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Chronique estivo-hivernale... - Page 2

  • There's no place like Olne!

     

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    Olne, bouteille. Répondant à une sollicitation de Julien Némerlin, Gentil Organisateur et "Wizard of Olne", Mr Olif et Mme "N'importe quoi" Olif ont mis le cap au Nord, plus près du nuage du volcan, mais à une altitude suffisamment basse pour que les voitures ne soient pas empêchées de voler sur l'asphalte des autoroutes belgo-luxembourgeoises. "Olne, sweet Olne", la douceur d'un salon du vin propre dans la Province de Liège. Ultra-raisonné, bio, biodynamique et/ou nature, c'est la crème d'un art vinique qui est convié au 3ème Salon des vignerons d'Olne. Des vignerons fidèles, mais aussi des petits nouveaux, quand il ne s'agit pas de vignerons en exclusivité. Faisant fi des indisponibilités de dernière minute, toutes avec billets d'excuse recevables, même les plus fumeuses venues d'Islande, le salon tint ses promesses.

     

     

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    Question hospitalité, les Liégeois savent recevoir. Oufti! Hébergés et en partie nourris à l'Hostellerie du Postay, Wegnez, à une encâblure d'Olne, le premier soir on s'est demandé "Pourquoi?". Oui , pourquoi le cabillaud, les langoustines, la grenouille, l'agneau, le basilic et le maïs? La réponse est dans l'assiette. La cuisine d'Anthony Delhasse est cogitée, sophistiquée, raffinée, précise et goûteuse. Un régal, avec les vins qui vont avec, généreusement servis par la douce France aux yeux roses, qui n'a ni sa langue dans sa poche, ni le coude ankylosé lorsqu'il s'agit de verser à boire. Surtout quand il s'agit du Moussamoussettes de René Mosse. Des bulles rosées pétillantes de naturel, aussi indispensables et dessoiffantes que la bière Cantillon, lors de ce séjour belge.

     

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    Pour parfaire la mise en condition, il manquait une immersion dans la cuisine typiquement locale. Liège, la Meuse, la montagne de Bueren, les boulets, les frites, la sauce Lapin. Au Café Lequet, l'adresse la plus réputée de la ville pour goûter à l'authentique. Un café à l'ancienne, à la devanture vieillotte, restée dans son jus du siècle dernier. Service ultra rapide. Bienvenue chez les forçats du boulet à la chaine. Aussitôt installés, aussitôt servis. Pas le temps de refroidir ou de saliver. Les grosses frites sont assez exceptionnelles, la Jupiler est assez fraîche, la sauce Lapin un poil assez sucrée. Mais  ça, c'est du boulet! Assez, plutôt, une fois. Oufti!

     

     

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    Après l'escapade liégeoise, il est temps de revenir au Salon des vignerons, l'alibi de notre présence ici. Avec de bien belles rencontres  et retrouvailles à la clé, qu'elles soient vigneronnes, cavistes ou lectrices. Quelques fans qui n'hésitent pas à me reconnaitre et à se faire connaitre,  ça fait plaisir de savoir que le Blog d'Olif est lu jusqu'en Belgique profonde (non, je rigole, je le savais déjà). Et bien sûr, quelques coups de cœur personnels totalement assumés.

     

     

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    La grande découverte, la plus excitante, c'est la rencontre avec la "Lady Chasselas": Mylène Bru, la plus belle-fille d'Olne, wine-cowgirl d'un Far-Ouest si proche de Sète. Premier millésime (2008) et premier salon (Olne). De vieilles vignes de Chasselas égarées sur les terres de Saint-Pargoire, les conseils des maitresses-vigneronnes suisses spécialistes en la matière (dont Marie-Thérèse Chappaz) et voilà le résultat! Lady Chasselas, un vin à la réjouissante minéralité et à la fraicheur languedocienne apte à faire palir la gent helvétique. La cuvée rouge  Far-Ouest est d'une digestibilité hors du commun pour un Languedoc. Tout juste énorme, de délicatesse et de fraicheur.

     

     

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    Juste à ses côtés, Anthony Tortul n'a pas fini sur le dos. Une rencontre réjouissante, pour une gamme éclectique, parfois un peu barrée, mais toujours séduisante. Mention bien au Désordre 2008, un rosé de mourvèdre "invendable" mais au punch irrésistible, à Ô mon Païs 2008, un Sauvignon gris d'Ariège totalement scotchant, au Gaillac rouge Los Compagneros 2008, dont la concentration n'égale que la fraicheur et à Rancio, un liquoreux oxydatif, à l'équilibre improbable mais enjôleur.

     

    Au rayon des découvertes sudistes, il ne faudrait pas oublier de mentionner la souriante et inspirée Aline Hock, de Latour de France, en Roussillon, dont les cuvées 2009 se déclinent pour l'instant en AdrénAline et AlineA. Des vins d'entrée de gamme, simples et francs, qui méritent plus ample connaissance, en attendant les cuvées plus élaborées, toujours en élevage. Aline est coachée par Lucien Salani, du domaine des Balmettes, présent au stand jouxtant le sien, et dont les vins possèdent une forte personnalité. Ce n'est pas le GG de Lulu, un Grenache gris gris particulièrement bluffant, illustré par Lefred-Thouron, qui dira le contraire.

     

     

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    Retour au septentrion pour savourer pleinement le Moulin à Vent 2009 du domaine des Côtes de la Molière et pour le plaisir de surprendre Isabelle Perraud le nez dans le verre. A sa gauche, la voisine Brigitte Roch présente ses superbes Côte Rôtie, dont Les Grandes Places 2007, ainsi que le pétaradant Coteaux du Lyonnais du fiston. À sa droite, chez Jean-Philippe Padié, le vigneron qui Llan-A dans le calcif, même s'il déserte son stand de temps en temps, on pouvait goûter une Milouise 2008 à tomber, très jurassienne dans l'esprit, un Petit Taureau 2007 sévèrement burné et un Ciel Liquide 2006 particulièrement étincelant. Et quelques autres quilles, dont ce LLan-A (qu'il faut prononcer "Y'en a"). Un OVNI du Sud, qui milite fièrement pour un rapprochement roussillano-jurassique.

     

     

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    On ne saurait quitter Olne sans évoquer les autres vignerons qui nous ont régalé à l'occasion du Salon: Charles Dagand, de l'Octavin en Arbois, Noël Dupasquier et ses superbes Roussettes de Savoie, Nicolas Renaud du Clos de Grillons, dans le Gard, dont les vins chantent  toute l'année, Emmanuelle Dupéré et Laurent Barrera, pour leur baptême du feu en mode "salon", Nicolas Mariotti Bindi et ses Patrimonio de toute (île de) beauté, Fred Cossard et ses grands vins de Bourgogne, impressionnants de pureté et de minéralité, notamment les blancs.

    Et encore bien d'autres, impossible de les citer tous et pas eu le temps ni le loisir de tout goûter, parce qu'il a bien fallu faire un peu de tourisme, une fois.

     

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    D'abord du côté de l'Ardenne bleue, pays des cascades et des sources, bleues comme un ciel dégagé sans avion. Sale coup à Coo, où nous nous sommes retrouvés, suite à une erreur d'aiguillage, sur l'aire de stationnement du parc d'attractions Ploopsa Coo. Heureusement, la randonnée entre Roanne et Amblève était gratuite, contrairement au parking. Mais l'affiche représentant la cascade de Coo, très photogénique, valait le détour.

     

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    Puis, du côté de Bruges et de la mer du Nord, où il fallait bien tremper les pieds un jour, après une assiette de moules-frites pour touristes en terrasse. Heureusement une bonne bière Cantillon chez Hans Dusselier de Wijnfolie, à Aalter, a bien lavé tout ça et contribué à une meilleure digestion avant de regagner la Wallonie.

     

     

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    Retour en Province de Liège, donc, pour une ultime soirée, privée celle-là, à l'Hostellerie du Postay. Le cochon ibérique confit à basse température et sous vide, dignement arrosé de magnums d'Anjou rouge de "Monsieur Mosse" et du Cheverny Les Ardilles 2008 d'Hervé Villemade, de grands vins véritablement émouvants, restera l'un des grands moments gastronomiques de ce séjour.

     

    Olne, bouteille, clap de fin, le coffre plein. Un endroit magique où il fera sans doute bon revenir un jour, taquiner la bouteille et le boulet-frites. There's no place like Olne!

     

     

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    "- There's no place like Olne. There's no place like Olne. There's no place like Olne...


    - Wake up, honey!"

     

     

    Olif

  • Plus belle la vie marseillaise...

     

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    La famille Olif, prise la main au Panier, c'était cette année à la Toussaint, après une première tentative avortée l'année dernière. Plus belle la vie sous le soleil marseillais, sans mistral, avec une température quasiment estivale. En voiture, à pied, en bus, en bateau, un condensé de Canebière, sans canette de bière ni de Pastis, mais avec de gros morceaux de bouillabaisse dedans et quelques vraies belles adresses à ne pas manquer.

     

     

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    Avant toute chose, brûler un cierge à Notre Dame de la Garde, la Bonne-Mère, pour s'assurer d'un bon séjour. Point de trombes d'eau ni d'inondation cette année. Ouf! Juste une accumulation d'ordures après notre passage, mais ce n'est pas de notre faute, juré! Le Vieux Port pas encore englué sous des tonnes de sacs-poubelles, on s'y promène aisément avant de gagner le quartier du Panier et ses petites ruelles en pente. Petite pause déjeuner préalable au Vinonéo, en terrasse. Une carte bistrot bien sympathique, où à chaque plat correspond un vin servi au verre. Justesse des accords, qualité de l'assiette, service agréable, une petite adresse tout à fait recommandable.

     

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    Dans un style plus "nature", le soir, on ne laissera pas sa part aux anges. Un endroit remuant, sans réservation, mais où l'on sait vivre et attendre sa place à table, assis au zinc, devant un verre s'il le faut. Il le faut. Ardoise courte, cuisine  simple et goûteuse, façon bistrot, large choix de belles quilles, même s'il faut parfois pousser le serveur dans ses retranchements. Une adresse quasiment incontournable, à deux pas du Vieux Port!

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    Nature morte de Saint-Pierre, la part des anges.

    Dernière mission impérative lors d'un séjour phocéen, manger une bouillabaisse. Une bonne, évidemment. Pas simple, pourtant, de manger une bonne bouillabaisse à Marseille! Il y a les endroits qui en font à toute heure de la journée, pièges à touristes à tarifs prohibés. C'est de la bouillabaisse. Et puis il y a les institutions, du type Fonfon, prises d'assaut le samedi soir (réservation préalable et précoce indispensable), ou encore Chez Aldo, sur le port de la Madrague.  Pas donnée non plus, mais on sait qu'elle est faite juste pour vous, lorsque l'on vous présente les poissons avant cuisson. Chez Aldo, on ne se fait pas prier pour y aller, même quand il n'y a pas de bouillabaisse. Parce que Chez Aldo, on y boit du bon vin nature de la tribu Alonso, servi par le Benjamin de la famille soi-même. Une belle carte des vins, qui se met progressivement mais sûrement en place, pour bousculer les habitudes stéréotypées de la clientèle en matière de boisson. Lors d'un premier passage le soir de notre arrivée, le Grand Blanc 2007 de Revelette, frais, minéral et tendu, a fait merveille sur une salade de poulpe puis des seiches à la plancha, impeccablement grillées.

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    Avec la bouillabaisse du surlendemain, repêchée in extremis juste pour nous, suite à un désistement de dernière minute, un Mâcon-Chaintré 2005 de L'Ancestra s'avèra indispensable. Forcément! Ce n'est pas le tout de manger, il faut boire, aussi! Et bon de préférence.

    Si le Marseillais a parfois la rage au volant, il a par contre le Vin Sobre. Un de ces endroits dont on raffole et que l'on n'aurait jamais connu sans la complicité d'un comparse blogueur local. La grand merci à Fred pour la découverte et pour la  superbe bouteille de Gevrey-Chambertin Lavaux Saint-Jacques 2006 de Philippe Pacalet qu'il avait mis dans sa poche. Au Vin Sobre, on peut donc y amener ses bouteilles pour les faire goûter, mais on peut aussi profiter de celles qui sont déjà ouvertes sur place. Et on ne va pas faire la fine bouche devant un Rachais 2004 de l'ami Francis Boulard, ni un Lassaigne millésimé 2002. Heureux Marseillais de bénéficier d'une telle adresse!



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    Marseille, c'est aussi la mer, le bâteau, le château d'If et les îles du Frioul. Une destination difficile à se refuser lorsque l'on joue aux touristes. On a joué aux touristes. Sans regrets ni remords. Et on reviendra à Marseille, un jour ou l'autre. La bouillabaisse me manque déjà. Peuchère!


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    Olif

  • A sec!

    Tout à fait, Jean-Luc! Résultante d'un mois d'août estival (c'est bien la moindre!), la source de l'Ain a disparu pour laisser sa place à celle de l'autre. La rivière continue de couler au milieu mais n'est plus alimentée par cette résurgence vauclusienne. Tout le boulot est effectué par les affluents (dont la Serpentine) et la source principale, celle de la Papeterie, située plus en aval. Un mini-évènement, qui ne s'était pas produit depuis au moins quatre ans, et qui a motivé le déplacement d'un envoyé spécial du Blog d'Olif.

     

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    La source de l'Ain, en août 2006

     

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    La même en août 2009, après une grosse soif.

     

    Introduire, ne fut-ce qu'un orteil, dans cette cavité béante aux parois humides est un moment réellement impressionnant. Se laisser glisser dans la pente à pas feutrés, en bravant l'interdit affiché sur le côté, procure un petit frisson agréable le long de l'échine, qui s'accentue au fur et à mesure que l'on s'approche du fond. S'en extirper, la tête la première, est comme une seconde naissance, un moment que je n'avais pas vécu depuis 46 ans!

     

     

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    Nul doute possible, l'Origine du monde se trouve bien à Conte, petit village du premier plateau jurassien.

     

    A sec! La même mésaventure est arrivée à cette bouteille de Morgon Vieilles Vignes 2007 de Jean-Paul Thévenet. Même pas eu besoin de trente jours de beau temps chaud et ensoleillé pour y parvenir! Juste une petite heure, attablés, entre l'apéritif et le dessert. Un vin d'une buvabilité réjouissante, charnu, fruité et légèrement épicé, qui glisse tout seul le long du gosier sans même chercher à remonter la pente. La récompense du spéléologue après l'effort!

     

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    Olif

     


    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.
  • Oooh! Paléooo!

    La dernière crêpe bretonne à peine digérée, tout juste le temps de reprendre le travail, et voilà que se profile la deuxième pause estivale devenue rituelle, celle des concerts et des festivals. Une pause qui n'en est pas vraiment une. Epuisante comme pas permis! Coucher tard en musique, lever tôt en fanfare, éternel leitmotiv actuel. Le soir: "Heigh-ho, heigh-ho, on va au Paléo!" Le matin: "Aïe-ho, aïe-ho, faut aller au boulot!"

     

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    Le Paléo! Une institution musicale helvètique. Un cheval de course parmi les grands festivals européens, voire mondiaux. Ils sont loin, les débuts du First Folk Festival, en 1976, qui réunissait 1800 personnes dans la vieille salle communale de Nyon. Tous venus écouter Malicorne. Avec le recul, de quoi frémir, presque! Aujourd'hui, Paléo, c'est 225 000 visiteurs sur 6 jours. Avec des têtes d'affiche internationales. Pas U2 quand même, qui préfère remplir des stades de France à lui tout seul, mais des groupes ou des chanteurs encore bien mieux, dans une ambiance conviviale, festive, voire bon enfant. Paléo, l'anti-Woodstock? Il est vrai qu'en 69, personnellement, j'étais encore bien innocent, Miko exclusif.

    Paléo, c'est très Suisse, je trouve. Très pro, très précis. Minuté. Une organisation sans faille. Ou presque. Juste des petits grains de sable qui passent inaperçus au vu de l'énormité de la machine. Dur d'éviter les bouchons sur la route de Nyon à cette période de l'année, par exemple, mais on ne se les fait pas confisquer sur ses bouteilles à l'entrée du festival. Pas de fouille au corps, justement. Tout est autorisé, de manière naturelle, sans aucun débordement. Rien qui ne saute aux yeux du festivalier. A l'intérieur de l'enceinte, on se goinfre de tout. De musique, et il ya parfois pléthore, dur de faire un choix. De bière Cardinal, de vin suisse, de Champagne, de cocktails, de jus de fruits, de café, de lait. De cuisine indienne, mexicaine, africaine, péruvienne, pakistanaise, thaï, vietnamienne, chinoise, turque, japonaise, espagnole, suisse même. De sandwiches au fois gras, de tartines salées, de gaufres, de crêpes, de boutefas, de papet vaudois. Il y a même un restaurant gastronomique avec service en gants blancs, c'est dire. Il faut de tout pour faire un monde de festivaliers. Et où que l'on aille dans l'enceinte du Paléo, malgré ses cloisonnements reflètant parfois le monde actuel, il y a foule. Du monde à tous les concerts, du plus grand au plus petit, du monde à la buvette, du monde aux toilettes, du monde attablé, du monde dans la pelouse, du monde au Village du Monde, du monde tout court. Mais un monde pas étouffant. Paléo laisse d'ailleurs la porte grande ouverte aux enfants, aux handicapés, aux claustrophobes et aux agoraphobes.

    Paléo, c'est avant tout de la musique et une programmation riche, foisonnante, éclectique. Avec un semblant de thématique se dégageant de chaque soirée. Une ambiance dans laquelle chacun parvient à trouver un semblant de bonheur. Le mardi, jour de l'ouverture, généralement, c'est pop-rock. Des gros noms, du gros son. Cette année, Gossip, Kaiser Chiefs, Placebo. Les artistes, mêmes les plus reconnus, aiment Paléo. Une ambiance plutôt bon enfant et un accueil jovial aux premiers rangs. Derrière et sur les côtés, ça tatouille pas mal, créant parfois un brouhaha parasitant les sessions plutôt acoustiques. Oui, à Nyon, on cause, on se retrouve, on boit, on mange, sur fond musical sonore.

     

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    Pour l'ouverture, cette année, Anaïs a répandu tout son amour sous le chapiteau. Son Love album a fait chavirer les cœurs et sa prestation fut aussi jouissive que revigorante. ISmiley coeur9.gifAnaïs.

     

    Il a malheureusement fallu shunter la fin du show (pas Cheap, tout ça!), pour ne pas manquer l'un des gros morceaux de ce Paléo: Beth Ditto et The Gossip.

     

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    Moment espéré, attendu et finalement pas déçu. Beth Ditto a irradié sous le soleil de Nyon, allant au contact du public. Sa prestation généreuse est d'ores et déjà inscrite à mon Paléo Panthéon personnel, pourtant un peu décousu.

     

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    Petit clin d'œil amical en passant à La Chanson du dimanche un mardi, puis direction le chapiteau pour écouter, avant de manger, le dernier prodige suisse, qui joue à domicile. Le set de Sophie Hunger est moins ébouriffé que son album et certaines orchestrations acoustiques ont du mal à couvrir le bourdonnement de la foule. Mais, en terrain conquis, elle sait séduire, emportant l'adhésion de ses fans. Elle met en appétit, la Hunger!

     

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    Le plat de résistance, ce soir-là, c'est tout d'abord Kaiser Chiefs, du rock héroîque et flamboyant, une bonne première partie pour U2, puis Placebo. Brian Molko, je dois avouer que j'en suis fan. Fan de sa voie nasillarde, de ses riffs rageurs et du son Placebo, un remède  efficace à la morosité ambiante. Et pourtant! Une prestation très pro qui l'est trop, pro. Rien ne doit venir troubler son exécution, pas même un pogo musclé aux premiers rangs. Moshpits non autorisés, sinon, gare! Fin du concert! Pour sa seule apostrophe du public, en anglais puis en français, il a plutôt jeté un froid, le Molko. Avant de poursuivre son set, imperturbable. No escaping gravity, Brian!

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    Beaucoup moins pro, mais bien plus enthousiasmant, le set d'Izia a cloturé en beauté la soirée. D'une générosité rare, Miss Higelin a ravi par sa fraicheur et l'énergie brute qui se dégage de sa musique. Digne fille de son père, cette gamine!

     

    Après une petite pause le mercredi, malgré une programmation tout aussi alléchante pour l'amateur de pop-rock furibarde (Franz Ferdinand, The Prodigy, Ting Tings, Ghinzu, ...), retour sur le plateau de L'Asse le jeudi pour faire plaisir à la gent féminine olifienne et ouïr la pop-folk gentillette d'Amy MacDonald, consensuelle et rassurante. Un moment néanmoins agréable. Plutôt que d'assister au show alam-Moby-qué ultérieur, la grosse cote de la soirée valait le Détour, le nom de la petite scène découverte du festival. Naïve New Beaters a ravi les Paléoboys et les Paléogirls par son set décalé, rythmé et très deuxième degré. Thank you, people!

     

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    Le rythme s'accélère et il faut déjà reprendre l'autoroute bouchonnée le lendemain. Sauvés par un itinéraire bis à flanc de coteau! Il ne fallait pas manquer cet autre grand moment du festival, la prestation solo de Peter Doherty à la guitare acoustique. Juste accompagné par une bouteille de Bordeaux qui ne durera qu'un temps. Assurant nonchalamment, en restant à la hauteur de sa réputation, pourri-gâté par la gent féminine des premiers rangs, qui lui balance inlassablement sur scène chapeaux, poèmes, cigarettes ou soutien-gorge. Finalement pris par le temps, le concert s'est fini en queue de poisson. On ne badine pas avec la ponctualité suisse, au Paléo! A une prochaine fois, Peter! J'apporterai une bouteille. Du Bordeaux, du bon. J'en ai en cave.

     

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    Et le vin, dans tout ça? Ce n'est pas le grand oublié du Paléo, même si la bière Cardinal coule à flots. On peut même goûter au meilleur de la production vaudoise sous la tente d'Arte Vitis, le regroupement de 13 vignerons novateurs. Pas de fausse note, donc, y compris dans ce Gamanote noir du domaine du Paradis, assemblage de gamay, gamaret, garanoir, merlot et pinot noir, proposé dans toutes les buvettes du festival. Même les Genevois ont droit de cité, au Paléo!

     

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    Olif

     

    P.S.: Paléo, ça continue encore le week-end, mais cette année, ce sera sans moi!

  • Accro à Crozon !

     

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    Comme un début d'explication au long silence blog du début du mois de juillet, une carte postale vivifiante postée à retardement depuis Crozon, la dent du milieu de la fourchette bretonne, celle qui a une forme de croix facilement identifiable dans tous les atlas de géographie. Un genre de bout du monde possible. Une île, presque. La presque possibilité d'une île. Une presqu'île, tout simplement. Reliée au continent par deux axes, l'un au Nord, venant du Faou, l'autre au Sud, venant de Châteaulin. Une presqu'île surveillée par un grand Hom (non, pas Bernard Ménez!), placé comme une vigie à l'entrée du pays de Crozon et qui, du haut de ses 311 mètres, fait le guet sur cette perle sauvage. Des paysages tournés vers la mer, quelque soit le côté où l'on regarde, ou presque. Caractère méditerranéen du Cap de la Chèvre, côté baie de Douardenez, qui a des airs de calanques de Cassis, profil océanique breton du flanc Ouest de la même chèvre, balayé par les vents et les vagues de la Mer d'Iroise, dont les eaux turquoises viennent s'écarteler sur la côte rocheuoise, aussi sauvage qu'une Iroquoise narquoise cherchant des noises.

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    Quand la purée de pois venue du large recouvre progressivement les Tas de Pois, l'horizon se bouche vite. Bretagne crachine, mais pas Bretagne chagrine. Atmosphère envoûtante depuis l'éperon barré de Lostmarc'h, où les alignements de menhirs deviennent les silhouettes fantômatiques de nos ancêtres Celtes, préférant se barricader sur leur rocher plutôt que d'aller surfer à la plage.

     

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    « Plus loin, c'est l'Amérique! » se plaît-on à dire à Camaret. Un voisinage idéal, ces Ricains. Pas trop proches. La presqu'île du bout du monde n'est donc pas le vrai bout du bout. Ouf ! Mais c'est la dernière étape avant l'autre monde, le Nouveau, pour qui se trouve sur l'Ancien. Une étape à ne pas manquer, une halte indispensable pour prendre son élan avant de sauter par-dessus les Tas de Pois. Ou bien pour faire un brin de causette avec les filles de Camaret et vérifier si leur bon Père ne va pas trébucher en marchant sur ses coquilles qui pendent.

    Crozon, sa presqu'île, ses paysages grandioses, sa cave. Celle de la Presqu'île.

     

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    Le caviste de la Presqu'île, il s'appelle Laurent et il possède une bien jolie carte des vins. Tout l'été, il reçoit un vigneron, pour une dégustation. Chaque samedi. Des vignerons qui n'hésitent pas à aller jusqu'au bout ! De la Presqu'île, certes, mais aussi de leurs convictions. Après le cidre d'accueil samedi dernier (un bon cidre bio de Jehan Lefèvre, de la Ferme des Landes, à Saint-Cast-Le Guildo, dans les Côtes d'Armor), c'est le tour de Didier Michaud de venir se planquer un week-end à Crozon, avec les vins de son Château Planquette. 2003 et 2005 en dégustation, qui se goûtent plutôt bien. 2003, possédant beaucoup de fraicheur, largement de quoi faire glisser tout l'alcool caché entre les tanins, et 2005, déjà bien ouvert, riche également, mais à l'équilibre plus bordelais que languedocien.

     

    Crozon, sa presqu'île, ses paysages grandioses, son restaurant. Celui de la Presqu'île.

     

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    Le restaurant de la presqu'île, il s'appelle le Mutin gourmand. L'adresse incontournable pour le rebelle qui aime bien manger entre deux mutineries et pour l'amateur de vins qui aime bien manger aussi, entre deux dégustations. La carte des vins est un véritable bréviaire, où l'on retrouve toutes les références (ou presque) de la cave. Donc, forcément, il y a là la bouteille idéale pour accompagner le homard ou les ormeaux. En l'occurence, ce soir-là, un Saumur blanc 2005 La Charpentrie, d'Antoine Foucault (domaine du Collier), dégusté à l'aveugle, carte blanche ayant été laissée avec bonheur au Maître d'hôtel. Un chenin d'exception, à l'équilibre presque bourguignon, rappelant dans la finesse de son expression les vins du domaine Leflaive. Magique!

     

    Crozon, sa presqu'île, ses paysages grandioses, ses alignements de menhirs. Ceux de la presqu'île.

     

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    Ici à Lagatjar, dans la proche banlieue de Camaret. Parce qu'il y en a plein d'autres, en fait. Mais ces mégalithes-là sont aussi bien dressés que les petites affaires du curé ne pendent, c'est dire! Ils sont une centaine, dans les grandes herbes, à attendre depuis 4510 ans la visite du touriste jurassien de passage. Voilà, c'est fait.

     

    La Bretagne, il n'y a pas, je m'y sens à l'aise!

     

    Olif

  • Jonquières, château et dépendances

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    - "Et qu'est-ce qui vous a donc amené à Jonquières?" s'enquit la petite dame dijonnaise venue se ressourcer dans son pays natal et prendre, entre autres, des nouvelles de la famille.

    - "Le vin, Madame! Le vin!"

    Eh! oui, c'est qu'on en ferait, des kilomètres, pour partir à la découverte de la France des vignobles. Sans non plus être sectaire, car la soif de nouveaux paysages nous pousse volontiers sur sur le littoral breton lors de la grande transhumance estivale. Bière, cidre et chouchen sont alors notre boisson quotidienne, mais pas exclusivement, évidemment, faudrait voir à ne pas exagérer non plus! Cette parenthèse printanière fut donc languedocienne. Direction le haut Hérault. Jonquières, très précisément, là où le quidam peut mener un semblant de vie de château l'espace d'une escapade. Virée vinique, c'est le printemps, certes, mais de façon non unique, c'est le printemps. Randonnique également. Forcément, c'est le printemps. Entre une visite au Mas Jullien et un tour de vignes sur la colline de Lisson.


    1er mai, 9 heures 30. Déjà la foule dans le Désert, qui se ruant pour prier Guilhelm, qui courant composter le billet pour Saint-Jacques. "Ultreïa!", camarades pélerins, notre parcours suivant un temps celui de la confrérie de la coquille. "Ultreïa!" Quel cirque, cet Infernet! Pas la moindre connexion avec les gens de la terre, si ce n'est un pélerin ou un pékin égaré. Paysages à couper le souffle, ascension à couper le souffle également, tandis que le mistral, lui, par contre, se met à souffler. Le ciel se dégage, le soleil pointe son nez, mais la garrigue est encore humide de ce printemps arrosé. Les asphodèles sont en fleur, fugace ravissement printanier, dont il faut se hâter de profiter.


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    "Je suis hélas fou d'elle
    Délicate asphodèle
    Délètère éternité
    D'un hiver et d'un été
    Passé loin d'elle
    Ma blanche Adèle
    Terrestre asphodèle
    À défaut d'ailes"

    C'est beau comme du Rimbaud, ça a l'air d'être du Baudelaire, mais ce n'est que de l'Olif, désolé! La Nature inspire autant le poète que le blogueur!

    L'asphodèle, quant à elle, ne fut pas la seule fleur qui s'est offerte durant le séjour. Le Mimosa tint également une fort jolie place.

    Tout d'abord en Terrasse, sous l'horloge de Montpeyroux. Sympathique bistrot-bar à vins, la Terrasse du Mimosa est le successeur du restaurant de l'Horloge. On y mange une cuisine simple et goûteuse, agrémentée des plus beaux vins du secteur, dont un choix appréciable servi au verre. Le must ce soir-là: le Grand Pas de l'Escalette 2006, superbe!
    Et puis, ce fut la maison-mère: Le Mimosa à Saint-Guiraud, aux accents plus gastronomiques. Menu capricieux, présenté oralement avant le repas, service au verre capricieux également, fonction de ce que Bridget et David Pugh auront retenu pour accompagner le menu. Capricieux, mais classieux, puisque, ce soir-là, nous auront droit à un très beau vin de table blanc d'Aupilhac, une aromatique cuvée Sarments 2007 de l'Aiguelière, assemblage de sauvignon et viognier, un impeccable et droit Mas Jullien blanc 2006, un superbe Pic-Saint-Loup Clos Marie Cuvée Simon 2004, un époustouflant Clos des Cistes 2002 de Marlène Soria et pour finir, une originale Clairette Rancio du domaine de Clovallon. Menu en images:
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    On ne pouvait pas quitter Jonquières sans goûter à la production de nos hôtes châtelains, Isabelle et François de Cabissole, car les vins du Château de Jonquières ne sont pas non plus des aristocrates inaccessibles. D'abord en apéritif sur la terrasse, avec un joli rosé 2006, frais et fruité, légèrement épicé. Puis, de façon plus exhaustive en compagnie des co-locataires d'un week-end: à retenir, un joli blanc 2007, très floral, une cuvée Domaine 2007 aux tanins souples et une cuvée La Baronnie 2006, encore à peine marquée par le bois, mais de belle constitution. A signaler également, une originale Risée de Blanc 2003, du chenin surmaturé élevé en mode oxydatif pendant plus de 5 ans en barrique. Troublant!

    Rosé de Jonquières


    Jonquières, idéale destination pour boire du vin à la source. Une bien agréable façon de se ressourcer, quoi!

    Olif
  • L'hiver 2008-2009 en remet une couche!

    A ce rythme-là, ce n'est plus une réussite, mais un véritable triomphe! A peine le temps d'entrevoir un soupçon de verdure par endroits, que l'hiver nous tartine à nouveau 20 cm de poudreuse. Les piquets de pâture ne sont pas près de refaire surface dans les jurages (néologisme pour qualifier les alpages jurassiens).

     

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    Brouilly 2007, Cuvée des Fous, Jean-Claude Lapalu

    Alors pour fêter le retour de la revanche du fils de l'hiver, soyons fous! Et embrouillons nous l'esprit à grands coups de Brouilly! Visiblement, le rapport de l'INCa sur les méfaits de l'alcool, Jean-Claude Lapalu l'a pas lu. Non, je ne bégaie pas. Sa Cuvée des Fous incite à la déraison, comme son nom l'indique. Un vin charnel et croquant, épicé, à savourer, un entonnoir sur la tête, en effeuillant nonchalamment dans la cheminée la brochure anti-cancer éditée par l'INCa.

    Santé!

    Olif

    P.S.: autant Claude Evin n'aimait pas les vins, autant Hervé Lalau, brillant journaliste viticole, blogueur à ses heures, n'aime pas la l'eau la campagne anti-vin orchestrée avec ambiguïté par nos sinistres et tristes dirigeants ascètes. Une culture du vin en danger, une sérieuse menace pour la viticulture. Et dire que dans le même temps, une loi cherche officiellement à favoriser l'œnotourisme! Que va-t-on bien pouvoir verser dans le verre de l'œnotouriste fraichement recruté?

    Ensemble, défendons la culture du vin ... pour sauver la viticulture et préserver le bien-être de l'humanité! !

     

    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.

     

     

  • S'il te plait ... dessine-moi un hiver!

    Pour répondre à la demande de Laurent P., le Petit Prince chaudefonnier, je n'ai pas eu à me plier en quatre.

    J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté les yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit Suisse tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement...

    ...Quand je réussis enfin à parler, je lui dis:
    - Mais... qu'est-ce que tu fais là?
    Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse:
    - S'il te plaît... dessine-moi un hiver.

     

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    - Un hiver enneigé?

    - Non, fais-en un autre!

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    - Un hiver sur un lac gelé?

    -Non, ça glisse trop. Et j'aurais trop peur que la glace ne craque. Dessine-moi un autre hiver!

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    - Un hiver avec du ciel bleu et des sapins enlacés?

    - Non, il fait trop froid. Je veux un hiver où il fait chaud.

    Alors, faute de patience, comme j'avais hâte de finir ce billet, je griffonnai cette photo-ci.

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    Et je lançai:

    - Ça c'est dans la cuisine. L'hiver que tu veux est dehors.
    Mais je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge:
    - C'est tout à fait comme ça que je le voulais!

     

    Saint-Exupérif



    N.B.: pfff! Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire, des fois, pour se rendre intéressant!

    N.B.2: le Côtes du Jura 2006 de Laurent Macle est une petite merveille, d'une finesse remarquable. Justesse, précision, équilibre. Superbe!

    N.B.3: la recette de la Boîte chaude est devenue un grand classique de la cuisine franc-comtoise, voire mondiale. A privilégier lorsque l'on est en possession d'un Mont d'Or qui manque encore légèrement d'affinage. Sinon, c'est presque criminel!

    N.B.4: cette note contient de vrais morceaux de Petit Prince dedans. En italique dans le texte. Pardon Antoine.

    N.B.5: l'hiver 2008-2009 est particulièrement réussi, j'ai déjà eu l'occasion de le dire. D'ailleurs, à l'instant présent, il neige à nouveau. J'ai un peu peur qu'il nous fasse rater notre printemps, par contre.

    N.B.6: l'hiver en Franche-Comté, c'est le thème du premier concours photo organisé par www.cancoillotte.net. De bien belles photos, comme on aimerait ne plus en voir pendant trop longtemps à partir de maintenant

  • Déluge d'adresses cassidaines halloweenesques

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    Halloween-sur-mer, c'est devenu un rituel, dans la famille Olif. Tandis que les citrouilles fleurissent comme des champignons et envahissent les rues, vroum-vroum, on est heureux Nationale 7-5. Cap au Sud, via la tangente. Pontarlier-Genève-Chambéry-Grenoble-Manosque. Première tirée, de la neige du Haut-Doubs en passant par celle de la Croix Haute, à la pluie mesquine et manosquine. Le lendemain, éclaircie. Direction Cassis, via le chemin des écoliers. Tout émoustillés à Moustiers (Sainte-Marie), verts de peur au dessus du Verdon. Grandiose, magistral, vertigineux!

     

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    Mal à la gorge, à force de tournicoter le long du canyon, mal de mer avant de l'avoir prise. Assez trainassé. Envie de bouillabaisse. Le temps de poser les valises à deux pas du vieux port de Cassis, à la Villa Le Cèdre, une maison d'hôtes haut de gamme, superbement tenue par Anne-Marie et Philippe Gelot. Labellisée Fleurs de soleil, même quand il pleut. Petit déjeuner en terrasse, face au Cap Canaille, sauf quand il pleut.

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    Côté adresses, on n'a pas été maladroits, grâce aux bons conseils d'Anne-Marie Gelot. La bouillabaisse de Nino, elle a été vécue comme un pélerinage. Avec un Clos Val Bruyère 2006, du Château Barbanau, à l'étiquette relookée pour le meilleur. Décidément, un très très beau domaine que ce Château Barbanau!

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    Le coup de cœur de cette nouvelle virée cassidaine, ce sera pour Calendal, le pêcheur imaginé un jour sans vent par Frédéric Mistral, le Nobel provençal. Calendal, petit pêcheur d'anchois amoureux d'Esterelle, la petite sirène cassidaine qui lui en a fait voir de toutes les couleurs, mais qu'il a fini par épouser après avoir triomphé de toutes les épreuves, c'était son choix. L'histoire, racontée par Joël, l'intarissable patron du Restaurant Calendal, avec toute sa verve et son accent provençal, ce fut le dessert et la cerise sur le gâteau d'un épatant tian de bouillabaisse, une exclusivité de la maison, qui mérite largement le détour.

    Des vélléités marseillaises vite tombées à l'eau, en ce 2 novembre 2008, le séjour s'est resserré autour du vieux port cassidain. Tout juste une virée italienne à deux pas du port, du côté de chez Angélina, pasta et peintures, avant de s'engouffrer, le lendemain, au retour d'une échappée aixoise entre deux averses, dans un Chaudron de poche pour une cuisine simple mais goûteuse et en direct-live.

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    Cassis, ses Calanques, son Cap Canaille, ses trombes d'eau halloweenesques, ce qui n'arrive que tous les deux à trois ans, à ce qu'il parait!

    Et pendant ce temps, le soleil resplendissait au Nord de Lyon...

    Olif


    Nino

    1, Quai Jean Jacques Barthélemy
    13260 Cassis

    Tel : 04 42 01 74 32 - Fax : 04 42 01 74 32

    Calendal

    3, Rue Brémond
    13260 Cassis

    Tel : 04 42 01 17 70

    Chez Angelina

    27, Avenue Victor Hugo
    13260 Cassis

    Tel : 04 42 01 89 27

    Le Chaudron

    4, Rue Adolphe Thiers
    13260 Cassis

    Tel : 04 42 01 74 18


  • L'Auberge Basque

     

     

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    Une adresse de dernière minute, non inscrite initialement au programme, découverte grâce à Omnivore, le guide que l'on dévore, indispensable compagnon tant du voyageur curieux que du gourmand soucieux d'éviter les mauvaises surprises, du genre cheveu dans la soupe et fouille dans le potage. Comme un signe, quasiment une invitation en bonne et due forme, voilà que Mme Olif, délaissant la lecture des Editions complètes de la Pléïade, peu pratiques à emporter sur la plage, s'affole à la lecture d'un numéro estival de Elle, consacrant 4 pages à Cédric Béchade et son Auberge Basque. Tu parles d'une coïncidence! Impossible de ne pas y aller, d'autant que la "vieille route de Saint-Pée", c'est quasiment sur notre route, depuis Saint-Jean de Luz. Tandis que (tu parles d'une autre coïncidence!) la "vieille route de Saint-Jean de Luz" est aussi sur notre route, depuis Saint-Pée.

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    Un jeune chef beau comme un Rastignac, qui a quitté Biarritz, après des classes à l'Hôtel du Palais, pour monter à la capitale. Après un court séjour au Crillon, malgré sa bonne mine, il a mis la gomme et s'est taillé. Chez Ducasse. Avant de se casser, en ayant bien appris et retenu les leçons de ses Maîtres. Retour dans ce Pays qui lui collait aux basques, désolé, je ne peux pas m'en empêcher. L'Auberge Basque, sur la "vieille route de Saint-Jean de Luz", lui tendait les bras. Entièrement repensée et rénovée, la vieille auberge est devenue contemporaine. Un gros coup de dépoussiérage qui a porté également sur la cuisine. Du basque contemporain, aux associations inventives et audacieuses, mais puisant son inspiration dans les produits du cru. Une carte courte, joliment représentative, à l'intitulé simplifié qui permet une commande décontractée, même sans baccalauréat culinaire + 10.

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    - "Alors moi, je prends le cochon.

    - Pour moi, ce sera le bœuf.

    - Moi, je veux le saumon!"

    Dans l'assiette, c'est évidemment un peu plus compliqué. Beaucoup de saveurs et de textures qui s'entremêlent dans un melting-pot coloré et relevé. Un brin de sophistication parfois, mais les mets sont d'une qualité irréprochable. Avec le cochon ibaiona, qui touche au sublime, un autre pur produit du terroir basque à l'unisson: la Cuvée Haitza 2005 du domaine Arretxea. Une merveille de fruits noirs, au toucher de bouche voluptueux, dense et serré, mais pas trop, qui se laisse déjà apprivoiser progressivement et qui devrait conduire au nirvana dans pas bien longtemps. Vivement dans pas bien longtemps!

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    RESTAURANT L'AUBERGE BASQUE

    Tél: 05 59 51 70 00
    Fax: 05 59 51 70 17
    Quartier Helbarron,D 307
    vieille route de Saint-Pée (quand on vient de Saint-Jean de Luz)
    vieille route de Saint-Jean de Luz (quand on vient de Saint-Pée sur Nivelle)
    64310 SAINT PEE SUR NIVELLE

     

    Olif

     

  • L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’Ursuya*

    « Sur les traces des grands voyageurs »
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    Sans sombrer dans la scatologie la plus régressive qui soit, force est de constater que le Pays Basque pastoral est peuplé de nombreux "voyâââgeurs". De toutes les tailles et de toutes les races. Des grands, des petits, des ovins, des équins, des bovins, des humins, que l’on peut suivre aisément à la trace. Euh !,… que dis-je? Des humains, plus exactement, loin d’être les plus glorieux exonérateurs du monde vivant. Battus à plate couture par les pottocks et autres brebis à tête noire question transit.
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    Sur les crêtes de Bizkayluze, au dessus d’Itxassou, par exemple, la montagne est un tapis de petites crottes sur lequel il fait presque bon marcher. En les évitant tant que faire se peut, évidemment, à moins que la nostalgie du trottoir urbain n’atteigne en pleine semelle le citadin en goguette. On accède aux crêtes en grimpant en voiture jusqu’à la Ferme Esteben depuis Itxassou, par une petite route de montagne où il est impossible de se croiser, vous me croisez croyez si vous voulez. Une fois là-haut, le spectacle ravit l’œil autant que le naseau : de l’authentique, du pastoral, du sauvage, du grandiose, du photogénique. Le Pays Basque, quoi !
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    Idem au sommet de l’Ursuya. Cette montagne débonnaire au pays des collines est une vaste ferme naturelle, un bon gros nounours au pied duquel il fait bon se blottir, dans une maison douillette du petit bourg d’Urcuray. Une légende raconte qu’une brave fille du pays, servante de son état, a tenté en vain de gravir un à un les échelons de la haute société. Mais il n’est pas aisé d’afficher un look séduisant lorsque l’on est fille de maison à Urcuray. Ce n’est pas Annie Cordy qui dira le contraire, elle qui fit ses choux gras en adaptant cette histoire à sa natale Belgique et à ses presbytères.
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    Mais revenons à nos brebis à tête noire. Le Pays Basque pastoral vaut le détour, avec ou sans vautour. Ce gros poulet volant, lorsqu’il déploie ses ailes de géants qui ne l ‘empêchent ni de marcher ni de voler, est une menace venue du ciel, un autre grand voyâââgeur dont les bombes de guano sont redoutables, parole de brebis à tête noire, qui y laisse parfois en plus un peu de son bas de laine.
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    Et puis, quel plaisir de rencontrer une vieille connaissance dans ce petit coin perdu du Pays Basque pastoral! Voilà qui nous ramène indirectement dans le monde du vin, l'occasion de se régaler avec cette bouteille: celle de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a bu Lur Uméa. "L'enfant de la terre", 100% tannat, récolté sur des vieilles vignes et à petit rendement par Pascale et Bixtinxo Aphaule du domaine Bordathio. Un vin rustique au sens noble, sur les épices et les fruits noirs (myrtille), acidulé, aux tanins d'une grande fraicheur, encore un peu compacts mais joliment veloutés. Lur Uméa 2005, c'est du lourd! Mais c'est très bon et extrêmement prometteur. Vive le Tannat quand c'est bien mûr! Disponible à Vignobles et Châteaux à Bayonne et au Cellier des Halles à Biarritz.
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    Olif
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    * Excellent titre, que m’a involontairement suggéré Valais_006, égaré dans le Jurançon à la recherche de Charles Hours


  • Au cœur des Pyrénées à Saint-Jean-Pied-de-Port

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    « St Jean PdP!... Il y a une jolie table là-bas (au moins)!... Existe-t-elle toujours?... ».
    Oui PhR, la jolie table de Saint-Jean-Pied-de-Port existe toujours. J’y tapotais même sur un PC à l’instant même où tu écrivais ces lignes, profitant du Wi-Fi de l’hôtel, au sortir de la piscine.  Elle vient même de récupérer fort justement son deuxième macaron Michelin, venu récompenser une cuisine raffinée, bien ancrée dans la tradition basque, fort joliment interprétée.
    « Chez Firmin Arrambide », ou le fameux « Hôtel des Pyrénées » , deux étoiles sur les bords de la Nive, une halte incontournable pour tous les pèlerins venus composter leur billet dans le secteur. Succulent menu Terre-Mer (70€), à l’image du Pays Basque, rouge et blanc, généreux et goûteux. Impeccable Menu du Terroir (40€), le préféré des enfants, séduits par le risotto au parmesan, mais qui ont mangé tout le reste sans sourciller. Service très pro, décontracté et sympathique. L’Irouléguy 2003 du Domaine Mourguy a parfaitement accompagné tout le repas. A point, cet « Iroulémourguy » . Rond et aimable,  légèrement marqué par le côté chaleureux du millésime, mais sans excès de cuisson (oui, les raisins n’ont pas été rôtis sur pied, comme bon nombre d’entre eux en 2003 !).


    Menu terre et mer à 70 €


    Trilogie de mise en bouche (brochette de moule au curry, crème d’asperge et lasagne d’anchois, si ma mémoire (et celle de Melle Olif) est bonne), suivie de petits toasts au foie gras, pour accompagner un verre de Jurançon moelleux d’origine indéterminée (seule petite carence du service et j’avoue ne pas avoir fait preuve de beaucoup de curiosité)

     

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    La salade tiède de filets de rouget au basilic, croûtons à la tapenade (subtile alliance rouget-tapenade-basilic, un grand classique terriblement efficace)

     

     

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    La poêlée de langoustines aux artichauts, crème et chips de riz (une deuxième entrée extra, joliment présentée. Je n'ai pas bien compris l'intérêt de la chips de riz, mais c’est rigolo!)

     

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    La poitrine de canard rôtie aux épices, compote de fruits au gingembre, cannelle et safran (pour Mme Olif, à cause des épices et du gingembre, très certainement !)

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    Les ris d'agneau de lait aux champignons des bois (un grand classique basque, le ris d’agneau, paraît-il. Il y a des jours où l’on se prend à regretter d’habiter aussi loin de là !)

     

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    Le gratin de fruits rouges, crème glacée à la pistache et croustillants menthe (d’une fraîcheur et d’une légèreté exquises !)

     

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    Le sabayon au mascarpone, café et chocolat (pour Mme Olif, incorrigible gourmande qui a eu de trop grands yeux  et qui n’a pu venir au bout de son assiette. Forcément, du mascarpone, après les spécialités basques ..!)

     

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    Les petits fours maison (juste par gourmandise et sans photo)

     

    Menu du terroir à 40 €


     

    Le pressé de joue de bœuf au foie gras et vinaigrette aux pignons de pin (jolie construction, au design élégant, et qui n’a pas fait long feu dans l’assiette des enfants)

     

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    La blanquette d'agneau de lait et risotto au parmesan (bien trop vite mangés, pas le temps de prendre la photo !)
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    Le parfait glacé au café et la mousse au chocolat (copieux, d’après Melle Olif, petite gourmande prenant goût au café)

     

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    Les madeleines tièdes, fondue d'abricots confits, glace à la vanille (un bon dessert au parfum d’enfance, englouti en rien de temps par Olif Jr qui ne crache jamais sur une petite madeleine)

     

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    Les petits fours maison (voir plus haut)

    Hôtel des Pyrénées "Chez Firmin Arrambide"

    Saint-Jean-Pied-de-Port

     +33 0(5) 59 37 01 01 

    http://www.hotel-les-pyrenees.com 

     

    Olif 

     

  • Le Cèdre

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    Première étape sur la route du Sud-Ouest depuis Pontarlier (via Lausanne, Genève, Chambéry et Valence, un itinéraire somme toute pas illogique, il me semble, non?),  l’Auberge du Cèdre, à Lauret (34).
     
    « Si je Lauret su … ! » aurait pu s’exclamer le P’tit Gibus si la Guerre des Boutons avait eu lieu en langue d’Oc.
     
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    Ce Cèdre-là est un endroit unique, paradisiaque et aphrodisiaque, perdu au pied du Pic-Saint-Loup. Il veille sur le jardin, la terrasse ombragée, la piscine, prodiguant à ce lieu une âme. Il fait bon venir et surtout y revenir après y être venu. Au cœur des vignes du domaine de Cazeneuve, au lieu-dit Cazeneuve. on y trouve « cuisine ensoleillée, chambres d’amis et bonne cave ». Un retour aux sources du concept d’auberge, rationnel et évident. Bonne franquette et convivialité, sur la terrasse ou au bord de la piscine. De l’authentique, quand simplicité rime avec qualité. Au menu imposé ce soir-là, pour les heureux pensionnaires, salade de crudités et papillote de poisson. Babillotte de boisson au choix. Et il y a le choix !

    Après un verre apéritif de La Méjeanne 2006 du Mas Jullien, un exceptionnel vin moelleux sudiste, tendu, acidulé et frais, la découverte de l’un des petits derniers du Pic, le Mas Thélème. Mais pas un néophyte pour autant, puisqu’il est élaboré par Alain et Fabienne Bruguière, au patronyme bien connu par ici. Cuvée Carpe Diem, millésime 2004, le deuxième sous le nom de leur domaine, les raisins étant apportés à la coopérative auparavant. Encore un peu marqué par l’élevage, mais frais et soyeux, pourvu d’une belle concentration. Et à la jolie étiquette stylisée. Le nom du domaine s'inspire de Rabelais, rien à voir avec les maths élémentaires!
     
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    Le Loup, quand il vous pique !

    Auberge du Cèdre 
    Domaine de Cazeneuve 
    34270 Lauret 
    France 
    04 67 59 02 02
     
     
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    Olif 
     
    P.S.: dans les environs du Pic, on n'oubliera pas, en plus du domaine Cazeneuve, et du Clos Marie à Lauret, le Mas Mortiès, le domaine de l'Hortus, le domaine Sainte-Agnes et puis Zélige-Caravent, qui produisent tous des vins fort estimables. Cette liste est loin d'être exhaustive, évidemment.

  • Back to the Pays Basque

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    « - Quelle est votre destination ? », s’enquit fort courtoisement le douanier suisse, sur la route du départ. Pour une fois que j’avais quelque chose à déclarer, je me suis laissé surprendre, marquant un temps d’hésitation.

    « - Euh ... !, on transite. », bredouillai-je.

    « - Alors, bon voyâââge ! » conclut-il de son helvète accent légèrement traînant, sans chercher à en savoir plus.

    Cinq années se sont écoulées depuis notre dernière escale au Pays Basque. Cinq longues années consacrées à un ailleurs estival, principalement breton, mais généralement tourné vers l’Océan. Grosses vagues et sable fin, le désir inconscient du montagnon ? Probablement une nécessité, pour ne pas devenir crétin et myxoedémateux. Un véritable instinct conservateur thyroïdien!

    Les vacances finies, le voyâââge se prolonge sur les touches du clavier.  Flash-basque, sous la forme d’un blog-notes gastronomique et d’un petit carnet d’adresses loin d’être exhaustif.

    Question : mais pourquoi ce séjour basque fut-il ponctué rituellement, à l’heure de la régulation du transit, par un ironique « bon voyâââge ! » ?

     ...

     

    Olif 

     

    P.S.: eh! oui, déjà le retour! Mais la reprise se fera en douceur et en plusieurs épisodes.

  • 4 à 7 ou le Languedoc en moins de 2

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    Sète, la Venise du Languedoc. Une supplique qui vous trotte dans la tête. L’ombre du grand Georges plane, inspire, inévitablement. Tandis que monte des canaux du port une odeur âcre, mélange d’embruns, de guano et de poisson mort, reconnaissable à l’aveugle entre mille et pas totalement désagréable ni étrangère à l’amateur de vins nature. Comme une odeur de brett au pied du Mont Saint-Clair. Amicalement vôtre ! Et puis la Corniche, complètement remaniée, aménagée, civilisée, livrée aux promoteurs. Esthétique,Buapprouve4 moderne et clean, mais pas sûr que j’aime y passer l’éternité ! Surtout qu’à cette saison, les baigneuses y sont plutôt rares. Petite pluie sur le port le soir de l’arrivée. Refuge possible au Bistrot du Port, mais à peine trop tôt, il faudra récidiver le surlendemain. Une ancienne Reine des Mers reconvertie en bistrot, la meilleure adresse du port, d'après le serveur, ce que confirment les habitués pris à parti. Parti pris peut-être, mais ambiance plutôt conviviale, où l’on peut aisément échanger avec son voisin de table. D'abord quelques mots, puis un fond de bouteille du Mas de l’Ecriture, Emotion occitane 2004 garantie ! Carignan, grenache, cinsault, syrah, quatre cépages pour séduire et émouvoir. Et aussi Les Heures Blanches du Mas des Armes, un vin qui ne donne pas envie de les rendre, les armes, même tout au bout de la nuit. Pas le vin idéal sur les fruits de mer, mais un idéal de vin. Et les fruits de mer sont bons. La sole du voisin également, un breton à qui on ne la fait pas question poisson!

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    Quatre à prendre la route de l’arrière-pays héraultais. Burp ! Arrivés à Béziers, une furieuse envie, à l’instar de celle de Francis Blanche : celle de s’arrêter chez  Catusse, le célèbre caviste. Pas cette fois, car nous avons d’abord rendez-vous avec l’Histoire et les Cathares. Parfaitement ! Minerve, qui a donné son nom à tout un pays. Si ça continue, il faudra que ça Cesse ! A l’heure du déjeuner, les Troubadours affichent complet, Chantovent est trop "gastro" pour les enfants qui ne rêvaient que de frites ! Escale alors dans la deuxième pire adresse de ma vie, intéressante néanmoins par son caractère anthropologique et sociologique. Le temps s’y est arrêté dans les années 50, voire un peu plus, mais tout est d’époque, des murs à la vaisselle en passant par la salière et le pot de moutarde. Peut-être pas le steak, enfin j'espère, mais cela a eu le don de minerver un tant soit peu ! Il arrive que les plus beaux villages de France aient des dessous peu reluisants !

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    Vin à l’Espace-vins de Saint-Chinian, où il y a de l’espace, où il y a du vin et où il y a du Saint-Chinian. Le paradis ! L’excellence du Languedoc en quelques travées : Clos du Gravillas, Canet-Valette, le Loup-Blanc, la Féline de Borie de Maurel, et le carton est déjà plein ! Il ne reste plus qu’à y goûter.

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    Trois à remplir des sacs de fringues place de la Comédie, à Montpellier, et une seule Carte Bleue, celle du quatrième larron. Un bar à vins, Chez Boris, pour se consoler de s'être trop dépensé et d’avoir trop dépensé. Adresse sympathique qui réconcilie avec le repas du midi, en référence à celui de la veille. Ce n’était pas trop difficile. Le tartare de bœuf victime de son succès auprès des habitués, un Parmentier de confit de canard nous tendait les bras et fit grandement l’affaire, en compagnie d’un verre de Pic-Saint-Loup, gouleyant mais pas inoubliable. D'ailleurs j'en ai oublié le nom. Service agréable, ambiance bistrot plutôt plaisante. On peut reprendre la route. Merci Boris!

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    Mon Hérault in, le Languedoc en moins de 2 à Halloween! Le coffre est plein. De sable, d'air marin, de fringues, de vin. Back home. Via le Pont du Gard, va savoir pourquoi!

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    Olif

  • Cartes postales de Travers

    Travers, petite bourgade helvétique, dans le canton de Neuchâtel, à l'entrée du Val du même nom, est célèbre pour être le berceau de la production d'Absinthe, en concurrence avec Pontarlier, sur le versant français de la montagne jurassienne. Travers, en passe de devenir un haut lieu viticole (750 mètres d'altitude, quand même, c'est un début!) grâce au rêve d'un oenologue autochtone passionné. Un pari fou? Pas tant que cela! Une affaire à suivre, plutôt, et ce sera l'objet d'un prochain billet. En attendant, quelques cartes postales de Travers (un brin facile, mais je ne peux pas m'en empêcher!):

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    L'église (et les vignes) de Travers

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    Une rue de Travers

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    La gare de Travers

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    La Poste de Travers

    Toutes les photos de travers sont à mettre sur le compte d'Olif, envoyé spécial tout droit dans le Val de Travers

  • De l'eau et du vin!

    A la recherche d'un peu de douceur après avoir grillé mes dernières cartouches hivernales, je n'ai pas tardé à prendre la direction de la plaine pour abandonner la neige, en direction de l'eau et du vin.

    De l'eau, qui coule à flots, depuis le fond  de la reculée de Baume les Messieurs, un site jurassien et clunisien remarquable que je n'avais pas encore écumé, je me demande bien pourquoi! L'endroit rêvé pour les cascadeurs, surtout quand le réseau karstique déborde de la fonte des neiges printanières du Haut. La Seille et le Dard se rencontrent dans un tumulte humide réjouissant!

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    Du vin, à l'état plus qu'embryonnaire, mais la vigne frémit déjà de ses premiers émois printaniers, taillée de frais, à l'ombre du Puits Saint-Pierre, sous l'abbatiale de Château Chalon, ou sur les flancs de la vieille forteresse d'Arlay.

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    De l'eau encore, à Montigny les Arsures, potable mais à consommer avec modération, cela va de soi.

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    Et puis du vin, enfin, chez Michel Gahier, un fort gouleyant Arbois Trousseau 2005, sur le fruit et les épices, gourmand à souhait, non sulfité, bien plus ouvert que la cuvée parcellaire des Grands Vergers, un peu dure à ce stade et qu'il faut attendre impérativement. Sans oublier une toujours époustouflante Fauquette 2002, un Chardonnay oxydatif profond, fin et élégant, long comme un jour sans vin.

     

    De l'eau, pour finir, à Salins les Bains, où les pompiers étaient encore en train d'arroser le Casino qui avait pris feu la veille. Sale temps pour les curistes, qui devront se rabattre sur la FDJ pour assouvir leur soif de jeu.

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    Quitte à choisir, entre l'eau et le vin...

    Olif

  • Syndrome de manque

    Comme un ultime pied de nez à des vacanciers sur le retour, dépités par une semaine jurassienne morne, pluvieuse et verte, le massif s'est servi une petite rasade de blanc vendredi soir. Histoire de se montrer sous son meilleur jour, blanc et ensoleillé le samedi, pour saluer le départ de ceux qui avaient persévéré. Oh! pas de quoi déclencher le plan blanc, mais combiné à la baisse des températures et au retour du ciel bleu, ça vous donne un petit air d'hiver à retardement.

    Certains zotoctones (néologisme emprunté à la grammarienne avant-gardiste qu'est Miss Loulou) en véritable état de manque n'ont pas hésité à chausser leur plus vieille paire de skis pour se donner l'illusion de la sensation.

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    Bol d'air également bienvenu pour ma pomme, mais à pinces, au grand dam de ma coiffeuse, le cheveu balayé par une bise frisquette le long de la crête du Larmont, puis shampouiné dans les bois par les déjections sylvestres des sapins n'ayant pas encore complètement déchargé.

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    Le soir, fondue enchaînée, obligé! Comme aux sports d'hiver! Avec une petite rasade de blanc, un Arbois 2000 cuvée des docteurs de ce bon Bacchus, un Chardonnay parfaitement à point qui s'en laisse facilement Comté.

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    Olif

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  • A l'assaut d'Alésia (3): la chasse aux mégalithes

    Retour à l'Alesia Mandubiorum, la vraie, la jurassienne, cela faisait longtemps! La colline oùAlesia soufflait l'esprit, si l'on en croit Danielle Porte, auteur de l'ouvrage de référence qui guide régulièrement mes pas du côté de La Chaux des Crotenay. L'esprit soufflait fort sur la citadelle jurassienne, en cette belle après-midi de décembre. Un esprit glacé, venu du Nord, s'insinuant par les trous de nez et les oreilles, une bise noire anticyclonique qui a nettoyé le ciel et préparé le sol à recevoir la véritable première neige que l'on espère prochaine. Celle qui blanchit les pâturages pour plusieurs mois et permet la pratique des sports de glisse, nordiques ou alpins. De cheval! Non, pardon! Des Vosges!

    Depuis cet été, j'avais une revanche à prendre sur les mégalithes, qui s'étaient dérobés à ma vue dans le bois derrière Cornu. L'occasion était trop belle de retourner sur le plateau de La Chaux. En écoutant à fond dans la voiture The Washing Machine Cie, du Blues and Roll fromager du Frasnois, pays des lacs et des cascades, à une encâblure d'Alesia. Une voix qui réchauffe les oreilles, celle d'Amandine, et un harmonica monté sur ressorts, que vous ne pourrez apprécier à sa juste valeur si vous avez coupé le son de votre PC.


    Ayant effectué quelques repérages en douce et au préalable, je savais où garer ma voiture pour sortir de l'antique Cité par la grande porte, en longer les murs cyclopéens avant de pénétrer au coeur de la Basilique de la cote 801, véritable coeur cultuel  de la métropole celtique. Non sans avoir salué comme il se doit la Déesse Alésia, gardienne et protectrice de la Cité, qui symbolise le passage.

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    Alesia_001_1Après avoir descendu le chemin des Ânes, en tout bien tout honneur, et longé le superbe mur cyclopéen et ci-dessus, on arrive à proximité du hameau de Cornu. A Mi-Chemin, une petite soif! Un Carignan majoritaire de la Liquière, commercialisé en vin de table, gourmand, croquant, déssoiffant! Un beau vin de copains à tout petit prix. Dans mes rêves, bien sûr, car Il n'y en avait pas dans la gourde!

    En pénétrant dans l'enceinte de ce que les spécialistes de la question ont nommé "Basilique", du fait de son emplacement central et de sa richesse en sites cultuels et sacrificiels, on ne peut que s'extasier devant la beauté de ces pierres séculaires que l'on pourrait croire taillées par Obélix. Un menhir-sanglier, voilà qui aurait pu l'inspirer! A défaut d'avoir pu le manger!

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    De retour à la maison, comme si je n'en avais pas encore eu assez, j'ai cru vouloir ouvrir une Imgp2416_1 bouteille de Fitou 2000 du Domaine Bertrand-Bergé. Les Mégalithes, qu'elle s'appelle, en principe c'est très bon et cela aurait conclu avec brio cette petite virée celtique et proto-historique. Totalement bouchonnés, qu'ils étaient, mes Mégalithes! Du coup, j'en profite pour glisser encore une image de menhir-boule, histoire de ne pas trop les avoir.


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    Olif


    P.S.: joyeux Noël sans neige à tous et à toutes!

  • Frissons tropéziens à Halloween

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    Tropez Mablavous était un homme bon. D'une gentillesse hors du commun. Toujours prêt à se plier en 4 pour poster votre courrier ou se couper en 2 pour laisser son tour chez le boucher. D'une politesse rare, il faisait mille courbettes lorsqu'on lui accordait quelque faveur. Il portait bien son nom, il fallait l'avouer. Est-ce cela qui lui a valu les honneurs de la canonisation? Ou alors l'abus de rosé de Provence des vignerons de la Presqu'île? Nul ne saurait le dire, ma tête à couper, comme nul ne sait pour quelle raison cette adorable cité varoise, connue pour sa débauche de stupre et de lucre depuis les années 50-60, a hérité de son saint patronage. La maréchaussée a veillé un temps, grâce au vénérable adjudant-chef Cruchot, de funes(te) mémoire pour les cinéphiles, mais l'heure de la retraite a pour lui depuis longtemps déjà sonné.

    Fin octobre, à Saint Tropez, c'est la fin de saison! Saint Trop', c'est trop? Grande braderie de la collection hiver, qui attire le chaland pour un dernier sursaut presqu'insulaire. Plus de 120 000 personnes attendues pendant le week-end au bord du golfe, l'horreur fourmillante avant Halloween! 120 000 badauds, + 4, débarqués par hasard, en quête de quiétude azuréenne de Toussaint. A peineSainttrop_017 le temps de faire trempette des pieds au cimetière marin que la fièvre acheteuse contamine la gent féminine olifienne et que les étals succombent sous leurs coups de boutoirs répétés! Deux ou trois choses, même pas en solde (on ne se refait pas), même pas buvables, sont venues finir de remplir le coffre du Break VW familial.

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    Place des Lices, une veille de Toussaint. Les boules! Pas un seul joueur de pétanque! Eddy, reviens!

    Sainttrop_051Direction les plages, alors, Tahiti par exemple, essuyer un coup de gros temps pour un bain frissonnant d'Halloween, aux allures océanes. Quelques vaguelettes bien senties bourrées d'iode pour montagnard égaré. La veille, c'était grand bleu et mer d'huile à Pampelonne, une eau pas suffisamment fraîche pour décourager le plagiste de fin de saison. Heureusement, j'avais oublié mon maillot! Même si je dois avouer que l'on m'a un peu aidé! Il m'a néanmoins fallu du courage pour résister à me baigner dans le plus simple appareil. L'esprit de Cruchot m'habitait. Dommage que la phrase soit à l'imparfait!

    Question glou, le budget ayant fondu dans des doudounes et des chaussures, pas d'extravagances! Juste quelque bouteille basique en accompagnement de quelque miam, dans quelques lieux qui méritent mention. Pas de sorties nocturnes du côté de Port-Grimaud, Sainte-Maxime ou Fréjus, les places de parking étant tellement chères, quoique gratuites pour certaines, qu'une fois la VW déposée, sur les coups de 17 heures, plus question d'y toucher avant le lendemain midi! L'occasion de tester les adresses dans un périmètre restreint autour de l'hôtel. Tout en se pliant aux exigences pré-adolescentes des juniors.

    Chez Al Gusto, cuisine italienne, pâtes fraîches fraîches, dos de loup cuit à la peau et Château Minuty Cuvée de l'Oratoire 2005, un blanc simple et fruité, frais et droit. Chez Régis, sushis et cuisine thaï, sauf que le mardi d'Halloween, gros souci, y'a plus de sushis, pour cause de fermeture annuelle le soir même. Il reste tout juste une bouteille de Bandol rosé 2005 du Domaine des Salettes pour accompagner l'émincé de boeuf thaï. une cuisine pourtant assez juste et goûteuse, qui mérite qu'on lui accorde une deuxième chance, en dehors des veilles de fermeture. Sinon, le Bandol, correct, finement épicé et acidulé, pas de quoi se mettre à genoux, mais j'étais bien assis, de toute façon.
    Et puis un troisième repas, sur le port, face aux yachts, pour faire plaisir aux enfants, dans un endroit dont je tairai l'adresse, par pudeur et magnanimité. On ne relèvera de ce naufrage qu'un Côtes de Provence 2005 du Château de Selle, Domaines Ott, un rosé coeur de grain au prix largement surfait, mais dont la finesse de grain est tout de même bien séduisante. Mme Olif, qui ne regarde pas les prix sur la carte (de toute façon, c'est moi qui choisis!), ne s'est pas laissée duper et a plébiscité cette bouteille.Sainttrop_054

    Un petit tour par Ramatuelle, un bref hommage à Fanfan la Tulipe, et c'est le retour. Furtif coup d'oeil autoroutier à la montagne Sainte-Victoire, si bien peinte par Cézanne et dépeinte par Anaïk, du Confit c'est pas gras. Voilà déjà les Alpes, puis le Jura, et enfin le Haut-Doubs. 834 mètres de dénivelé positif à l'altimètre entre Saint-Trop' et Pontarlier, 24° C de dénivelé négatif au thermomètre. On a bien fait de rapporter des doudounes de la grande braderie tropézienne!


    Olif