31 mars 2009
Sul Q ...
Passage rapide mais printanier dans la Combe de Rotalier, pour y retrouver un étonnant caviste en goguette et se reformater le palais à la minéralité jurassienne de référence, celle qui vit et qui laisse la part belle au raisin.
2008, le millésime a la grosse cote, à l'heure où tous les regards sont focalisés sur le grand bazar médiatique bordelais. Millésime difficile, mais millésime de vigneron. Comme d'hab', finalement. Les bons, on sait depuis longtemps qu'ils parviennent à se jouer des pièges météorologiques et climatiques, à grands coups de viticulture respectueuse de l'environnement, à la vigne, et à grands coups de vinification intelligente, réfléchie et respectueuse du raisin, à la cave. Comme certain pourrait le résumer par "un max de raisin, un min de sulfites!". Un peu réducteur, mais assez parlant. Plutôt!
Chez l'ami Fanfan Ganevat, on a un peu de tout ça, en fait. Qui peut le plus (à la vigne), peut le moins (à la cave). Le soufre, Fanfan, il est en train d'oublier ce que c'est. A vrai dire, le besoin s'en fait de moins en moins sentir. Les vins n'en veulent plus, s'épanouissent dans le verre, tiennent à l'air, résistent au temps. Le Côtes du Jura Pinot Noir Julien, vinifié de deux façons jusqu'au millésime 2005, avec un minimum de soufre à la mise ou sans (cuvée Z), est zans zoufre en intégralité, depuis le millésime 2006. Sans faillir, sans dévier d'un iota de sa pureté aromatique originelle.
Côté pipette, passage en revue d'une grande partie des blancs 2008, sur fûts, avec des réussites qui devraient être étourdissantes. Fabuleux chardonnays des Chalasses VV 1902, à la tension remarquable, et des Grands Teppes VV, d'une grande plénitude. Exceptionnel Savagnin Marnes bleues des Chalasses, qui emmène loin, très loin, encore plus loin qu'il n'est possible d'imaginer. M'étonnerait pas que certaines de ces cuvées récoltent un 20/20 de la part des dégustateurs chevronnés et patentés qui ont parcouru la région dernièrement, dans l'optique d'un panorama du millésime. Prochainement chez votre marchand de journaux. Des vins qui ont de la vie, et qui vibrent à l'unisson de leur géniteur. Un modèle que l'on aimerait bien voir se développer dans d'autres régions. Malheureusement pour elles, je crains que le Jura ne soit inimitable. Sans pour autant péter plus haut que son Q ... L'apothéose finale, tiens, d'ailleurs.
Sul Q...: sélection de grains nobles de Savagnin, vendangé le 23 décembre 2002. C'est écrit sur l'étiquette. Robe ambrée, grosse liqueur, riche et onctueuse, coing et pamplemousse, acidité phénoménale malgré l'exceptionnel taux de sucre résiduel (de l'ordre de 300 grammes, de mémoire). Que dire d'autre? Sinon en rester ... Sul Q ... !
Olif
21:51 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : ganevat, côtes du jura, rotalier |
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29 mars 2009
Le risotto aux asperges qui tue de la mort! (ille)
Amis zotto, hello!
Avec un titre et une intro comme ça, pour un peu, on se croirait chez Estèbe, le trublion helvète de la blogoslurpmiam. Mais il ne faudrait pas s'y laisser prendre! Même si on se régale sur le Blog d'Olif, la cuisine, ce n'est pas forcément le rayon de la maison. Point de sophistiqué, ce qui importe ici, c'est ce qu'on boit avec.
Pour 5 zigotos à table (une famille Olif au grand complet, ce qui arrive de moins en moins souvent à la maison, il faut bien le reconnaitre), cela va nécessiter: du riz arborio spécial risotto à zigoto, des blancs de poireaux, des oignons nouveaux, des asperges vertes, des morilles, 2 escalopes de dinde, 5 noix de Saint-Jacques, un fond de vin blanc, du bouillon de pot-au-feu préalablement dégraissé et congelé, sauf en cas de pot-au-feu au menu la veille. Laver, émincer, hacher, couper. Tout mettre dans la marmite, sauf les noix de Saint-Jacques, cuites à part et à la plancha au dernier moment, afin qu'elles soient al dente. Mouiller, touiller, cuiser cuire suffisamment longtemps, server servir.
Avec un nickel Puligny-Montrachet 1999 du domaine Leflaive, juste pour vérifier que les grands vins blancs de Bourgogne qui se trouvent dans ma cave ne sont pas tous oxydés à mort. Et puis après, avec un verre de Côtes du Rhône La Sagesse 2004 du domaine Gramenon, parce que c'est trop bon, qu'il fallait aussi ouvrir un rouge et que le juste équilibre de celui-ci est atteint, la minéralité et la droiture prenant peu à peu la place du fruité enjôleur.
Et si le Puligny semble en retrait par rapport à La Sagesse, c'est juste pour la photo. J'ai la même dans l'autre sens!
Après un tel repas dominical, une partie de jambes en l'air ne sera pas de refus. Du sexe écolobio, biodynamique et respectueux de l'environnement, comme le prône Anaïk! Amen!
Olif
15:32 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : puligny-montrachet, leflaive, gramenon |
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28 mars 2009
Plein phare sur Nuits!
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15:21 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : nuits-saint-georges, chantal lescure, ballorin, gouges, thibault liger-belair, clos de l'arlot |
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20 mars 2009
Prendre Racines...
Adresse parisienne de poche, désormais incontournable, planquée sous l'adorable passage couvert des Panoramas. Il fait bon y soigner le mal par le mal, en l'attaquant à la Racines. S'installer à une table, y prendre racine, justement. En se délectant d'un verre de Quartz 2007 de Claude Courtois (un sauvignon sans soufre, spécialement élaborée pour Racines), d'un Vin d'étable 2005 de Jean-Marc Brignot, par exemple, ou d'un Vitriol 2005 de Pierre Beauger (un Gamay d'Auvergne à la rusticité séduisante), ou encore un Rosso dei Muni 2007, un italien nature qui parle autant avec la bouche qu'avec les mains. Le bonheur assuré, en association avec la cuisine plus qu'organique de Pierre Jancou. Et son exceptionnel lard de Colonnata, ultra-finement coupé et servi sur une planche de charcuterie parfaite en guise d'amuse-bouche collectif.
Service impeccable, attentionné et de bon conseil, à la hauteur de la convivialité de l'endroit.
Passage obligé, panorama imprenable, réservation indispensable. Racines, un immense plaisir qui se laisse volontiers chroniquer.
Racines
8, passage des Panoramas
75002 Paris
Téléphone : 01 40 13 06 41
Olif
20:54 Publié dans Bons plans, bonnes adresses | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
| Tags : racines, pierre beauger, claude courtois, jean-marc brignot |
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17 mars 2009
Roche Noire sur fond blanc
Une fois les bornes dépassées, no limit! Direction le plaisir absolu, tout schuss! Roche Noire 2007, du Gamay porte-bonheur, les épices et la couenne du Jambon. Digestibilité, buvabilité, sans défaut notoire perceptible, si ce n'est que la bouteille se descend bien vite! Pas de bon augure pour le futur cancer, tout ça! C'est du 2007, et il possède bien les caractéristiques fruitées immédiates du millésime. Une pure gourmandise. Le 2006 fait débat (clin d'œil à l'ami Laurentg, infatigable dégustateur de tout ce qui bouge), je me souviens l'avoir très bien goûté sur fût au domaine. La mise est récente, peut-être nécessite-t-il juste un peu de temps? Parce que la matière est bien présente, celle d'un beau gamay marqué par son sol si particulier, riche en manganèse.
Olif
P.S.: 2009, la révolte vigneronne gronde, en Languedoc comme ailleurs. Le vin n'a pas envie de se laisser crucifier sans réagir. "Pour l'honneur du vin", Roselyne va être acculée dans ses derniers retranchements, son petit tailleur rose coupé de rouge et de blanc. Merci Jean Clavel et tous les vignerons membres de l'association "L'honneur du vin" pour cet acte de bravoure! Cette Roche Noire leur est dédiée!
22:38 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : roche noire, philippe jambon |
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15 mars 2009
Il va nous manquer...
Alain Bashung - Je T'Ai Manqué
envoyé par Alain-Bashung
Olif
08:58 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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12 mars 2009
Encore un vin orgasmique...
G comme Grande Colline. C'est le nom du domaine, à Saint-Péray. Sud du Rhône Nord. Nord du Rhône sud.
G comme geaponais. Hirotake Ooka aime le son, le goût et l'odeur du Canon. Celui qu'on boit, celui qu'on siffle, du nom de la plus célèbre de ses cuvées.
G comme G tout bu. Avec délectation. Lentement, doucement, goulûment.
G comme grenachenberg. Un point de non retour sur la route du plaisir absolu, en matière de vin. Côtes du Rhône 100% Grenache, 100% sans soufre, croquant comme un grain de raisin, à la peau ferme et à la pulpe bien juteuse.
G, tout simplement. Un point, c'est tout!
19:04 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
| Tags : côtes du rhône, grenache, la grande colline |
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11 mars 2009
L'autre versant de la Bourgogne...
22:29 Publié dans Les Dégustantanés | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
| Tags : guy bussière, domaine du val de saône, pinot noir |
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08 mars 2009
Saumur, you are so ...
"Une poule à Saumur
Qui picolait du vin mûr
Picoli, picola
Lève son verre et puis s'en va..."
Cette comptine enfantine apprise sur les bancs de l'école, les vignerons saumurois en ont encore la larme à l'œil à sa simple évocation. Je ne l'ai moi-même apprise qu'hier. Je vous la livre tel quel.
14:53 Publié dans En léger différé du vignoble! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : saumur, sanzay, clos cristal, château de fosse-sèche, domaine du pas saint-martin |
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06 mars 2009
L'œnotourisme sur le chemin de l'INCa...
S'agirait-il d'un mauvais remake du Temple du Soleil ou de Tintin chez les Picolos? Le sinistre Rascal Pacap, oiseau INCa de mauvaise augure, se serait-il réincarné en acteur de la Santé publique française? Wouah! les méga-boules de cristal! Entre Machu Picchu et cacher pichet, il va falloir choisir.

" Rascal Pacap sacrifiant le vin sur l'autel du cancer" d'après ©Hergé, allégorie empruntée à story-bd.com, légèrement retouchée par ©Olif
Après avoir diabolisé le vin, ébranlant la bonne conscience du consommateur modéré et responsable, voilà que le gouvernement cherche à promouvoir l'œnotourisme, afin de "valoriser les produits et le patrimoine vitivinicoles" (sic). Mais de quels produits peut-il bien s'agir, en dehors du vin, désormais mis à l'index? Des produits de beauté à base de pépins de raisins, comme le suggère Lolo 1er? Une collection d'étiquettes de Mouton-Rotschild, à compter pour s'endormir le soir? Des culs de bouteilles vides à caresser, pour œnotouristes sexuellement en manque?
Comment peut-on vouloir valoriser d'un côté et anéantir de l'autre? A moins que cet œnotourisme-là ne soit uniquement destiné à être un passe-temps pour les richissimes amateurs du monde entier ou, à défaut, pour les cars de retraités locaux oisifs et pleins aux as ? Et si l'objectif n'était finalement que de déplacer les masses vers ce patrimoine sous-exploité, dans le seul but de vendre des prestations touristiques, le vin ne servant que de simple alibi? En tout cas, un marché juteux pour tout ce qui gravite autour de la viticulture, qui risque pourtant de laisser les vignerons véritables sur le bas côté.
L'œnotouriste de base, le vrai, l'authentique, lui, il n'a pas forcément envie de se fourvoyer dans le luxe et, à la limite, de se déplacer en bus climatisé suréquipé! Il veut rester un vrai touriste, artisanal et dilettante, à qui on n'impose rien. Il veut qu'on le guide, en petits groupes, à la rencontre du vigneron. Il veut humer le vin. Il veut fouler le terroir et croquer le raisin. Et surtout il veut déguster, quitte à choper un cancer cinquante ans plus tard!
Un minimum de cohérence de la part de nos dirigeants serait la moindre. Heureusement, quand les forces vives du vin libre avancent, le gouvernement amende et recule. Comment voulez-vous, comment voulez-vous...?
L'espoir subsiste, finalement!
Olif
23:10 Publié dans Quartiers libres... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : inca, santé publique, œnotourisme |
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