17 novembre 2008

Rien que des bulles!

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Ben voilà! Tout est à peu près dans le titre! Rien que des bulles, mais un peu plus que cela quand même! Mûr, doré et fruité, ce vin mousseux est à mi chemin entre le petnat et le crémant. Un vin tranquille dosé avec du jus de raisin démarrant sa fermentation, puis dégorgé ensuite. Gourmand et adorable, très légèrement sucré mais bien équilibré, à la bulle plaisante, la bouteille n'a pas fait long feu!

Promis, on reparle de Bruno Schueller bientôt!

Olif

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09 novembre 2008

Aphorisme du jour

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"En dégustation, ce qui nous intéresse, ce n'est pas la longueur, mais la qualité de la longueur. Mangez de la m..., vous verrez, c'est long en bouche!"

Pierre Overnoy, En Chaudot, Pupillin, 9 novembre 2008

Sans commentaire, enfin si, juste un petit:

Arbois-Pupillin Chardonnay 1990: nez sur l'écorce d'orange confite, épicé, d'une grande race, envoûtant, enivrant, dont on s'arrache avec difficulté pour porter le vin en bouche. Il le faut bien, pourtant. Une bouche d'orfèvre, riche, dense, profonde, qui nous emmène très loin. Grande longueur, de qualité, évidemment, finale salivante d'une grande netteté. Un des deux plus grands vins produits par Pierre Overnoy, dixit lui-même. Il eût été dommage de ne pas y goûter. Sans soufre et pourtant inoxydable!

Olif

 

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30 octobre 2008

30 octobre 2008: le Yin et le Yang

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Après la matinée noire des blogueurs contre le vin, l'après-midi blanche du randonneur jurassien. Le Yin et le Yang. L'été indien à peine terminé, voilà que l'on plonge dans l'hiver indien. - 2°C , 10 bons centimètres de m... blanche * et un blizzard sibérien à 1200 mètres d'altitude, la petite promenade digestive a failli virer au fait-divers montagnard tragique.
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Puisqu'on est dans le blanc, et pour continuer à faire la publicité promotion des vins de terroir des producteurs recommandables, quelques notes vite fait sur de jolies quilles promptes à être descendues avec modération. Deux blancs et un rouge, en fait!

Côté Yin:

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La Grande Bruyère, Le Jambon blanc, Vin de table de France 2003, Philippe Jambon: la bouteille idéale pour convertir le végétarien aux délices subversifs et jouissifs de la charcuterie haut de gamme. Une véritable noix de Jambon blanc, partiellement découennée, qui fond dans la bouche comme un Esquimau au soleil abandonné dans des mains expertes. Du gras, de la tension, de la droiture, de la richesse, de la fraicheur, un vin millésimé 2003 mais qui n'en a pas l'air. Y a bon, Jambon blanc!

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Messieurs 2007, Vin de Pays des Côtes Catalanes, Les Vignes d'Elodie: issu de la vallée de l'Agly, 100 % grenache blanc et une grande fraicheur, sur des saveurs alliant fruits blancs et minéralité. Une jolie réussite pour un vin sans grande prétention.

Côté Yang:

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Le Clos de la Belle Croix 2005, Vin de table (de l'Orléanais), Reynald Héaulé: saluons cette jolie découverte des Zinzins du Vin, un vin de l'Orléanais tendance nature, frais et élégant, épicé et végétal (sur le bon côté du végétal), aux tanins souples et croquants. Une belle introduction à la thématique de demain pour les Vendredis du Vin.

Olif

* m... blanche, © Cancoillotte.net: c'est blanc, ça vient l'hiver et ça ne sent rien, mais c'est un peu merdique quand même. Surtout quand on n'a pas de pelle!  :depelle:

 

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19 octobre 2008

Tout va bien!

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Entre deux joues, Entre deux mondes. Les deux joues, d'abord, ce sont celles d'un bœuf du Haut-Doubs sélectionné par Pierre Grésard, le boucher possiblement moustachu de Malbuisson, victime il ya quelques mois d'un bête accident qui l'a éloigné des étals (et on le bise sur les deux joues en lui souhaitant un prompt rétablissement qui ne saurait plus tarder). Les deux mondes, c'est la fusion de l'Ancien et du Nouveau, de la Suisse et du Québec, concrétisée dans un coin perdu de la Franche-Comté, réputé habituellement pour son Kirsch et ses parcours de pêche à la mouche. Entre deux mondes, cette toute nouvelle brasserie située à Mouthier-Hautepierre fait déjà beaucoup parler d'elle, par son originalité et la qualité de ses bières.

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Les deux joues, ce sont ensuite celles, parfois gorgées de bière, d'Estèbe, le gastronome genevois en culotte slurp. Qui aime mitonner des joues de bœuf à la Guiness, que l'on s'est empressé de reproduire. Sans Guiness, mais à la Native, évidemment. Un plat exquis, définitivement non photogénique, que l'on a dû renoncer, la mort dans l'âme, à immortaliser sur la balustrade aux couleurs d'automne. Un plat entre deux mondes.

Avec ça, Tout va bien, à plus d'un titre! On s'est sifflé un vin de table bordelais produit par François des Lignéris, le bouillonnant propriétaire de L'Envers du Décor, à Saint-Emilion, conditionné sous douze étiquettes différentes, du canon à boire, sans trop se poser de question, rustique, croquant et gouleyant. A ce prix-là, tout va bien!

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Disponible Au bon Echanson de Pontarlier ou en ligne sur Magazinvin.

Olif

 

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16 octobre 2008

Le Requin et le Milan

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Encore une métaphore animale, je ne sais si j'ose! Jaws. Les dents de la mer. Le Grand Blanc. Celui d'Henri Milan. Dans les Baux. En Provence. Pas loin de la mer. Mais c'est un vin de table. Millésime codé MMV. L'opulence. Mais c'est beau. Un nez finement grillé, qui laisse une impression de fraicheur, malgré la richesse des arômes. Pas une once de lourdeur. Mais du mordant. Un vrai squale. Le Grand Blanc, quoi! Celui d'Henri Milan. A attendre, bien à l'abri, à la fraiche, blotti dans une cave anti-requins.

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Un pur bonheur déniché à Terra Vinéa, le spécialiste du bon vin nature au pays de la Saucisse, mais c'est également une tentation de Saint-Antoine!

 

Olif

 

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14 octobre 2008

Cru Barréjats 2001: vive le Sau (pas) terne!

"Quelle drôle d'idée!", entends-je déjà sussurrer derrière mon dos. Boire du Sauternes! Pourquoi pas du vin californien! Loin de moi l'idée de vouloir jeter la pierre à une aussi prestigieuse appellation bordelaise, mondialement célébrée pour ses vins, les plus réputés liquoreux côtés en bourse. Seulement, le prestige, je trouve souvent cela plutôt indigeste. Dur à avaler. Et même aussi à recracher. Conçu pour plaire à une élite pleine aux as, buveuse d'étiquette, mais généralement ignare de ce qu'il y a dans la bouteille. Des vins plutôt ternes, qui finissent dans le seau, ou, de façon plus heureuse, dans un gigot de 7 heures façon top slurp, histoire de rire à Noël. Des vins en grande soufrance, dans lesquels on a parfois malencontreusement laissé tomber quelques morceaux de sucre. Il y a de ces bruits qui courent, je vous jure! J'ai toujours sur l'estomac une dégustation de Sauternes primeurs 2004, qui m'a beaucoup éclairé sur la quantité de gaz d'éclairage nécessaire à la luminosité d'un vin liquoreux. J'en soufre encore!

Heureusement, SAPROS est arrivé! Sans se presser. Le Club des vins de botrytis obtenus uniquement par concentration naturelle. Eh oui! C'est possible! Parmi les meneurs, Philippe Delesvaux et Patrick Baudouin, des Angevins férus de chenin. Qui faisaient avant l'heure du Sapros sans le savoir, tel Monsieur Jourdain. Quelques Sauternais ont adopté la charte, produisant des vins sans recours aucun à la chaptalisation. Parmi ceux-ci, Guiraud, une adresse que l'on a la faiblesse de recommander, même s'il est classé, et Cru Barréjats, dont il sera question aujourd'hui. Et puis  quelques autres, encore plus francs-tireurs, comme Rousset-Peyraguey et Massereau.

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Quand on goûte à ce Cru Barréjats 2001, on sent la connivence qui unit Patrick Baudouin et Mireille Daret. Un Sauternes aussi bon qu'un chenin de Loire, c'est dire! Riche (millésime oblige!), parfaitement mûr, les notes d'agrumes s'entrechoquent avec celles de l'ananas-bouteille. Tchin! Une acidité tout en dentelles vient porter le vin très loin. L'équilibre est ravissant, l'Olif est ravi! Sans oublier l'autre compagnon idéal de ce Sau (pas) terne, un Roque (pas très) fort du Vieux Berger. Avec l'anan (plein aux) as, l'amateur élitiste est comblé!

Un vin absolument différentiel: Absoluvins, évidemment!

Olif

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12 octobre 2008

Goûte-moi ça si tu Lauze! (2)

Quand on tient un bon titre, pas question de le lâcher comme ça!  Après l'hiver de la semaine dernière, l'été est déjà de retour! Vivent les déjeuners en terrasse et un bon petit rosé bien frais avant la sieste. Peu soufré de préférence, pour éviter les réveils difficiles. Le rosé de l'été indien, ce sera donc celui-ci: un Corbières 2007 du domaine du Grand Lauze, dont les vins nous ravissent à chaque fois, chaque jour ou presque. Du bio, du nature, du frais, du tout bon! Robe groseille, nez frais et fruité, bouche ronde et gourmande, parfaitement désaltérante. Une sensation de rouge léger, grâce à des petits tanins adorables comme tout.

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Et dire que c'est fait avec du Carignan!

Vin étonnant, non?

 

Olif

 

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07 octobre 2008

Le crapaud et le Renard

Un bestiaire dans une bouteille! Ce crapaud-là n'est pas du genre à se transformer en Prince Charmant, quand on le porte à ses lèvres, non. Il n'a pas la peau verruqueuse et couverte de pustules, non plus. Ce crapaud-là, il est noir et c'est du Gamay d'Auvergne produit sur les Côtes de Clermont par un rusé Renard, Thierry de son petit nom. Millésimé 2006 mais vinifié à l'ancienne, avec peu de soufre, concentré et fruité, droit, légèrement serré, il demande à s'oxygéner dans le verre. Mais comme il est construit sur le fil de l'acidité, je le sentais prêt à basculer du côté obscur de la Force oxydée. Difficile pourtant de finir la bouteille à moi tout seul en une seule fois. Alors je l'ai rebouché et j'ai pompé, pompé, pompé, pompé... tel un Shadok du Vacuvin®. Et j'ai placé la bouteille au frais. Le lendemain, il était encore meilleur! Et le Crapaud Noir fut gobé tout entier!

Produit sur les Coteaux de Chanturgue, au-dessus de Clermont-Ferrand, il n'a pas droit à l'appellation parce qu'il est atypique, tout comme Chanturgue n'a pas droit à l'appellation Gergovie parce que Napoléon III en a décidé autrement. Mais ça, c'est une autre histoire!

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Vin étonnant, non?

Olif

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25 septembre 2008

Chile con carne y con vino de Chile

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Chile con carne y con vino de Chile

 

L'association viande-haricots rouges constitue un mélange détonnant et pétaradant propice à une augmentation fulgurante du trou dans la couche d'ozone. Mais c'est bon! Surtout bien relevé et épicé. On appelle ça un Chile con carne (ou Chili con carne). Il parait que c'est un plat 100% texan. Pour quelle raison ai-je donc eu l'envie subite d'ouvrir un vin du Chili avec la viande? Qui n'était nullement une carne, mais un tendre morceau hâché, amoureusement sélectionné par un affable boucher, néanmoins moustachu, il faut croire que la profession a peur de se couper en se rasant.

Un vin du Chili pour un chili, donc, mais pas n'importe quel vin: un vin biodynamique pour contrebalancer les effets gazogènes controlatéraux et néfastes du plat.

 

Coyam 2002, Vinedos Organicos Emiliana, Alvaro espinoza

Ce Coyam 2002 est un vin issu d'une grande expérience de viticulture biologique menée en Amérique du Sud, Vinedos Organicos Emiliana. Assemblage de Carmenère, Merlot, Cabernet Sauvignon, Syrah et Mourvèdre. Un grand melting-pot de tous les cépages du Sud pour une bouteille époustouflante, aux tanins d'un soyeux rare, d'un velouté rare aussi et surtout d'une grande fraicheur. Ça se boit comme du petit lait, mais ce n'est pas du petit lait. Juste un beau vin gourmand et fruité, opulent mais séducteur en diable, qui glisse tout seul dans le gosier, comme un pet sur une toile cirée. Pet que l'on étouffera courageusement dans l'œuf, car cela ne se fait pas à table. Même après une orgie de haricots rouges.

Olif

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20 septembre 2008

La Jacquère, c'est Autrement bon...

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Cépage savoyard emblématique mais décrié, la Jacquère est également connue comme le "raisin des Abîmes". Pas parce qu'un rien l'abime. Non. Mais il faut en prendre soin. La bichonner, la biodynamiser, la maitriser, la récolter à maturité, bien l'élever. En préservant sa fraicheur et sa vivacité. Faire du vin, autrement dit. En respectant la vigne, le raisin et la santé du viticulteur. Celle du consommateur également. Faire du vin Autrement...

Voilà un vin blanc idéal pour l'apéritif, droit, salivant, tonique, vif, appétant, sans verdeur. Cultivé sur le "Terroir du Cellier des Pauvres", mais particulièrement enrichissant.


Olif

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