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Le blog d'Olif - Page 8

  • Pontarlier-ville ou Belleville?

    "Mais où sont mes racines?..."

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    Traitement "journalistique", à chaud, après un aller/retour express à la Capitale, tout juste de retour de la Bellevilloise, cette ancienne coopérative ouvrière sauvée des promoteurs dans les années 2000 et qui s'est transformée en lieu socio-culturel depuis. Une affluence terrible aujourd'hui, pour accueillir le premier salon des vins Rue89 , co-organisé avec No Wine is innocent, le blog vinique phare de tous les adeptes de la traversée de rue. Heureusement que certains sont venus aux aurores, juste prendre un petit café, parce que le dimanche, quand l'Angélus sonne, faut pas déconner, place au vin sérieux. Au plus fort de l'après-midi, on se serait même plutôt crû à la Belle Isloise, tant les riverains étaient entassés comme des sardines en boîte. Plus de 700 visiteurs d'après les organisateurs, pas mal pour un coup d'essai. Antonin Iommi le Vindicateur a gagné du premier coup ses galons de GO de salon de vin.

     

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    Venu en coup de vent depuis Pontarlier profiter du soleil réapparu à Paris, je n'ai pas trop vu le jour. Juste le temps de découvrir la jolie gamme du domaine Rousselin en compagnie de Laurence la Vigneronne (à contrejour, malheureusement, private joke), de faire connaissance avec Olivier Collin, vigneron discret vivant caché mais dont les cuvées, toutes parcellaires et extra-brut, brillent au firmament de la Champagne, de faire un petit coup BAM!, quand votre verre fait BAM! avec Benoit Tarlant, de regoûter avec plaisir aux jolies roussettes du domaine de Soleyane, dont 2 échantillons un poil atypiques mais délicieuses, compléter mes connaissances de la grande gamme du Petit Domaine languedocien de Julie et Aurélien Petit, avec une majuscule à Petit...

     

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    ... de se régaler une nouvelle fois avec les Chablis d'Alice et Olivier de Moor, de découvrir le rarissime Sauvignon  beaujolais d'Isabelle Perraud, conditionné en bouteille bordelaise de 50 cl, de faire une petite incursion en Loire du côté de Chinon, avec Frédéric Sigonneau, du domaine de l'R, et de savourer les chenins et pineau d'Aunis du domaine de la Grapperie, en compagnie de Renaud Guettier.

    Le casse-croûte, préparé avec amour par tout le team de l'Épure, a permis de tenir le coup jusqu'à la séance de dédicace des Tronches. Un petit coup de Bordeaux, en compagnie des 3 Petiotes et de Gombaude-Guillot (la dernière goutte de Pom'n'roll), et ça repart! Direction la Gare de Lyon, histoire de ne pas manquer le TGV du retour. Et, avec tout ça, je n'ai pas bu de café!

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    Sous les pavés, la vigne continue encore demain. Ce soir, c'est l'after, en compagnie du gratin du cinéma français, à ce qu'il paraît...

     

    Olif

  • 7 qui prend!

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    Ce petit Chérubin les fesses à l'air sur son tonneau illustre le tout premier vin jaune d'Alice Bouvot et Charles Dagand. Une grande première pour ce domaine jurassien désormais phare, qui a su se tailler en moins de 7 ans une place de choix dans le milieu du vin bio et naturel jurassien, dans le milieu du vin du Jura tout court, dans le milieu du vin tout court. Alice et Charles, du domaine de l'Octavin, ont fait leurs gammes avec Mozart et ils ne l'ont pas renié, car ils bossent toujours avec Don Giovanni. Mais ils vont désormais au-delà, proposant une gamme de vins qui dépotent, contenant comme contenu. Pas de recette spécifique, en dehors d'un gros travail biodynamique à la vigne, plutôt un feeling et une inspiration qui leur donnent envie de se laisser guider par le raisin en cours d'élevage, question de confiance. Et le plus souvent, ça paye! D'une année sur l'autre, les vins ont leur propre identité. Un de leurs gros succès, que l'on trouve sur les meilleurs tables du monde, en toute modestie, c'est le Trousseau des Corvées.

     

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    Avec cette cuvée, dite du Nain, boire du trousseau n'est jamais une corvée. Une étiquette signée Mme Olif, tronche de peinture, qui a du coup été sollicitée pour habiller le Chérubin. Avec pour consigne toutefois de lui laisser les fesses à l'air. Un Nain jaune pour une désacralisation du clavelin, dont bien peu de vignerons, pour ne pas dire aucun, osent un nom spécifique, encore plus s'il est fantaisiste. Deux fûts élevés en parallèle dans une même cave fraiche et humide, mis en bouteilles séparément, et deux vins s'exprimant légèrement différemment. Ciré bleu pour un nez épicé, champignon de printemps, qui sait pourtant rester frais dans le gosier. Ciré jaune pour des arômes plus réservés au nez, mais une bouche tout en dentelle et en finesse, hautement salivante. Un jaune réjouissant, qui a pourtant frôlé le déclassement, n'exprimant pas une soit-disant typicité arboisienne, généralement sur la noix prononcée. Il s'est fort heureusement bien rattrapé à l'oral, le contraire aurait pû être un scandale à la hauteur de "la faute grave" qui a coupé les ailes du Moulin-à-Vent du domaine de la Molière tout dernièrement.

     

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    Les autres nouveautés, ce sont des histoires de rébus avec des chardonnays de la Mailloche macérés et un Zest de savagnin, lui aussi cuvé au lieu d'être râpé. De bien belles quilles et de quoi se taper une bonne partie de jeux de société en compagnie d'Alice et Charles! 7 qui prend?

     

    Olif

  • VDV#56: trou de mémoire...

     

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    Vendredisduvin

     C'est le dernier vendredi du mois. Un mois de mai bien pourri sur lequel il tarde à beaucoup de monde de tirer un trait. C'est Vendredi du vin et j'ai failli oublier. Modestement, je n'en ai encore manqué aucun et celui-là a failli passer à la trappe. Oublié et modeste, c'est justement la thématique choisie au hasard Balthazar par Jeff Heering, Brusseleir dans l'âme, qui n'aurait pas aimé que le mois de mai soit finalement oublié des vendredistes bruxellois. Sans compter que, sans présidence ni sujet de VDV, les Brusseleirs n'auraient modestement pas su quoi boire lors de leur pantagruelique rencontre  mensuelle, qui renvoie en cour de récré n'importe quel autre participant plus modeste à ce grand raout vinique, fier et content d'arriver avec sa belle, unique et jolie bouteille collant à la thématique du mois.

     

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    Alors, pour tenter d'égaler a minima la performance la prouesse récurrente de ces Belges un peu fous, j'en  ai bien peur, ce ne sera pas d'un seul cépage oublié et modeste dont je voudrais parler aujourd'hui, mais au moins d'une quinzaine. Tous réunis dans la même bouteille, j'espère que l'on saluera la prouesse, digne d'un VDV Brusseleir minimaliste. Béclan, mézy, gueuche, gouais, gamay blanc, portugais bleu, enfariné..., les autres je les ai oubliés. Certaines âmes bien pensantes auraient d'ailleurs bien voulu qu'ils soient définitivement éradiqués, et ce dès 1772 au Parlement de Besançon, mais ce patrimoine ampélographique a été sauvé de l'oubli total, grâce à l'obstination et la persévérance de jeunes vignerons, qui n'hésitent pas à reprendre les micro-parcelles de ces petits papys qui vinifiaient, souvent pour eux-mêmes, un vin rouge de pays un peu rustique, certes, mais gouleyant et préservé des nombreux travers de l'œnologie moderne. Du rouge qui ne tache plus tant que cela, pour un peu que l'on apprécie les vertus d'un vin réellement authentique.

     

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    Le Ratapoil, Étienne Thiébaud, Fanfan Ganevat, le domaine Pignier..., tous ont choisi de préserver ces vieux cépages de la disparition, n'hésitant pas à en replanter, sous le manteau parfois, afin que la richesse viticole du Jura soit préservée. Et pour démontrer que tous ces cépages modestes, honnis, méprisés peuvent donner naissance à des vins simples rustiques mais de grande qualité. S'en passer serait misère...

     

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    Olif

     

    P.S.: les vendredis de la peinture, ça commence aussi aujourd'hui. Michèle Aubéry, du domaine Gramenon, expose ses toiles pendant un mois à la Pointe du Groin. Ce n'est pas à Cancale que ça se passe, mais chez Thierry Breton, à Paris, dans le Xème. 

     

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  • Apocalypse Tomorrow?

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    Quoi de plus excitant que le vrombissement des hélicoptères et l'odeur du napalm au petit matin dans les vignes du Jura? On se le demande, tiens! Pour cause de printemps compliqué, voilà-t-y-pas que le syndicat de la viticulture veut jouer de l'hélicon. Mais c'est pas ça le vrai instrument, comme le chantait Boby. Popopo. Con!

     

     

    La problèmatique d'un arrosage phytosanitaire par hélicoptère, c'est justement que ça arrose. Tous aux abris, sortez couverts! Des trucs pas trop catholiques qui finissent dans le verger de la Tata Irène, dans la tasse de café du grand-père Louis, dans le potager de Mamyvonne, dans l'assiette du quidam installé bêtement en terrasse par ce froid, dans les vignes des vignerons bio qui n'ont rien demandé à personne. Il n'y a guère qu'en Valais que l'on expérimente l'hélico bio, ce qui nécessite à la fois des moyens et de ne pas en être à un paradoxe près... À moins que l'hélicoptère ne soit à pédales? Toujours à la pointe, les valaisans!

     

    Enfin voilà! Le printemps est pluvieux, mais frais. La pression maladie n'est pas encore trop forte de ce fait, malgré l'humidité ambiante, et les seules taches de mildiou ont, semble-t-il, été observées pour l'instant chez des vignerons en chimico-conventionnel, ce qui ne donne pas envie. Mais cela justifie-t-il une dérogation de traitement? Les vignerons bio n'ont d'ailleurs pas envie de se tenir coi. La question ne se pose pas, comme le chantait également Boby. D'ailleurs, je n'ai pas la réponse. Mais je n'en pense pas moins...

     

    Olif

     

    P.S.: le petit Château Pécauld dans la prairie, c'est le prochain épisode des rencontres de l'IFCVG d'Arbois. Pour tout savoir sur les petites fleurs qui nous entourent et sur le rôle de ces espaces indispensables à notre bien-être. Ce sera le 6 juin en Arbois, de 20h à 22h30.

     

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    P.S.2: demain, on n'oublie pas, c'est choucroute au menu. À Strasbourg, au fil du vin libre, en partenariat avec la librairie des Bateliers. Sans Comté, mais avec des flammess (sur réservation) et, surtout, les 4 vignerons alsaciens tronchisés. Une belle dégustation en perspective.

  • Ne lui lâchez pas la Grappe!

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    "Sur la terre des damnés, solitaire,
    Étranger aux vérités premières énoncées par des cons,
    J'avais touché le fond de la misère
    Et je pleure, et je crie et je ris au pied d'une fleur des champs,
    Égaré, "Insouciantes" dans l'âme du printemps, coeur battant,
    Coeur serré par la colère, par l'éphémère beauté de la vie."

     

    Ces beautés Insouciantes 2011, assemblage des 3 cépages rouges jurassiens, il faudra voir à ne pas leur lâcher la Grappe. Rouge de soif et de plaisir, aux tanins lisses, à boire jusqu'à plus soif avant de toucher le fond de la misère, ce Côtes du Jura de Saint-Lothain, vinifié par Didier Grappe, membre de la désormais célèbre association Le nez dans le vert, saura apporter la lumière au pays de Charles Sauria, génial inventeur maudit de l'allumette à friction. Du soufre, oui, mais sur le bout rouge de l'allumette, pas trop dans la bouteille!

     

    Didier Grappe balancera quelques pavés à la Bellevilloise les 2 et 3 juin prochains, au salon des vins non innocents de Rue89. On essaiera de les éviter... ou pas!

     

    Olif

     

    Retrouvez aussi les Dégustantanés sur le Blog de la Pipette.

     

    P.S.: un sympathique compte-rendu de visite chez Didier Grappe à Saint-Lothain, c'est sur Vinissime.

     

    P.S.: Tête en l'air, évidemment, c'est Jacquot le Grand. Encore jeune, à l'époque. Et un peu tête en l'air, évidemment...

     

  • Tronches à la crème!

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    Ce fut mon 1/4 d'heure de gloire locale, mon "fifteen minutes of fame" warholien, une séance dégustation-dédicace de tronches à la Crèmerie Petite de Pontarlier, à la maison, avec la participation de la librairie L'Intranquille et celle de Raphaël Monnier-Ratapoil, venu faire déguster quelques-unes de ces cuvées. Membre actif de l'association Le nez dans le vert, lui aussi est un régional de l'étape. Il a passé toute sa jeunesse dans le Haut-Doubs avant de gagner la plaine et finir par faire du vin. Vigneron amateur depuis 2000, et par conséquent ratapoil, comme on appelle ceux qui ne vinifient pas par métier, il a désormais lâché partiellement l'histoire-géographie pour se consacrer à mi-temps à la vigne et gagner ses galons de "vrai" vigneron. Son domaine, il l'a appelé Ratapoil. Une évidence. Les vignes sont en Arbois, mais la cuverie est situé à Arc-et-Senans, dans le 2-5, en zone limitrophe de l'appellation. Quatre vins en dégustation: un superbe chardonnay Va donc 2011, aux notes fines d'amande grillée, d'épices et d'agrumes, un savagnin Indocile 2010, plus dense et puissant, un poulsard 2011 des Corvées qui glisse tout seul Par là (voir figure 1) et la véritable cuvée Ratapoil, à base de vieux cépages hors appellation, une quinzaine au total, dont tous ne sont pas formellement identifiés. Dégustée en format familial, car de ce vin-là, on n'en a jamais assez.

     

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    Il y avait donc également des Tronches, malheureusement en nombre insuffisant pour satisfaire les groupies locales, tout le stock ayant été vendu et dédicacé en moins d'une heure, montre en main. Quel succès! La prochaine fois, on organisera ça directement à la librairie L'Intranquille ... ou à la maison-mère!

     

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    Qui dit crèmerie dit évidemment fromage, mais pas n'importe lequel, du Petite, bien sûr, pour ce qui est du Comté et du Morbier, amoureusement préparé par un team de crémières au top. La première animation de ce genre à la nouvelle adresse du magasin, 1 rue Saint-Anne à Pontarlier, en préfigure certainement d'autres, on l'espère.

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    Ce fut aussi l'occasion pour un certain nombre de Pontissaliens de découvrir la crèmerie et pour un certain nombre de clients habitués de se hasarder au fond du magasin, côté cave-épicerie fine. On y a même aperçu la tronche de Travers d'un Helvète en goguette, venu en voisin faire le plein de Comté.

    Un beau succès, qui n'a pas laissé beaucoup de temps à l'équipe pour souffler et même encore plus pour déguster.

     

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    Olif

     

    P.S.: quand on participe à un évènement aussi phénoménal, ben voilà! On se retrouve dans le journal! Mais pas celui de Claire Chazal quand même...

     

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    ©Est Républicain

     

    P.S.2: Yop là! Le 25 mai, en fait, on remet déjà ça, mais en extérieur. À Strasbourg, au fil du vin libre, en partenariat avec la librairie des Bateliers. Sans Comté, mais avec des flammess (sur réservation) et, surtout, les 4 vignerons alsaciens tronchisés. Une belle dégustation en perspective.

  • Pendant les salons de juin, trouve le joint!

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    Ce premier week-end de juin s'annonce particulièrement chaud dans la capitale. Les organisateurs de salon risquent d'être à deux doigts de se balancer des pavés. Justement, il y en aura sous la vigne. Le salon libertaire des vins non innocents, organisé par Antonin Iommi-Amunategui le Vindicateur, a pignon sur Rue89 dans le XXème. À la Bellevilloise, très précisément, ce haut-lieu coopératif post-communard, forteresse culturelle pour tous sauvée des promoteurs immobiliers dans les années 2000,  qui fut préféré de loin à la Belle-Iloise, malgré la perspective joyeuse de s'envoyer des sardines dans la tronche. 40 vignerons, des conférences, des expos, des livres, des tronches, un évènement à la hauteur du lieu.

     

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    Ça aura pourtant démarré fort dès le 31 mai chez Paco. Ivry, virgule, il organise un salon de résistance papillaire, ouvert a tous les francs-tireurs de la picole ou en passe de le devenir. 3 jours de folie ou certains risquent déjà de laisser leur chemise, avant de migrer dans le 9.3.

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    Et pendant ce temps, à Montreuil, tout ce beau monde se retrouvera à poil dans les sous-bois pour le plus beau salon naturiste jamais organisé en région parisienne, Chez l'Amitié Rit. Pfifferling, Richaud, Perraud, Leclerc, Paillet, Mosse, Nicq..., que du beau linge pour être sûr de ne pas prendre froid avant l'été.

     

    Pléthore de salons? Juste une question d'organisation, peut-être...

     

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    Crédit photo ©La Clavenière

    Et pendant ce temps, à La Clavenière, les portes de l'ancienne tricoterie Dubied de Couvet resteront grandes ouvertes pour fêter le printemps. Pour tous ceux qui auraient envie d'un petit week-end en Helvétie...

     

    Olif

  • Rebiffade catalane...

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    Tandis que la France entière grelottait sous la grisaille et que la Vendée portait un brassard noir en signe de deuil de ses REVEVIN, le pourtour méditerranéen soufflait le beau temps sous le pont de l'Ascension, grâce à un copieux mistral et une généreuse tramontane. Pas un seul nuage à l'horizon, au prix d'une permanente un brin ébouriffée. On n'a rien sans rien. Le temps d'une traversée dans l'eau fraîche, entre Argelès et ... euh ..., il était déjà l'heure de réenfiler ses sandales et son calcif. Direction Calce, pour voir les caves se rebiffer sévère. La revanche du jeudi a contre-attaqué grave, même si on était déjà samedi. Les 6 domaines du village rinçaient et invitaient, à grands coups de canons intergalactiques.

     

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    Sabre laser contre pipette nucléaire, le combat était par trop inégal. Des renforts de guests ont dû être appelés à la rescousse. La fête au village, quoi. Tout au plus peut-on regretter un déficit de signalisation des vignerons participants, qui n'aide pas le visiteur de passage à se repérer dans les petites rues tortueuses de Calce pour gagner les différentes caves, lorsque le flux humain se fait rare, à l'heure de la sieste, au plus chaud ou au plus venté de l'après-midi.

     

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    Le point de ralliement immanquable, à Calce, c'est le Presbytère, où l'on peut se restaurer merveilleusement à la sauce catalane et avec l'accent. Ollada et Pa d'aou, menu rebiffant unique pour tous. O quoi? Pa quoi? Heureusement, le catalan de base est serviable et polyglotte. Il a la traduction française facile pour ses voisins de tablée francophones. Une fois que l'on sait que le "o" se prononce "ou", facile de comprendre que l'on a affaire à une ouillade (un genre de potée catalane avec un petit boudin noir que, si tu n'en as jamais mangé avant, tu ne sais pas ce que tu perds) et à un pain d'œuf (une petite tuerie de flan maison bien meilleur que celui que tu penses réussir dans la tienne, de maison), de la cuisine catalane pur jus qui remplit bien le bedon et te permet d'affonter sans crainte la dégustation de vins qui a précédé ou qui va suivre.

     

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    Chez Jean-Philippe Padié, tronche de vin à lunettes de soleil et au crâne rasé, l'ambiance est à la décontraction et au débouchonnage, tandis que ça bouchonne à Paris. La foule se rue néanmoins auprès du Petit Taureau, dernière mise de 2008 bourrée de vigueur et de fraîcheur, mais aussi de Fleurs de Cailloux et de Milouise, les deux blancs du domaine qui s'arrachent, à tel point qu'il a fallu s'engouffrer dans le Tourbillon de la vie pour avoir un peu de blanc (de négoce) bien fruité à proposer à la clientèle avide. Et puis un rosé de mouvèdre, Ecxebeche, loin de parler fort pour ne rien dire. qui serait un bien beau rosé pour mourir, foi de Deadman.

     

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    Rémy, dealer d'affiches, de tee-shirts en boîte ... et de Tronches de vin.

     

    Le guest de Jean-Phi, il nous vient de la Loire (42), de la Côte roannaise plus précisément, et ce n'est plus tout à fait un inconnu. Le vin de Philippe Peulet, désormais interdit aux buveurs d'étiquettes, bombe aisément du torse, sans jamais se la péter. Des Bonichons, qui existent aussi en bonnet D, aux réfractaires Moines noirs, le gamay se complaît dans cette expression épurée, gourmande et minimaliste. Que celui qui n'a jamais têté aux délicieux Bonichons me jette la première pierre. 

     

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    And now, for something completely different, mais pas trop quand même, rendez-vous à la cave d'à côté, chez Olivier Pithon, pour goûter, le 357 sur la tempe, une jolie série noire ou plutôt rouge. Mon P'tit Pithon 12, Laïs 11 et Le Pilou 10, c'est du gros calibre. Du glou, du dense et du solide, qui serpente dans le gosier!

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    Tout en bas du village de Calce, on aurait pu croire que c'était le désert, mais non, il y avait Gauby. Et Matassa. Et plein de monde, pour le coup. Ça festoyait dur, avec les invités espagnols et ligériens. Musique, flonflons, table d'exception dans l'arrière-boutique, où le visiteur de passage n'était malheureusement pas convié. Pas goûté Gauby depuis un moment, c'était un manque que je me suis dépêché de combler. Des Calcinaires, blanc et rouge, à la Muntada 10, il y a de quoi se régaler. Des vins vibrants et vivants, frais comme des gardons frétillant dans l'Agly, grâce à une maturité totale obtenue à un degré alcoolique plutôt faible. Le fruit d'un travail intelligent et persévérant du sol, qui a restauré l'équilibre global des parcelles et, par conséquent, des vins, d'une fraîcheur exceptionnelle. Le guest des Gauby, il nous vient aussi de la Loire, mais beaucoup plus en aval, du saumurois plus exactement. Antoine Foucault, dit Tatane, est un gars franc du Collier. Il a fui les frimas printaniers ligériens pour se réfugier dans la vallée de l'Agly, le temps d'un week-end. Ses vignes ont été relativement épargnées lors du sinistre gel saumurois du 29 avril, ce qui n'a pas été le cas pour tous les vignerons du secteur, malheureusement. La Charpentrie existe désormais en rouge, premier millésime revendiqué en 2009, un vin qui a des tripes. Et le blanc affiche fièrement sa belle minéralité septentrionale. Chenin et maccabeu, même combat!

     

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    Chez Tom Lubbe, gros plaisir également. Celui de voir le vigneron découvrir son portrait dans Tronches de vin, comme de goûter à ses vins. Mention particulière à Marguerite (avec sa part muscatée, rien à voir avec la jurassienne), et El Sarrat, pour sa franchise et son fruité. Le guest de Tom Lubbe, c'était Juan Ramon Escoda, tronche du vin espagnol. Je n'ai pas goûté à ses vins ce jour-là (je l'avais fait à Angers cet hiver), mais ce fut un bonheur de le voir également découvrir comment il a été tronchisé dans le guide des vins qu'ont d'là gueule. Avec en photo pour illustrer son portrait, deux énormes jarres dans lesquelles certains ont cru reconnaître ses fesses... Les vignerons sont facétieux, parfois!

     

    Que la force catalane soit avec eux!

     

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    Olif

  • L'institut du bon goût

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    Cliché emprunté à Wild wild western

     

    Il y a une loi, à l'Ouest du Pécauld. Celle du goût franc-comtois, que même le juge Roy Bean ne saurait contester. Le Chateau Pécauld, édifié au XIIIème siècle et fleuron de l'architecture et de l'histoire arboisiennes, est désormais le refuge de l'IFCVG, Institut Franc-Comtois du Vin et du Goût. Cet organisme s'est fixé pour mission de défendre et valoriser le patrimoine gustatif franc-comtois, y compris celui du vin. Via des formations, des séminaires, des conférences, une école de dégustation ou encore l'organisation de soirées gustatives autour des produits phares du patrimoine franc-comtois, à destination des particuliers ou des professionnels. Tout le monde a encore en mémoire le fameux Goutatou organisé à plusieurs reprises fin des années 2000, avec, entre autres, un mémorable procès de Pierre Overnoy.

     

     

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    Cliché IFCVG

     

    Le printemps 2013 sera l'occasion de découvrir avec un œil nouveau les paysages de vignes jurassiennes. Avec, dans le rôle de Mister Bean, Pierre Overnoy himself, assisté de Michel Campy, Michel Vernus, Jean-Claude Barbeaux et Samuel Richardet. Un regard qui devrait s'avérer particulièrement avisé sur les vins et les vignes du Jura, avec une caution œnologique, géologique, historique, journalistique et gastronomique.

     

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    La conférence du 24 mai, qui se déroulera de 9h à 12h30 à la salle des fêtes de Pupillin, permettra d’illustrer ce lien entre paysage, paysans et produit du terroir ou plutôt entre vigne, viticulteurs et vin.

    Michel Vernus, professeur d’histoire contemporaine racontera le vignoble jurassien dans la grande traversée des siècles.  Michel Campy, professeur géologue guidera les participants dans les fameuses terres à Ploussard qui font la richesse de Pupillin, lors d’une balade « lecture de paysages ». Puis Pierre Overnoy, viticulteur bio de la première heure, expliquera pourquoi, dans les années 60, il a refusé l’utilisation massive des produits phytosanitaires, de manière à ne pas affaiblir ses terres. La dimension gourmande sera apportée par le journaliste Jean-Claude Barbeaux auteur du livre « «60 recettes pour 60 vins du Jura ». Il expliquera le grand talent des viticulteurs qui à partir de 5 cépages, multiplient les vins et les plaisirs d’accords mets et vins. Plaisir que pourront partager les participants en dégustant deux mignardises concoctées par Samuel Richardet de l’Auberge le Grappiot de Pupillin en accord avec deux ploussards d’Emmanuel Houillon, viticulteur en biodynamie, successeur de Pierre Overnoy.

    Cette conférence se déroulera en présence des élèves du BTS vioti-oeno  du CFA de Montmorot.

    L’IFCVG a en effet la volonté d’impliquer au maximum les étudiants. Producteurs de demain, et ils auront un rôle fondamental dans la gastronomie, une mission d’éducation vis-à-vis du consommateur et une responsabilité de « passeurs » de bons produits.

     

    Dont acte. Et c'est une pitié que je ne sois pas disponible ce jour-là. Me voilà reconnu coupable de "Casus belli". Le tribunal a rendu son verdict, 50 dollars d'amende environ, par défaut. Mais je déclare le bar ouvert ...

     

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    Pour tout renseignement, contacter directement l'IFCVG.

     

    Olif

  • Biojo pur Leynes

     

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    Mine de rien, avec sa 4ème édition, la Biojoleynes est en train de s'installer tranquillement dans le monde des salons qui comptent. Pas un salon de plus, pas un salon de trop, non. Plutôt une fête villageoise familiale autour du bio,  ouverte aux autochtones, aux voisins, aux locaux, à ceux qui viennent d'un peu plus loin, aux particuliers et aux professionnels, où tout le monde se retrouve et s'y retrouve dans un excellent esprit. Grâce à la dynamique équipe qui l'anime, Catherine Jambon en tête, la petite fête du vin et de la bio du sud-mâconnais/nord-beaujolais prend de l'ampleur et s'étire désormais sur deux jours, ce qui a pour double effet d'occuper le week-end entier et d'étaler l'affluence. Entrée libre pour faire son marché paysan, consulter un livre au Cadran lunaire, voire se faire dédicacer la tronche. 3€ le verre, par contre, mais ce n'est pas cher, si l'on veut déguster les vins de la vingtaine de producteurs présents, tous en bio.

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    Parmi les vignerons, des piliers, des anciens, des nouveaux, des invités, hors Beaujo. Jura, Auvergne, Roussillon, Ardèche, pour changer un peu du gamay. Quoique en Auvergne...

     

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    Mais en Beaujolais, la grosse claque, elle est venue de Denny Baldin, qui, avec son amie Jeanne Merer, n'hésite pas à aller reluquer les dessous du cep. Une bouille souriante, avec le chapeau qui va bien, un accent italo-irlandais craquant qui fait qu'il est difficile de lui refuser un verre, sans aucune possibilité de cracher quelque part, sous peine de passer pour un goujat. Cléopatra, c'est du lait d'ânesse, du Vin de l'ivresse sans soufFrance en Bojo, tout un programme et le magnum n'y suffit même pas.

     

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    Avec Benoit Camus, pas de question à se poser, on va directement à l'essentiel. L'étiquette parle d'elle-même, en grosses lettres. Le vin aussi, et il dépote. Sa cuvée précédente a eu l'insigne honneur d'être tranchisée par Philippe Jambon himself l'année dernière, nul doute que ce djeun a de l'avenir.

     

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    Paul-Henri Thillardon n'est déjà plus un inconnu. Il est en train de porter les couleurs de Chénas, l'un des plus mésestimés crus du Beaujolais, au firmament. Sa cuvée de Chénas Les Charrières est épatante, comme d'habitude, mais la plus grosse and good vibration, elle est venue du Chénas Les vibrations 2011, sans SO2, d'une densite étonnante. Il demande du temps, dans une carafe ou à la cave, mais il y a du vin dans cette bouteille!

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    Jean-François Cuzin est un ratapoil en cours de conversion professionnelle. Mais il est déjà bien affranchi question vin, faut dire que, dans la vraie vie, il est encore facteur à mi-temps. Son vin est déjà bien dans l'air du temps, puisque c'est le nom du domaine. On devrait en causer dans la Poste avant longtemps et on le suivra avec attention.

     

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    Romain Desgrottes n'est plus non plus un inconnu. Il vendange tout nu, sans électricité, du côté de Saint-Étienne des Oullières, pendant que Perrine tresse des sarments pour en faire les plus beaux bijoux de famille de ce petit coin de paradis. Dans leur petite grotte, ils vinifient des cuvées bien roots qui redonnent envie de croire à un monde meilleur. Et si c'était définitivement ça, le vin vrai?

     

    Le Beaujolais? Le plus bel endroit du monde pour faire salon!

     

    Olif

     

  • Fantastique symphonie savoyarde!

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    Oh! les filles, oh! les filles! Elles nous rendent marteau. Et accro, aussi. A Chignin, on leur croque volontiers dans le bergeron. Chez Gilles Berlioz, qui leur a dédié une cuvée spécifique de Chignin-Bergeron depuis le millésime 2007. Avec, abricot sur le gâteau, une étiquette renouvelée chaque année, pour coller à l'humeur changeante des Filles, sans aucun doute. De la longue suite de prénoms féminins ayant laissé leur empreinte dans celle du millésime 2007 à la marche volontaire des piocheuses en blouse bleue de 2012, Mouton peut presque aller se rhabiller, chaque étiquette ayant sa propre petite histoire et son propre style. 2013 verra-t-il se poursuivre la superbe série?

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    En attendant, le 2012 se goûte merveilleusement sur le fruit, rond, frais et déjà harmonieux. La verticale complète sera pour une prochaine fois. La ...Deuze 2012 se remet tout juste de la mise en bouteilles, mais promet mon... et merveilles aussi. Un joli jus issu d'un millésime difficile mais plutôt réussi, finalement.

     

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    Du Viviers à Chef-lieu, il n'y a pas de quoi se crêper le Chignin. Surtout entre cousins. Ce week-end là, ça tombe bien, c'était portes ouvertes chez Adrien Berlioz, le (petit) cousin de Gilles. L'occasion de goûter à deux ou trois trucs, voire à d'autres, pas initialement inscrits au programme. En bouteilles, jacquère et bergeron rayonnent sous le soleil savoyard. On n'attendra pas l'hiver, la neige, les stations, la fondue et la raclette pour commencer à les déguster. Et on en mettra même quelques exemplaires de côté pour l'été prochain. Du vin de Savoie toute l'année, pour toutes les occasions, avec la grande cuisine, on ne va pas se priver. Et si on a encore soif, on se tapera même un magnum de Cuvée des Gueux 2009, tellement bon, même si ça n'aurait pas dû l'être.

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    Le 2010 de cette même cuvée n'est pas non plus tout à fait œnologiquement correct, mais de là à être dégueu! Tout au plus un chouïa de volatile parfaitement intégrée. Le peu d'autres vins du millésime 2012, encore en élevage, peine à finir de fermenter mais se goûte plutôt déjà bien. Dont un joli chardonnay et un juteux persan. Sans parler d'une mondeuse, que certains trouvent dégueu, mais pas tous, et qui sera peut-être miraculée un jour. Surtout ne rien dire pour l'instant, et croiser les doigts, parce que sa destination finale est encore incertaine et inconnue, alors chut!

     

     

    Olif

     

     

  • Pendant les salons de mai, fais ce qu'il te plaît!

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    "Dans l'Yonne, fais comme chai toi!" Chai l'un chez l'autre, ce salon échangiste du 89 s'installe durablement dans le paysage printanier bourguignon et revient à Avallon, chez Nicolas Vauthier, pour une nouvelle édition où il faudra peut-être ne pas trop se découvrir d'un fil, malgré le moi de mai débutant. Une rencontre vigneronne à ne pas manquer, le week-end du 3 et 4 mai 2013. Avallon ou pas, il n'y a pas que dans le 69 que l'on s'interroge, et j'ai bien peur de ne pouvoir encore en être cette année.

     

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    "À Calce, les cavent biffent et se rebiffent encore!" Ce sera d'ailleurs la 8ème fois. Bande de récidivistes! Y venir il faudra. Au moins une fois. Et ce sera peut-être bien pour cette fois. Je sens que je vais affûter mon sabre laser et lacher les chiens au pied du Canigou. Que la Force catalane soit avec moi! Et la crème aussi, j'y compte bien. Le samedi 11 mai, tous à Calce, Roussillon.

     

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    "Pendant ce temps, à la ferme de Cauberotte, bois du vin vivant, écoute de la musique naturelle et rote". Vins et musiques à l'unisson, dans le pré, là où le bonheur est. En principe. Si tu veux aussi y trouver l'amour sans avoir les lèvres gersées, n'oublie pas Condom, c'est par là-bas que ça se passe. Le samedi 11 mai également. Ça va être chaud!

     

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    " Il est à toi ce salon, toi l'Auvergnat qui sans façon, a envie d'un peu de vin bio, quand dans ta vie il faisait soif". Le salon du bougnat et de la pastille Vichy, c'est chez Bebert que ça se passe, et nulle part ailleurs, le samedi 25 mai. Le vert et le vin, c'est son rayon, en fait, à Jean-Marc Imberdis. In vin bio veritas! Et il a convié en cure une bonne trentaine de vignerons en bio, dont une poignée de tronches de vin, épaulées par une doublette d'auteurs. Ça va dépoter dans l'Allier! Carottes Vichy et pommes de terre à l'eau à volonté.

     

    Olif

  • 2013: le sacre de Terres et vins de Champagne

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    Terres et vins de Champagne, 5ème édition, le sacre du printemps champenois. Et quel plus bel endroit pour le célébrer que la Cathédrale Notre-Dame de Reims?

     

     

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    Que de chemin parcouru depuis le 20 avril 2009, où 17 vignerons champenois fous de terroirs se réunissaient officiellement pour la première fois, afin de faire découvrir leurs vins de Champagne, avec et sans bulles. L'affluence était déjà au rendez-vous, mais le patio du Castel Jeanson permettait encore de s'attabler à l'ombre pour un moment de récupération bien venu. Souvenir, souvenirs...

     

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    Terres et vins de Champagne, à l'indéniable succès, est un évènement incontournable du printemps champenois, désormais inévitablement accompagné de quelques offs qui viennent étoffer l'offre de dégustation pour les professionnels ayant effectué le déplacement. C'est tant mieux. En 2013, pour accueillir les vignerons et les dégustateurs de Terres et vins, il a fallu réorganiser la disposition des tonneaux et rajouter moult tentes dans la cour du Castel Jeanson, pour permettre l'installation de la cave du Bon Manger de Reims et la restauration des troupes à la mi-temps. Je retiendrai de cette édition la grande homogénéité qualitative du millésime 2012 qui, s'il fut difficile et compliqué à gérer pour le vigneron, récompensa merveilleusement le gros travail fourni. Dommage du peu! De belles et grandes cuvées en perspective.

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    Honneur aux petits nouveaux, même s'ils ne sont pas nés de la dernière pluie champenoise. Le Champagne Georges Laval est en bio depuis plus de 40 ans, ça fait un bail. Le rosé de Cumières, présenté par Vincent et bu à l'ombre de la Cathédrale de Reims, est aussi resplendissant que la grande rosace sous le soleil champenois. La dégustation de ses vins clairs 2012 en version parcellaire est éloquente, mention particulière aux Chênes, la quintessence d'un grand chardonnay.

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    Marie-Noelle Ledru a déjà quelques millésimes à son actif. Ses vins clairs sont lumineux et ses champagnes ont la bulle incisive, laissant le palais frais, le cœur content et le poil bien dru. Le brut nature est même plutôt décoiffant!

     

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    Il n'y a pas que des bulles, en Champagne, où le vigneron ne s'interdit pas de voir rouge. Comme ce bluffant Trépail rouge 1999 de David Léclapart, à la grande finesse et à l'évolution harmonieuse, ou encore le Coteaux Champenois 2009 sans soufre de Benoit Lahaye. Sans oublier le jus éclatant du pinot noir 2012 d'Étienne Goutorbe. Aÿ, Aÿ, Aÿ! Un très beau vin en perspective, lorsque l'élevage sera terminé! Étienne peut être satisfait du beau travail accompli, bravo!

     

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    Et puis, en Champagne, on croise régulièrement de bonnes tronches, que l'on peut désormais même voir in situ en peinture.

     

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    Olif

  • VDV 55: le contrepied girondin

     

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    Soyons footballeurs! Des Vendredis du vin pour sportifs décérébrés baballe au pied ou supporters du PSG, c'est la thématique choisie par le Bicéphale buveur, ancien international de l'équipe lusitanienne dans les années 50, réincarné en Bigfoot bressan pour le plus grand bonheur (?) des vendredistes plus ou moins concernés par la chose footbalistique.

     

    "Le foot le foot le foot le foot le foot, on ne voit plus que ça!" Carton rose, Monsieur l'arbitre Bicéphale, carton rose! Parce que, finalement, c'est plutôt d'actualité. Et que, de surcroît, ce sport-là, on n'en a rien à foot.

     

     

    Une manière élégante de prendre le contrepied du sujet des VDV en ouvrant un vin ordinaire pour moi, vinifié plutôt naturellement, avec le minimum de sulfites. Du vin de France qui prend néanmoins le contrepied de sa région d'origine, que beaucoup s'enorgueilliraient d'afficher en grand sur l'étiquette. Du vin de quelque part, élevé  autrement que l'immense majorité de ses pairs, dans un coin de Gironde qu'il ne s'autorise plus à revendiquer. Un joli contrepied de nez à l'establishment qui continue d'ergoter sur le pourquoi du comment du vin nature, contestant son existence même, tout en admettant l'intérêt de réduire légèrement les doses de soufre afin qu'il n'y en ait plus trop, mais quand même largement suffisamment. Lamery, le vin de France Autrement, élaboré par Jacques Broustet dans le 33490, pas très loin des vestiaires de l'équipe de l'estuaire, celle qui porte un maillot de la même couleur que son vin. Pff!, ce qu'il ne faut pas faire pour ne pas prononcer le nom de Bordeaux et ne pas s'attirer les foudres de la DGCCRF! Une bouteille qui fait plaisir à boire par ses tanins ultra frais, une approche bordelaise différente (Autrement, quoi!) pour un Vin de France hautement recommandable.

     

    Olif

     

    P.S: à court d'inspiration sur le vin contrepied, j'avais imaginé tacler le Bicéphale avec un vin contrepet. Humour et à peu près, la fiente de l'esprit qui vole ne m'a jamais plus procuré plus d'angoisse que celle du gardien de but au moment du pénalty.

    Le seul, l'unique, le véritable contrepet de lapin, c'est celui de l'Ami Chenin, que beaucoup citent sans l'avoir jamais goûté. Le Goût de mon blanc n'a pas encore fini de faire jaser!

     

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  • Pendant les salons d'avril, ne te découvre pas d'un fil!

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    "À la BiojoLeynes, n'oublie pas ta petite laine." C'est qu'il pourrait encore faire frais les 20 et 21 avril, même si la météo locale annonce un temps très bio, du côté du petit salon de Leynes, organisé par le team Boyat-Desgouilles-Jambon, auquel il faut désormais ajouter Jérôme Guichard. Programmée sur deux jours, la BiojoLeynes prend de l'ampleur et dispose désormais d'un blog officiel. Outre le salon de vins, on pourra faire son marché paysan, laisser jouer ses enfants à l'ancienne, feuilleter et acheter un ou deux livres au Cadran lunaire, chasser une dédicace de tronche (le samedi uniquement). La petite salle des fêtes de Leynes devrait faire le plein à l'occasion de ce sympathique salon printanier, qui vit sa quatrième édition et qui semble avoir trouvé son public et son rythme de croisière .

     

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    "À Terres et vins de Champagne, ne retire pas ton pagne!" C'est que le mercure pourrait encore rester au fond du tube, du côté du Castel Jeanson d'Aÿ, lors de la 5ème édition du salon champagnard devenu un véritable must printanier. Vins clairs versus leur version champagnisée équivalente, l'exercice est toujours aussi passionnant. Deux nouveaux vignerons sont venus grossir les rangs cette année, portant l'effectif à 21. Un salon pétillant et bien au clair, réservé aux professionnels, uniquement sur réservation.

     

    Olif

  • Sous le plus beau chapiteau du monde!

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    De l'avis de tous ceux qui y sont allé un jour, c'est le plus beau. Pas le plus petit pour autant, avec la quantité de liquide utilisé pour l'arroser, ce serait misère. Mais celui qui mérite le détour, celui qui n'a même plus besoin d'être aidé.

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    Le week-end du 12-13-14-15 avril, à Hédé, il y aura du clown au déjeuner. On ne se servira pas avec le dos de l'écuyère et le vin coulera à flots. Du vin nature, évidemment. ViniCircus, le 10ème du nom, ne devrait pas faillir à sa réputation de plus grand évènement festif autour du vin nature. Trois jours de folie sous le plus grand chapiteau du plus petit cirque du monde, je vous en fiche mon (Cecil) billet de mille. Du rire, des larmes le long du verre, des coups de gueule, des vins qui en ont (d'la gueule), de la musique, du bon manger, et shouf la chapka, parce que la caravane devrait passer sur les coups de 23 heures le samedi soir et faire passer les excès de table et de boisson. Shouf la chapka! Shouf la chapka!

     

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    Et puis, à ViniCircus, il y aura évidemment de la Tronche et du joli minois. Des vignerons, des auteurs et une éditrice. Marie Rocher proposera son ouvrage entre deux numéros de trapèze ou de jonglage avec des bouteilles pleines ouvertes, tandis qu'une partie des auteurs jouera à l'homme-obus, d'un canon à l'autre. De joyeux moments en perspective, pour s'en prendre plein la tronche.

     

     

     

    Olif

     

    P.S.: le fond de l'air a été un peu trop frais pour le Maître Loyal du plus petit chapiteau du monde, Fred, qui vient tout juste de tirer sa révérence, après un dernier rappel encore tout chaud en librairie. Au train où vont les choses, Philémon est désormais définitivement orphelin.

  • À la 3ème édition du Nez dans le vert...

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    Le nez dans le vert au pays du Jaune, troisième! On en a vu de toutes les couleurs. De la musique, du spectacle de rue, de la distillation de marc dans la cour, des tronches, des vignerons d'ici ou d'ailleurs, des amateurs, des touristes, des cavistes, des sommelieristes, plein de gens. Et puis le retour aux origines, à la Pinte, même si le salon n'était pas parti depuis longtemps. Juste le temps d'une escapade à Gevingey, dans le Sud. Même que ça avait été très bien aussi, mais, bon, les caves de la Pinte, quand même... Météo clémente, quoique un peu fraîche, mais la pluie annoncée n'est pas venue. Ambiance festive et conviviale, ce qui n'exclut pas le sérieux d'une dégustation, surtout quand la foule n'est pas encore au rendez-vous. Ou plutôt qu'elle est déjà partie, en fait.

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, il y avait des tronches. Obligé, c'est d'actualité. Dedans et dehors. Il n'aura pas fallu bien longtemps à Julie et Jérôme, des Gourmands lisent, pour écouler tout leur stock, les Jurassiens ne sont pas bégueules.

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    Les Tronches avant, et encore, un certain nombre d'exemplaires sont planqués sous la table (Jérôme est encore un peu tendu, l'air de ne pas vouloir le montrer).

     

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    Les Tronches après, les exemplaires planqués sous la table ont également disparu (Jérôme est parti boire un coup).

     

    À la troisième édition du Nez dans le Vert, il y avait un alambic. Officiel. Venu pour distiller le marc de la Pinte. Hasard du calendrier? Mystère. Pendant que l'eau de vie de marc coulait au bout du tuyau, le distillateur en a profité pour cuire les saucisses, le lard et les patates dans les cuves de marc. Rarement gouté à une cuisson aussi goûteuse de ce mets vigneron traditionnel.

     

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    Le distillateur ambulant connait son affaire, c'est même son métier. Il se déplace dans chaque village, pour qui le souhaite. Chacun apporte son marc et récupère de l'eau de vie en retour. De quoi produire son Macvin pour l'année. Les structures plus importantes qui ne distillent pas elles-mêmes lui confient leur production. Comme la Pinte. Les grosses marmites en cuivre ont chauffé pendant deux jours pleins, peut-être plus, pour délivrer un alcool blanc d'une grande pureté.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, on n'a pas fait que vendre des livres et distiller de la gnôle. Non, on a pu aussi apprécier un spectable de rue bien déjanté, avec combats, crachage de feu et tout et tout. Des petits jeunes bien sympas qui nous en ont mis plein les mirettes et les oreilles.

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    Et à la troisième édition du Nez dans le vert, on a dégusté des vins, bien sûr. Tous bios. Des blancs, des rouges, des roses, des jaunes, des verts, des gros verts, même. Presque tous bons. Les blancs, les rouges, les roses, les jaunes, les verts, les gros verts, même, aussi. Je n'ai pas eu le temps d'en goûter tant que cela, finalement, accaparé que je fus par mes obligations livresques. À peine le temps de me faire aguicher par une jolie Pépée aux Bottes rouges qui laissait entrevoir ses charmes au fond de la cave à droite en entrant. Quand elle sera en pleine possession de ses moyens, elle devrait faire des ravages.

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    Et puis un sans faute au domaine Labet, avec les vins de Julien présentés par Romain tandis que Charline faisait le tour des stands et que Julien faisait le joli cœur avec la plus frenchie de la fine fleur du Québec, mais il n'était pas le seul.

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    ©Laura Vidal

    Des vins ultra artistiques, un contenu à la hauteur du contenant, avec en point d'orgue, un savagnin en vendange tardive, Grains Fauves, aux grands airs alsaciens sur une trame toute jurassienne.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, des tronches en peinture ont retrouvé leur modèle. Non sans une certaine fierté des deux côtés, le temps d'un cliché.

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, il s'est ingurgité près de 2792 saucisses et 657 kilos de pomme de terre. Bio, cela va de soi. D'après la Police, ces chiffres sont largement exagérés, évidemment, mais c'est compter sans les marmites clandestines qui ont fleuri le dimanche soir dans les différents afters organisés à droite et à gauche.

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, le dimanche midi, le bœuf mijoté à la bonne trentaine de poulsards et ploussards différents (deux bouteilles de chaque vigneron), servi en personne par Thierry Moyne de la Balance, ne comportait pas une seule once de cheval. Un régal dans lequel il fut malheureusement impossible de reconnaître distinctement l'apport de chacun, de distinguer les poulsards du Sud-Revermont des ploussards de Pupillin, au grand dam des plus terroiristes des amateurs.

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, Anne Ganevat a retrouvé la casquette de son Fanfan de frère, égarée depuis au moins deux ans. Elle lui va si bien que, finalement, elle risque de la garder. Pour arroser ces retrouvailles, un magnum de savagnin ouillé 98 des Grands Teppes a été sacrifié. Du savagnin vert à la vigne mais certainement pas dans la bouteille. Une longueur exceptionnelle, à la mesure du délai mis à retrouver la casquette.

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    Cliché Brett Jones

    À la troisième édition du Nez dans le vert, on a parlé patois jurassien avec traduction simultanée dans la langue de Shakespeare. Il s'en est fallu d'un cheveu que l'on assiste à une battle de books. Des tronches de vin versus du Jura wine, le projet que monte Wink Lorch en auto-édition et auquel tous les amoureux du Jura, quelles que soient leurs connaissances en anglais, sont invités à souscrire, s'ils le souhaitent. Merci pour elle.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, l'apprentissage de la lecture s'est faite avec un ouvrage adapté, directement dans la cour de récréation. Nul doute qu'avec de telles bases, la réussite scolaire soit au rendez-vous.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, les Pétavins savoyards sont venus en voisins et en mission, pour l'instant tenue secrète. En minibus, plutôt que par la voie des airs. À l'exception notable de ... est-ce un solex? Est-ce une vespa? ... Non, c'est... Super Savoyard! Dans son collant moulé à la louche et sa cape en poil de marmotte, il tweet a Jura's wine à une vitesse supersonique, même à contrejour.

     

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    À la troisième édition du Nez dans le vert, avant le deuxième bœuf vigneron, musical celui-là (avec des dreads, un béret authentique du BCA, mais toujours pas une once de queue de cheval), quelques personnalités triées sur le volet ont été intronisés par Stéphane Tissot dans l'ordre de la Confrèrie des Jaunes au goulot. Une bonne rasade directement au clavelin, suivi d'un shampoing au savagnin (allo, non mais allo, quoi! t'es amateur de vin du Jura et t'as pas eu de shampoing à la Vasée?).

     

    À la troisième édition du Nez dans le vert, tout a fini par des chansons. Allez, musique les gars! Et vivement la quatrième.

     

     

     Olif

     

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    P.S.: le "Tronches de vin on tour" se poursuit à l'Ouest, le week-end prochain. La Pipette aux quatre vins et aux deux salons sera d'abord le 6 avril à VertiVinies, le salon organisé à Vertou par Vertivin, avant de pousser jusqu'à Nantes en kart pour dédicacer aux Anges Vins. Tous les renseignements sur le blog de la Pipette.

     

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  • VDV#54: soyez joueurs!

     

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    Vendredisduvin

    Soyons joueurs! Des Vendredis ludiques autour du vin, c'est le challenge proposé par Anne Graindorge, la vibrionnante nouvelle présidente des VDV, le temps d'un petit jeu de colin-maillard avec bouteille.

     

     

     

     

    Dégustation à l'aveugle: manière de déguster, avec des chaussettes, des lunettes noires et une canne blanche. Certains n'y voient goutte, d'autres en braille.


    Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Jouer à colin-maillard tout seul, ce n'est pas drôle, mais il y a des variantes. Il n'est pas impossible de trouver dans ma cave des bouteilles improbables, parfois clandestines, offertes par des groupies ou des admirateur(e)s, sous le futile prétexte que je donne parfois l'impression de m'intéresser à la chose. Cette chose, c'est le vin, évidemment, tous les esprits bien placés l'auront aisément deviné.

     

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    Pour ce qui est de deviner ce qu'il y a exactement dans cette bouteille, par contre, il faudra se lever tôt. Vin de contrebande, non étiqueté, petite production familiale, réservée à la famille et non commercialisée. Pas si mal que ça, finalement. Un accent à couper au couteau, quelques touffes de poil aux pattes, des notes rancio sur un fruit kirsché, une sucrosité tout de même assez présente. Même pas besoin de chaussette pour masquer l'étiquette. Il n'y en a pas. Mais alors, jouez donc, amis lecteur(e)s du Blog d'Olif! Qui saura me dire ce qu'il y a exactement dans cette bouteille et d'où elle provient? Parce que moi, je n'en ai pas la moindre idée..! Enfin si, un peu. Mais comme c'est moi qui fixe les règles, j'ai le droit de tricher.

     

    Olif

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    P.S.: le week-end du 6-7 avril, Olne, sweet Olne tiendra une nouvelle fois salon. Cette année, ça se passera dans le nouveau hall omnisport de la ville. Malgré la proximité de la ville, ça ne devrait pas trop sentir le liège, juste un peu le herve affiné à point chez les vignerons très natures. Et on y croisera sans doute quelques tronches de vigneron(ne)s.

     

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    P.S.2: plus au sud, à Bédarieux, c'est Christine Cannac qui invite en coup de vin. Mais il faudra néanmoins prendre son temps, car on devrait également y croiser quelques tronches sudistes.

     

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    P.S.3: Et le 8 avril, tous en Beaujolais, pour la désormais célèbre Beaujoloise et son pendant bio la Biojolaise, ainsi que la petite dernière la Beaujol'Art. Bien Boire en Beaujolais, tout un programme! Et toujours des tronches...

     

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  • À la rencontre du vin naturel qui n'existe pas

     

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    Mettons tout de suite les choses au point. Le vin naturel n'existe pas officiellement. Même si tout le monde sait très bien ce que c'est et ce qu'il représente. Il n'y a qu'à en tendre un verre à Michel B. et vous entendrez un pouah qui en dit long. Lui aussi l'a déjà rencontré. Comme tous les Grenoblois, d'ailleurs. Mais Michou n'a de cesse de vouloir convaincre l'univers incrédule que les envahisseurs sont là. Tout au plus a-t-on affaire à un recul de civilisation. Mais quelle civilisation, au fait? Sauf le respect naturel que tout amateur de vin lui doit, continuons donc civilement de reculer un peu, tandis que Michou avance, ou, plutôt, fait du surplace, comment veux-tu quand même. Aller de l'avant en faisant marche arrière, une expression très affectionnée dans le Jura du côté de Montigny, c'est avant tout vouloir se débarrasser des maux de l'œnologie moderne, un rouleau compresseur technologique apte à produire un vin standardisé avec n'importe quel raisin de mauvaise qualité, à grands coups d'artifices et de pratiques douteuses se revendiquant d'une grande propreté. Revenir à une approche plus naturelle, moins artificielle, sans arômes surajoutés, voilà qui est encore plus propre, contrairement aux apparences. Une expression plus pure du raisin, cultivé sur un sol donné qui lui correspond. Une adéquation entre un terroir, un vigneron, un cépage, qui donne naissance à un vin susceptible de refléter une certaine vérité qu'il est illusoire de vouloir nier, même si ce n'est pas celle qu'on recherche. Quand certains esprits primaires et chafouins se cantonnent au sens au sens primitif du mot, d'autres se livrent à une analyse sémantique plus fouillée. "Nature/naturel: deux mots à l'usage libre, nécessaire et ambivalent". C'est le titre d'un article de Samuel Cogliati, publié dans le Rouge & le Blanc d'avril 2013 (avec une belle tronche de vin valaisanne en couverture), qui mérite d'être souligné, parce qu'il soulève de vraies questions naturelles et y apporte d'authentiques réponses, on ne peut plus natures. Alors, définitivement oui, battons-nous pour défendre le vocable!

     

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    Le vin naturel est-il une mode? C'était le sujet d'une petite causerie au salon des vins naturel de Grenoble, le week-end dernier. La réponse a été non. Parce que. Les modes qui durent des millénaires, ça commence à ne plus en être. Ce qui n'empêche pas quelques-uns de surfer dessus. C'est de bonne guerre. On a bien causé, on est allé goûter. Et dédicacer, aussi. Parce qu'en Dauphiné, on s'y connait en Tronche, dont certaines bien gratinées.

     

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    Les vignerons ne se sont pas non plus privés de signer de leur empreinte le paragraphe les concernant.

     

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    Puis, d'un revers de veste, Paf la syrah! Par terre, en mille morceaux. Quel dommage! 11,5° de pur bonheur liquide, à boire d'une traite au goulot quand on ne l'éponge pas à la serpillère. Ce n'est pas Jean-François Coutelou qui dira le contraire.

     

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    Difficile de prendre une photo sans Bugey avec un I-Phone. Les vins de la Combe aux rêves n'ont pourtant pas tremblé. Éclatant chardonnay Terre Mère, déroutant Toutankhanon, magistral Éveil du loup, vivifiantes Noct'en bulles, des vins comme dans un rêve.

     

    Et puis, d'autres bouteilles glânées à droite à gauche: Planquette de Didier Michaud, Bouchat de Jérôme Guichard, une Gourmandise 100% cinsault de Julien Peyras, Couffe chien 2011 du domaine du Perron, également dans le Bugey, une jolie syrah du Rhône chez Paul Estève, du domaine des Miquettes, des Vaches bien gardées chez Lilian Bauchet, Béryl rouge de Joël Courtault et puis, en off, le Tracteur mi-gamay, mi-étraire de la dhui et de Thomas Finot, le régional grésivaudanais de l'étape, de passage en after.

     

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    En guise de conclusion, je peux désormais affirmerqu'il est absolument certain que le vin naturel existe. Je l'ai rencontré à Grenoble, où il tient salon depuis maintenant 6 années, fiches d'analyses à l'appui, au milieu d'un art contemporain tout aussi naturel.

     

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    Olif

     

     

    P.S.: C'est à quel âge, la retraite de meilleur dégustateur français du monde? Parce que là, il y aurait urgence!

     

    P.S.2: Tronches de vin sur France Inter, c'était dimanche 24 mars, en direct du Salon du Livre de Paris. On peut réécouter Dominique Hutin en rester SulQ en cliquant ici. Vers la cinquantième minute d'émission.

     

    P.S.3: les Tronches seront à la librairie Nordest, dans le Xème arrondissement, le jeudi 28 mars, en compagnie d'un ou deux vignerons et/ou de leurs vins. Venez donc y faire un tour, les Parisiens.

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    P.S.4: pour enfin profiter du printemps qui n'existe pas cette année, tous à Cabrières au Clos Romain le samedi 30 mars (j'ai bon, Isa? cf dans les commentaires), pour le plus beau des salons printaniers de vignerons bio et naturels.

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  • À la rencontre des tronches du vin naturel les doigts dans le nez dans le vert

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    Tandis que les Tronches de vin ont pris leur envol et commencent à vivre leur petit bonhomme de chemin, loin de leurs 5 pères écrivins* et de leurs deux mères éditrices, il faut encore les couver un petit peu, les accompagner sur le dur chemin de la vie. Et prendre son bâton de pélerin pour s'assurer, en toute discrétion, que ces tronches s'épanouiront dans leur nouveau domicile, qu'elles seront choyées et bien rangées dans une bibliothèque en bois de merisier (de préférence, mais facultatif, hein?), assez loin tout de même du dernier B&D, pour ne pas risquer de les écraser ou de les écorner sous le poids de la critique vinique internationale. Et, idéalement, vérifier qu'elles seront tout de même froissées ou chiffonnées, que leurs pages seront compulsées et tournées, d'un index humidifié de salive ou de bon vin, les taches de rouge ne leur font pas peur.

     

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    Les 23, 24 et 25 mars, les tronches seront donc comme des coqs en pâte au Salon du livre de Paris, en version plutôt gratinée à la rencontre des vins naturels de Grenoble et prises sur le fait les doigts dans le nez dans le vert en Arbois au domaine de la Pinte. Trois belles occasions pour lire, déguster et rencontrer des tronches. D'auteurs, d'éditrices et de vignerons. Et, pourquoi pas, de parier sur les candidats potentiels au volume 2, si Bacchus lui prête un jour vie.

     

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    Pour ce qui est du dessin de couverture, la petite Zoé Thouron** tient déjà la corde. Digne descendante de son Lefred de père et, accessoirement, de Monsieur Jourdain, elle a déjà dessiné une Tronche de vin sans le savoir et son dessin est très zoli.

     

    Parmi les tronches de vignerons susceptibles d'être croisées ce week-end, faites vos jeux!

     

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     Olif

     

    *Eva porte très bien la culotte et la moustache, quand le besoin s'en fait sentir.

     

    ** Merci à Philippe Quesnot, homme de Glou, de m'avoir transmis le dessin de Zoé et à Zoé Thouron, jeune femme (et fille) de glou, de m'avoir permis de l'utiliser.