de cave et s’harmoniser.

    - Arbois Marc 2004
    90% Ploussard, 10% Trousseau, sur Curoulet, en l’honneur de Marc, le premier fils de Jean-Marc. Animal au sens noble, il respire l’autolyse et en constitue une belle définition. La structure est cossue, déjà bien en place, mais le vin mérite d’attendre un peu pour s’exprimer au mieux.

    - Arbois Savagnin Bleu Marine 2004
    Bleu comme la mer, marine comme l’océan, une cuvée destinée aux gens de la Côte normande et élaborée pour accompagner les produits de la mer. Le cépage développe une jolie aromatique fruitée et possède beaucoup de nerf. Une acidité mordante, même, à croquer, qui procure une grande sensation de fraîcheur, apte à relever nombre de défis culinaires maritimes.

    - Arbois Frimaire 2004
    25% de pourriture noble sur du Savagnin vendangé en novembre 2004. Si le premier nez est discret, légèrement confit et botrytisé , une petite pointe de gaz le tonifie, le sucre résiduel se fondant digestement dans l’acidité. Un vin léger et aérien, destiné aux foies gras des Fêtes.

    - Arbois Savagnin Grand Curoulet 2004
    Une prise de voile express et brève, sur une cuve, pendant un mois, et cela apporte déjà des notes oxydatives subtiles et épicées! Bien équilibré, c’est un beau vin dans un registre très fin.

    - Arbois Soliste 2004
    Voilà qu’une des deux cuves de Frimaire a trouvé le moyen de la jouer solo et de prendre le voile! On aura tout vu! De petites notes épicées se surajoutent au botrytis, dans un registre toujours aussi délicat, mais la bouteille que nous dégustons est ouverte depuis quelques jours et manque d’un peu de relief.

    Une gamme déjà assez complète, même si nous ne goûterons pas aux Chardonnays, en cours d’assemblage. Faudra t’il que nous revenions encore? Ce sera avec un plaisir non dissimulé, en tout cas!

    Olif

  • A Pupillin, à la table d’Anne et Emmanuel Houillon

                                       

    Deuxième volet du triptyque jurassien GJPesque, la visite à la maison Overnoy-Houillon s’est inscrite d’autant plus facilement au programme que Manu, en véritable hédoniste, a carrément proposé de nous inviter à manger afin de déguster tranquillement à table, pour prendre le temps et mieux apprécier ses vins! «A une pareille invite, qui refuse, qui de vous?» Et ce d’autant que la maison d’Anne et Manu est très grande, tout comme la table d’ailleurs, à même de recevoir une foule d’invités, et il y en aura quelques-uns en plus de nous!

    Résumé de l’épisode précédent: convié à une dégustation d’anthologie à Château Chalon au domaine Macle en compagnie de Laurent Macle, le GJP y retrouve Saint-Vernier, venu en Jumpy depuis Arbois malgré une petite poudrée de neige, une route gelée et des pneus lisses. Très en retard, par la faute d’un programme hyper chargé et d’une dégustation d’une telle qualité que l’on ne pouvait en manquer la moindre miette, nous prenons la route de Pupillin par un raccourci connu de Saint-Vernier seul, hormis tous les véritables jurassiens autochtones, ceux immatriculés 39 et que l’on repère illico dans le 25 parce qu’ils ne conduisent pas comme nous. La montée de la Côte de Feule se passe sans encombres, malgré quelques embardées du Jumpy dans la neige.

                     

     

    Fin du résumé.

    Evidemment, et on ne peut guère en vouloir à nos hôtes, lorsque nous arrivons, l’apéritif est déjà commencé et nous devons rattraper notre retard avec l‘entrée. Le temps de saluer avec grand plaisir Pierre Overnoy, qui n’a pas chaussé ses skis comme la dernière fois que je l’avais rencontré, mais qui s’apprête à aller faire le Père Noël à l’arbre de Noël de la municipalité de Pupillin, un vigneron bourguignon de Savigny et le propriétaire de l’Auberge des Ruchottes à Bligny sur Ouche, un endroit qu’il devrait faire bon fréquenter en Bourgogne.

    Nous ne sommes pas venus que pour déguster, mais pour travailler également! Le Seb a apporté un appareil et des bandelettes de mesure de glycémie afin de les tester sur les vins de Manu et de vérifier leur fiabilité dans l’évaluation des taux de sucre en cours d'élevage. Petits travaux pratiques, donc, entre la poire, le fromage et les superbes vins de Manu.

    - Chardonnay-Savagnin 2004
    20% de savagnin pour ce très joli assemblage qui possède une grande fraîcheur et de la gourmandise. Encore très jeune, mais sa jeunesse constitue actuellement une partie de son charme.

    - Chardonnay-Savagnin 1999
    Là, ça allait un peu vite pour moi, et je n’ai pas pris de notes. Le souvenir d’un vin plus accompli, mais peut-être un peu moins frais que le précédent.

    - Savagnin 1996
    9 ans de fût ouillé pour une expression aboutie du savagnin, d’une grande richesse, équilibrée par une belle acidité directrice, inhérente au cépage. Sur des notes de froment et de malt, il rappelle un peu le Côtes du Jura du même millésime  de Laurent Macle. Une grande réussite parce que d’une grande harmonie.

    - Savagnin 1997
    Mis en bouteille en 2000, ce Savagnin a été ouillé pendant 3 ans. Seulement, serais-je tenté de dire! Sur les épices et le marc, il possède pour l’instant une petite chaleur alcooleuse finale.

    - Chardonnay  1997
    Le premier nez, sur l’autolyse, s’épanouit à l’aération. Une profondeur et une richesse exceptionnelles, alliées à la richesse et à la puissance d’un Chardonnay très mûr, ramassé à 15° potentiels. Noté « Bravo mon mari! » par Anne qui l’a beaucoup apprécié et qui n’était pas la seule.

    - Chardonnay  2003
    Riche et gras, parfaitement sec malgré une sensation de douceur (vérifié au Dextrometer par Le Seb!) et des notes originales d’abricot, sans la moindre once de lourdeur. Encore une belle réussite pour un blanc jurassien 2003, à l’image de celui du domaine Macle.

    - Ploussard 2003
    Il suit son petit bonhomme de chemin, celui-là! Déjà goûté à plusieurs reprises, dont une fois dans ses langes, il est à chaque fois un peu différent. Cette fois, je lui trouve des airs de Syrah, avec des notes épicées et une chaleur finale un peu sudiste. Un vin hors normes!

    Non contents d’avoir bien bu, nous nous sommes régalés d’une petite tarte aux légumes et noix de pétoncles, suivie de saucisses vigneronnes, cuites au vin sur le poêle, dans une casserole tapissée de sarments de vignes, et d‘une galette comtoise maison avec le café! A cet excellent repas, il faut rajouter un extra, un foie gras mi-cuit 100% maison, production et cuisson, en provenance de la Ferme des Ruchottes, à Bligny sur Ouche! Merci Anne et Manu! Même que le Père Noël de Pupillin a été un peu en retard pour la distribution des jouets, cette année!

    Quant au GJP, il n’a pas encore terminé son périple! Rendez-vous à Molamboz chez Jean-Marc Brignot , pour tenter un brelan d’As sans prendre trop de risques, quitte à  sortir le dernier de la Manche !

    Olif

  • Nostalgie, quand tu nous prends aux tripes...

    Il y a maintenant bien longtemps de cela, lorsque feu ma grand-mère était encore de ce monde et qu'elle nous accueillait à l'occasion des fêtes de Noël, le menu du réveillon était traditionnellement et invariablement composé d'une terrine de lapin à sa façon, inimitable, une recette disparue à jamais avec elle dans sa tombe, et de tripes à la mode d'on ne sait où, ni même quand!

    Ces tripes, je me suis amusé à essayer de les refaire, à plusieurs reprises, pas tout à fait comme ma grand-mère, mais j'ai quand même réussi à percer son secret! Une cuisson lente et longue, pendant 48 à 72 heures, à feu très doux, et ça hume bon les tripes dans toute la maison plusieurs jours avant Noël! Enfin, pas avec les nouvelles hottes ultra-performantes, car ça ne sent plus rien à l'intérieur, toutes les odeurs, même les meilleures, partent dehors! Mais les tripes sont moelleuses à souhait, goûteuses, voire goûtues même. Encore meilleures quand on peut les cuire en compagnie d'un pied de veau, ce que malheureusement je n'ai pas réussi à faire cette fois-ci!

    Dsc02695Et tandis que, abandonné pour un jour par ma femme et mes enfants, je savoure mes tripes, pensant à ma mère-grand et perdu dans mes pensées, je sirote tranquillement celles du Mas de L'Ecriture, millésime 1999. Elles sont à point, épicées et suffisamment animales pour tenir la dragée haute aux tripes. Une alternative intéressante au traditionnel vin blanc d'Alsace servi par ma grand-mère!




    Olif

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